Je ne possède aucun des personnages des film
Pour la première fois de sa vie Peter se retrouve seul le jour de son anniversaire, cela a été son choix, mais cela ne rend pas les choses plus facile pour autant.
Ecris pour l'anniversaire du personnage, le 10 juin 2001
En espérant que cela vous plaise !
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
L'anniversaire solitaire de Peter Parker
Peter Parker se réveilla le matin de son dix-neuvième anniversaire, seul dans son petit appartement miteux de New York. Le soleil filtrait à travers les rideaux usés, projetant des ombres sur le sol poussiéreux. Il resta allongé un moment, fixant le plafond écaillé, sentant le poids de la solitude peser sur sa poitrine.
Aucun message d'anniversaire n'illuminerait son téléphone aujourd'hui. Aucune carte ne l'attendrait dans sa boîte aux lettres. Personne ne viendrait frapper à sa porte avec un gâteau fait maison et un sourire chaleureux. C'était le prix à payer pour la sécurité de ceux qu'il aimait, le résultat de sa décision de demander au Dr Strange d'effacer son existence de la mémoire de tous.
Peter se leva lentement, ses muscles endoloris par une nuit de patrouille en tant que Spider-Man. Il se traîna jusqu'à la petite cuisine, ouvrit le réfrigérateur presque vide et en sortit une bouteille de lait à moitié pleine. Alors qu'il versait les céréales dans un bol ébréché, ses yeux se posèrent sur une photo encadrée sur le comptoir. C'était la seule qu'il avait gardée, la seule preuve tangible de sa vie d'avant. May, Tony et lui-même, souriant largement lors de la cérémonie où il avait reçu son "stage" chez Stark Industries.
Une vague de chagrin le submergea, menaçant de le noyer. May... sa voix douce et ses conseils bienveillants lui manquaient terriblement. Et Tony... malgré les mois écoulés, la douleur de sa perte restait vive. Peter ferma les yeux, luttant contre les larmes qui menaçaient de couler. Il ne pouvait pas se permettre de s'effondrer, pas aujourd'hui, pas quand la ville avait besoin de Spider-Man.
Après un petit-déjeuner sans saveur, Peter enfila son costume sous ses vêtements ordinaires et quitta son appartement. Les rues de New York grouillaient déjà de vie, des milliers de personnes vaquant à leurs occupations, ignorant totalement le héros qui marchait parmi eux. Peter se fondit dans la foule, un visage anonyme dans une mer d'inconnus.
Alors qu'il traversait un parc, son regard fut attiré par un groupe d'amis qui célébraient un anniversaire. Ils riaient, s'étreignaient, partageaient un gâteau. Peter sentit son cœur se serrer. Il y a encore quelques mois, c'aurait pu être lui, entouré de Ned, MJ et les autres. Maintenant, il n'était qu'un spectateur, un étranger observant un bonheur qui lui était désormais inaccessible.
OoooO
La journée passa lentement. Peter alterna entre ses cours à l'université, où il restait silencieux et à l'écart, et ses interventions en tant que Spider-Man. Sauver des vies, arrêter des criminels, c'était la seule chose qui donnait encore un sens à son existence, mais même cela semblait creux aujourd'hui, alors que le poids de sa solitude se faisait plus lourd à chaque heure qui passait.
OoooO
En fin d'après-midi, épuisé physiquement et émotionnellement, Peter décida de s'accorder une pause. Il s'arrêta dans un petit café, commandant un chocolat chaud pour se réchauffer. C'est alors qu'il la vit.
MJ était assise à une table près de la fenêtre, plongée dans un livre épais. Ses cheveux bouclés tombaient en cascade sur ses épaules, et ses yeux brillaient de cette intensité qui avait toujours fasciné Peter. Son cœur fit un bond dans sa poitrine, et pendant un instant fou, il eut envie de courir vers elle, de la prendre dans ses bras, de lui dire à quel point elle lui avait manqué.
Toutefois, alors leurs regards se croisèrent, et la réalité le frappa de plein fouet. Il n'y avait aucune reconnaissance dans ses yeux, juste la curiosité polie qu'on accorde à un étranger. MJ lui offrit un petit sourire poli avant de retourner à sa lecture, inconsciente du tumulte qu'elle avait provoqué chez le jeune homme.
Peter resta figé, incapable de détourner le regard. Tous les souvenirs qu'ils avaient partagés déferlèrent dans son esprit : leur premier baiser maladroit sur le Tower Bridge, les nuits passées à étudier ensemble, les moments de complicité silencieuse... Tout cela n'existait plus que dans sa mémoire.
La tentation de tout lui avouer et d'essayer de raviver ces souvenirs était presque insupportable. Cependant, Peter savait qu'il ne pouvait pas. Il avait fait ce choix pour la protéger, pour lui offrir une vie normale, loin des dangers qui accompagnaient inévitablement Spider-Man. La mettre à nouveau en danger serait égoïste et irresponsable.
Alors, avec un effort surhumain, Peter se détourna et quitta le café, le cœur lourd. Il erra dans les rues de New York, perdu dans ses pensées, se remémorant tous ceux qu'il avait perdus. May, dont l'amour inconditionnel lui manquait chaque jour. Tony, dont l'absence laissait un vide que rien ne semblait pouvoir combler… et maintenant MJ, Ned, et tous ses amis, bien vivants, mais désormais hors de portée.
OoooO
Le soleil commençait à se coucher lorsque Peter grimpa au sommet d'un gratte-ciel. De là-haut, la ville s'étendait à perte de vue, un océan de lumières scintillantes. C'était magnifique, mais Peter ne pouvait s'empêcher de se sentir terriblement seul au milieu de cette immensité.
Il sortit de sa poche la vieille montre que Tony lui avait offerte des années auparavant. Elle ne fonctionnait plus depuis longtemps, mais Peter la gardait toujours sur lui, comme un talisman. Il la fit tourner entre ses doigts, se remémorant les paroles de son mentor.
"Avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités." Cette phrase, d'abord prononcée par son oncle Ben, puis reprise par Tony, résonnait encore dans son esprit. Peter savait qu'il avait fait le bon choix, le choix responsable, mais cela ne rendait pas la solitude plus facile à supporter.
Alors que la nuit tombait sur New York, Peter enfila son masque de Spider-Man. Il y avait encore du travail à faire, des gens à protéger. Sa vie personnelle était peut-être en ruines, mais il avait encore un but, une mission.
Juste avant de s'élancer dans le vide, Peter murmura doucement pour lui-même :
- Joyeux anniversaire, Peter."
Sa voix se perdit dans le vent, seul témoin de ce moment de vulnérabilité.
Puis Spider-Man bondit, se balançant entre les buildings, gardien silencieux d'une ville qui ne connaissait pas son nom, et si quelqu'un avait regardé attentivement, peut-être aurait-il pu voir une larme solitaire glisser sous le masque du héros, unique trace visible de la douleur cachée de Peter Parker.
