Disclaimer : Je n'ai aucun droit toute l'œuvre Harry Potter et Seigneur des anneaux appartiens a leur auteur, à savoir J. K. Rowling et J. R. R. Tokien.

Avertissement : J'ai ajouter un personnage OC j'espère ne pas la faire "trop puissante" mais je préfère prévenir car je vais changer des choses quelque "truc" (oui je reste a truc pour pas spoil désolée !) ce que je veux dire c'est que tout nos héros auront un petit plus qu'ils n'avaient pas ou qui serait peut être impossible dans les œuvres originels que se sois du coté HP ou LOTR si cela ne vous plait pas je pense que vous devriez partir ^^".

Pairing : Je préfère prévenir qu'il pourrait y avoir des couples du même sexe, hétéro ou même "triple" de même que mon avertissement précédent si cela ne vous plaît pas merci de passer votre chemin.

Petit message : Et voila le deuxième chapitres, heureusement que cette histoire est déjà écrite et que je n'ai qu'a retravailler les textes... Cela me permet de tenir le rythme prévu ! Au passage vous avez vu le premier couple se dévoilé ? :)

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POV Arothir

Lorsque Elwing m'annonça que j'avais de la visite, je ne m'attendais pas à voir débarquer Celebrimbor, Elrond et Glorfindel ensemble. Leurs présences réunies à la porte de ma maison éveillèrent immédiatement ma curiosité et une légère inquiétude. Si ces trois-là venaient ensemble, c'était assurément pour quelque chose d'important. Je décidai qu'il serait judicieux d'avoir le soutien de Gildor dans cette affaire. Après tout, il était devenu un membre apprécié de la famille pour mes enfants, et sa présence pourrait être précieuse. Je demandai à Elwing de faire venir Gildor, tout en gardant un regard attentif sur mes visiteurs.

Je leur offris un accueil chaleureux, bien que l'étrangeté de la situation me laissa perplexe. « Mes amis, que puis-je faire pour vous ? » demandai-je, en les invitant à entrer dans le salon. « Je vais faire venir Gildor. »

Après quelques minutes, Gildor arriva, son visage marqué par une expression de curiosité mêlée de préoccupation. Il s'installa près de nous, prêt à écouter.

« Mes amis, qu'est-ce qui vous amène ici ensemble ? » demandai-je, tentant d'atténuer la tension qui régnait dans la pièce. « Avez-vous des nouvelles importantes ou des préoccupations que nous devons aborder ? »

Je scrutai leurs visages, cherchant des indices sur la nature de leur visite, tout en me demandant ce qui pouvait bien nécessiter la présence de Celebrimbor, Elrond, et Glorfindel en même temps.

Elrond prit la parole avec une gravité inhabituelle. « J'ai examiné les trois enfants qui sont venus hier, et j'ai obtenu des résultats qui nécessitent des éclaircissements, en particulier pour Haldir et Tinnúviel. »

Sachant en partie que cela les concernerait tous les deux, je ne fus pas surpris. Je me préparais mentalement à la discussion. « Comme je l'ai dit l'autre soir, mes enfants ont leurs secrets. Je ne suis pas sûr de ce que tu attends de moi. Je ne trahirai pas leur confiance, » répondis-je.

Elrond haussa un sourcil, manifestement déterminé. « Bien. Peut tu au moins m'expliquer pourquoi les deux montrent clairement des séquelles d'abus ? Et je parle pas d'abus récent qui peuvent être imputé a la guerre... »

Je fermai les yeux, pris au dépourvu par sa question directe. Je n'avais pas anticipé qu'il serait aussi explicite, et j'avoue ne pas savoir ce que je peux dire et ne pas dire. La difficulté de la situation m'étreignait.

« Pardon ? » dit Glorfindel, visiblement choqué. Celebrimbor et Gildor se retournèrent vers moi, leurs expressions empreintes de confusion et d'inquiétude.

