Je ne possède aucun des personnages de la série

SAISON 4 EPISODE 1 (UA) : Neal a trouvé refuge au Cap Vert, mais l'agent Collins est sur ses traces et il compte bien le retrouver avant Peter Burke.

Ce texter répond à un "Et si" qui se trouve en fin de texte.

En espérant que cela vous plaise !

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


Poursuites au Cap Vert

Le soleil brûlant du Cap-Vert tapait sur les rues pavées de l'île de São Vicente. Neal Caffrey, vêtu d'une chemise en lin blanc et d'un chapeau de paille, se fondait parfaitement dans la foule des touristes et des locaux qui arpentaient le marché animé. Ses yeux bleus perçants balayaient constamment les alentours, à l'affût du moindre signe de danger. Cela faisait maintenant six semaines qu'il avait fui New York, laissant derrière lui sa vie, ses amis, et surtout, Peter. La culpabilité le rongeait chaque jour un peu plus, mais il savait qu'il n'avait pas eu le choix. C'était ça ou la prison à vie et puis, c'était Peter qui lui avait donné l'autorisation de s'enfuir parce qu'il voulait le protéger même si cela ne rendait pas le départ moins dur…

Neal s'arrêta devant un étal de fruits, faisant semblant de s'intéresser aux mangues juteuses exposées. En réalité, il observait le reflet dans la vitrine d'en face. Un homme, visiblement mal à l'aise dans la chaleur tropicale, venait d'apparaître au coin de la rue. Le cœur de Neal manqua un battement. Il connaissait ce visage. Kyle Collins, l'agent du Bureau des Marshals connu pour ses méthodes brutales et son efficacité impitoyable, il en avait entendu parler dans le bureau de Marshals. Si Collins était là, cela ne signifiait qu'une chose : ils l'avaient retrouvé.

Sans faire de gestes brusques, Neal paya une mangue au vendeur et commença à s'éloigner nonchalamment. Il devait regagner sa planque, prévenir Mozzie, récupérer ses faux papiers et l'argent qu'il avait caché, puis quitter l'île au plus vite. Alors qu'il tournait dans une ruelle étroite, il entendit une voix forte derrière lui.

- Neal Caffrey ! Arrêtez-vous immédiatement !

Neal jeta un coup d'œil par-dessus son épaule. Collins, le visage rouge et luisant de sueur, pointait son arme sur lui. Sans hésiter une seconde de plus, Neal se mit à courir. Il connaissait ces ruelles comme sa poche après des semaines passées à explorer chaque recoin de l'île. Il slalomait entre les passants surpris, sautait par-dessus les caisses et les tonneaux, son chapeau s'envolant dans sa course effrénée.

Derrière lui, il entendait les cris de Collins et le bruit de ses pas lourds qui résonnaient sur les pavés. L'agent du Bureau des Marshals était peut-être brutal, mais il était aussi tenace.

Neal déboucha sur une place ensoleillée, le cœur battant à tout rompre. Il repéra immédiatement une ruelle sur sa gauche qui le mènerait vers le port. De là, il pourrait facilement se fondre dans la foule des dockers et des marins, mais alors qu'il s'apprêtait à s'engager dans la ruelle, une silhouette familière apparut à l'autre bout de la place.

Peter Burke.

Pendant une fraction de seconde, leurs regards se croisèrent. Neal vit la surprise, le soulagement, puis l'inquiétude se succéder dans les yeux de son ancien partenaire et ami. Ce moment d'inattention lui coûta cher.

- Caffrey ! Plus un geste ou je tire !

La voix de Collins était plus proche que Neal ne l'aurait cru. Il se retourna brusquement, prêt à reprendre sa course, mais il était trop tard.

La détonation résonna dans l'air, assourdissante.

Neal sentit d'abord le choc, comme un coup de poing dans le ventre. Puis vint la douleur, brûlante, déchirante. Il baissa les yeux pour voir une tache rouge s'élargir rapidement sur sa chemise blanche.

- Non !

