Ce texte a été rédigé dans le cadre de la cent quarante-troisième nuit du FoF, le forum d'écriture francophone. Le thème proposé était « traque ». Pour plus d'informations, vous pouvez m'envoyer un MP.
Le redoutable chasseur se tapit à l'affût derrière un pilier de bois, babines sanguinaires retroussées en arrière, observant avec concupiscence la proie qui s'avance inconsciente au milieu de la pièce, à découvert. Il contracte les puissants muscles de ses pattes arrière, préparant la détente victorieuse qui le propulsera sur l'objet de ses désirs. Et soudain, c'est l'attaque ! Un coup de griffe à droite fait tourner la souris sur elle-même, un coup à gauche arrête son mouvement et la plaque au sol, et le félin se dresse de toute sa hauteur au-dessus de sa captive. Puis, magnanimement, il relève sa griffe et laisse le jouet retomber magiquement sur ses pattes, reprendre une route automatique et zigzagante à travers la pièce.
Le chat regarde la souris mécanique s'éloigner un peu plus, indolent, mais l'œil toujours attentif à ses moindres mouvements. Puis il daigne reprendre son jeu, une seconde fois, une troisième fois, puis encore, préparant de nouveaux assauts, attrapant implacablement le jouet qui survit pourtant presque intact à ses griffes avaricieuses.
La porte s'ouvre ; un être humain s'empare de la souris en soupirant :
« Directrice McGonagall, il est temps de se rendre au festin de début d'année. »
