Journal de la revieweuse :
Lilinnea : Malgré son séjour confortable et plaisant chez Gayle, Silesta n'en oublie pas Astarion. Jamais. Jusqu'à la dernière minute. Et, en effet, d'une certaine façon, Astarion n'est pas loin... :)
Je réponds à tes questions de suite !
Je vous lève le mystère du voyage de Gayle et... je commence à déblayer le terrain.
CHAPITRE 9 – QUELQUE CHOSE DE PLUS
« Par les neuf strates des Enfers, qu'est-ce que c'est que ça ?
_ Une main.
_ Je ne suis pas aveugle, Gayle Dekarios ! »
Le magicien se tourna vers Silesta qui s'était encore éloignée de la table pour ventiler sa révulsion en marchant en cercle au milieu de la cuisine sans pouvoir toutefois s'empêcher de jeter de temps à autre des coups d'œil furtifs, poussée par une curiosité morbide à ce qui lui faisait dresser les cheveux de la tête.
Sur la table où elle avait pris l'habitude de hacher légumes et viandes, la jeune femme contemplait une main humanoïde pâle comme la craie qui avait été sectionnée au milieu du poignet et dont le moignon était enveloppé dans un linge serré d'un ruban noir bardé de runes. Les doigts, longs et délicats, indiquaient que leur propriétaire était une femme et la beauté immaculée de la peau encore douce et parfaite supposait que la section était très récente.
Silesta était cernée entre ses interrogations immondes et la sinistre réminiscence d'un nain vêtu de rouge que ses compagnons et elle avaient arrêté chez Figaro Lacouture. Elle se raidit, le teint blême.
« V-Vous êtes devenu un assassin de Bhaal ?! »
Gayle manqua de s'écrouler d'effarement à cette hypothèse surréaliste. Pourquoi prenait-elle de tels raccourcis ? Silesta ne le connaissait-elle pas assez pour savoir déjà que jamais il ne tomberait dans de tels travers ?
« Excusez-moi de m'offusquer après vous avoir vu partir habillé comme un bandit sans aucune nouvelle pendant presque deux semaines pour vous retrouver avec un morceau de cadavre dans vos affaires ! » se rebiffa-t-elle, encore sciée.
L'homme eut un faible soupir de dépit.
« Moi qui me réjouissais de ne pas revenir les mains vides...
_ Pour l'amour de... ! Gayle ! »
Retenant un rire dans sa paume, il s'excusa pour cette expression malheureuse involontaire et se reprit afin de ne pas faire imploser Silesta. Après tout, elle avait toutes les raisons du monde de s'interroger.
« Je vous expliquerai tout demain matin, d'accord ? lui proposa-t-il dans un appel à l'indulgence tout en rangeant la main dans son sac . Ma route a été longue et éprouvante et j'ai besoin de me reposer. »
La jeune femme tempéra ses ardeurs et approuva d'un signe de tête un peu penaud.
« O-Oui, bien sûr... »
Elle s'en voulut de se montrer si véhémente face à Gayle alors qu'elle était folle de joie de le retrouver en bonne santé mais elle s'interrogeait indubitablement. Le magicien devina sans peine sa frustration et termina d'apaiser son agitation en lui assurant qu'il n'avait assassiné personne. Bien sûr, Silesta le croyait mais ce n'était pas la seule cause de son air bougon.
« Vous me promettez de ne plus partir comme ça ?
_ Ce ne devrait plus être nécessaire, promit-il avant d'étirer un léger sourire en coin. Vous ai-je manqué ?
_ Pas vos jeux de mots en tout cas.»
Le sourire de Gayle s'étira d'un cran face à celui gentiment gredin qui lui faisait face. Il comprit alors que sa relation avec Silesta n'était pas compromise malgré la bisbille qui les avait laissés en froid.
« Dormez paisiblement, Silesta. Je vous promets que ça en vaut la peine. »
N'ayant d'autre choix que d'abdiquer, Silesta lui souhaita une bonne nuit avant de s'en retourner pour aller se coucher. Pour la première fois depuis un peu plus de deux semaines, elle était heureuse de retrouver sa chambre. Enfin, elle dormirait plus sereinement.