« Mon oncle... Je croyais que tu avais dit à Gildor que tu avais retrouvé tes esprits pendant le massacre. Dis-moi que tu n'as pas abusé de tes enfants... C'est la seule chose que l'on ne peut pas reprocher à notre famille. » dit Celebrimbor avec une intensité palpable.

Je fixai Celebrimbor, sentant l'accusation voilée dans ses paroles, et je me raidis, essayant de maîtriser les émotions qui bouillonnaient en moi. Mon propre neveu, remettant en question mon intégrité, mais vu mon passer je ne peut pas lui en vouloir...

« Non, je ne blesserais jamais un de mes enfants ! » répondis-je, ma voix tremblante légèrement sous l'effet de l'émotion contenue.

Un silence lourd s'installa alors que je cherchais mes mots, tentant de trouver un moyen d'expliquer ce que moi-même, je n'étais au courant que partiellement. J'étais conscient de la tension croissante dans la pièce, et des regards pesants de Glorfindel, Elrond, Celebrimbor, et Gildor qui se posaient sur moi, attendant une réponse, une justification peut-être, à ce qui avait été découvert.

Je savais que la famille moldue de Haldir ne l'appréciait pas... Même s'il n'en avait jamais clairement parlé, cela se remarquait. Mais je n'avais aucune idée des traces d'abus qu'Elrond aurait pu remarquer lors de son examen... Pour Tinnúviel, c'était un peu plus simple. Elle m'avait brièvement parlé de sa vie familiale et du fait qu'elle était mariée à son oncle, même si elle été mineur... Certaines cicatrices sur son corps étaient plus que révélatrices des abus qu'elle avait subis.

Je regardai Elrond, tentant de lire sur son visage ce qu'il avait pu découvrir, mais je ne pouvais rien dire de plus. Mon cœur se serra alors que je réalisais l'ampleur de ce que ces enfants avaient enduré. « Je ne sais pas ce que tu as découvert, Elrond, mais je ne pourrai rien vous dire de plus... Si vous souhaitez en savoir davantage, vous devriez en parler aux principaux concernés. »

Alors que je m'apprêtais à continuer, quelqu'un frappa à la porte. Je sentis la tension immédiate dans la pièce. « Entrez, » dis-je, espérant secrètement pouvoir repousser cette conversation. Mais lorsque la porte s'ouvrit, l'expression moldue 'quand on parle du loup, on en voit la queue' me vint à l'esprit. Il s'agissait de Tinnúviel. Et moi qui espérais pouvoir aborder le sujet avec elle en tête-à-tête…

Tinnúviel entra dans la pièce, hésitant clairement à avancer plus loin. Elle semblait incertaine, presque timide, comme si elle n'était pas sûre d'être la bienvenue.

« Tinnúviel, tu tombes bien, ma nièce, » déclara Celebrimbor en se tournant vers elle. « Nous aimerions discuter de quelque chose te concernant, et ton père pense que nous devrions t'en parler directement. »

« Cel' ! » fis-je d'un ton sombre, sentant que la situation pourrait devenir délicate. Je me tournai ensuite vers Tinnúviel, adoucissant ma voix. « Tu voulais quelque chose, ma chérie ? »

« Euh... pas vraiment, » répondit-elle en me regardant, visiblement mal à l'aise. « Je peux repasser plus tard. Je ne voudrais pas déranger. »

Avant que je puisse dire quoi que ce soit, Gildor se leva et se dirigea vers elle, s'accroupissant pour se mettre à sa hauteur. Ils se regardèrent dans les yeux un instant, et je vis la douceur de Gildor se transformer en une détermination tranquille.

