Planète Sagomakus, capitale Sabaroud

Cucshixu observe de la terrasse les allées de la capitale. Elles sont étrangement vides et silencieuses. Il soupire devant un tel constat. Il se rappel quand ces dernières regorgeaient de vies. Son peuple était heureux et avançaient unis. Au jour d'aujourd'hui, son peuple se meurt et il sait que c'est de sa seule et unique faute.

Il se remémore pourquoi ils en sont là. Cela fait neuf ans que Kuat a pris le contrôle de leur monde, privant petit à petit les sagomakiens ce qui faisaient leur identité : leur culture, leur science, leur agriculture, leur loisir, leur liberté. Kuat leur a tout privé. Son peuple ne peut même plus produire lui-même sa nourriture. Ils sont entièrement dépendant de Kuat. Ainsi, ils sont réduits à recevoir de maigres quantités de nourritures, tout juste pour permettre à chaque sagomakien de sustentez à ces besoins, rien de plus. Cucshixu et sa famille en reçoivent un peu plus de par son statut.

Cet état de fait lui donne du dégout, envers lui-même. Il continu d'observer la capitale silencieuse quand un de ses gardes vient le prévenir.

- Seigneur. C'est l'heure.

- Je sais, dit-il d'un ton las.

Il observer une dernière fois la capitale avant de rentrer. Il s'assoit sur son trône. Une Holo projection s'active, affichant l'homme derrière tous leurs problèmes : Bilalis Symobot.

- Bonjour seigneur Hafeezas, prononce avec suffisance l'homme.

- Bonjour ingénieur en chef Symobot. De quoi voulez-vous me parlez ?

- De mauvaises nouvelles, j'ai bien peur.

Cucshixu ne dit mot, sachant bien qu'elles ne sont mauvaises que pour les sagomakiens.

- Votre peuple va devoir davantage travailler pour remplir les quotas.

- Vous voulez leur mort ? s'exprime Cucshixu froidement. Dois-je vous rappeler qu'ils ont à peine la force de tenir le travail intense et épuisant que vous leur donnez déjà en ce moment.

- Votre peuple, de même que vous même êtes notre propriété. Dois-je vous éclaircir la mémoire peut-être, cu-terreux de rampant ?

Symobot pris en toute conscience ce ton suffisant et humiliant.

- Je suis déjà magnanime à vous offrir à votre famille un peu plus de nourriture. Je vous laisse le soin de prévenir votre peuple. Et si jamais il ne se montre pas coopératif, je vous laisse le soin des mesures que je vais devoir prendre.

Le sang de Cucshixu se glace instantanément. Il ne peut oublier l'événement. Il s'est gravé dans la mémoire de tout son peuple comme du fer rouge.

- Je ferais en sorte que les miens comprennent, finit-il par répondre.

- A la bonne heure. J'attends rapidement votre allocution.

La communication se termine. Cucshixu reste assis sur son trône, tremblant de colère. Il finit par frapper du poing.

- Espèce d'ordure ! crie-t-il. J'aurais cœur à t'offrir en pâture à un Fhai-Ssulud !

Il met un moment à retrouver son calme.

- Seigneur…

- Je vais bien. J'ai juste besoin de réfléchir.

Sans aucunes autres paroles, Cucshixu rejoint ses appartements. Là, il observe la seule lueur d'espoir qui le maintienne encore : sa famille. Sa femme Fasarah élève leur trois enfants. L'ainée se nomme Mizaka. Elle est une cobra âgée de huit ans. Elle a comme couleur principale le blanc, mais possède également de l'orange et du noir, rappelant le pelage d'une carpe koï. Ces yeux sont orange. Viens ensuite Sashira, leur deuxième enfant et de surcroit fille. Tout comme Mizaka, elle est une cobra. Elle est âgée de sept ans. Elle est bleue sur les écailles extérieurs, orange et jaune l'intérieur. Elle a de gros yeux cyan. Viens enfin leur troisième et dernier enfant Hatras, leur unique fils. A la différence du reste de sa famille, il est plus proche d'une vipère. Il est âgé de trois ans. Il est noir, avec des variations plus clairs ou sombres à certains endroits. Ces yeux sont également noirs.

Malgré tout le bonheur et la joie qui l'empoignent, il ne peut pas laisser échapper de l'inquiétude. Leurs corps sont amaigris. Sa femme vient le voir.

- Cucshi, tu n'as pas l'air d'aller bien. Viens, allons manger.

- Non Fasarah, je n'ai pas faim. Donne ma part aux enfants.

Sa femme le dévisage. Elle lui retire son habit, révélant son corps encore plus maigre que ses enfants. Il semble avoir la peau, si ce n'est juste les écailles sur les os. Il montre un état de faiblesse et d'épuisement avancé.

- Regarde-toi ! Tu tiens à peine debout. Tu dois prendre des forces.

- Non. C'est ma punition pour avoir apporté le malheur sur notre peuple.

- Quand vas-tu arrêter ? Tu n'es pas le seul responsable.

Finalement Cucshixu ne peut plus tenir. Il finit par craquer.

- JE suis le responsable ! hurle-t-il à son épouse ! C'est MOI qui ai permis à leur navire d'accoster ! C'est également MOI qui aie tout fait pour accepter leur offre ! C'est MOI qui aie sacrifié notre peuple et qui le voit dépérir jour après jour. JE SUIS L'UNIQUE RESPONSABLE !

Sa femme est stupéfaite du ton mit. Cucshixu se tait. On n'entend uniquement sa respiration saccadé. Il dévisage sa femme avec colère. Seulement, il se rend compte de son attitude.

- Je…Pardonne-moi, Fasarah, je ne voulais pas…dit-il avec honte.

Il est totalement désolé de s'être ainsi emporté et d'avoir perdu le contrôle de lui-même. Il se sent tellement honteux et misérable.

- Tu es fatigué mon fils, s'exprime une voix masculine.

Cucshixu tourne la tête. Il observe un couple âgé, l'homme est une vipère blanche avec des yeux bleu saphir tandis que la femme est une cobra bleue avec les yeux bleu nuit. Il s'agit de Stolemé et Unshtra, les parents de Cucshixu et les anciens souverains de la planète. Leur visage indique une grande inquiétude.

- Ecoute ton épouse, mon fils, s'exprime la femme. Ton père et moi somme fou d'inquiétudes à te voir dépérir.

- Tu as reçu des nouvelles de ce satané Symobot ? demande son père.

- Je…Mère, prenez les enfants avec vous je vous prie.

Sa mère éloigne les enfants, ne devant pas entendre ce que leur père va prononcer. Une fois sur qu'ils n'entendront rien, Cucshixu explique la teneur de l'échange. Leurs réactions sont prévisibles, mélangeant horreur et colère.

- Est-il fou ma parole ? s'exclame Stomelé. Il veut notre extinction ?

- Il s'en moque copieusement, lui répond son fils. Nous sommes sa propriété comme il me l'a si bien souligné.

- Jamais les nôtres ne voudront faire plus, lui dit Fasarah. Ils sont déjà épuisés par la demande qu'il nous donne en ce moment même.

- Cela aussi il s'en moque. Il m'a clairement annoncé que si jamais nous refusons, il referait le même événement.

Il voit le visage médusé et remplit d'effrois de ses interlocuteurs.

- Non, il n'oserait pas, s'indigne sa femme.

- Il le fera, assure Cucshixu. Il me l'a clairement fait comprendre.

L'annonce est un énorme choc.

- C'est pour ça que je me prive. Je me dois de souffrir comme les nôtres souffrent. Je suis l'instigateur de leurs souffrances.

Après cette dernière phrase, Cucshixu quitte la salle. Fasarah aimerait lui dire quelque chose, mais elle est interrompue par Stomelé.

- Inutile Fasarah, admet un père qui a du mal à cacher sa peine. Je connais mon fils.

- Je…J'aimerais tant revoir le Cucshixu joyeux et bienveillant qui m'a fait l'aimer. Celui qui avait une confiance totale dans notre futur.

- Il est toujours là, Fasarah. C'est juste que son esprit est obscurci par tout le mal que notre peuple subit. Le premier coup a été l'annonce de la mort de notre diplomate et de ses camarades.

Fasarah se raidit. Elle se souvient de sa dernière conversation avec Ashahira. Elle l'a vue confiante et battante. La savoir morte la plonge dans un profond chagrin. Des larmes s'écoulent de ses yeux.

- Qu…Qu'avons-nous fait pour mériter tous ces malheurs ?

- D'avoir accordé notre confiance aux mauvaises personnes, lui répond Unshtra.

L'ancienne souveraine enlace Fasarah pour la réconforté.

- Il existe des individus odieux comme ce Bilalis Symobot et son entreprise. Mais je pense qu'il existe également des individus prêt à défendre des peuples opprimé et à apporter la justice.

- Dame Unshtra, s'exprime Fasarah, personnes ne va venir nous sauver. Nous allons disparaitre dans l'indifférence totale.

- Peut-être, mais nous devons au moins rester digne, surtout envers notre famille. Vos enfants sont bien plus matures que vous ne le pensez. Ils sont forts et courageux. Seulement, ils ont besoin de leurs parents.

Les paroles d'Unshtra finissent par calmer Fasarah. Elle retourne prendre soin de ses enfants, accompagné par le vieux couple.

- Unshtra, nous vivons notre ère la plus sombre. Mais toute nuit fini par devoir laisser la place à une nouvelle aube.

- Essaierais-tu d'être poète, Stolemé ?

- Qui sait ?

Cucshixu est retourné s'assoir sur son trône. Il fait abstraction des appels de son ventre.

- Tais-toi, lui hurle-t-il.

Cela ne change rien, mais il semble lâcher sa colère contre lui-même. Il réfléchit à son discours qu'il va devoir faire à son peuple. Il a beau essayer de trouver une formulation, une approche, il n'arrive pas à trouver les mots, voir même le courage. Son désespoir est grand. Il lève la tête pour observer le plafond. Sur ce dernier est peint chacun de leur dieu. La religion a depuis longtemps été arrêter et tous savent que les dieux ne sont que le fruit de leurs craintes et de leurs espoirs. Il n'a jamais cru en leur existence. Pourtant, porté par le désespoir et la crainte de voir son peuple mourir, il se met à prier en sanglotant.

- Dieu Sagomakus, Déesse Sagomaka. Je sais que vous n'existez pas. Seulement…Seulement…offrez-nous un miracle, un prodige pour nous permettre de vivre.

Sa demande résonne dans le palais. Il sait que cela est vain. Mais il se devait de le faire, surement pour apaiser un peu son esprit. Puis, il replonge dans ses pensées.

Spatioport Sagomakien

Bilalis Symobot observe le spatioport. Il sourit devant le travail accompli. Le spatioport est imposant. Il permet maintenant la construction de plusieurs navires dont des Venators et des Acclamator. Ses supérieurs l'ont déjà prévenu que son travail permet à l'entreprise d'économiser bien des coûts. Il sourit en voyant l'exploitation rentable du peuple autochtone qui lui permet de faire tourner ce spatioport qui était le leur à l'origine. Plusieurs de ces subalternes viennent lui faire les rapports habituels. Il ne dit mot et attends.

- La construction des navires continue à augmenter. Les esclaves font du bon travail.

- L'exploitation des différentes planètes est constante. Nous utilisons à bon escient le travail des autochtones.

- Parfait, parfait, dit simplement Bilalis. Nous avons été chanceux de tomber sur un tel peuple de naïfs. Les navires arrivent bien aux chantiers principaux ?

- Oui. Les quelques membres d'équipages et les droïdes astromécaniciens suffisent à les envoyer.

- Ces damnés séparatistes n'ont toujours rien tenté ?

