Hello ! Tout d'abord je tiens à remercier Athina et Lucy pour leurs gentilles reviews. Athina ton enthousiasme m'a touché ! Lucy je suis contente que ma fic te plaise j'imagine qu'il n'est pas facile de passer à une autre langue quand on est habitué à la première j'ai moi même du prendre l'habitude de jongler entre les deux ! Et je t'avoue que Legolas est le personnage que je préfère écrire après mon OC. Alors je suis ravie qu'il te plaise ! Bonne lecture :)
CHAPITRE 13:
– Tu as fait des découvertes intéressantes ? Tonna une voix froide dans son dos.
Elle pivota pour trouver Thranduil adossé à un arbre, ses bras croisés sur sa poitrine. Savait-il sur quoi elle était tombée ?
– Je.. non… pourquoi ? J'aurais dû trouver quelque chose ? Bégaya-t-elle.
Il s'avança lentement vers elle, ne la lâchant pas du regard.
– Vas-tu bien ? L'interrogea-t-il.
Alors sa question était innocente, il ne savait absolument pas sur quoi elle était tombée, elle en fut totalement soulagée, elle ne savait pas vraiment pourquoi, cela dit. Elle se dirigea droit sur lui et fondit dans ses bras. Thranduil ne comprit pas le comportement soudain de Giselle. Elle semblait bouleversée, il la prit par les épaules et l'amena face à lui.
– Que se passe-t-il mell nîn ? Qu'as tu vu ?
Elle planta ses yeux émeraudes dans les siens et lui caressa la joue.
– Rien… mais je n'ai pas aimé être loin de toi, surtout après une dispute aussi stupide.
– Ce n'est pas la vraie raison, mais je m'en accommoderai pour le moment. Répondit-il avec douceur. Il pouvait sentir le malaise de Giselle.
Elle passa ses bras autour de sa nuque et l'embrassa. Le baiser était désespéré, comme s'il s'agissait de la dernière fois. Thranduil ne savait pas ce qu'il s'était passé pour que l'elleth soit dans cet état mais il ne voulut pas la pousser à se confesser, elle devait le faire d'elle-même. Elle cessa doucement le baiser et le détailla du regard, un timide sourire se dessinant sur son visage.
– Tu n'es plus fâché ? Lui demanda-t-elle finalement.
Il rit légèrement et secoua la tête.
– Je ne l'étais pas. S'amusa-t-il.
– Ah bon ? Alors quand t'es fâché ça donne quoi ? Se moqua-t-elle.
Il plissa les yeux, retrouvant son sérieux, elle n'arrêterait donc jamais de le provoquer ?
– Je plaisante.. relax. Mais je ne veux plus de disputes pour aujourd'hui, j'aime beaucoup notre moment intime, ne le gâchons pas ! Déclara-t-elle avec un magnifique sourire.
Il lui caressa le fil de la mâchoire et posa un doux regard sur elle. Lui aussi aimait beaucoup ce moment de fraîcheur avec elle. Il avait l'impression d'être revenu au temps où il n'était que prince et n'avait pas autant de responsabilités.
– Viens, ma dame, rentrons, l'après-midi est assez avancé, j'ai encore des choses à faire au royaume.
– Oh… fit-elle visiblement déçue, dommage je voulais passer plus de temps avec toi… elle baissa la tête et se tritura les doigts.
Il lui attrapa la taille et colla son front contre le sien.
– Nous pouvons rentrer à pieds si tu le souhaites, nous aurons plus de temps pour nous. Fit-il doucement. Et ma monture sera plus que ravie de voyager léger cette fois-ci.
– Ça me va ! S'exclama-t-elle en lui volant un baiser.
Voilà plusieurs minutes que les amants marchaient en direction du royaume, le cerf de Thranduil les suivant de près.
– Tu étais comment comme prince, Thranduil ? Lui demanda-t-elle soudain pour faire la conversation, et occasionnellement, pour mieux le connaître.
– À quel niveau ?
– Et bien est-ce que tu étais plutôt du genre petit con capricieux fils à son papa ou tu étais plutôt comme Legolas ? Demanda-t-elle sans ménagement.
– Et comment est mon fils ? Fit-il curieux.