« Sois honnête, » dit-il directement, mais avec une grande délicatesse. « Est-ce qu'Amrod a abusé de toi, ou de tes frères et sœurs ? »

« Quoi ?! Non, jamais ! Par Merlin ! Comment... ? » s'exclama-t-elle, les yeux écarquillés, son visage exprimant un choc total. Puis son regard se posa sur Elrond, et elle murmura, comme si une révélation lui venait : « L'examen… »

Elle prit une profonde inspiration, rassemblant son courage, avant de continuer. « Je vous assure, » dit-elle finalement, sa voix plus stable, « Amrod n'a jamais fait de mal à aucun de nous. Il nous a toujours protégés. »

« Je suis désolé de te demander cela de cette manière, » dit Gildor doucement. « C'est juste que... entre les cicatrices que nous avons vues l'autre soir et ce que Elrond a sous entendu avoir découvert lors de l'examen médical de ton frère et de toi... »

Tinnúviel se tendit, et je remarquai que toute expression disparut de son visage, comme si elle se préparait à un affrontement. Elle poussa un soupir, visiblement en colère mais gardant un contrôle impressionnant sur ses émotions et s'avança dans la pièce pour se mettre a coté de moi.

« Donc, » commença-t-elle, sa voix glaciale résonnant dans la pièce, son regard se fixant sur Elrond « vous avez fait un examen médical sur mon frère et moi. Vous avez trouvé des choses qui vous ont inquiétés, et au lieu de venir nous en parler en nous prenant à part, vous risquez d'aller avertir la personne que vous pensez nous avoir abusés ? Sans parler des autres personnes présentes dans cette pièce. N'avons-nous pas droit à une certaine intimité ? »

Elrond baissa les yeux, visiblement affecté par la gravité de ses paroles. Il savait qu'elle avait raison, mais il avait agi par inquiétude, et cette inquiétude l'avait conduit à franchir des limites qu'il n'aurait jamais dû franchir.

« Il faut que tu comprennes, les enfants sont sacrés pour nous, les Elfes. En rencontrer un maltraité est impossible à imaginer pour nous, Elrond a fait ce qu'il pensait le mieux pour t'aider » expliqua Celebrimbor avec une gravité palpable.

« Pour l'aider ? » demandai-je, en même temps que Gildor

« Eh bien, vous avez donné votre langue au chat ? » demanda Tinnúviel d'un ton toujours aussi froid. « Si c'est vraiment la raison pour laquelle vous êtes ici, vous devriez le dire clairement. »

« Eh bien... Nous ne savons pas ce que vous savez exactement de la culture elfique... » commença Celebrimbor.

« Largement assez pour comprendre si vous vous décidez à lâcher le morceau. » répliqua Tinnúviel.

« Certains Elfes ont une âme sœur. » poursuivit Elrond.

À cette révélation, je fermai les yeux, comprenant enfin que l'un d'entre eux devait être l'âme sœur de ma fille adoptive. En voyant comment Glorfindel ne lâchait pas du regard Tinnúviel, je mis mon pari sur lui. Tinnúviel comprit également, et sa posture changea : elle n'était plus simplement en colère, mais également incrédule et triste.

« Qui ? Gildor ? Elrond ? Certainement pas mon oncle... » dit-elle en réfléchissant à voix haute en frissonnant au mot oncle, puis un éclair de réalisation ne traverse son esprit. « Seigneur Glorfindel ? » murmura-t-elle.

« Oui, je n'en étais pas sûr l'autre soir, mais hier, j'ai senti ma faë chercher la tienne. Je sais qu'une différence d'âge nous sépare et que tu es considérée comme un enfant, mais nous pouvons apprendre à nous connaître avant... » commença Glorfindel avant d'être interrompu par Tinnúviel.

« Peut-on briser cette connexion ? » demanda-t-elle, prenant tout le monde par surprise, sauf moi.

« Pardon ?! Pourquoi voudrais-tu briser cela ? Beaucoup envierais la chance que l'on a d'avoir un partenaire choisie par Eru Ilúvatar, je comprend que la mon agression de l'autre soir est pu t'effrayer et je suis prêt a te laisser le temps de passer au dessus de cela »

La détermination dans la voix de Glorfindel était palpable, mais Tinnúviel ne céderais pas, pas avec se que je savais et je m'apprêtait a essayer de calmer le jeu quand elle repris la parole

« Est-ce possible, oui ou non ? » insista-t-elle sa voix trahissant sa détermination

Je savais que pour elle, se retrouver liée sans choix représenterais une source de douleur plutôt qu'une chance. La tension dans la pièce était palpable, chaque membre du groupe comprenant que Tinnúviel était sérieuse dans sa demande.