Le lendemain matin, les deux mages se retrouvèrent dans le bureau personnel de Gayle pour enfin discuter. Silesta apprécia que son mentor ne ressorte pas cette horrible main pour leur entretien car son souvenir s'était déjà invité dans ses rêves pendant la nuit pour la tourmenter. A contrario, Gayle semblait avoir récupéré de son mystérieux périple car après une bonne nuit de sommeil, il semblait ragaillardi, tout comme l'appétit vorace dont il fit preuve au petit déjeuner avait fait plaisir à voir pour Silesta.
D'ailleurs, la jeune femme n'avait pu s'empêcher de taquiner un peu son mentor à qui la tenue de baroudeur lui allait plutôt bien.
« Alors ? s'enquit celle-ci en s'installant dans le fauteuil en face du bureau de Gayle. Allez-vous cesser de me faire languir ? »
Le magicien acquiesça et croisa les mains sur son bureau.
« Cette main sera la clé qui nous permettra enfin d'avancer dans nos recherches pour Astarion. »
Silesta soutint le regard du magicien dans le sien, d'abord dans l'attente de plus d'informations. Quand elle comprit à son expression qu'il lui laissait le soin d'en tirer ses propres conclusions, la jeune femme élargit ses pensées. Très vite, ses pupilles se dilatèrent et elle bondit presque dans son fauteuil.
« Vous voulez dire... C'est une main de vampire ? s'étrangla-t-elle avec sidération. Mais comment... ! »
Gayle confirma d'un signe de tête. Sans vouloir se perdre dans des détails aussi inutiles que sordides, il expliqua que ce trophée tenant aujourd'hui plus de la relique avait appartenu à une puissante vampire dont la main droite avait été tranchée lors d'un affrontement avec un seigneur rival. Cette femme avait toutefois survécu et ce qui restait de son membre coupé avait été préservé par ses serviteurs ou ses adorateurs jusqu'à se perdre dans le monde de la nuit.
« L'absence de décomposition s'explique par le petit pochon magiquement scellé à son extrémité, poursuivit Gayle. Il contient de la terre provenant de sa tombe. La préservation est si parfaite que je m'attends presque toujours à la voir bouger.
_ Ça veut dire que...
_ Oui. Elle a aussi conservé toutes les forces et les faiblesses des vampires. »
Silesta en était clouée sur place. Une main de vampire encore « vivante ». Une main sur laquelle ils auraient la possibilité d'effectuer toutes les expériences nécessaires. Le cobaye vampirique souhaité dans les inconvénients. C'était aussi génial que révulsant.
Le magicien joignit le geste à la parole et ouvrit un tiroir de son bureau duquel il sorti un petit paquet enroulé dans de multiples couches de tissu. Il se leva pour approcher de la fenêtre qu'il avait pris soin de presque complètement cacher. Sous une grimace de dégoût de Silesta, il sortit la main de son cocon de tissu et l'approcha prudemment du rai de soleil qui filtrait entre deux pans de rideaux. Très vite, un léger crépitement accompagné de fumée crissa depuis le carré de peau qui commençait à s'effriter sous les rayons d'or.
« Par les dieux... » souffla Silesta avec ébahissement.
Gayle rangea vite la main dans le tissu pour la remettre à l'abri dans le tiroir tandis que son interlocutrice le dévisageait comme elle avait dévisagé Astarion au matin de la découverte qu'il était un vampire.
« Alors... Toutes ces soirées à rentrer tard... réalisa-t-elle, perdue.
_ Des recherches afin de planifier au mieux mon voyage. Je ne pouvais pas me permettre de partir à l'aveugle. Je suis désolé de vous avoir tenue à l'écart.
_ Comment avez-vous obtenu cette relique ?
_ J'ai dû faire des pieds et des mains pou... commença-t-il avant de s'interrompre avec un sourire d'excuse. Cela n'a pas été une mince affaire. »
Silesta fronça les sourcils, partagée entre frustration et appréhension.
