Je ne possède aucun des personnages de la série ou des livres

Ensembles de textes courts et de défis sur The Witcher qui nous plonge dans un moment d'histoire ou dans les pensées des personnages.

Ce texte a été écrit pour la nuit du FOF sur le thème "Firmament"

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


QUELQUES TEXTES DU LOUP BLANC Tome 2

Sous la canopée des arbres

Géralt de Riv, le célèbre Sorceleur, gisait sur le sol froid et rocailleux d'une forêt sombre et inhospitalière. Il aurait bien voulu avoir la force de se relever, mais il en était incapable. Une profonde blessure à l'abdomen saignait abondamment, sa main gantée pressant inutilement contre la plaie pour tenter de stopper l'hémorragie. Le sang filait entre ses doigts, formant une mare écarlate autour de lui. Chaque souffle était une agonie, chaque mouvement un rappel brutal de sa vulnérabilité.

Le froid commençait à s'insinuer dans ses os, le privant de la chaleur vitale nécessaire à sa survie. Géralt savait qu'il était seul, perdu dans cette forêt dense, loin de toute aide. Personne ne retrouverait jamais son corps ici, pensa-t-il avec une certaine amertume. Il avait affronté tant d'épreuves au cours de sa trop longue vie, mais il n'avait jamais imaginé que sa fin serait si désespérément solitaire.

Alors que ses dernières forces l'abandonnaient, son regard se tourna vers le firmament. Les étoiles brillaient faiblement à travers la canopée des arbres, une lueur distante et indifférente à son sort. Ses paupières devinrent lourdes, et il sentit l'obscurité l'envahir, prête à le happer dans son étreinte froide et implacable. Cette fois, il ne se relèverait pas.

Toutefois, juste avant que le noir ne l'emporte complètement, Géralt entendit des bruits de pas rapides et déterminés. Sa vision floue capta un point de lumière zinzolin dans la pénombre, un point qui se rapprochait de lui et une voix familière, empreinte d'angoisse, cria son nom :

- Géralt !

Il la connaissait tellement bien cette voix, mais il était incapable de formuler le moindre mot. Cependant, cette pensée, aussi faible soit-elle, lui apporta un étrange réconfort en brisant sa solitude… Il n'allait pas mourir seul… La voix résonné une nouvelle fois, il sentit vaguement une main sur son épaule, puis le noir le happa et il sombra dans l'inconscience, l'écho de son nom résonnant encore dans ses oreilles.