« Non, ce n'est pas possible. » répondit Gildor d'un ton ferme, sa voix pleine de compassion mais d'une clarté indéniable.

Sans laisser le temps à qui que se sois de la retenir, Tinnúviel s'enfuit vers la porte. Glorfindel, réagissant immédiatement, se lança à sa poursuite, avant que je ne puisse dire quoi que se sois… Je voulu les suivre mais les Gildor m'en empêcha… Et au fond de moi je suis inquiet car ils ne savent pas… La conversation peut bien se passer mais qu'elle peut aussi la brisé un peu plus...

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POV Tinnúviel

À peine Gildor eut-il fini sa phrase que je me suis enfuie à travers le couloir, mon cœur battant à tout rompre. Les bruits de pas derrière moi indiquaient que quelqu'un me suivait. Une panique grandissante me saisit, et je cherchais frénétiquement un endroit pour me cacher. Je poussai la première porte que je trouvai et m'y glissai, espérant échapper à celui qui me poursuivait. En refermant la porte derrière moi, un bras puissant m'en empêcha et la personne profita de l'ouverture pour entrer. Son regard était clairement interrogateur, scrutant mon visage avec une intensité palpable.

Je me dirigeai vers la fenêtre sur la droite. En regardant en bas, je réalisai que j'avais fuis jusqu'au quatrième étage. Ma seule option serait d'utiliser la magie pour me déplacer, mais dans mon état actuel, je n'étais pas certaine du résultat que mon sort pourrait produire. J'avais un portoloin que m'avait donné Elanor, mais l'utiliser pour fuir dans ces circonstances me semblait insensé. Je me retournais lentement pour faire face à Glorfindel, encore ébranlée par l'intensité de la situation. Ses yeux étaient emplis de sincérité et de préoccupation, mais je restais sur mes gardes, m'efforçant de maintenir une façade d'assurance.

« Pourquoi m'as-tu suivie ? » demandai-je, ma voix trahissant mon agitation. Tout ce que je voulais, c'était être seule. J'avais besoin de temps pour comprendre ce que tout cela signifiait, pour lire et me plonger dans des livres sur les liens entre elfes. Je savais que Eru Ilúvatar avait béni certains elfes avec des liens d'âme sœur, mais je devais être sûre de ce que cela impliquait. Et surtout, je me demandais si cela m'obligerait à répondre à toutes les attentes de cette connexion.

Glorfindel, observant ma détresse, répondit doucement : « Eh bien, avant toute chose, j'aimerais comprendre pourquoi tu as fui ainsi. Peut-être pourrions-nous discuter, et je pourrais essayer de répondre à tes questions, si tu en as. »

Je secouai la tête, essayant de regrouper mes pensées. « Je n'ai pas de questions... Et je n'ai pas fui, je suis simplement partie, » dis-je d'un ton que je tentais de rendre assuré.

Je vis Glorfindel s'éloigner de la porte, essayant de me donner de l'espace tout en gardant un regard attentif sur moi. La porte était maintenant à ma portée, et l'idée de m'échapper me parut soudainement irrésistible. J'avais besoin de fuir, de trouver un endroit où je pourrais réfléchir seule, loin de la présence oppressante de Glorfindel. Je fis un pas vers la porte, puis un autre, mon cœur battant la chamade dans ma poitrine. L'angoisse me poussait à avancer rapidement, espérant échapper à la situation qui m'accablait.

Mais alors que je tendais la main pour saisir la poignée, Glorfindel réagit plus vite que je ne l'avais anticipé. Avant que je ne puisse atteindre la porte, il avait déjà traversé l'espace nous séparant en quelques grandes enjambées.

