Je ne possède aucun des personnages de la série ou des livres

Ensembles de textes courts et de défis sur The Witcher qui nous plonge dans un moment d'histoire ou dans les pensées des personnages.

Ce texte a été écrit pour les 24 h du FOF en 40 minutes avec le prompt suivant : On rencontre souvent sa destinée par les chemins qu'on prend pour l'éviter (Jean de La Fontaine)

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


QUELQUES TEXTES DU LOUP BLANC Tome 2

Histoire de destinée

Jaskier se trouvait dans une sombre cellule, les murs de pierre froide résonnant de l'écho de ses propres pensées. Ses poignets étaient enchaînés et il pouvait sentir le métal rugueux taillader sa peau lentement. La situation était loin d'être idéale, mais le barde savait que paniquer ne servirait à rien. Ce fut à cet instant que des pas lourds retentirent dans le couloir, se rapprochant de plus en plus. La porte s'ouvrit avec un grincement sinistre et deux hommes robustes entrèrent, leurs visages marqués par des cicatrices et des sourires cruels qui n'annonçaient rien de bon.

- Ah, voilà donc le célèbre barde Jaskier, dit l'un d'eux en s'approchant. L'ami de ce maudit sorceleur, Géralt de Riv.

Jaskier leva les yeux, un sourire narquois aux lèvres.

- Oui, c'est moi. Jaskier, le barde extraordinaire, au service de votre divertissement... et de votre agacement, apparemment.

L'autre homme fit un pas en avant, brandissant une dague.

- Tu sais pourquoi tu es ici. Parle-nous de Géralt et de l'endroit où il cache la fille. Sinon, tu apprendras ce que signifie vraiment la douleur.

Jaskier haussa les épaules, toujours souriant et provocateur.

- Toute ma vie, j'ai essayé de me tenir loin des conflits politiques ou des échos surpuissants de ceux qui convoitent le pouvoir, mais voilà, ça doit être mon destin d'en être finalement une victime. On rencontre souvent sa destinée par les chemins qu'on prend pour l'éviter, n'est-ce pas ?

Les hommes échangèrent un regard à la fois agacé et surpris par l'ironie du barde.

- Tu penses que c'est drôle, hein ? grogna l'un d'eux. On peut te faire regretter de nous provoquer ! Et tu vas nous supplier !

Conscient du danger, mais toujours fier, Jaskier se redressa autant que ses chaînes le permettaient.

- Vous pouvez essayer, mais je vous assure, je ne sais rien qui puisse vous être utile. Géralt ne partage pas ses plans avec moi, et même s'il le faisait, je doute que vous trouviez mon aide très satisfaisante.

Irrité par son attitude, le premier homme s'approcha, sa dague scintillant à la lumière vacillante de la torche.

- Tu te trompes, barde, Tu vas parler. Crois-moi, tout le monde finit par parler.

Jaskier fixa la lame, son sourire se faisant plus ténu, mais toujours présent.

- Sans doute, mais je vous assure que je suis plus ennuyeux que vous ne le pensez. Vous feriez mieux de me laisser partir et d'aller traquer quelqu'un d'autre. Vous n'avez pas une orpheline à traquer ?

L'homme eut envie de l'égorger tout de suite, mais à ce moment, un bruit sourd résonna à l'extérieur de la cellule. Les gardes se retournèrent brusquement, leurs armes dresser pour se défendre et eurent le temps de voir la porte voler en éclat. Ils reculèrent alors que Géralt de Riv fit irruption dans la salle, ses yeux perçants et son épée prête au combat. En quelques mouvements fluides, le Sorceleur neutralisa les deux hommes, les laissant inconscients et blessés sur le sol.

- Géralt ! S'exclama Jaskier, un éclat de soulagement bien visible dans les yeux.

Géralt hocha la tête, s'approcha de son ami et brisa les chaînes qui le retenaient.

- Tu vas bien, Jaskier ? Demanda-t-il un peu inquiet, ses doigts effleurant un large hématome sur sa joue gauche.

- Je vais bien mieux maintenant que tu es là, répondit Jaskier en massant ses poignets libérés. J'avoue que je commençais à me demander si ma prochaine chanson serait posthume.

Géralt esquissa un rare sourire tout en glissant une main sous son bras pour le soutenir. Il ne disait rien, mais le Sorceleur voyait bien qu'il avait du mal à poser le pied droit sur le sol, sa jambe méritait des soins.

- Ne t'en fais pas. Tu as encore beaucoup de chansons à chanter. Allons-nous-en avant que d'autres n'arrivent.

Jaskier hocha la tête et s'appuya sur Géralt pour sortir en boitant de la cellule. En sortant de l'ombre, il jeta un dernier regard aux hommes à terre et un sourire narquois réapparut sur ses lèvres.

- Vous voyez, murmura-t-il pour lui-même, on rencontre souvent sa destinée par les chemins qu'on prend pour l'éviter, mais avec Géralt à mes côtés, je suppose que je peux continuer à prendre ces chemins, quoi qu'il arrive.