Mon cher journal, depuis hier, je ne cesse de penser aux dernières phrases que je t'ai écrite. J'ose croire que je me serais battue pour Edward.

Je me serais battue pour me marier avec lui et même si Papa et Maman ne m'avaient pas donné par leur consentement.

L'argent est nécessaire pour vivre bien sûr mais j'ai toujours su vivre en me contentant de peu.

Je pourrais vivre chichement avec Edward si tel est mon destin.

Je veux simplement être mariée et heureuse.

Mon cher journal, alors que j'étais en train de t'écrire, Maman m'a appelé. Une lettre à la main.

Tu devines bien : il s'agissait d'une lettre de mon Edward !

La première lettre que je reçois de sa part.

Mes mains tremblaient tellement que j'ai bien mis cinq minutes avant d'ouvrir correctement ma lettre.

Elle faisait environ une page.

Je l'ai relu cinq fois d'affilée. Il semble que je devienne comme la pire des héroïnes de roman (D'ailleurs sais-tu mon cher journal que Thomas O'Brien lisait des romans ? Je ne crois pas te l'avoir dit encore. Cela m'a totalement surpris de sa part. Un homme qui paraît si bien : lire des romans?. Lorsqu'il me l'a dit, lors du dîner, je l'ai regardé avec des gros yeux et lui ai répondu que jamais je n'avais lu de romans. Il m'a répondu : "vous ne lisez donc que des livres sérieux ?". Et, j'ai répondu bien sûr. Il y en a tant à lire que je ne peux perdre de temps à lire des romans. Il m'a dit de lire Pamela ou la vertu récompensée et que je changerai d'avis sur les romans. Quelle drôle d'idée!)

Mais, je te fais, de nouveau languir et ne te dis pas le contenu de la lettre de mon Edward. Il m'a raconté être bien arrivé et m'a décrit le camp. Il m'a remercié de ma lettre et me demande de lui écrire le plus souvent possible.

Il me questionne aussi sur mon futur voyage à Pemberley. Il me dit qu'il espère que j'irais bien assez tôt et me demande de saluer mes sœurs et leurs époux pour lui. Edward est si attentionné.

Il a fini sa lettre en me disant qu'il n'avait pu s'empêcher de saisir son premier moment de libre pour m'écrire (n'en déplaise à ma Tante Philipps, il ne me parle d'aucun bal. Il est tout occupé à sa nouvelle vie).

Il espère pouvoir m'écrire le plus souvent possible et m'assure que même si les lettres sont longues à me parvenir, il peut m'assurer que ses pensées, elles, s'envoleront vers moi à chaque moment.

Je ne cesse de me répéter ces mots à voix basse. Edward est un homme formidable.

Je suis vraiment la femme plus chanceuse du monde, mon cher journal.

(Je ne peux te le cacher, j'ai envie de relire sa lettre, encore une fois.)