- Non, monsieur. Il faudrait qu'ils s'en rendent compte et vu que nous ne communiquons pas avec le reste du groupe, ils ne chercheront pas.

- Tant mieux. Les chefs aux chantiers principaux ont demandé à ce que nous augmentions la cadence.

Ces interlocuteurs semblent un peu étonnés.

- Ils veulent que nous augmentions la cadence ? s'étonne un des hommes. J'ai bien peur que les autochtones ne puissent suivre la cadence. Nous les exploitons à leur maximum. Si jamais nous les poussons à bout, il y aura des risques importants de révolte.

- J'en doute. J'ai prévenu leur souverain de la chose. J'ai également souligné que s'il ne faisait pas comprendre à son peuple, nous leur feront subir à nouveau la même chose que lors de la première révolte, dit simplement Bilalis avec un visage montrant de la cruauté simple.

- Il est vrai que cela les a calmés, reconnait un homme. Cela devrait fonctionner, ingénieur en chef.

- Tout comme quand nous leur avons annoncé la tragique mort de leur diplomate et de ses camarades.

- Même s'ils ont fait une vaine tentative pour s'échapper.

- Je sais. D'ailleurs capitaine Keatsti, où en êtes-vous avec la traque de l'enfant ?

- Je progresse. Les siens le protège et aucun n'a encore avouer où il se cache. Dois-je vous le ramener vivant ou doit-il être mort ?

- Je le veux vivant, mais si jamais il se montre trop dangereux, éliminer-le comme le vers de terre qu'il est.

- Entendu.

- Pardonnez mon insolence, ingénieur en chef, mais cette traque n'est-elle pas exagérée ?

- Aucunement. Son existence peut amener des risques non prévisibles à la pérennité de notre entreprise. J'ajoute capitaine Keatsti, que vos hommes peuvent employer tous les moyens nécessaire, torture, humiliation, viol, etc…Qu'importe le moyen utiliser je veux le résultat.

Tous acquiescent simplement, même si les autres hommes cachent de leur mieux leur méfiance à l'égard de Jeraide Keatsti.

- La prochaine cargaison partira bientôt, s'exprime un homme.

- Contient-elle des éléments perturbateurs ?

- Oui. Aucuns ne sait où ils se trouvent. Leur disparition restera inexpliquée pour eux

- Très bien. Retourner à vos postes.

Ils acquiescent et partent. Bilalis est seul. Bilalis regarde une coupole dans laquelle se trouve quelque chose.

- J'aurais dû demander à Tutdorr de me la ramener et de m'en faire mon esclave sexuelle. Il est rare de trouver des femmes avec un tel corps. La prendre alors que tous la croient morte, une douce ironie que j'aurais apprécié à sa juste valeur. Même si sa mère est une excellente remplaçante. Qu'en penses-tu ?

Bilalis attend que la chose à l'intérieur réponde, mais il n'a que le silence comme réponse.

Pont du Venator Kilimandjaro

L'amirale Radhiya observe le tunnel d'hyperespace. Elle observe les membres s'affairaient. Elle entend également de nombreuses plaintes de ces derniers.

- Il semblerait que le matériel républicain ne plaise guère à nos hommes, s'exprime une voix.

- C'est exact, capitaine Ilyich.

Le capitaine, de son vrai nom, Larya Ilyich a une carrure imposante et provient de la flotte de la Prussie. Il a l'expérience et a été choisi par l'amirale elle-même.

- Vivement que nous ayons des vaisseaux de notre propre construction. J'ai l'impression de revenir dans les années 1970 et 80. Je comprends mieux pourquoi leurs batailles se font si proches et à vue.

- Je suis également surpris. A croire que tout cela est une mascarade. Nous avons toujours imaginé des navires sophistiqués que voir une telle vétusté en est vraiment dérangeant.

- Capitaine, sont-ils prêts ?

- Oui. Ils n'attendent plus que le feu vert.

- Parfait. Quand allons-nous quitter la route ?

- D'ici quelques minutes, amirale, lui répond un sous-officier.

Elle acquiesce simplement. Le navire fini par sortir de l'hyperespace.

- Nous confirmons notre arrivée au système stellaire des sagomakiens. Nous avons localisé la planète Sagomakus.

- Très bien. Dirigez le navire vers la planète. Détectons-nous le spatioport de ces derniers ?

- Pas encore, répond un autre sous-officier. Nous pourrions déjà le savoir si ce matériel n'était pas archaïque.

- J'entends votre plainte et je la ferais remonter.

Le Kilimandjaro continu sa progression jusqu'à pouvoir observer la planète et ses lunes. Des beep résonnent.

- Nous détectons une imposante structure orbitant autour de la planète. Cela doit être le spatioport.

- Nous avons un appel provenant dudit spatioport. Devons-nous ouvrir le canal ?

- Oui. Faisons une première discussion, prononce simplement l'amirale.

Les sous-officiers de communication ouvrent le canal. L'hologramme d'un homme s'affiche. L'amirale reconnait l'homme d'après la description faite par la sagomakienne Ashahira Faselis : Bilalis Symobot.

- Venator de la République inconnu, s'exprime Symobot, ici Bilalis Symobot de Kuat, quelles sont les raisons de votre arrivée ici ?

- Bonjour monsieur Symobot. Je suis l'amirale Radhiya de la Terre.

- La Terre ? J'ignore de quel monde il s'agit. Pourquoi avez-vous un Venator de la République ?

- Une longue histoire, rien de plus. Notre présence est dû à la réception d'un message provenant de ce système. Il s'agit d'un message d'aide. Nous sommes venus pour comprendre son envoi.

Symobot ne semble pas trouver de mot pendant un moment avant de répondre.

- Très bien Amirale Radhiya. Je vous autorise à amarrer votre vaisseau. J'aimerais vous parler au sujet de ce mystérieux appel à l'aide.

- C'est entendu.

La projection s'éteint.

- Brouiller leur communication. Il semblerait qu'ils soient isolés.

- Nous le lançons, lui répond un sous-officier. Seulement Amirale, si nous gardons le brouillage trop longtemps, ils se rendront compte que nous somme l'origine.

- Du moment que cela permet à notre unité de trouver les preuves, c'est suffisant. Désactivez-le si jamais cela devient trop voyant. Capitaine Ilyich, vous êtes commandant du navire pendant mon absence.

L'homme acquiesce. L'amirale descend et une fois arrivé sur le pont, monte dans un hélicoptère guêpe. Il décolle et atterrit à l'endroit que l'on lui indique. Une fois posé, l'amirale descend. Elle est escortée par deux paladins et quatre UASB. Elle est amenée auprès de l'ingénieur en chef. Sur le chemin, Radhiya observe le peuple sagomakien travailler. Elle reste de marbre devant leur état, devant jouer son rôle.

Dans son bureau, Bilalis essaie de contacter ses supérieurs, mais rien n'y fait. Il n'arrive pas à les joindre. Il ouvre un canal.

- Capitaine Keatsti. Je viens de recevoir une communication disant qu'un message d'aide a été envoyé. J'aimerais savoir quels sont les autochtones qui ont réussi à passer ce message. Faite leur cracher le morceau. Vous m'avez bien compris ?

- Cela sera fait, ingénieur en chef, répond simplement et avec froideur l'homme.

Une fois l'ordre transmis, Bilalis essaie de comprendre. Puis, il se calme et se dit qu'il en saura plus une fois à parler avec cette amirale Radhiya provenant de la terre. On le prévient que l'amirale est là. Il indique qu'elle peut entrer mais que ses droïdes doivent rester dehors.

Ils sont seuls. Il peut observer la femme, ne montrant rien d'autre qu'un visage froid et imperturbable.

- Enchantée de vous rencontrer, amirale Radhiya, dit-il en présentant une main.

- De même, ingénieur en chef Symobot.

Elle empoigne la main.

- Maintenant amirale, dite-moi pourquoi vous possédez un des navires que construit Kuat ?

- Je pense que vous devez demander à vos supérieurs.

- Je vois. Donc, vous pensez que quelqu'un à demander de l'aide, ici ?

- C'est ce que nous supposons, oui.

- J'ai bien peur que vous n'ayez été victimes d'une plaisanterie de mauvais goût. Le peuple autochtone de cette planète est primitif. Ces membres ne comprendraient même pas comment utiliser un appareil de communication.

- Je vois. Pourtant, nous pensons qu'il est authentique. Je suppose que vous ne voyez rien à ce que nous inspections le monde ?

- Je dois en parler à mes supérieurs. Veuillez attendre. Ma servante, Vissera, va vous apporter une collation.

Radhiya accepte et tandis que Bilalis part, une jeune sagomakienne, n'ayant à peine que douze ans au plus, vient apporter la boisson. L'amirale la regarde. Elle remarque qu'elle ressemble à une vipère verte chinoise humanoïde. Les couleurs sur son corps sont du vert lime, noir, marron et blanc. Elle a des yeux saphir. Elle est très maigre, rappelant à l'amirale des souvenirs douloureux du passé de la terre. Elle attend que l'amirale prenne la boisson.

- Je te remercie, prononce simplement l'amirale.

La jeune sagomakienne semble surprise de la politesse de Radhiya.

- Tu t'appelles Vissera, c'est ça ?

Elle hoche simplement de la tête.

- Dis-moi, cet homme, est-il bienveillant envers les tiens ?

Vissera hésite un moment, ne sachant quoi répondre. Elle se demande si ce n'est pas un piège pour qu'elle soit punie.

- Je ne te punirais pas de ta réponse, prononce avec assurance Radhiya.

Devant cette phrase et observant le siège vide, sa langue fini par se délier.

- Non, finit-elle par prononcer. Il…Lui et les siens font souffrir notre peuple…

Elle se tait, ne voulant pas parler plus. Elle semble honteuse.

- Te fait-il du mal ?

Après une longue hésitation, Vissera finit par répondre.

- O…Oui. Il…Il me fait des…choses humiliantes et dégradantes. Je…Je le laisse faire…sinon…sinon il tuera mes parents… Mais…Je ne suis pas la seule…Un ami d'enfance…subit également les mêmes choses que moi. Le maitre aime jongler entre nous deux. La mère de notre défunte diplomate subit également tout cela.

Radhiya compris de quoi faisait allusion Vissera. Elle ne montra rien, mais serra fortement sa main.

- Je vois. Dis-moi Vissera, es-tu capable de garder un secret ?

Elle hoche la tête.

- Très bien. Ne le dis à personne pour le moment. Nous sommes ici pour vous délivrez. Nous avons bien reçu votre appel à l'aide.

Vissera ne savez pas comment réagir. Elle semble totalement stupéfaite.

- Mais…C'est impossible ! La seule personne pouvant nous apporter de l'aide est morte. Il nous l'a annoncé de vive voix.

- A ton avis, comment a-t-on réussi à arriver ici ? répond Radhiya avec un petit sourire.

Vissera comprend et un sourire se fend sur son visage, de même que des larmes s'écoulent de ses yeux.

- La…la diplomate Faselis est vivante ? C'est elle qui vous envoie ?

Radhiya hoche simplement de la tête. Cela met du baume au cœur à la femme en voyant la jeune fille rayonner. En même temps, elle appuie sur son com-link.

- Il est temps pour le soleil de se lever, dit-elle simplement.

Dans un vaisseau, la transmission de l'amirale est reçue. Le pilote confirme l'ordre.

- Nous avons reçu la permission de passer à l'action. Je répète nous avons reçu la permission d'intervenir.

Plus loin la maitre Amari et son équipe de clone sont avec l'autre équipe qui est composé par Finn Johnson Shepard, Alex Serrano, Nardin Gavril Artemovich et Maxwell Black. Tous portent une tenue noir, donnant l'impression de muscle.

- Vous êtes prêts ? demande Nardin.