« Pourquoi m'avoir caché tout ça ? J'aurais peut-être pu vous aider. »
L'homme secoua aussitôt la tête et son front se plissa sous le tracas.
« J'ai été amené à côtoyer un environnement et une faune bien trop dangereux sans aucune garantie de succès. La nécromancie est une perversion de l'ordre naturel et une abjection pour tout mage voué à utiliser sa magie pour le Bien. Je ne doutais pas de vos capacités de mage, Silesta. Je ne voulais que vous épargner de l'influence de l'énergie négative. »
Silesta ne sut quoi répondre tant son estomac était noué en imaginant dans quel enfer Gayle s'était rendu, ne serait-ce que pour approcher un tel artefact. Qui avait-il croisé ? Des malfrats qui trempaient dans des commerces douteux ? Des mages noirs aux pratiques immondes ? Peut-être avait-il même approché des vampires de près ? Chaque hypothèse était encore plus glaçante que la précédente et lui donnait la nausée.
Mais surtout, quel avait été le prix de cette acquisition ? Combien Gayle avait-il perdu pour ramener ce morbide sésame pourtant ardemment désiré ? Cette question dévorait Silesta mais elle savait que son ami se refuserait à lui répondre. Un tel artefact d'une aussi grande rareté devait se monnayer avec bien plus que des pièces d'or. Ne pas savoir la gangrenait.
Elle déglutit dans la douleur tant sa gorge était étriquée mais elle l'accueillit avec dignité et honneur. Elle accepterait cette douleur en paiement du sacrifice que Gayle avait fait pour elle, quel qu'il soit. Elle penserait chaque jour de sa vie à ce qu'elle devait à cet homme en plus de tout le reste. Sa culpabilité serait un rappel à l'humilité quant à l'égoïsme dont elle avait fait preuve envers lui.
Hélas, pour l'instant, Silesta n'avait pas le recul de se draper d'autant de maturité. Tout ce qu'elle voyait était la fidélité inébranlable dont Gayle l'honorait alors qu'elle avait agi comme la dernière des enfants capricieuses avec lui. Son désir de sauver et revoir Astarion l'aveuglait tellement qu'elle ne voyait pas à quel point Gayle était un être précieux digne de tellement plus que ce qu'elle lui apportait. Elle connaissait déjà la bonté d'âme de son ami. Alors, pourquoi avait-elle l'impression de se prendre un coup de poing dans le ventre ? Elle était comme assommée.
« Silesta... ? »
Elle cilla. Son mentor était en train de la regarder avec inquiétude. La jeune femme émergea de ses pensées et essuya d'un geste mécanique la larme qui avait échappé à sa vigilance.
« Aucun mot ne sera assez fort pour vous exprimer ma gratitude, Gayle. Je suis indigne de votre amitié.
_ Je vous dois aussi beaucoup, Silesta, lui répondit-il avec indulgence. Vous aider à trouver le bonheur n'est rien en comparaison de ce que vous avez fait pour moi. Votre confiance et votre sagesse m'ont sauvé durant notre aventure contre l'Absolue.»
Elle lui rendit un sourire timoré.
« J'espère que Mystra mesure la chance d'être aimée d'un homme aussi dévoué que vous. »
Étrangement, ce compliment qu'elle adressait à Gayle ne sembla pas lui faire plaisir. Au contraire, le magicien se passa nerveusement la main dans les cheveux et son regard se faisait fuyant. Il se mordit la joue.
« J'ai un aveu à vous faire... hésita-t-il en cherchant ses mots. Mystra m'a certes délivré de mon orbe et je lui suis toujours fidèle, mais... nous ne sommes plus amants. »
Silesta cilla d'étonnement à cette confidence pendant que Gayle lui expliquait qu'après ce qui s'était passé avec la Dame des Mystères – une demande de suicide par explosion avait de quoi ébranler la foi du plus fervent adorateur – il n'avait pas souhaité reprendre une relation charnelle avec elle. Ce fut un deuil difficile mais nécessaire pour tirer un trait. Il devait apprendre à se satisfaire de ce qu'il était et avait déjà.
« Une leçon que j'ai durement apprise et que vous m'avez rappelée en haut de ce cerveau géant, acheva-t-il avec sérénité.