« Tinnúviel, attends ! » Sa voix était à la fois ferme et douce, mais sa main se posa fermement sur mon épaule, me stoppant dans mon élan.

Je me tendis, les muscles crispés, habituée à ce que ce genre d'arrêt se termine généralement par une série de coups de la part de mon père. Je me retournai brusquement pour faire face à Glorfindel, la peur et la colère se mêlant dans mes yeux.

À ma surprise, il relâcha sa prise sur mon épaule, ses mains se déplaçant doucement pour attraper les miennes. Il ne me retenait pas de manière agressive, mais sa prise était ferme, cherchant à établir un contact apaisant plutôt qu'une contrainte brutale. Je sentis son contact, et bien qu'il n'y eût aucune violence dans ses gestes, la simple sensation de ses mains sur les miennes me fit l'effet d'un choc.

Je le regardai, les yeux écarquillés par l'incompréhension et la terreur. Sa présence me rappelait tout ce que j'avais tenté d'éviter. Les souvenirs de la douleur infligée par ceux qui étaient supposés me protéger se bousculaient dans mon esprit. Je tentai de retirer mes mains, mais ses doigts restèrent serrés autour des miens, sans être trop fermes pour ne pas me faire mal, mais suffisamment pour m'empêcher de fuir.

« Lâche-moi ! » ma voix tremblait, mais j'étais déterminée à me libérer. La panique se manifestait dans chaque mot, chaque mouvement.

« Je te lâcherai si tu me parles. Y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour que nous ayons cette discussion ? Peut-être poser mon épée ? » demanda-t-il, la voix empreinte de sincérité.

Je le regardai avec une méfiance persistante. Même si l'idée de voir son épée posée à terre était en théorie rassurante, cela ne changeait rien au fait qu'il était un guerrier elfe, avec une force physique qui pouvait être bien plus intimidante que toute arme. Sa présence seule me rappelait douloureusement les abus que j'avais connus dans ma famille. Je voyais en lui une figure de ce passé sombre, ce qui me glaçait d'angoisse.

« Ta famille ? Je croyais que tu avais dit qu'Amrod ne t'avait pas touchée ?! » s'exclama-t-il, sa voix se chargeant de colère et d'horreur. Son visage exprimait une profonde consternation et un trouble évident face à cette révélation inattendue.

Je fermai les yeux, laissant échapper un murmure désespéré. « Bien sûr, fallait que je dise ça à haute voix... Arthur, je veux dire Amrod, ne m'a rien fait. Au contraire, il m'a plutôt sauvé la vie... Il m'a adoptée, je ne suis pas sa fille biologique... »

Glorfindel sembla se détendre légèrement en entendant ces mots, mais son regard restait empreint de douleur et de compassion. « Ce sont donc eux qui t'ont fait du mal ? » demanda-t-il, sa voix adoucie.

Je hochai la tête, incapable de trouver d'autres mots pour exprimer la profondeur de ma douleur, mon regard se fixa sur le sol.

« Je vois... Tu sais que pour les elfes, il est inconcevable de blesser un enfant ? » fit-il, sa voix empreinte de sincérité et de chagrin.

« Cela ne t'a pas empêché de tirer ton épée vers moi quand j'ai utilisé ma magie » répliquai-je, mes mots chargés de frustration.

« Tu as raison... Je suppose que nous nous retrouvons dans une impasse comme ce soir-là. » soupira-t-il, sa prise se resserrant sur mes mains. Il semblait vraiment désemparé, conscient de la difficulté de la situation.

« Tu dis que nous sommes des âmes sœurs parce que ta Fae recherche la mienne, c'est ça ? Je n'ai rien ressenti de mon côté. Es-tu sûr de ne pas faire erreur ? » murmurais-je, une note de doute dans ma voix.