- Oui, même si je reconnais que cela fait étrange que je ne porte pas ma tenue. Cette dernière est un peu moulante, reconnait la fosh.

- Elle doit esquisser les contours, sinon elle perd en capacité, lui répond Alex.

- Et vous gentlemen's, vous vous êtes habitué à la combinaison ? dit Maxwell en s'adressant aux clones.

- Sans problème, répond Alpha. Nous sommes des soldats ARC de première génération. Nous avons été entrainés par notre géniteur en personne. Nous nous adaptons rapidement.

- Cependant, j'admets que cette combinaison est bien mieux adaptée à notre morphologie, dit La'tack.

- Elle semble même plus résistante que l'armure que nous avons, reconnait Courage.

- A votre place, j'éviterais de tester son degré de résistance, leur répond Finn. Elle peut résister à plusieurs tirs voir peut-être à un tir à bout portant, mais si je serais vous, je ne tenterais pas le diable.

- Pourquoi devons-nous user de telles armes ? questionne Energy.

- Nous devons rester discret. Nos armes tirent des fléchettes tranquillisantes, c'est discret et silencieux. Les tirs de blasters seraient trop voyants et les balles seraient trop bruyantes. Au pire des cas, nous avons un pistolet blaster. Maitre jedi, vos sabres laser sont bien rangés dans la boite ?

- Oui. Je reste malgré tout dérangé de ne pas avoir rapidement ces derniers.

- Il n'y a rien à craindre, générale. Pilotes, est-ce qu'ils nous ont détecter ?

- Vous plaisantez ? s'exprime le pilote amusé. Ils n'arrivent déjà pas à détecter un de leur navire à sa sortie d'hyperespace alors détecter un navire camouflé, usant de furtivité active, passive et de plusieurs brouilleurs, je pense que l'on est tranquille.

Le groupe rigole. Ils se trouvent dans un Serenity de classe Ghost. Le navire invisible progresse aisément. Les pilotes soutenus par des IA trouvent une zone pour poser le vaisseau sans se faire repérer. Une fois poser, le sas s'ouvre et l'équipe descend. Ils pénètrent dans le bâtiment sans que des détecteurs ne les repèrent. Ils progressent lentement et surement. Ils rencontrent plusieurs patrouillent de Kuat, mais aucunes ne les remarquent. La progression est continue et même un peu facile. Ils trouvent l'endroit qu'ils cherchent. L'endroit est protégé, mais ils rejoignent rapidement le monde des rêves quand une fléchette tranquillisante se plante au niveau de leur cou. Ils cachent les corps. Ensuite, ils ouvrent la porte. Les ingénieurs à l'intérieur de la salle sont confus en ne voyant personne. L'équipe arrose tout le monde. Une fois fait, ils rangent sur le côté les neutralisés. Ils désactivent leur camouflage. Ils observent le but de leur mission, le cœur centrale des données du spatioport.

- C'était plutôt facile, admet avec désinvolture La'tack.

- C'est maintenant que les choses sérieuses commencent, lui répond Finn. Maitre jedi.

- Je sais. Airazor, tu peux t'activer.

- Entendu.

Le faucon pèlerin se détache du dos de la jedi et se pose à proximité du noyau. Elle y sort plusieurs câbles qui se branchent sur l'interface. On entend plusieurs beep sonores.

- C'est bon, je suis dedans, s'exprime l'IA. Je commence à télécharger les dossiers.

- Combien de temps ? lui demande Nardin.

- Un bon moment. Leur serveur est bien plus volumineux que prévu. Il me faudra du temps, admet l'IA.

- Du temps, c'est bien ça qui va nous manquer.

- Allons, inutile de stresser. Nous sommes habitués à ce que la notion de temps soit courte, dit Maxwell avec amusement.

- D'ailleurs, générale Amari, l'amirale terrienne était vraiment sérieuse dans ses propos ? demande La'tack.

- Vous parlez du fait que s'il arrive quelque chose à Airazor, elle me retire chaque plume avec une pince chauffé à blanc ? Oui, elle était des plus sérieuse. J'ai senti à travers la force le lien qui l'unit à l'IA. Puisque je tiens à soutenir la république et l'ordre, je vais m'assurer qu'il n'arrive rien à son amie.

Dans une salle à proximité de son bureau, l'ingénieur en chef essaie en vain de contacter ses supérieurs. Agacé, il demande à des ingénieurs de vérifier si tout fonctionne correctement.

- Vérifier bien tout. Dès que vous avez fini, prévenez-moi.

- Compris, ingénieur en chef.

Il rejoint à nouveau l'amirale Radhiya.

- Veuillez m'excuser pour ce contretemps. Il semblerait que nous ayons des soucis pour communiquer.

- Ce n'est rien. Dite-moi, vous avez découvert ce système stellaire récemment ?

- Non. Nous l'avons découvert depuis plus de neuf ans. Nous avons appris que ce monde était peuplé par un peuple intelligent. Seulement, ils étaient primitifs et nous avons voulu les aider. Malheureusement, ils se sont montrés hostiles et violents. Un groupe a mené une attaque, que nous avons neutraliser. Nous avons puni les rebelles comme il se doit.

Radhiya jette un regard furtif sur Vissera et elle constate qu'elle commence à pâlir.

- Cela devait être efficace pour que vous n'ayez plus de révolte.

- Oh que oui. Cela a dû se graver dans la tête de chacun. Ils ont compris leur juste place. Vous devez à mon avis savoir, sur votre monde que les faibles servent les forts.

- Oui, nous le faisions, mais nous essayons de ne plus le faire.

- Vous nous comprenez. D'ailleurs, je suis plutôt satisfait de moi. Le meneur de ce groupe de rebelles a subi un sort différent. Il devait comprendre toute l'étendue de sa folie.

Il se tourne vers Vissera.

- Vissera, j'apprécierais que ta bouche reste muette sur ce que tu vas observer. Si jamais tu oses l'ouvrir, tu sais ce qui va passer ?

L'homme dévisage avec malveillance. La pauvre sagomakienne blanchit devant la menace et acquiesce simplement et silencieusement.

- Bien, j'aime quand on comprend les choses simples.

Il appuie sur un bouton. Une trappe s'ouvre. Une cuve se montre. A l'intérieur se trouve la tête d'un cobra noir jais avec des yeux rouge sang. La tête est reliée à de nombreux câbles. Vissera recula par instinct, ses yeux devenant de simples points noir. Elle est totalement terrifiée.

- De qui s'agit-il ?

- De l'ancien amiral Ekshuss Kasima. Il était le meneur de cette stupide et futile révolte.

- Pourquoi garder sa tête s'il est mort ?

- Oh, mais il n'est pas mort, dit-il avec un amusement morbide. C'est là toute l'ingéniosité. Amiral, réveillez-vous.

La tête ne fait aucun mouvement. Agacé, Bilalis appuie sur un bouton. La tête s'agite, comme si elle souffrait.

- Bien. Vous devez savoir qu'il est inutile de résister.

- Je ne lâcherais pas, s'exprime la tête, la voix sortant d'un haut-parleur. Vous et votre groupe n'êtes qu'une bande d'esclavagistes et barbares.

Bilalis rappuie sur le bouton et on entend les cris de douleurs d'Ekshuss à travers les haut-parleurs. Satisfait, il tourne son attention vers l'amirale.

- Vous faite subir la même punition pour les meneurs sur votre monde ?

- Non. Nous les tuons simplement. Il est inutile de torturer davantage.

- Dommage, nous n'avons pas la même vision finalement, dit-il sur une note simple.

L'amirale doit faire des efforts considérables pour contenir la rage et la colère qui l'envahissent. Elle n'avait jamais vu un tel degré de cruauté. Elle s'imagine lui décoller une magnifique droite sur son visage. Malheureusement, elle doit prendre son mal en patience.

Le capitaine Keatsti, accompagner de soldats de la sécurité amènent un groupe de sagomakien. On devrait parler au féminin, car le groupe est composé de quatre femmes et d'un enfant, ce dernier semblant avoir un âge similaire à Vissera. Le garçon est un python, de couleur vert émeraude. Ses yeux sont vert foncé. Il a des difficultés à marcher, comme s'il avait mal quelque part. Une des sagomakiennes l'aide. Elle est plus âgée que lui. Elle est une cobra. Elle est rouge au niveau des jambes, bras, le haut du crâne, de la collerette et au début de sa queue. Elle est jaune sable sur le ventre, le bas du crâne l'intérieur de sa collerette et le reste de sa queue. Ses yeux sont rouges. Elle est musclée et semble avoir des plaques d'armures au niveau de sa collerette. A côté d'elle se trouve son sosie presque parfait. A la différence que le rouge est remplacé par du vert foncé et le jaune sable par du vert claire. Elle a les yeux vert émeraude et est aussi musclé que sa camarade.

La suivante est bien différente. Elle est grande, dépassant facilement les deux mètres, atteignant les deux mètres vingt voir plus. Tout son corps est d'un blanc immaculé, seuls ses yeux et les iris sont bleu clair pour le premier et bleu foncé pour le deuxième. Elle ressemble à un python, voir à un titanoboa. Elle semble plus âgée que ses deux camarades et elle possède une poitrine des plus généreuses. La dernière est une cobra. Elle est plus âgée que les autres sauf de la blanche. Elle est noire sur tout le corps. Elle a des marques rouge foncé sur les bras, jambes, le cou et la queue. Elle a les yeux vairons, car l'un est rouge et l'autre noir. Elle a une paire de corne sur le crâne, lui donnant presque un aspect démoniaque. Elle a six trous rond sur sa collerette. Tout comme sa camarade blanche, elle est bien fournie.

Les sagomakiens sont silencieux. Ils ignorent pourquoi ils doivent les suivre. Ils n'ont pas posé de problèmes ou autres. On les amène dans une salle, bien éloigné, à l'abris des regards. Une fois dedans, le capitaine les toise avec froideur et aucunes émotions.

- Très bien, s'exprime un des hommes. Je vais être bref. Vous allez me dire où se trouve l'enfant et qui a passé un appel à l'aide. Si vous êtes coopératif, vous n'aurez rien, dans le cas contraire.

- Comme si on va te le dire, sale esclavagiste ! lui répond la cobra rouge. Il faudra me passer sur le corps. Pas vrai sœurette ?

- Tu as raisons, répond la cobra verte.

L'homme semble commencer à perdre patience devant leur insolence. Il allait répliquer que le capitaine Keatsti pose simplement sa main sur l'épaule pour lui intimer de ne rien faire.

- Je vais les remettre à leur place.

Sans aucuns autres mots, les hommes se décalent pour laisser la place au combat. Les deux cobras semblent ravis et le combat commence. Seulement, on pourrait plutôt parler de pugilat pur et simple tant le capitaine Keatsti malmène les deux cobras sous les applaudissement de ses hommes et sous la peur des sagomakiens.

Il met la rouge dos au sol et lui coupe le souffle. Alors qu'elle s'en remet, il abat son pied sur la rotule de la jambe gauche. Elle hurle de douleur, tandis que le bruit des os crissant résonne macabrement. Fatalement, l'os se rompt et il lui casse la jambe. La cobra gémit, essayant de se relever. Sa sœur arrive pour porter un coup que l'homme bloque. Il lui attrape le bras et d'un mouvement rapide et puissant, lui casse l'humérus. La cobra verte est prise de court avant elle aussi d'hurler de douleur. Il la jette à côté de sa sœur.

Les deux cobras ont été tout simplement humiliées, presque lapidé sur la place publique. Elles n'ont rien pu faire. Alors qu'elles se reprennent, Jeraide s'approche d'elles.

- Maintenant, c'est des réponses que nous attendons.

La verte la dévisage, tandis que la rouge lui crache à la figure.