C'était une question piège ? Il était évident qu'elle n'allait pas répondre négativement.
– Ton fils est probablement l'elfe parfait. Fit-elle simplement. Il est gentil, compréhensif, attentif et plein de bonnes intentions ! Ce qu'il m'a raconté quand il faisait partie de la communauté de l'anneau était fascinant !
Thranduil la regarda curieusement. Ses yeux pétillaient, elle semblait totalement fascinée par son fils.
– En plus c'est un gentleman avec les femmes, je suis sûr qu'hormis les forces du mal, il n'y a pas un seul être qui ne l'apprécie pas.
– Que ressens-tu pour Legolas ? La coupa-t-il brusquement.
– D'accord, donc peu importe ma réponse, quelle soit positive ou négative tu l'aurais mal pris quoiqu'il arrive c'est ça ?
– Je t'ai simplement posé une question.
– RIEN ! Je ne ressens rien pour lui hormis de l'admiration, je le considère comme un ami il est gentil avec moi, c'est bien le seul elfe ici qui ne me traite pas comme une pestiférée. Lui et Edwen. Là, t'es content ?
Il marqua une pause et ne su pas quoi répondre durant quelques minutes. Elle semblait vexée. Sa dernière phrase le toucha. Il ne s'était pas rendu compte que Giselle était si peu appréciée de son peuple, il pensait que cela s'était un peu atténué avec le temps. Visiblement non.
– Pour répondre à ta question, reprît-il, je n'étais pas exactement comme Legolas. J'étais bien plus intéressé par mon rang et mes obligations que ne l'est mon fils. Sa position ne semble pas l'intéresser. Tout comme trouver une compagne…
– Tandis que toi tu courais les plumards c'est ça ? Je suis certaine que tu usais de ta position pour les mettre toutes dans ton lit.
– C'est un fait que je ne peux nier, admit-il. Mais je suis loin d'être l'elfe ayant eu le plus de relations charnelles, contrairement à ce que tu sembles penser.
– Et comment ça se passait tu leurs disait "super c'était cool maintenant salut" pour les virer de bon matin ? S'enquit-elle.
– Je ne dormais pas avec mes amantes. Fit-il d'un ton sec. Elles ne restaient pas, elles le savaient avant qu'il ne se passe quoi que ce soit.
– T'es en train de me dire qu'après une nuit sulfureuse dans les bras d'un beau prince, aucune d'entre elles n'a insisté pour rester à tes côtés ?
– Non. Elles savaient à quoi s'en tenir.
– Elles ne tenaient pas à toi visiblement. Elles couraient simplement après ton titre et ta couronne. Le plaignit-elle.
– Sans doute.. Cela m'importait peu de toute façon. Seule mon épouse a compté. Il regretta immédiatement ces dernières paroles lorsque Giselle ne répondit rien, il fit bifurquer son regard vers elle mais cette dernière avait la tête baissée, il ne put voir son expression. Il était évident que Giselle comptait énormément pour lui, bien plus qu'elle ne pourrait jamais l'imaginer et il du se retenir de toutes ses forces afin de ne pas le lui avouer. Il ne pouvait pas se permettre de faire espérer l'elleth.
Un silence pesant s'était installé. Giselle repensa à la statue qu'elle avait vu de la reine. Elle s'était sentie si petite et mal à l'aise… cela aurait probablement dû la faire réagir et la faire stopper toute cette histoire avec Thranduil… seulement.. elle ne le pouvait pas. Elle regarda discrètement le roi, qui faisait balader son regard bleuté aux alentours, et sentit une bouffée de chaleur monter en elle. Elle l'aimait, c'était un fait. Et même si cela n'était qu'un amour de passage ou n'importe quelle autre connerie, elle ne pouvait faire taire ses forts sentiments.
Thranduil brisa le silence en lui posant, à son tour, une question.
– Et toi Giselle, comment étais-tu dans ton monde ?
Elle lui lança un regard plein d'interrogations.
– Tu crois que je suis différente ici ? Le fait que j'ai atterri ici n'a pas fait de moi une autre personne tu sais. À part mes oreilles, rien n'a changé chez moi. Fit-elle simplement. Ah je dois avouer que j'ai dû stopper certains trucs que je pouvais librement faire chez moi.