« Non, j'en étais convaincu avant, et le fait de se retrouver ici en tête-à-tête le prouve. Ma Fae recherche la tienne... Mais malheureusement, la tienne est blessée, je suppose à cause de ce que tu as vécu. Cela crée une sorte de sensation d'évitement. » expliqua-t-il, son regard exprimant une profonde empathie.

Merlin... Il n'a pas de chance, c'est l'elfe que toute jeune fille voudrait épouser, et celle qui veut rester vieille fille se retrouve liée à lui... pensais-je en fermant les yeux pour réfléchir à ma réponse.

« Ce lien est précieux, tu sais. Très peu d'elfes sont bénis par cela. Je ne sais pas si le monde magique d'où tu viens a ce genre de lien. » me questionna-t-il avec curiosité et préoccupation.

« Pas vraiment, non. Le lien... obligera-t-il des contacts ? » fis-je, ma voix tremblante d'incertitude.

Il secoua doucement la tête, essayant de transmettre sa sincérité et sa compréhension. « Non, ce lien permet juste de savoir que tu es quelqu'un d'important pour moi, celle avec qui je partagerai ma vie. Il n'influence en rien notre relation. Je sais que tu n'aimes pas trop les contacts. Gildor nous a raconté une histoire quand nous sommes venus pour les robes de Celebrían et Galadriel… Elle était plutôt vague… Du coup, je ne sais pas trop quoi prendre en compte. »

Je le regardai avec un mélange de soulagement et de méfiance. « Le lien est juste là pour dire, 'Hé, cette fille est faite pour toi, alors épouse-la ?' » dis-je doucement, cherchant à clarifier la nature de ce lien.

Glorfindel hocha la tête, un sourire rassurant sur les lèvres. « Tout à fait. Cela me dit simplement que tu es la personne qu'il me faut, et que je suis la personne qu'il te faut. »

Je murmurai un « D'accord » qui résonnait avec une acceptation prudente.

Il sembla surpris par ma réponse. « D'accord ? » demanda-t-il, un regard d'incompréhension traversant ses yeux.

« En tant que Serdaigle, on apprend qu'il y a des choses qui sont comme ça et qu'on ne peut rien y faire. Ce lien en fait partie… Comme tu l'as dit, l'histoire que Gildor a racontée est vague exprès… C'était pour que les gens ne fouillent pas trop... Nous ne voulions pas que quelqu'un émette les inquiétudes que vous avez eues par rapport à mon comportement... Même si pour le coup, cela se base sur l'examen d'Elrond. » expliquai-je.

« Alors, as-tu déjà été avec quelqu'un dans le monde magique ? » demanda-t-il, la curiosité et une pointe de préoccupation dans sa voix.

Je détournai le regard, évitant sa question. « Cela dépend de ce que tu veux dire par être avec quelqu'un, » répondis-je, cherchant à contourner le sujet.

« Un petit ami ? » précisa-t-il, avec une insistance douce mais ferme.

« Pas vraiment... » murmurai-je, me mordant la lèvre pour contenir mon malaise.

« À cause de ta peur du contact ? » demanda-t-il, essayant de comprendre.

Je retirai mes mains des siennes et me reculai vers la fenêtre. Même si il semblait surpris par mon mouvement, il ne fit aucun geste pour me suivre, respectant mon espace. « J'étais en quelque sorte mariée, » dis-je enfin, espérant mettre fin à la conversation.

« Si jeune ? Même pour les Edain, tu es encore considérée comme une enfant. À quel âge les sorciers sont-ils considérés comme adultes ? » demanda-t-il, fronçant les sourcils avec une inquiétude palpable.

« Dix-sept ans, » répondis-je, le ton de ma voix dégageant une fatigue palpable.

« Vous pouvez vous marier en étant mineur ? » demanda-t-il, visiblement préoccupé par cette information.

« Non, mais je n'ai pas envie d'entrer dans les détails... » dis-je d'un ton qui ne laissait guère place à la protestation.