- Va te faire foutre ! est sa seule réponse.

Jeraide comprend le message. Il les retourne sur le ventre, attrape leur tête par l'arrière et abat leur tête contre le sol, inlassablement, encore et encore. Il leur brise le visage et répand le sang. Les autres sagomakiens sont pétrifiés de peur. Même les hommes du capitaine n'arrivent pas à supporter le spectacle. L'un d'eux s'approche de lui.

- Ca…Capitaine, dit-il d'une voix tremblante, s…si vous les tuez…elles ne pourront rien dire.

Jeraide arrête sa sale besogne et lance à l'homme un regard si froid et dur que l'homme blanchit et recule par reflexe.

- Elles ne diront plus rien.

Il les libère. Elles ont des blessures sur toute leur tête. Elles saignent abondamment et leur respiration est saccadée. Le museau est cassé, brisé.

- Je n'ai pas de temps à perdre, dit Jeraide. Faite leur cracher le morceau aux trois autres. Amusez-vous avec, du moment qu'ils répondent, le reste m'importe peu.

Ses hommes acquiescent silencieusement. Il part, sachant pertinemment ce que ses hommes vont leur faire et il s'en moque tout simplement. Il est totalement imperturbable à leur sort. Après tout, pourquoi s'inquiéter du sort d'insectes insignifiants ?

Alors qu'il marche, il s'arrête soudainement. Il se fige, semblant chercher quelqu'un du regard alors qu'il n'y a personne. Puis, sa bouche se moue pour former un sourire. Seulement, ce dernier est dérangeant. Il donne à son visage un aspect presque malveillant. Il se met en marche, ayant trouvé quelque chose de précieux pour lui. Il marche d'un pas imperturbable, mais décisif, tel un prédateur chassant sa proie.

Dans le bureau de Bilalis, ce dernier discute toujours avec l'amirale. Il essaie de faire avouer à la femme qui a pu envoyer cet étrange appel à l'aide et aussi comment ils ont pu avoir un de leur Venator. Malgré toutes ses approches, la femme reste inébranlable et mystérieuse. Cela semble l'agacer qu'une femme lui tienne tête. Il reçoit un appel d'un des technicien.

- Monsieur, nous n'arrivons toujours pas à trouver la source du problème.

- Continuer. Pouvez-vous contacter l'amiral Domgar ?

- Non plus. Nous commençons à penser que ce n'est pas qu'une simple panne.

Radhiya entend la conversation. Elle fait signe à Vissera de faire tomber son verre. Hésitante, elle finit par le faire. Se faisant, elle attire l'attention et la colère de Bilalis, ne faisant pas attention à Radhiya. Elle porte sa main sur son intercom et communique à voix basse la phrase suivante :''Le brouillard doit se lever.''

Une fois fait, elle prend la défense de Vissera, expliquant que c'est de sa faute si elle a fait tomber le verre. Bilalis se reprend et retourne son attention vers le technicien.

- Trouver le problème, c'est compris ?

- O…Oui. Attendez, j'ai un technicien qui me prévient que tout semble être revenu à la normale.

- Voilà qui est bien. Si vous le permettez, je vais communiquer avec mes supérieurs pour comprendre ce qui se passe.

- Faite-le. Je vais attendre.

Bilalis se rend ses appartements privés et lance la communication. La liaison se forme. Une femme apparait, semblant avoir un échelon hiérarchique important. Elle dévisage Bilalis.

- Ingénieur en chef Symobot, prononce-t-elle avec une voix impassible et glaciale, j'espère que vous avez de bonnes raisons d'ouvrir ce canal.

- Je le pense bien. Il y a un Venator de notre groupe qui est arrivé dans le système stellaire.

- Hm…Pourquoi ouvrir le canal pour une raison si superflu ? Vous n'avez qu'à faire repartir ce navire.

- C'est qu'en fait, il n'appartient plus à la république. Il semble appartenir à un peuple provenant d'une planète se nommant la Terre.

A l'annonce de la terre, le visage de la femme se durcit. Symobot continu son explication.

- La femme qui se trouve dans mes bureaux ma précisé que vous comprendriez si je vous fais allusion à leur monde.

- Les terriens se trouve dans le système ? dit-elle d'une voix ferme et passablement énervée.

- Euh, oui.

- Et vous ne nous avez pas prévenu plus tôt ? lui crie-t-elle.

- Nous avions des soucis pour communiquer. Quel est le problème avec eux ?

- Inutile de vous en dire plus. Ils doivent être éliminer sur le champ. Pour quelle raison ont-ils annoncer pour leur arrivée ?

- Qu'ils auraient reçu un appel à l'aide de ce monde.

- Cet appel à l'aide n'est nulle autre que la maudite diplomate sagomakienne.

- Pardon ? Mais elle se trouve entre les mains Moshadol Tutdorr. Il m'a assuré que personne ne l'achètera.

- Malheureusement non. Elle a récupéré sa liberté de par l'aide des terriens. Ce n'est pas un hasard s'ils sont ici. Ils veulent délivrer le peuple autochtone, mais surtout, c'est ce spatioport qui les intéressent.

- Je…Je vois.

- Ils doivent être éliminer et toutes traces de leur arrivée effacées. Suis-je clair ?

- O…Oui.

Une fois avoir coupé la communication, Bilalis reprend son souffle. Il ne comprend pas comment la sagomakienne a pu trouver la liberté. Il s'attendait même à ce qu'elle soit devenue une simple chienne en chaleur, ayant oublié depuis longtemps son rôle. Qu'importe. Il va régler le compte à ces terriens.

- Mettez-moi en ligne avec l'amiral Kasima.

Il attend avant que l'hologramme d'un homme ayant la quarantaine se forme.

- Bonjour ingénieur en chef. Il y a un soucis ? Quelque chose que mon merveilleux navire doit faire ?

- Oui, amiral. J'ai une mission pour lui. Nous avons un de nos navires qui appartient à un autre peuple. Quand vous reviendrez, détruisez-le. Vous ne pourrez pas le rater.

- Oh, voilà quelque chose de plaisant. Je commençais sérieusement à m'ennuyer à éliminer tous ces navires d'explorations. Enfin un peu d'exercice.

- Ne les prenez pas à la légère. Ma supérieure m'a bien fait comprendre qu'ils sont dangereux.

- Tranquillisez-vous, dit Kasima avec tranquillité. Un Venator ne fait pas le poids face au navire que j'ai sous mon commandement. Cela sera facile.

Bilalis acquiesce et coupe la communication. Il prévient également les tourelles de défense à se préparer à ouvrir le feu sur le navire terrien. Au même moment, se doutant des appels de l'ingénieur en chef, Radhiya ouvre à nouveau la communication.

- Il est temps pour le lion de montrer les griffes.

A l'autre bout, sur le pont du Kilimandjaro, le capitaine Ilyich accuse réception du message.

- J'acquiesce réception de l'ordre, amirale. Que tous les pilotes montent dans leur chasseur. Les drones doivent être prêt à décoller à tout instant. Que les artilleurs préparent les canons. Nous allons avoir très rapidement de l'action.

- Capitaine, s'exprime un lieutenant, devons-nous armer un des missiles mis en place ?

- Préparer les tous. Nous nous adapterons en fonction de la menace qui va nous tomber dessus.

- Compris. Je transmets l'ordre. Les ingénieurs me disent que les missiles sont prêts à être tiré.

- Parfait.

Dans la salle des serveurs, la tension monte, tandis qu'Airazor continu à télécharger les données.

- Votre IA ou droïde, que sais-je, s'exprime Courage, il ne peut pas aller plus vite ?

- Je suis au maximum de mes capacités, lui répond l'IA ne cachant pas son agacement. Je possède les meilleurs composants pour ce rôle. Le soucis est que vos fichiers ne sont clairement pas aussi bien codés que les nôtres. Je dois en plus de gérer le téléchargement, de les modifier pour qu'ils soient exploitables.

- Airazor, tu peux contrôler les caméras du spatioport ?

- Un instant…C'est bon, c'est fait.

Sur les écrans défilent différentes caméras. Ils voient des habitations, des zones de repos, de cantine et de construction. Soudain, une vidéo passe.

- Arrête-toi sur celle-ci, lui ordonne Finn.

La caméra en question filme cinq sagomakiens en train de littéralement se faire violer en direct.

- Tu peux mettre le son ?

- C'est fait.

La pièce résonne de bruit immondes, des plaintes des sagomakiens et des cris de joies de leur bourreaux. Néanmoins, sur les cinq, une seule ne subit pas encore de sévices. Il s'agit de la noir avec des cornes. Elle a les mains attachés contre des tuyaux. Le second du capitaine Keatsti tient dans une main ce qui ressemble le plus à une matraque électrique.

- Très bien, tu vas me dire ce que l'on veut savoir, très chère Shaxhia Kasima, fille d'Ekshuss Kasima, meneur de la révolte.

La dénommée Shaxhia le dévisage avec mépris.

- Je ne dirais rien. Mon père m'a bien entrainé.

- Voyons voir s'il t'a entrainé à supporter la douleur, répond l'homme avec malignité.

Il active sa matraque et frappe sur le côté. La décharge traverse le corps et Shaxhia cri de douleur.

- Tu en redemande ?

- Ce n'est rien, dit-elle avec provocation.

L'homme continu et la frappe sur les bras, les jambes, les épaules. Pour son dernier coup, il la frappe dans le ventre, lui coupant la respiration. Shaxhia essaie de retrouver son souffle. L'homme lui met le bout de la matraque sous la mâchoire.

- Assez joué. Maintenant, tu vas me dire où se cache le gamin et lequel d'entre vous qui a envoyez un message d'aide.

Shaxhia continu à le dévisager. Après avoir retrouvé son souffle, la première chose qu'elle fait est de lui cracher un glaire ensanglanté sur le visage.

- Jamais je ne trahirais un des miens. Aucun sagomakien ne trahira son semblable. Nous sommes unis et nous nous faisons confiance. Quant à ce message, êtes-vous stupide ? Vous nous avez tout pris, tout ! Ce spatioport qui était le nôtre, notre culture, notre futur. Vous nous avez tout pris.

L'homme la toise avec indifférence.

- Et qu'a donc cet enfant pour que vous en fassiez une telle histoire ?

L'homme semble amuser de l'ignorance de Shaxhia et des autres.

- Vous ne faites pas parti de la république. Votre ignorance est compréhensible. Ce que ce gamin a fait, est d'utiliser des pouvoirs de la force. Il s'agit d'un sensible à la force. C'est là tout le problème de son existence. Vois-tu, il existe un groupe des plus pénibles. Ses membres se nomment l'ordre jedi. Un véritable groupe d'illuminé si je puis dire. Ils sont les grands garant de la paix. Mais en fait, ils ne sont que les marionnettes du Senat. Et aujourd'hui, que font ces soi-disant protecteur de la paix ? Ils guerroient dans la galaxie, semant la mort. N'est-ce pas ironique comme destin ?

- Quel est le rapport avec l'enfant ?

- C'est simple. L'ordre jedi cherche des sensibles et semble pouvoir les trouver. Ce gamin est une boussole. Si jamais les jedis parviennent à le trouver, ils découvriront ce que l'on fait au votre. Ce qui ne plaira pas à nos supérieurs. C'est pourquoi nous le cherchons.

- Qu'allez-vous faire de lui ?

- Je l'ignore. Peut-être simplement le tuer, l'empailler ou lui faire subir le même sort à ceux qui ont suivi ton père. Les solutions sont nombreuses, dit-il avec un amusement sinistre.

Shaxhia et ses quatre camarades blêmissent quand l'homme fait part du sort subit aux rebelles. Malgré tout, Shaxhia est pensive.