_ Je comprends. Mais pourquoi ne pas me l'avoir dit dès le début ? Vous pensiez que je ne voudrais plus apprendre auprès de vous si vous n'étiez plus l'élu de Mystra ? »
Le début de soulagement de son mentor se tiédit sous ces nouvelles questions. Il guetta la jeune femme en silence pendant quelques instants, semblant jauger sa capacité à accepter la suite de ce qu'il aurait à dire.
« Je redoutais que votre regard change sur moi, certes, mais pas pour cela.
_ Quoi donc, alors ?
_ À cause des sentiments que je vous portais. »
Silesta sentit son squelette se figer. Gayle remarqua tout de suite l'expression changée de la jeune femme et s'empressa de poursuivre.
« Mais c'est du passé, insista-t-il avec ferveur. Vos sentiments l'un pour l'autre sont la meilleure chose qui pouvait vous arriver à vous et Astarion. Je suis très heureux pour vous et je vous souhaite le meilleur.
_ B-Bien sûr...
Le magicien dodelina de la tête à la recherche des mots suivants à employer pour exposer sa pensée.
« N'y voyez pas là une forme de manipulation malicieuse. Je ne voulais pas vous effrayer, c'est tout, avoua-t-il sur un ton désolé. J'ai préféré assurer votre tranquillité d'esprit pour le bien de votre apprentissage. Après ce que nous... enfin, ce que j'ai... » Il soupira avec maladresse. « Bref, je ne voulais pas vous faire repenser à cela. »
Trop tard. Silesta se revoyait déjà dans sa chambre de la taverne du Chant de l'Elfe, ses yeux de pluie dans ceux de Gayle qui reflétaient quelque chose de bien plus parlant que le silence qu'il s'était imposé. Elle revivait cette myriade de sentiments à la fois épars et bien plus vibrants que dans ses souvenirs. Cette parenthèse qui l'avait coupée du reste, le temps d'un unique baiser mais qu'un coin de son cœur était en train de répéter au pluriel.
Gayle s'inquiéta des traits un peu figés qu'affichait Silesta.
« Vous m'en voulez ? »
Elle secoua brièvement la tête sans trop savoir si c'était plus pour réfuter ou pour reprendre ses esprits.
« Pas du tout. Je... En fait... Il se peut que... moi aussi, je n'ai pas été très honnête avec vous. »
Au tour de Gayle de faire face à une onde d'incrédulité.
« Je n'ai jamais revu Astarion et j'ignore où il est, lâcha Silesta dans un souffle ténu de culpabilité. J'ai continué les recherches pendant plusieurs jours après votre départ de la Porte de Baldur avant que le Pas Nocturne ne me force à abandonner pour mon bien. Sans le retrouver. »
L'attente de la réaction de son ami s'égrena dans une appréhension douloureuse. Silesta connaissait aussi bien la rivalité que s'étaient mené Gayle et Astarion que la personnalité protectrice de son mentor. Savoir que le vampire était toujours en fuite allait au mieux l'abasourdir ou au pire le rendre furieux. La tendance penchait d'ailleurs vers la deuxième réaction car les prunelles du magicien s'étaient assombries d'une vindicte qu'il contint avec une élégance remarquable.
« Mais il vous écrit, dit-il, à cheval entre l'affirmation et le doute. Toute cette encre que vous achetez, c'est pour répondre à des lettres, n'est-ce pas ?
_ Un journal que je tiens pour m'aider à tenir bon. Rien de plus. »
Elle se pinça les lèvres et entrevit la deuxième couche de ressentiment s'appliquer sur la première. Le silence que Gayle s'imposait était aussi inquiétant qu'assourdissant. S'il verbalisait ce qui l'habitait, Silesta ne serait pas certaine de l'accepter. Aussi préféra-t-elle prendre les devants et redressa sa posture.