Je sentis une légère agitation en moi alors que je fixais Glorfindel, agacée par ses questions. « Pourquoi tant de questions ? Je ne crois pas qu'un elfe soit obligé d'être vierge. D'après ce que j'ai lu, vous êtes connus pour avoir des partenaires plus ou moins occasionnels, » lui répondis-je, le ton légèrement mordant.

Glorfindel fit un geste apaisant de ses mains, son visage marqué par une expression de sincérité et de regret. « Je ne voulais pas toucher un point sensible. Je veux juste apprendre à te connaître, » expliqua-t-il avec une douceur qui contrastait avec l'intensité de la conversation.

Je soupirai, consciente que pour que cette relation fonctionne, il me fallait faire un effort pour nous comprendre mutuellement. « J'aimerais te poser une dernière question. Si tu ne souhaites pas y répondre, ne le fais pas. Dis-le simplement. Est-ce à cause de ce fameux mariage que tu as pris la fuite ? » demanda-t-il, le regard sérieux et empreint d'une inquiétude palpable.

Je fermai les yeux, sentant le poids de sa question. La réponse était oui, mais la perspective de devoir en parler m'était insupportable. Je n'étais pas prête à revisiter cette douleur. Les seuls au courant étaient Haldir et Amrod. Haldir, après m'avoir connue grâce à un besoin de potions de guérison, avait su capter l'ampleur de ma situation et avait partagé avec moi ses propres expériences. De fil en aiguille, nous étions devenus amis. Avec Amrod, j'avais évité les détails, et il n'avait jamais insisté. Il avait toujours été un pilier de soutien, garantissant que je me sente en sécurité.

Soudain, je sentis une main se poser délicatement sur mon bras. Mon cœur s'emballa, et j'ouvris les yeux, paniquée, essayant de reculer. Glorfindel, visiblement conscient de ma réaction, afficha une grimace d'excuse.

« J'ai essayé de t'appeler, tu ne répondais pas. Tu n'es pas obligée de répondre, je te l'ai dit, » dit-il d'une voix empreinte de compassion.

« Oui. » répondis-je enfin, ma voix à peine audible. Je ne savais pas si elle pourrait dire plus.

Le regard de Glorfindel se fit plus sombre, une lueur de compréhension mêlée de tristesse et d'inquiétude dans ses yeux. Je ne pus réprimer un frisson de peur en voyant la profondeur de ses émotions et je lui lançai un regard implorant, mon cœur battant la chamade.

« Puis-je partir ? S'il te plaît... » demandai-je doucement, ma voix tremblante.

Glorfindel sembla surpris par ma demande. Il hésita un instant, puis lâcha lentement mon bras, sa grimace de désolation demeurant sur son visage.

« Bien sûr, » répondit-il finalement avec un soupir. « Je ne veux pas te retenir si tu as besoin de partir. Tu as le droit de prendre l'espace dont tu as besoin. »

Je quittai la pièce sans me retourner, une fois devant la porte de ma chambre, je l'ouvris rapidement et pénétrai à l'intérieur. J'enfermai la porte à double tour avec un sentiment de sécurité retrouvée, même si ce n'était qu'une illusion temporaire. Le verrou claqua dans son encoche, isolant le monde extérieur et me créant un sanctuaire fragile.

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Memo :

Nom des personnage :

Arthur Weasley : Amrod → utilise Arothir (noble seigneur)

(William) Bill Weasley : Aredhel (noble, haut elfe)

Charlie Weasley : Barahir (seigneur enflammé)

Percy Weasley : Elwing (écume étoilée)

George Weasley : Malduin (rivière dorée)

Fred Weasley : Mallorn (arbre dorée)

Ron Weasley : Borlas (joie fidèle)

Harry Potter : Haldir (héros caché)

Hermione Granger : Elanor (étoile-soleil [fleur])

Ginny Weasley : Gilthoniel (enflammeuse d'étoiles)

Celestia Selwyn : Tinnúviel (fille du crépuscule)