- Il y a quelque chose qui cloche. Pourquoi pensez-vous que l'on a pu envoyez un message ? Vous avez le contrôle total du spatioport. La seule qui aurait pu le faire, est notre diplomate, Ashahira Faselis. Seulement elle est morte. Vous nous l'avez nous-même…

Shaxhia se tut, comme si elle venait de comprendre quelque chose.

- Elle n'est pas morte, c'est ça ? lui questionne Shaxhia.

L'homme la dévisage froidement. Il reste silencieux. Pour Shaxhia, ce silence est comme une réponse.

- Tu es maligne. Et devant ton intelligence, je vais te faire une fleur. C'est exact. Votre diplomate est encore en vie.

L'annonce est un choc, autant pour les sagomakiens que pour les collègues de l'homme.

- Mais t'es complétement inconscient ? lui cri un collègue. On nous a clairement fait comprendre de ne rien dire.

- Cela ne va pas leur servir à grand-chose. Après tout, les morts ne disent plus rien.

Shaxhia le dévisage.

- Notre supérieur nous a dit de vous faire cracher le morceau. Mais si vous ne dite rien, on vous tue. On passe au groupe suivant et ainsi, le secret reste un secret. Maintenant, laisse-moi te récompenser, misérable chienne.

L'homme se baisse et met sa matraque juste en-dessous d'un certain organe.

- Tu n'oserais pas misérable.

- Voilà mon cadeau. J'espère que tu l'apprécieras à sa juste, la chienne.

Il enfonce la matraque et l'active. Shaxhia hurle de douleur, tandis que l'électricité traverse tout son corps. Le spectacle effraie totalement les autres sagomakiens. L'homme arrête et extirpe sa matraque. Cette dernière est recouverte de fluide. Cela l'amuse.

- Alors, cela t'a plus ? Combien as-tu fait d'orgasmes ?

Shaxhia pleure de rage et d'honte.

- Tu mérites d'être dévorer par Fhai-Ssulud ! vomit-elle de rage.

- Je vois que tu as appréciés, continuons donc.

C'est sur les cris de de douleurs de Shaxhia qu'Airazor change de vidéo. Un silence malsain se pause dans la salle. Amari est perturbée par le fait qu'un sensible à la force soit ici et plus inquiétant est qu'elle ne l'est pas senti. Soudain, elle sentie autre chose, quelque chose de lourd et clairement palpable. Elle sent une envie de meurtre planée. Elle tourne son attention vers l'origine de cette envie, le groupe de terrien. Elle sent très clairement leur envie de tuer ces hommes. Elle les entend même raffermir leur poigne sur leur armement. Elle n'avait jamais vu les terriens ainsi. Mais maintenant elle saisit mieux. Les terriens ne supportent pas les injustices et sont prêt à tout pour les réparer, même à se recouvrir du sang de leur adversaire.

- Finn, on ne va pas laisser passer ça ? lui questionne son ami, la voix tremblante de colère.

Finn reste silencieux et se penche vers Airazor. Avant même de poser sa demande, le robot lui répond.

- Je vous envoi leur localisation. Vous allez la recevoir.

- Parfait.

Finn observe Maxwell et Nardin. Ces derniers restent silencieux. Sans dire un mot, ils sont tous sur la même longueur d'onde.

- Très bien, on y va.

- Attendez, je vous accompagne, s'exprime l'Energy.

Il semblerait qu'il soit autant en colère que les terriens après ce qu'il vient de voir. Alpha vient voir Amari.

- Vous pouvez les accompagnez, Alpha. Je sens aussi la colère vous envahir. Faite ce qui vous semble juste.

- Êtes-vous sur générale ? Nous allons vous laissez seule.

- Je ne suis pas seule, Alpha. J'ai la force avec moi et mes sabres laser. De plus, il faut que quelqu'un reste pour protéger Airazor. Je crains plus la colère de l'amirale Radhiya que d'affronter des droïdes.

Alpha et ses collègues acquiescent et accompagnent les terriens en activant leur tenue de camouflage. Amari se retrouve seule avec Airazor.

- Il te faudra encore longtemps ?

- Hélas oui, mais je commence à en voir le bout. Mon disque dur va être remplit. J'aimerais bien être porté.

Amari sourit, mais dans son esprit, les remarques assassinent de l'homme envers l'ordre sont véridiques.

''Pourquoi n'ai-je pas senti cet enfant dans la force alors que je me trouve proche de lui ?''

Elle se questionne longuement, mais elle finit par trouver une forme de réponse.

''Le voile de la guerre obscurci notre jugement et notre lien avec la force.''

Sur le pont du Kilimandjaro, la tension se fait sentir.

- Capitaine, le radar détecte l'approche d'un navire. Il dépasse en taille celui des Venator, s''exprime une femme sous-officier.

- Capitaine, les tourelles de défenses du spatioport commencent à se mouvoir. Elles vont nous viser, dit un autre sous-officier.

- Je vois. Activer les moteurs. Nous devons nous éloigner. Une fois fait, activer le bouclier.

Les ordres sont transmis. Le navire s'éloigne du pont du spatioport.

- Quelle direction le navire ennemi va apparaitre ?

- Juste en face de nous, capitaine.

Le capitaine acquiesce.

- Ici le capitaine Ilyich, vous êtes prêt à intervenir ?

- Nous sommes prêts, capitaine. Nous attendons votre ordre pour vous soutenir.

- Parfait.

- Capitaine, le navire ennemi va apparaitre…Maintenant.

Un vaisseau quitte l'hyperespace. Il est imposant. Il semble être quatre fois plus grand que le Kilimandjaro. Il a une apparence similaire au Venator, mais le navire a une apparence proche d'une dague.

- Eh bien mesdames et messieurs, nous allons avoir un sacré morceau à neutraliser. Vous êtes prêts ?

Tous les membres présent sur le pont répondent d'un simple oui.

- Très bien. Enclencher le plan.

L'amiral Kelvdar Domgar regarde du pont le navire qu'il doit abattre. Il s'en amuse.

- Ah, que c'est plaisant d'être aux commandes de ce navire. Sa puissance suffit à détruire tous ses opposants, sauf ses grands frères.

Le navire que l'amiral a sous son commandement n'est autre que le prototype qui a servi pour créer les fameux Mandators mesurant plus de huit kilomètres de long. Celui-ci n'en fait que la moitié, mais il a suffisamment de puissance pour détruire plusieurs Venators.

- Amiral, s'exprime son second, il semble que le navire soit au courant de notre arrivée. Il a quitté le pont du spatioport.

- Juste du hasard. Je vais me montrer bon joueur. Nous allons laisser une partie de notre chasse le détruire. Ils devront être suffisant. Transmettez.

L'ordre est transmis. Des trappes s'ouvrent sur les côtés du navire. Deux cent chasseurs Cloakshape en sortent, leur cible le Kilimandjaro.

- Colonels Bourguignon et Zhestakova, faite décoller votre chasse.

- Nous y allons.

Vingt Ouragans et trente Soukhoï Su-105 décollent.

- Estimation de la distance ?

- Vingt kilomètres, lui répond son IA.

- Dite, camarade, combien de temps pensez-vous que nous allons mettre pour les détruire ? demande avec amusement le colonel Zhestakova.

- Ne perdez pas votre temps en calculs inutiles Zhestakova. Deux secondes suffiront.

Sur les paroles du colonel Bourguignon, les deux colonels donnent l'ordre d'ouvrir le feu. Les trappes ventrales s'ouvrent et chaque chasseur libère quatre missiles. Ils filent, chacun ciblant un chasseur ennemi. La vélocité des missiles prend par surprise les pilotes adverses. Ils explosent tous, ne laissant aucun survivant. Quand la fumée se dissipe, il ne reste rien des chasseurs ennemis, sauf des débris.

C'est la stupeur qui règne sur le pont du navire de Kuat. L'amiral reste scotché devant la destruction d'une partie de sa flotte de défense aussi aisément. Il se ressaisit.

- Ils semblent être plus compétent que prévu. Envoyez tout le reste des chasseurs. Dites au spatioport de faire décoller leurs chasseurs et que leurs artilleurs détruisent les chasseurs hostiles. Nous allons vite leur faire oublier cette petite victoire.

Deux cents autres Cloakshape quittent le navire et d'autres encore décollent du spatioport. Les pilotes terriens gardent leur calme. Les Ouragans libèrent leurs drones protecteurs. Ces derniers filent s'occuper des chasseurs provenant du spatioport. Les petits appareils agiles guidées par les IA visent avec une précision mortelle les cockpits et les réacteurs. Cependant, les petits drones ne suffisent pas et se font abattre. Ils ont néanmoins réussi à réduire le nombre et surtout à attirer l'attention de l'ennemi.

Les bombardiers Neuron, Taranis et RQ-200 ont le champ libre. Ils libèrent leurs missiles. Ces derniers utilisent leur guidages laser pour frapper avec précision. Une grande majorité des tourelles de défenses sont détruites. Les drones retournent sur le Venator. Ils sont poursuivis par une partie des Cloakshape. Ils sont interceptés par les Soukoi-105. Le capitaine Ilyich regarde sa montre.

- Ils vont être là…Maintenant.

A ce moment, trois navires quittent l'hyperespace. Trois Serenity de classe Ares viennent d'apparaitre.

- Ici le capitaine Cheng Xue de l'Ares Lu Bu, accompagné de l'Héraclès et du Benkei. Nous sommes prêts. Artilleurs, que les canons railguns ouvrent le feu. Leur cible, cet imposant navire.

Leur apparition surprend complètement l'amiral Domgar qui ordonne que les boucliers soient levés. Seulement, le navire met trop de temps pour lever son bouclier. Il est violemment percuté. La violence fait vibrer le pont. L'amiral Domgar en perd l'équilibre. Il met plusieurs secondes avant de se relever.

- Par quoi avons-nous été frappé ?

- Euh…Nous l'ignorons, amiral. Il ne s'agit pas de tir de type laser.

- Amiral, j'ai des annonces. Il semblerait que nous ayons été frappés par…par des projectiles.

- Comment ? Ils utilisent des armes à limaces ? C'est d'une primitivité immonde.

- Je doute que cela soit simplement une arme à limace. Ce qui nous a percuté aurait plutôt était une météorite.

- Je veux que les zones endommagées soient bloquées.

- Amiral, il y a peut-être des blessés.

- Nous devons éviter une pressurisation. Tant pis pour ceux se trouvant encore là-bas. Exécution.

Son ordre est transmis. Il observe maintenant le Venator terrien sous un autre angle. Il n'est pas une cible facile comme il le pensait. Maintenant, il va s'assurer de sa destruction.

- A tous les artilleurs, ouvrez le feu sur ce Venator. N'arrêter de tirer qu'une fois celui-ci devenu une épave.

L'ordre est transmis. Les tourelles turbo laser simple et lourde ouvrent le feu. C'est un véritable déluge de feu qui s'abat sur le Kilimandjaro. Ses boucliers tiennent bon. Se focalisant sur le Venator, Domgar délaisse les trois Arès. Ces derniers utilisent leurs deux tourelles quadruple turbo laser pour se concentrer sur une zone. Le système de ciblage utilise les IA pour s'assurer que les canons tirent toujours sur la même zone. Les tirs finissent par pénétrer le bouclier, endommageant la zone et détruisant deux tourelles turbo laser et endommageant une lourde pour chacun des Ares. Rapidement, l'erreur est corrigée et les trois Arès sont pris pour cibles. Agiles, ils évitent les tirs des plus visibles et prévisibles. Semblant avoir écarté un danger, il se concentre à nouveau sur le Kilimandjaro.