Il haussa l'un de ses épais sourcils.
– De quel ordre ?
– Et bien… du genre mettre de la musique à fond quand je suis seule, danser n'importe comment, fumer de l'herbe, pouvoir parler à qui je veux sans rendre de comptes.. Elle le regarda d'un air accusateur. Enfin voilà, certains détails que je ne peux plus me permettre ici.
– Je n'ai jamais vu une elleth fumer la pipe, c'est inconvenant, voire choquant, fit-il en fronçant légèrement les sourcils.
Elle leva les yeux au ciel et ne préféra pas argumenter que ce n'était pas la pipe mais un tout autre concept qui visiblement leur était encore inconnu.
Il reporta son regard droit devant lui et ajouta:
– Tu as le droit de parler à qui tu le désires Giselle…
Elle s'esclaffa sur sa mauvaise foi.
– Tu plaisantes là c'est ça ? J'ai eu le droit à un sermon de ta part à chaque elfe à qui j'ai eu le malheur de parler.
– Il est évident que si tes fréquentations sont mauvaises, je me dois d'intervenir.
– Alors d'une, fit-elle en appuyant son index de son autre main, je ne suis pas ta fille, de deux je ne vois pas en quoi mes fréquentations étaient mauvaises.
– Dois-je te rappeler Tárion ? La questionna-t-il vivement.
– Non mais alors il va falloir m'expliquer ce que vous avez tous contre lui, ça à l'air d'être un con imbu de lui-même certes mais c'est pas comme s'il mangeait des bébés comme repas non plus.
Thranduil fit une moue de dégoût face à la vision d'horreur que l'elleth venait de lui imposer.
– Entre toi et Edwen… j'ai eu droit à pleins de mises en garde contre lui. Qu'est-ce qu'il a fait de si grave ?
– Il en a après moi, il a toujours été jaloux et avide de pouvoir et je ne veux pas qu'il s'en prenne à toi pour m'atteindre. Admit le roi sincèrement.
– Quoi, tu crois qu'il me ferait du mal ? S'inquiéta l'elleth.
– Non… je ne pense pas qu'il s'abaisserai aussi bas, seulement, il sait que nous nous fréquentons, il pourrait utiliser cet atout contre moi.
– C'est juste ça ? Moi qui pensais que tu étais simplement jaloux…
– Je suis le roi d'Eryn Lasgalen, je n'ai rien à envier à un elfe sans la moindre importance. Fit-il la tête haute.
"Eh ben, ça va les chevilles ?" se demanda Giselle, elle devait le faire descendre de son piédestal.
– Alors tant mieux je peux t'avouer que je le trouve très charmant et même.. troublant. Répondit-elle, un sourire en coin.
Il tourna vivement la tête.
– Tu n'es qu'une idiote si tu crois me déstabiliser de la sorte.
– Ce petit pli entre tes sourcils me prouve le contraire. S'amusa-t-elle en le pointant du doigt.
Il leva les yeux au ciel et ne répondit rien, son pli toujours présent sur son visage. Giselle s'approcha de lui et l'embrassa furtivement sur la joue. Un magnifique sourire collé à son visage.
– En tout cas, continua-t-elle, si tu penses qu'un seigneur est un elfe sans importance, alors.. qu'est-ce qu'une elfe venue d'un autre monde et sans aucune manière ?
– Crois-le ou non Giselle, tu m'intrigues beaucoup et je ne suis pas le seul.
– Je ne suis pas une bête de foire, fit-elle en baissant son regard sur l'herbe.
– Ta façon de penser est bien différente de la notre. Il est vrai que tu ressembles beaucoup aux humains, mais tu as tout de même cette part d'elfe en toi. Ce mélange fascinant, bien qu'étrange, est ce qui te distingue de la foule.
Elle releva doucement la tête, il avait dit ça tellement naturellement qu'elle en était étonnée.
– Tu n'es pas une bête de foire Giselle, mais un être à part entière qui, je dois l'avouer, me trouble plus que je ne le voudrais, ajouta-t-il avec douceur.