Le cri de Peter traversa la place comme un coup de tonnerre. Neal tituba, ses jambes cédant sous lui. Il tomba à genoux, une main pressée contre sa blessure, l'autre cherchant un appui sur le sol brûlant.

Collins s'approchait, son arme toujours pointée sur Neal. Son visage était un masque de détermination froide, sans la moindre trace de remords.

- C'est terminé, Caffrey ! Dit-il d'une voix dure. Tu n'iras nulle part.

Neal leva les yeux vers l'agent, sa vision commençant à se brouiller. Il voulait dire quelque chose, lancer une dernière remarque spirituelle, mais la douleur était trop intense. Tout ce qu'il put faire fut de tourner son regard vers Peter, qui courait désespérément vers lui de l'autre côté de la place. Peter. Son ami. Son partenaire. L'homme qui lui avait donné le signal pour s'enfuir, mais aussi l'homme qui n'avait jamais cessé de croire en lui, qui le retrouvait toujours et qui s'était sans doute lancé à sa recherche en apprenant pour Collins…

Toutefois, Neal sentaiit ses forces l'abandonner. Il s'effondra sur le côté, le monde autour de lui devenant flou et distant. La dernière chose qu'il vit fut le visage paniqué de Peter qui se penchait sur lui, criant quelque chose qu'il ne pouvait plus entendre.

Puis tout devint noir.

...

Peter Burke avait passé les six dernières semaines à s'inquiéter pour Neal Caffrey puis à être totalement terrifié en apprenant que Collins était sur ses traces, parce qu'il connaissait la réputation de ce salaud. Les fugitifs, il les ramenait dans des sacs mortuaires, c'était la vengeance de Kramer… S'il ne pouvait pas avoir Neal, personne ne devait l'avoir… vivant… Comme Peter détestait cet homme qu'il avait tant admiré autrefois… Lui, il ne pourrait pas vivre en ayant la mort de Neal sur la conscience alors il l'avait cherché. L'idée que Collins puisse mettre la main sur Neal le terrifiait. Il avait suivi chaque piste, décodé chaque indice, dans leur dernière conversation pour pouvoir le retrouver et le protéger d'une violence qu'il ne méritait pas. Quand il avait finalement compris que Neal se cachait au Cap-Vert, il avait senti un mélange de soulagement et d'appréhension. Il voulait être celui qui retrouverait Neal…

Ce fut pourquoi, quand Peter avait aperçu Neal de l'autre côté de la place ce jour-là, son cœur avait fait un bond. Neal était là, vivant, à portée de main. Pendant un bref instant, leurs regards s'étaient croisés et Peter avait vu de la surprise et peut-être même du soulagement dans les yeux de son ami.

Puis tout avait basculé.

Un coup de feu avait résonné dans l'air, et Peter avait vu avec horreur Neal chanceler et s'effondrer.

- Non !

Le cri jaillit de sa gorge avant même qu'il ne réalise qu'il avait parlé. Peter se mit à courir, poussant sans ménagement les passants sur son chemin. Tout ce qui comptait était d'atteindre Neal. Il vit Collins s'approcher de la forme immobile de son ami, son arme toujours à la main.

- Collins ! Rugit Peter. Écartez-vous de lui !

L'agent du Bureau des Marshals se tourna vers Peter, son visage impassible.

- Agent Burke, dit-il d'une voix froide. J'ai appréhendé le fugitif Neal Caffrey. La situation est sous contrôle.

Peter arriva enfin auprès de Neal, tombant à genoux à côté de lui, le cœur battant à tout rompre. Le sang imprégnait déjà la chemise blanche de Neal, formant une flaque sombre sur les pavés. Il pressa ses mains sur la blessure, tentant désespérément d'arrêter l'hémorragie.

- Neal, appela doucement Peter, prenant le visage de son ami entre ses mains. Neal, reste avec moi. Tu m'entends ?

Contre toute attente, les yeux de Neal papillonnèrent, luttant pour rester ouverts. Ses lèvres bougèrent, essayant de former des mots, mais aucun son ne sortit. Peter se tourna vers Collins, la rage déformant ses traits.

- Qu'avez-vous fait ? Il était désarmé !