Pourtant, son navire tremble violemment quand plusieurs explosions sont observées à tribord sur le bouclier. Domgar est désarçonné de cette attaque. Ils n'ont détecté ou observé aucuns navires voir même de chasseur. Finalement, il finit par voir l'origine de l'attaque. Trente F-53 Eagle se révèlent. Ces derniers sont sortis durant leur approche vers la planète Sagomakus. Leur arrivée soudaine oblige Domgar à forcer ses défenses à tribord pour abattre ces chasseurs.

Ilyich observe le déroulement de la bataille.

- Etat des boucliers ?

- Nous sommes passés en-dessous des 30%, capitaine.

- Je vois. Avons-nous des pertes ?

- Pour le moment aucunes, capitaine. Nous avons cependant quatre Ouragans et cinq Sukhoi-109 qui ont dû revenir suite à des dégâts.

- Très bien. Nous pouvons lancer la suite. Ouvrer un canal sur toute la flotte. Ici le capitaine Ilyich. Nous allons lancer la suite du plan. Evacuer la zone. Je répète, évacuer la zone pour éviter d'être pris dans le souffle.

Son ordre est respecté. Rapidement, le navire de Kuat est laissé seul. Pour son commandant, c'est la vision que l'ennemi a compris son infériorité. Il ordonne de reprendre le bombardement. Sa réflexion n'a jamais été aussi erronée.

- Envoyer le colis, prononce simplement Ilyich.

A l'avant du Venator, au niveau de la pointe, un missile est envoyé. Ce dernier file avec vélocité. Il use de pression d'air pour contourner les tirs. Il arrive sur le navire, mais fait un virement à quatre-vingt-dix degré. Il dépasse le navire. Domgar s'amuse, donnant cette erreur grotesque à un matériel défaillant. Sur le pont du Kilimandjaro, tous les membres d'équipages ont mis des lunettes de soleil. Le missile finit par exploser à une distance de deux kilomètres. Un soleil miniature se forme, éblouissant de sa clarté l'équipage de Kuat. Ils se remettent de cette forte et soudaine luminosité. Malheureusement pour eux, ce mini soleil n'est pas l'effet le plus destructeur. Ce dernier arrive maintenant sous la forme d'une puissante onde IEM. Le navire entier est frappé, se désactivant, devenant totalement vulnérable.

- Par quoi avons-nous été frappé ? demande Domgar.

- Par…Par une onde ionique, amiral. Il semblerait que ce missile libère une puissante onde ionique quand il explose.

- Damnation ! Nous allons devenir une cible facile pour leur navire.

Pourtant, le Kilimandjaro n'ouvre aucunement le feu. A la place, les trois Arès s'approchent des zones d'accès. Ils s'y agrippent.

- Ils veulent prendre le contrôle du navire, amiral.

- Je pense l'avoir bien compris. S'ils pensent que quelques hommes vont suffire, ils se trompent. Prévenez comme vous le pouvez les équipes de gardes. Qu'ils les éliminent à vue. Cela leur fera un peu d'exercices.

Le capitaine Sheng Xue regarde son équipage manœuvrer pour amarrer l'Arès contre une paroi d'accès.

- Nous sommes magnétisés, capitaine.

- C'est un excellent travail. Prévenez notre cargaison qu'ils peuvent y aller. Transmettez-leur que s'ils le peuvent, qu'ils paralysent simplement les opposants. Pour le reste, ils savent ce qu'ils doivent faire.

La porte est explosée et plusieurs ombres s'y faufilent. Une équipe de protection du navire s'approche de la zone. Elle est composée de quinze membres. Ils progressent avec la lampe monté sur leur blaster.

- Cela va être facile, s'exprime l'homme devant l'équipe et semblant être le chef de cette dernière.

- Chef Ferrwal, ne soyez pas trop sûr de vous. On ne va pas exécuter des membres d'équipages de vaisseaux d'explorations, mais potentiellement de vrais soldats.

- Ils restent des primitifs, assure Ferrwal.

Les autres membres de l'équipes se taisent, préférant se concentrer sur leur tâche. Ils connaissent bien leur chef, Phisamm Ferrwal. C'est un sadique aimant savourer les exécutions.

- Il y a une équipe qui nous précède ?

- Oui. Je vais leur demander s'ils voient un de ces terriens. Allo, vous m'entendez ? Ici Ferrwal, vous avez un visuel sur l'ennemi ?

- Ici Rhoahodg. Non pas pour le moment…Attendez…C'est quoi ces choses ?! Ouvrez-le feu !

Des tirs de blasters se font entendre sur le canal, des cris résonnent avant que cela ne soit celui du dénommé Rhoahodg qui se fasse entendre. Puis plus rien. Cela met mal à l'aise l'équipe de Ferrwal.

- L'ennemi arrive. On se met en position et on le noie sous les tirs de blasters. Ce ne sont pas des clones. Ils n'ont pas d'armures pouvant résister à des tirs de blasters, assure Ferrwal.

Son équipe se met en position. Le silence et l'attente se font rapidement sentir. Soudain, des bruits de pas lourds se font entendre. Quelqu'un court dans leur direction. La tension monte d'un cran. Ils se braquent, le doigt sur la détente, prêt à faire feu. Le bruit de pas lourd se rapproche rapidement sur leur position.

- Tenez-vous prêt. Ouvrez-le feu !

Toute l'équipe tire. Des boulons rouges illuminent le couloir et ses environs. Après plusieurs secondes à ouvrir le feu, Ferrwal leur ordonne de cesser le feu.

- Voilà, le problème est réglé, dit-il en observant avec satisfaction le résultat devant lui.

Il observe la fumée et la poussière qu'ont laisser les tirs. Quand soudain, une ombre se forme et traverse le nuage. Ferrwal se fige net. La chose est imposante et humanoïde. Elle ressemble à un énorme droïde noir avec des yeux violet. Elle possède plusieurs marques de tirs de blasters encore fumant, attestant que le blindage a résisté aux tirs. Il n'est pas seul et cinq autre droïdes le suivent. Celui aux yeux violets arrive à côté de Ferrwal. Il le balaie d'un simple revers du bras, lui cassant la clavicule en même temps. C'est comme si l'homme ne représentait rien pour le droïde.

Quand le corps mort de leur chef tombe, son équipe saisit toute l'horreur qui s'abat sur eux. Les droïdes s'arrêtent quelques secondes et quand ils repartent, une partie de l'équipe est morte, tandis que le reste est paralysé.

Kelvdar est confiant. Les gardes sont de bons soldats, pas autant que peuvent l'être les clones, mais ils sont efficaces. Au cas peu probable où les terriens arriveraient ici, ils se trouveraient devant une impasse. La porte est verrouillée et blindée, gardée par trente gardes d'élites.

- Combien de temps les techniciens vont avoir pour relancer les réacteurs ?

- Nous l'ignorons, amiral. Cela va dépendre des dégâts que l'onde ionique occasionnée.

- Ils ont intérêt à se dépêcher. J'ai une grande détermination à vaporiser ce maudit navire. Il humilie ce navire puissant et cela me met hors de moi.

Il regarde le Venator au loin. Soudain, il entend les gardes faire du mouvement.

- Ennemis en approchent. Neutraliser les !

Des tirs de blasters résonnent.

- Bordel ! C'est quoi ces choses ? s'exclame un garde. Ils sont invulnérables ou quoi ?

- C'est des monstres ! s'exprime un autre, avec une voix terrorisée.

Les tirs continuent jusqu'à se tarir, laissant la place à un silence des plus inquiétants. Kelvdar observe la porte blindée et verrouillée.

- Rappelez-moi, il est impossible d'ouvrir cette porte ?

- Aucunement, amiral. Ils doivent pirater le système et celui de Kuat est le plus sécurisé.

Kelvdar sent l'assurance et la confiance le gagner. Ils s'évaporent comme neige au soleil quand résonne le bruit d'ouverture de la porte. Tous les membres sur le pont observent la porte s'ouvrir. Une fois ouverte, ils ne voient que la pénombre. Ils entendent le bruit d'un objet tombant et roulant sur le sol. De ce dernier se déverse de la fumée, obstruant la vue. Puis, c'est comme une vision de cauchemar quand des ombres noirs avec des yeux rouges luisants se révèlent. Ils pointent l'équipage avec leur arme et tire des rayons paralysant. En quelques secondes, tout l'équipage à l'exception de l'amiral Domgar est neutralisé.

Il est resté figé durant ce cours échange de tirs. Les cinq droïdes posent leurs regard sur lui. Il voit cinq laser inoffensif se poser sur lui. Il reste silencieux. Puis, il entend des bruits de pas lourd. Un sixième se montre, plus imposant que les autres. Ces yeux sont violets au lieu d'être rouge et il possède des cornes sur le haut de son crâne. Ce droïde l'effraie bien plus que les autres alors qu'il ne fait que l'observer. Une fois devant lui, il lève lentement la tête, le visage blêmissant.

- Votre navire est sous notre contrôle, amiral, s'exprime le droïde. Un mot à ajouter ?

- Vous…Vous ne pouvez pas prendre le contrôle de ce navire. Il y a des centaines de gardes et les techniciens n'hésiterons pas à faire exploser les réacteurs.

Ses paroles lui font regagner de l'assurance et de la confiance. Le droïde lève simplement son bras gauche.

- Kina Ji, ton équipe a-t-elle le contrôle du réacteur ?

- Oui, Kayumi. Nous venons de neutraliser les techniciens. Ils allaient enclencher la destruction du réacteur.

- Parfait, bon travail. Thakur, ton équipe tient-elle en joue les gardes ?

- Oh que oui, Kayumi. Aucun n'ose faire un mouvement. Ils sont très coopératifs.

- Excellent. Que disiez-vous amiral ? Je vous le redis, nous avons le contrôle de votre navire. J'attends votre coopération la plus totale.

Kelvdar acquiesce silencieusement. Il comprend qu'il n'a pas d'autres solutions. Il est escorté par un des droïdes.

- Capitaine Ilyich, nous avons le contrôle du navire. L'opération est un succès.

- Je copie, Kayumi Shin. Je transmets l'information à l'amirale.

Shaxhia a mal. L'homme en face de lui vient de lui enfoncer pour une énième fois sa matraque électrique. Tout son corps hurle de douleur. Elle a des spasmes dû à l'électricité. En plus de la douleur, elle a chaud. Elle a eu plusieurs orgasmes. La sueur perle sur ses écailles. Sa vue se trouble et elle lutte pour ne pas perdre connaissance. Elle observe les autres. Le jeune sagomakien pleure à chaude larme, tandis que deux hommes s'occupent de lui. Les deux sœurs pleurent également, mais pas de tristesse, mais d'impuissance. Les hommes appuient allégrement sur les blessures. La grande lutte pour ne pas sombrer devant ce qu'il lui arrive. Elle revient enfin sur son agresseur.

- Alors, tu as eu combien d'orgasmes cette fois ? dit-il avec un sourire mauvais.

Shaxhia ne lui dit mot, mais la darde d'un regard méprisant. Il s'en moque copieusement.

- T'es drôlement bien foutue. Votre peuple est aussi bien foutu que celui des Twi'lek.

Il empoigne fermement un des seins et observe les réactions de l'intéressée. Elle gémit. Son sourire devient carnassier.

- Je vais te taper. La fille d'un amiral doit avoir une bonne endurance. Je suis jaloux de notre supérieur. Cela doit être une expérience de s'occuper de la mère de votre diplomate, en plus des deux jeunes.

- Humilie-moi comme tu voudras, mais jamais je ne trahirais les miens.

- Dans ce cas, peut-être que d'autres le feront. Eh les gars. Et si on demandait de s'occuper des deux filles de leur seigneur ? Cela devrait délier plusieurs langues.

Tous le regardent, en particulier les deux sœurs.

- Ne les touchez pas de vos salles mains ! hurle la rouge.

- Vous n'êtes que des lâches ! vomit la verte.