« Astarion m'aime, j'en suis sûre, asséna-t-elle sans trembler, ses yeux droit dans ceux de Gayle. N'avez-vous pas vous-même commis des erreurs par amour ? »
La pointe acérée de la défaite piqua Gayle aussi précisément que de façon pernicieuse. Il ne pouvait nier cet argument et n'avait aucun droit de jugement. Ce qu'il éprouvait pour Silesta allait bien au-delà de la bassesse de la jalousie. Ravalant la bile âcre de la rancœur, le magicien se défit des relents sombres qui l'habitaient en prenant une profonde inspiration.
« Votre sollicitude me touche, mon ami, le remercia Silesta d'un air ému. Je sais qu'il est difficile de me comprendre mais cette certitude est gravée dans mon âme. Je retrouverai Astarion. Une fois qu'il sera libre du soleil, il sera enfin en paix et tout s'arrangera. »
Gayle se retint de confirmer ses dires. En effet, il ne comprenait pas. Comment Silesta gardait-elle une telle foi en ce vampire qui l'avait abandonnée sans un mot ? Lui aussi supposait qu'Astarion était parti dans un souci de protéger sa compagne mais cela n'adoucissait pas cette envie de lui coller son poing dans la figure.
Hélas, il se garderait bien d'accabler encore plus son élève dont il mesurait l'infinie force de caractère. Comment faisait-elle pour rester aussi digne et volontaire alors que la lueur de l'espoir était plus infime qu'une flammèche dans un puits sans fond ? Combien de pleurs essuyait-elle quand elle se retrouvait le soir seule dans sa chambre ?
L'homme se contenta d'un simple hochement de tête en signe d'acceptation plus automatique que franche.
Silesta fut heureuse de sa compréhension et s'excusa à son tour pour son manque d'honnêteté en tendant une main amicale à son ami.
« Plus de secrets ? » proposa-t-elle avec espoir.
Gayle abdiqua avec un soupir vaincu et répondit à son invitation. Il n'avait toujours pas trouvé de sort pour se prémunir des effets de charme de ce sourire.
« Plus de secrets. » Sa poigne se referma un peu plus autour de la main de Silesta. « J'espère pour lui qu'Astarion mesure la chance qu'il a d'être aimé d'une femme aussi déterminée que vous. »
La jeune femme sentit sa cage thoracique se resserrer autour de ses poumons. Elle avait rarement vu Gayle avec telle profondeur dans le regard.
« Déterminée ou aveugle ? » essaya-t-elle sur le ton de la plaisanterie pour cacher son trouble.
Les iris de Gayle percèrent plus loin en elle.
« L'amour est à la fois la force que nous fixons pour nous transcender et les œillères qui nous aveuglent à ce que nous refusons d'admettre. »
Cette phrase s'imprégna en Silesta avec la même facilité qu'un sceau dans de la cire liquide en plus de serrer encore un peu plus ses côtes contre son cœur. Elle et Gayle se dévisagèrent pour plonger au cœur l'un de l'autre afin de comprendre ce que signifiaient les étranges échos qui les traversaient. En cet instant, ils se voyaient au-delà de ce qu'ils étaient l'un pour l'autre jusqu'ici. Ils étaient... quelque chose de plus.
Au clignement d'yeux suivant, Gayle était de nouveau paré de sa bonne humeur flegmatique et libéra la main de son amie encore un peu chamboulée.
« Eh bien, qu'attendons-nous ? lança-t-il en désignant d'un geste de la tête le tiroir de son bureau. Nous avons des recherches à reprendre. Ne restons pas les mains dans les poches.
_ Gayle... »
Qu'est-ce que je me fatigue avec mes calembours... XD
L'histoire autour de la main a peut-être fait bondir les aficionados de D&D et j'en suis désolée. Une fois encore, je rappelle que l'acuité scénaristique est un peu moins stricte car secondaire.
J'ai volontairement gardé sous silence le prix que Gayle a dû payer pour obtenir la main vampire pour vous laisser faire vos propres hypothèses.
Mais dis donc... l'absence de réelle concurrence directe ne serait-elle pas quelque chose de soulageant contre la culpabilité de ressentir des choses? Niark. Et ces petits sous-entendus de plus en plus criants...
Oups. Je crois que je viens de dérégler un peu mon four... Mode grill ?