Collins haussa les épaules.

- Il tentait de s'échapper. J'ai fait ce qui était nécessaire pour l'arrêter.

- Neal, reste avec moi, supplia Peter, sa voix tremblante d'émotion. Tu m'entends ? Ne lâche pas, Neal !

Collins se tenait au-dessus d'eux, son arme toujours à la main.

- C'était nécessaire, Burke, dit-il d'un ton détaché. Il allait s'échapper.

Peter leva les yeux vers Collins, une rage froide s'emparant de lui.

- Nécessaire ? cracha-t-il. Il était désarmé, Collins ! Vous n'aviez aucune raison de tirer !

- C'est un fugitif dangereux, répliqua Collins, imperturbable. J'ai agi selon le protocole.

Peter secoua la tête, incrédule.

- Le protocole ? Vous appelez ça le protocole ? Tirer sur un homme désarmé ?

Autour d'eux, une foule commençait à se rassembler, attirée par le bruit du coup de feu et les cris. Des murmures inquiets s'élevaient, certains pointant du doigt la scène, d'autres sortant leurs téléphones pour filmer.

- Écartez-vous ! Ordonna Collins à la foule. Ceci est une affaire fédérale !

Peter ignora Collins et la foule, concentrant toute son attention sur Neal. Le visage de son ami était pâle, ses yeux fermés. La tache de sang sur sa chemise s'élargissait à vue d'œil.

- J'ai besoin d'une ambulance ! Cria Peter. Quelqu'un, appelez une ambulance !

Peter resta agenouillé auprès de Neal, ses mains fermement pressées sur la blessure qui continuait de saigner abondamment. Il ne pouvait pas se permettre de relâcher la pression, même pour un instant. La vie de Neal dépendait littéralement de ses gestes. Collins sortit son téléphone.

- Je m'en occupe, dit-il. Pendant ce temps, je vais menotter le suspect.

Sans lever les yeux de Neal, Peter répondit d'une voix tendue par l'effort et l'inquiétude.

- Vous ne le toucherez pas, Collins. Vous en avez assez fait comme ça.

- Burke, gronda Collins, ne vous mettez pas en travers de mon chemin. Caffrey est mon suspect et je vais le ramener aux États-Unis, mort ou vif.

Peter sentit une vague de colère monter en lui, mais il ne pouvait pas se permettre de bouger. Chaque seconde où il maintenait la pression sur la blessure de Neal était cruciale.

- Il n'est pas question que vous l'approchiez, répliqua Peter, la voix tremblante de rage contenue. Vous avez déjà prouvé que vous n'étiez pas capable de gérer cette situation de manière professionnelle.

Collins fit un pas de plus, sa main se crispant sur son arme.

- Écartez-vous, Burke. C'est mon dernier avertissement.

Peter resta immobile, son regard rivé sur le visage pâle de Neal.

- Si vous voulez Neal, il faudra me passer sur le corps. Je ne bougerai pas d'ici.

La tension était palpable. Peter pouvait sentir le regard de Collins qui le transperçait, mais il refusait de détourner son attention de Neal. Sous ses mains, il pouvait sentir le sang chaud qui continuait de couler, malgré ses efforts pour arrêter l'hémorragie.

- Vous réalisez que vous êtes en train d'entraver une opération fédérale, n'est-ce pas, Burke ? Siffla Collins.

Sans lever les yeux, Peter répondit d'une voix chargée de mépris.

- Et vous, vous réalisez que vous venez de tirer sur un homme désarmé sans sommation ? Un homme que nous aurions pu appréhender sans violence si vous n'aviez pas agi de manière aussi impulsive ?

- Caffrey est un criminel, Burke. Un fugitif. Il a choisi son sort au moment où il a décidé de s'enfuir, rétorqua Collins.

Peter secoua la tête, toujours concentré sur sa tâche.

- Neal est bien plus que ça. C'est un homme qui a fait des erreurs, certes, mais qui a aussi fait beaucoup de bien. Il mérite une chance de se racheter, pas une balle dans le ventre.

Au loin, le son d'une sirène se fit entendre, se rapprochant rapidement.