Ils les font taire en appuie plus lourdement sur leur membré blessé.

- Bien, maintenant passons aux choses sérieuses.

Shaxhia se montre résolue et intraitable, mais au fond d'elle-même, elle sent qu'elle va sombrer, qu'elle va finalement craquer.

''Père…C'est…trop dur…Cette souffrance, cette douleur, ces humiliations…Je n'en peux plus…Pitié…Déesse Sagomaka, Dieu Sagomakus, venaient nous en aide. Je vous en supplie…''

Des larmes s'écoulent de ses yeux, tandis que l'homme s'approche d'elle, prêt à la détruire définitivement. Elle préfère fermer les yeux, ne voulant plus le voir. Ne plus voir ce monde horrible et douloureux. Soudainement, toutes les lumières de la salle s'éteignent sans aucunes raisons. Les hommes semblent confus, mais leur chef leur explique que tout va revenir.

- Ce n'est rien. Peut-être une panne causée par un de ces incapables d'esclaves. Tout va revenir à la normale.

La lumière revient après un petit moment. Il se concentre à nouveau sur Shaxhia. Il lui donne une claque.

- Aller, ouvre bien tes yeux. Observe le spectacle qui va arriver, dit-il devenant hystérique.

Shaxhia ouvre les yeux et montre de la surprise, voir même de la stupéfaction.

- Oui, c'est ça. Ressens cette peur. C'est la loi du fort de soumettre le faible.

Pourtant, ce n'est pas sa vision qui effare Shaxhia, c'est plutôt ce qui se passe derrière lui. Tous les hommes de Kuat gisent au sol, inconscients. Les responsables sont quatre hommes portant une tenue noire. Ils font signes aux sagomakiens de rester silencieux. Deux s'approchent lentement vers son bourreau, ignorant totalement ce qui se passe. Il le saisit pleinement quand il sent les canons des armes contre son dos.

- Fait un seul mouvement ou essaie de crier et tu es mort, lui dit une voix remplit d'une colère froide contenue.

- Vous êtes qui ?

- Tu n'as pas besoin de le savoir. Alex, libère une des jambes de Shaxhia.

Le second homme, répondant au nom d'Alex s'avance. Il sort une torche laser et découpe le lien. Shaxhia a la jambe de libre. Elle fait plusieurs mouvement pour se l'assurer. Ensuite, elle toise son bourreau avec sourire.

- Tu n'oserais pas…s'indigne-t-il.

- Elle ne va pas s'en priver, lui assure l'homme.

Shaxhia met toute sa force et explose l'entrejambe de son bourreau. L'homme gémit comme une fille et s'écroule au sol, semblant prier. Shaxhia est satisfaite. Son agresseur se penche vers le blessé.

- Que disais-tu, déjà ? Que les forts dominent les faibles, c'est ça ? Tu es le faible.

- J…J'ai compris…Vous êtes des terriens…

C'est la dernière chose qu'il prononce avant de rejoindre le monde des rêves. Les sagomakiens observent leurs sauveurs. Malgré tout, ils sont méfiants.

- Votre méfiance est compréhensible. Je me nomme Finn. Mes coéquipiers et moi venons de la terre. Nous venons suite à la demande de votre diplomate. Vous allez bientôt retrouver votre liberté.

Les paroles finissent par amadouer les sagomakiens qui laissent paraitre des larmes. Ils ne pensaient plus la retrouver.

- Alpha, y-a-t-il du mouvement ?

- Négatif. Tout est clair.

- Très bien.

Le jeune sagomakien vient voir Finn. Son déplacement maladroit montre la douleur qu'il a subi.

- Je…Merci de nous avoir sauver…Ces humains…ils sont mauvais…j…j'ai mal.

Comprenant ce qu'à subit l'enfant, Finn se penche vers lui et le réconforte.

- Ne t'en fait pas. Ils ne te feront plus mal. Tu peux marcher ?

- J'ai mal à mon arrière train.

- Je vois. Je vais te porter sur mon dos. Tu n'auras pas mal ainsi. Comment vont nos courageuses soldates ?

- Douloureusement en vie, répond la rouge avec une touche d'amusement.

- Maxwell, Nardin, quel est le degré de leur blessure respective ?

- Pas belle à voir, répond Nardin en regardant la verte. Il va falloir que l'on les amène au Ghost pour qu'elles puissent être soignées.

- Je confirme. En attendant, on va leur faire des attèles pour atténuer la douleur. Attention my lady, cela va être douloureux. D'ailleurs, comment vous nommez-vous ?

Les deux sœurs, sont des fausses jumelles. La rouge se nomme Kara et la verte se nomme Lassa, appartenant à la famille Isbalis. Le jeune se nomme Zhesse Jamilis. La blanche étonne les terriens, car elle se nomme Josmungandra Assyadis. Alex fini de libérer Shaxhia. Il passe un bras derrière lui et l'aide à marcher. Après quelques pas, elle s'écroule au sol. Alex essaie de l'aider, mais elle est inerte. Il pose deux doigts sous son cou.

- Ce n'est pas vrai ! Elle n'a plus de pouls !

- Cela doit être à cause des chocs successifs. Son corps n'a pas tenu. On va tenter de la réanimer Alex.

- Tu es sûr que cela va fonctionner ?

- On n'a pas le choix et chaque seconde compte.

Rapidement, Shaxhia est mise sur le dos, la tête basculée à l'arrière. Alex retire son casque et attend son ami. Finn commence à faire le massage cardiaque. Il appuie sur la poitrine, proche du cœur. Il fait une première série de trente. Puis, Alex prend une inspiration et lui fait le bouche-à-bouche. Les deux recommencent la même manipulation. Les sagomakiens observent, totalement sidéré devant l'action des deux hommes. Finalement, le cœur de Shaxhia se relance. Elle lâche une grande expiration avant d'aspirer à nouveau.

- Respirer calmement, lui dit Alex.

Elle obéit et après plusieurs minutes à retrouver une respiration normale. Elle observe les deux terriens, confuse.

- Pourquoi…

- Parce que ce n'est pas dans nos habitudes de laisser mourir une femme si prêt de retrouver la liberté, lui répond Alex.

Elle écarquille les yeux. Depuis l'arrivée de Kuat, tous les humains les prenaient de haut et les rabaisser continuellement. C'est la première fois que l'on l'aide et que l'on se met à son niveau.

- M…Merci.

- Vous n'êtes pas encore tiré d'affaire, lui dit Finn. On a réussi à relancer ton cœur, mais tu vas devoir passer une sérieuse batterie de test pour que tu restes en vie.

Elle acquiesce.

- Tu peux bouger ? lui demande Alex.

- Difficilement.

- Très bien. Je vais t'aider.

Alex l'aide à se relever et à rester debout. Ils sont prêts à partir, mais les terriens ne semblent guère appréciés que les sagomakiens soient nue comme des vers.

- Prenez leurs habits. Ils vont bientôt en avoir des plus adaptés.

Alors qu'ils s'habillent, Finn reçoit un appel. Il acquiesce.

- L'opération est lancée. Le hic est qu'ils ont un vaisseau de plus de quatre kilomètre de long.

- Cela va être du sport, répond simplement Nardin.

- Alpha, toujours rien ?

- Aucuns mouvements.

Le groupe quitte cette salle. L'avant est composé d'Alpha et Energy, tandis que La'tack et Courage s'occupe de l'arrière. Ils progressent lentement. Ils finissent par tomber sur une équipe de surveillance. Alpha et Energy réagissent rapidement, mais le dernier parvient à s'échapper et à donner l'alarme.

- Dépêchons.

Ils accélèrent le mouvement. Kara a du mal à suivre. Malgré son attèle, sa jambe la lacère. Maxwell la prend sur son dos. Plusieurs gardes leurs bloquent le chemin. Ils sont neutralisés. Mais d'autres les talonnent. Ils parviennent enfin au Ghost. Une fois dedans, la rampe se referme. Les pilotes activent les canons laser. Ils refoulent les gardent. Ils en profitent pour faire décoller le navire et activer son camouflage.

Le groupe retrouve son souffle. Les sagomakiens sont déposés dans la zone médicale. Des robots sont déjà en train de prendre soin d'eux.

- La générale peut s'en sortir ? demande Energy.

- Oui, elle le peut, lui assure Alpha.

L'ARC trooper regarde Energy.

- Tu t'es admirablement bien débrouillé. Tu pourras faire un bon ARC trooper.

- Je…Merci.

- Messieurs, nous nous éloignons du spatioport, annonce l'un des pilotes. Reposez-vous et profiter du spectacle.

Chose que les clones et terriens font. Les terriens ont se sentiments de satisfactions en sachant les cinq sagomakiens en sécurité. Très bientôt, c'est tout leur peuple qui retrouvera la liberté.

Amari est toujours avec Airazor. Le robot n'a toujours pas fini de télécharger. En attendant, la jedi observe la bataille spatiale qui se déroule en ce moment. Elle est admirative des compétences des terriens.

Malgré tout, elle commence à sentir un malaise. Son ventre forme une boule. Malgré sa concentration, elle ne parvient pas à faire disparaitre ces désagréments.

- Tu as bientôt fini ?

- Oui. Encore quelques fichiers et c'est bon.

Amari acquiesce. Pourtant, le malaise devient de plus en plus présent. Il semble même s'intensifier. Elle n'a jamais connu ça. Son lien avec la force semble s'amoindrir. Elle ne comprend pas ce qui lui arrive. Elle se concentre davantage, mais rien n'y fait. Quelqu'un pénètre la salle. Amari le regarde et veut utiliser la force pour l'hypnotiser. Seulement, elle a un mouvement de recul. L'homme, le capitaine Keatsti, la dévisage avec un sourire sadique. Amari ressent une douleur encore plus intense. Elle est horrifiée quand elle en comprend la raison. L'homme en face de lui est comme un trou dans la force.

L'homme s'avance vers elle, lentement, tel un prédateur s'avançant vers sa proie. Amari avance sa main pour repousser l'homme, mais rien ne vient. Inquiète, elle veut attraper ses sabres laser, mais ces derniers restent figés dans sa sacoche. Le temps qu'elle s'en rende compte, l'homme est presque sur elle. Elle les sort et les dégainent. Elle fait de son mieux pour garder un visage neutre et impassible. Elle frappe pour empêcher l'homme d'avancer, mais son mouvement est bien plus lent. Son adversaire parvient à l'éviter facilement. Elle recommence et le résultat est le même. Elle comprend pourquoi.

''Mon lien avec la force est réduit. Mais ce n'est pas que ça. C'est cette aura également qui me glace.''

Jeraide parvient à attraper une main. Il appuie et avec la simple force, Amari est obligé de lâcher prise. Il fait de même avec l'autre. Une fois désarmée, il ramène le corps d'Amari à proximité du sien. Il lui enfonce son genou dans son ventre. Amari a le souffle coupée. Puis il lui donne un coup de pied verticale au niveau de la cage thoracique. Elle atterrit sur le dos douloureusement. Sa respiration est totalement coupée. Elle commence à avoir peur et ressent une vive douleur dans tout son corps, tandis qu'elle essaie de trouver un peu d'air. Quand elle parvient à la trouver, l'homme est sur elle.

- Tu vas êtres plus appétissante que ces vers de terre. Et après toi, c'est le gamin que je tuerais, prononce-t-il avec euphorie.

Amari ne parviens pas à formuler une phrase. Elle suffoque de la présence malsaine de l'homme. Son lien avec la force est totalement coupé. Elle est totalement isolée, seule et sans défense. Elle voit l'homme lui bloquer les bras et entouré ses énormes mains autour de son cou. Il resserre lentement sa prise. Amari sait qu'elle va mourir et pourtant, elle a peur et à raison. Elle saisit que ce n'est pas la force que son âme va rejoindre, mais le néant. Elle va simplement disparaitre.