- L'ambulance arrive, dit Peter, sentant un léger soulagement. Maintenant, vous allez reculer et nous laisser faire notre travail. Nous réglerons ça plus tard.

Collins hésita un instant, puis fit quelques pas en arrière.

- Ce n'est pas terminé, Burke, marmonna-t-il.

L'ambulance arriva sur la place, ses gyrophares illuminant la scène. Deux ambulanciers en sortirent rapidement, portant une civière.

- Par ici ! Cria Peter, sans pour autant relâcher la pression sur la blessure de Neal.

Les ambulanciers s'agenouillèrent à côté de Peter, évaluant rapidement la situation.

- Depuis combien de temps maintenez-vous la pression ? Demanda l'un d'eux à Peter.

- Quelques minutes, répondit Peter, sa voix trahissant son épuisement et son inquiétude. Il a perdu beaucoup de sang.

- Vous avez bien fait, dit l'ambulancier. Nous allons prendre le relais maintenant.

Avec des gestes experts, les ambulanciers prirent la place de Peter, appliquant un pansement compressif sur la blessure de Neal. Peter se recula légèrement, ses mains couvertes du sang de son ami. Il les regardait travailler, le cœur serré. Collins s'approcha à nouveau de Peter.

- Burke, cette fois, vous allez devoir vous écarter. Caffrey est sous ma garde.

Peter se leva lentement, ses jambes engourdies après être resté si longtemps agenouillé. Il fit face à Collins, se plaçant entre lui et Neal.

- Vous n'irez nulle part avec lui, dit Peter d'une voix ferme. Je vais à l'hôpital avec Neal. Quelqu'un doit s'assurer que vous ne finissiez pas le travail.

Collins serra les poings, visiblement furieux.

- Vous dépassez les bornes, Burke. Je pourrais vous faire arrêter pour obstruction à la justice.

Peter eut un rire sans joie, ses mains ensanglantées tremblant légèrement.

- Allez-y, Collins. Arrêtez-moi. Et expliquez ensuite à vos supérieurs pourquoi vous avez tiré sur un suspect désarmé et arrêté l'agent qui tentait de lui sauver la vie. Je suis sûr que ça fera une belle une dans les journaux.

Les deux hommes se toisèrent un moment, aucun ne voulant céder du terrain. Autour d'eux, la foule continuait de filmer, captivée par la confrontation. Finalement, ce fut Collins qui rompit le silence.

- Très bien, Burke. Allez à l'hôpital si vous voulez, mais ne vous faites pas d'illusions. Dès que Caffrey sera en état, je le ramènerai aux États-Unis pour qu'il réponde de ses crimes.

Peter hocha lentement la tête, son regard alternant entre Collins et les ambulanciers qui s'affairaient autour de Neal.

- Nous verrons ça, Collins. En attendant, je vous conseille de contacter vos supérieurs. Je suis sûr qu'ils seront très intéressés par votre rapport sur cet incident.

Sans attendre de réponse, Peter se tourna vers l'ambulance. Les ambulanciers avaient terminé de stabiliser Neal et s'apprêtaient à le charger dans le véhicule.

- Je viens avec vous, dit Peter d'un ton qui ne souffrait aucune contradiction.

L'un des ambulanciers hésita un instant, puis hocha la tête. Peter grimpa à l'arrière du véhicule, s'asseyant à côté de la civière où Neal gisait, inconscient et pâle.

Alors que les portes se refermaient, Peter jeta un dernier regard à Collins qui se tenait toujours sur la place, son visage un masque de frustration et de colère. La foule commençait à se disperser, mais Peter pouvait voir que beaucoup continuaient de filmer, leurs téléphones pointés vers Collins. L'ambulance démarra, ses sirènes hurlant dans les rues étroites de São Vicente. Peter prit la main de Neal dans la sienne, ignorant le sang qui les recouvrait toutes les deux.

- Tiens bon, Neal, murmura-t-il. On va s'en sortir. Je te le promets.


Et si 840 : Et si... Collins retrouvait Neal avant Peter (WC)