Le froid commence à engourdir tous ses membres à mesure que l'aura inhumaine de l'homme l'englobe. Elle perd petit à petit ses sens. Elle ne voit qu'une image floue de son agresseur. Il donne l'impression qu'il va avaler son âme quelques instants après son trépas. Alors qu'elle se sent disparaitre complétement, l'homme relâche soudainement la pression.

Au même moment, Amari sent son lien avec la force revenir lentement. Elle reprend petit à petit ses esprits. Elle entend une voix venir du lointain.

- Gé...ale…Am…ri…Vo…m'en…ez ?

Son esprit fini par être complétement conscient. La voix qu'elle entend est celle d'Airazor.

- Générale Amari, vous m'entendez ? répète inlassablement le robot inquiet.

Amari n'a pas la force de prononcer des mots. A la place, elle touche la tête du robot et lui lance un sourire que tout va bien. Elle met son attention sur son agresseur. Elle constate qu'il git, sur elle, mort. La fosh observe la marque d'un trou sur son crâne.

- C'est moi qui lui ai tiré dessus. Je suis intervenu juste après avoir fini le téléchargement. Il ne semble même pas m'avoir remarqué.

''C'est parce que toute son attention était sur moi. Pourtant, malgré qu'il soit mort, sa présence est toujours aussi troublante que dérangeante. Je n'avais jamais connu pareils sentiments.''

Amari déplace le cadavre et met un moment pour se remettre de cette expérience déstabilisante et éprouvante. Elle observe le robot.

- C'était à moi de te protéger et c'est finalement toi qui me sauves. Je te dois la vie. J'ai une dette.

- Inutile d'aller dans le grandiloquent. Rejoignons Radhiya comme convenu.

Dans ses appartements, Bilalis observe le dérouler de la bataille, jusqu'à sa conclusion qui le sidère totalement.

''Impossible…Comment un Venator, quelques corvettes et chasseurs ont-ils pu neutraliser ce navire ? Pas le choix.''

Il lance un appel, ordonnant à des gardes de venir. L'amirale, elle, est complétement au courant des événements. Elle sourit de satisfaction.

- Amirale, s'exprime un paladin, nous avons de la visite.

- Vous savez ce que vous devez faire. Transmettez aux UASB.

- Compris.

C'est à ce moment que Bilalis se montre, blaster à la main. Il menace l'amirale.

- Vous pensez que votre petit jeu va suffire ? Vous n'êtes rien face à la toute-puissance de Kuat Drive Yards.

- Nous verrons bien. Pour le moment, si j'étais vous, je baisserais cette arme. Je doute que vous sachiez l'utiliser. Ce qui n'est pas mon cas.

Elle se lève, dégaine avec vélocité son arme et tire. Le blaster quitte la main de Bilalis. Il l'observe, incrédule.

- Rendez-vous. Il est temps que les exactions commises envers les sagomakiens cessent.

- Barbare primitive, vomit Bilalis, la voix remplit de dégout et d'haine. Eliminer-là !

Deux droïdes sortent des bureaux et se jettent sur l'amirale, prise par surprise. Elle constate que ces derniers semblent être des modèles anciens. Malgré tout, leurs mouvements sont suffisamment puissants pour la tuer si jamais ils la touchent. Elle use de son entrainement dans l'armée autant que celui donner par son père. Quand le deuxième tombe, détruit, elle penche son attention sur Bilalis.

Ce dernier a profité de l'échange pour attraper la jeune Vissera et de récupérer son arme. Il a le canon de son arme contre sa tête. La pauvre est totalement figée, tant elle a peur.

- Lâche ton arme ou alors tu observeras la mort de cette enfant.

- Si tu la tues, tu perds ton unique bouclier. Arrêter de vous enfoncer davantage. Vous avez perdu.

Bilalis est désarçonner par l'attitude de l'amirale. Il se ressaisi quand il observe la porte commencer à s'ouvrir. Il a hâte de voir comment elle va réagir devant les gardes. Il se fige quand ce qui se montre n'est pas ses hommes, mais les droïdes terriens. Ils ne sont pas seuls et l'individu supplémentaire fait perdre encore plus de couleur à Bilalis. La maitre jedi Amari toise l'homme. Sans prononcer le moindre mot, elle avance sa main. Bilalis se fait frapper en pleine poitrine par une force invisible. Il est repoussé et percute le mur. Vissera ne perd pas de temps et rejoint l'amirale, se mettant derrière elle. Bilalis se relève difficilement. Il ne comprend pas comment un jedi peut se trouver ici. Il comprend ce qu'ils veulent. Il se précipite sur son bureau et appuie sur une touche.

- C'est pour vous qu'il est trop tard. J'ai envoyé l'ordre que toute notre base de données soit supprimée. Il n'y aura aucunes preuves de nos actes. Quel dommage, dit-il avec suffisance.

- Oui, quel dommage que j'ai déjà télécharger tout votre serveur immonde, lui répond le robot faucon, perché sur l'épaule d'Amari.

Bilalis regarde le robot, incrédule.

- J'y ai mis le temps, mais tous vos enregistrements sont dans mon disque dur.

- Beau travail, Airazor.

- Je n'ai fait que suivre tes ordres, Radhiya.

Bilalis resserre sa poigne sur son blaster et le lève. Il ne vise ni l'amirale et encore moins la jedi. Il vise le robot Airazor. Il s'apprête à ouvrir le feu que son arme s'arrache de sa main et atterrit dans celle de la jedi.

- Vous ne causerez plus de troubles, Bilalis Symobot, s'exprime la maitre jedi. J'ai vu toutes les exactions que votre groupe a fait envers le peuple sagomakien. Même si Kuat est le constructeur de la grande armée, vous allez payer.

Bilalis blêmit, tandis que deux UASB l'empoignent par les bras, le forçant à avancer. En passant devant l'amirale, cette dernière ordonne aux robots de s'arrêter. Elle toise Bilalis et lui montre tout le dégout et le mépris qu'elle éprouve envers un tel individu.

- Vous me rappeler les moments sombres de mon monde. Votre moment d'invulnérabilité est terminé. Comme la suggérer la maitre jedi Amari, vous allez payer et prenez déjà ceci.

Radhiya lui assène un puissant direct en plein visage. Son beau visage est ruiné, tandis que du sang s'écoule de ce dernier.

- Estimez-vous heureux que c'était moi qui étais présente et non mon frère. Car il n'aurait pris aucun gant pour vous écrasez purement et simplement. Mettez-le sous borne garde.

L'homme blessé et gémissant est éloigné. Radhiya observe la fosh.

- Vous avez protégé mon amie, je vous suis redevable.

- Je n'ai fait que rendra l'appareil. Airazor m'a également sauvé la vie.

- Bien, au moins, je n'ai pas besoin de mettre ma menace à exécution, dit avec mesquinerie Radhiya.

- Quel dommage, lui répond Amari avec amusement.

Radhiya sent quelqu'un lui tirer son habit. Il s'agit de la jeune Vissera.

- Est-ce que tout est terminé ? Les méchants humains de Kuat ne nous blesseront plus ?

- Oui, Vissera. Ils ne vous feront plus de mal. Tout est terminé.

Vissera comprend et se met à pleurer de joie. Elle a tant attendue ce jour. Amari lui pose une main bienveillante. L'enfant commence à perdre l'équilibre. Amari la prend dans ses bras, tandis que Vissera dort.

- Il est préférable qu'elle se repose. Elle a subi beaucoup de choc.

- Je le sais. Emmenez-là. J'ai encore quelque chose à faire.

- Quoi donc ?

- Il y a quelqu'un qui doit être prévenu des événements, dit simplement Radhiya en observant la planète Sagomakus.

Assis sur son trône, Cucshixu a essayé de trouver les paroles, la détermination et la volonté pour annoncer ce que Kuat attend d'eux. Il ignore le temps passer à sa réflexion, mais il n'a rien trouver. Il n'a tout simplement plus la force de faire souffrir encore plus son peuple. Seulement, qu'il réussisse ou échoue, son peuple souffrira. Son désespoir est si grand, sa tristesse si profonde, que l'idée du suicide commence à germer lentement dans son esprit. Il est à bout, physiquement et mentalement. La flamme de la vie commence à s'étioler jusqu'à devenir qu'une simple flammèche dans un océan de noirceur. Alors qu'il se morfond dans ses idées noires, un de ses gardes vient le voir.

- Qu'y-a-t-il ? J'avais demandé à ne pas être dérangé.

- Je le sais seigneur. Seulement, un appel du spatioport, provenant du bureau de l'ingénieur en chef Bilalis Symobot demande votre présence.

Cucshixu est étonné. Jamais Bilalis a voulu communiquer dans un délais aussi bref. Il se demande quels autres horreurs il va imposer au peuple sagomakien.

- Ouvrez le canal, dit-il d'une voix quasi éteinte.

L'hologramme commence à se former. Pourtant, il a la surprise non pas de voir cet humain qui est à l'origine de tous les maux de son peuple, mais une femme au teint noir, grande et musclée, portant des habits bien différent de Kuat.

- Seigneur Cucshixu Hafeezas, c'est un honneur de vous rencontrer, prononce simplement la femme.

- Qui êtes-vous et pourquoi communiquez-vous des bureaux de Bilalis Symobot ?

Alors qu'il pose cette question, quelque chose commence à germer dans son être, mais il préfère la refouler, sachant que son peuple est condamné.

- Je suis l'amiral Radhiya, de l'UFT de la Terre. Je vous préviens que nous avons bien reçu votre appel à l'aide.

- Comment ça, notre appel à l'aide ? La seule personne pouvant le faire est morte.

- En réalité, elle n'a jamais été tué. Bilalis Symobot a préféré lui offrir un autre chemin. Il espérer ainsi qu'elle y perde la raison. Seulement, il a sous-estimé la volonté et la détermination de votre diplomate. C'est elle qui nous envoi. Au moment où je vous parle, nous avons pris le spatioport et neutraliser la flotte de Kuat.

A mesure que la terrienne s'exprime, la flamme à l'intérieur du corps de Cucshixu gonfle et prend de l'ampleur. Il peut penser à nouveau à ce mot qui ne voulait plus rien dire à ses yeux : l'espoir.

- Vous êtes vraiment venu nous aider ou juste remplacer nos anciens bourreaux ?

- Je peux comprendre votre méfiance. Cela est compréhensible. Mais rassurez-vous, nous les terriens, n'avons aucunement la volonté de vous soumettre. La seule chose qui nous apporte pour le moment, c'est de vous offrir à nouveau la liberté qui vous a été prise.

L'amirale se tait avant de continuer.

- Mon navire sous mon commandement contient des stocks de denrées consommables et de médicaments. Il est hélas bien insuffisant pour tout votre peuple, mais ils le seront pour ceux se trouvant déjà sur le spatioport. Nous avons d'autres navires n'attendant plus que l'ordre de partir. Pour cela, il me faut savoir l'étendue des ravages que votre peuple a subi.

- Je comprends. Je vais réunir le conseil. Je vous tiendrais informer au plus tôt.

Radhiya acquiesce et la communication se termine. Cucshixu n'arrive pas à le croire. Son peuple va enfin retrouver la liberté et la joie de vivre. Cela a duré neuf longues années douloureuses, mais maintenant, il doit penser à l'avenir de son peuple.

Cet échange semble lui avoir redonner vie. Il se lève et ordonne que le conseil soit réuni le plus tôt possible. Il se met à nouveau à penser à un avenir radieux. Son visage se fend d'un sourire.

- Notre longue nuit touche à sa fin. Il est temps pour le soleil de nous illuminer de sa chaleur à nouveau.