La jeune femme le regarda longuement mais ne répondit rien. Thranduil était de loin l'être le plus incompréhensible qu'elle avait connu jusque là. Un coup il lui faisait des compliments dignes d'une déclaration d'amour, un coup il s'énervait pour un rien et cherchait la bagarre. Il disait ne pas pouvoir l'aimer, et pourtant il l'avait installée chez lui, l'avait invité dans son propre lit… cet elfe était un point d'interrogation à lui seul.
Perdue dans ses pensées, Giselle réagit soudainement aux voix qui s'étaient rapprochées d'eux. Ils étaient arrivés au royaume sans qu'elle ne s'en rende compte.
– Nos chemins se séparent ici Giselle. Fit gravement le roi. J'ai affaire au royaume, souhaites-tu rentrer aux appartements ?
Elle mit un certain temps à répondre.
– Non. Non je vais rester dans les jardins. Répondit-elle la mine basse.
– Vas-tu bien ? N'as tu pas passé un bon moment ?
– Quoi ? Mais si bien sûr… pas toi ? Demanda-t-elle, une pointe d'anxiété dans la voix.
– J'ai passé un moment relaxant en ta compagnie. Mais toi, tu sembles ailleurs depuis que tu es revenue de ta balade solitaire. As-tu vu quelque chose qui t'as effrayé, mell nîn ?
"Si tu savais"... comment lui dire qu'elle avait passé un moment agréable mais que celui-ci avait été entaché par la vue de cette statue représentant sa femme ? Et comment lui avouer qu'après qu'il se soit légèrement confié à elle, ils devaient se séparer avant d'entrer dans le royaume et que ce simple fait lui fit mal ? Giselle n'était pas stupide, elle savait que le roi ne voulait pas agrémenter les rumeurs. Il ne fallait surtout pas qu'il montre son attachement à une elleth qui n'était pas son épouse. Elle leva les yeux au ciel constatant la débilité de leurs règles.
– Je suis juste triste que ce soit fini. Admit-elle. Après tout elle n'avait pas menti, elle n'avait fait que résumer son ressenti.
Il sourit chaleureusement et lui caressa la joue du dos de sa main.
– Il y en aura d'autres, Giselle, ne t'en fais pas. Il lui déposa un chaste baiser sur la tempe et lui fit un signe de tête en attrapant sa monture afin de la conduire aux écuries. Elle avait pu le voir reprendre son masque sans émotion avant de se détourner d'elle.
Giselle avait passé le reste de l'après-midi à chercher Edwen mais celle-ci était occupée par ses tâches et n'avait pas une minute à elle. Le roi comptait sur elle, ce n'était pas qu'une simple servante de bas rang, elle avait plusieurs responsabilités et se devait de se montrer à la hauteur. Et puis l'elfine souhaitait sûrement passer son peu de temps libre avec Faelor, ce que Giselle pouvait parfaitement comprendre.
La jeune femme prit finalement la décision de trouver Daeron. Elle souhaitait mettre la main à la pâte pour le dîner de ce soir. Elle voulait faire plaisir au roi, après tout, il lui avait bien accordé plusieurs heures de son temps dans un cadre plus qu'agréable. C'est en traversant les longs couloirs qu'une discussion retint son attention. Deux servantes en plein papotage.
– Tu crois qu'ernil Legolas te remarquera si facilement ? Se moqua l'une.
– Qu'est-ce que tu crois, mellon ? Ilúvatar ne m'a pas créé ainsi sans raison. Répondit l'autre en faisant gonfler sa lourde poitrine.
– Tu sais, une jolie poitrine n'est pas suffisant, surtout pour un cund. Ria la première.
– Les mâles sont tous les mêmes. Fit la deuxième en balayant l'air d'un geste de la main. Qu'ils soient hommes ou elfes, ou même nains, il n'y a que les gros atouts qui les intéressent.
Giselle roula les yeux mais ne cessa pas son espionnage, après tout elle n'avait rien de mieux à faire, Daeron ferait sûrement le plus gros du travail comme d'habitude, et il valait mieux.. elle l'aiderait pour le dessert.
– Peut-être pour une nuit, pouffa l'elleth, mais ce ne sera pas suffisant pour qu'il t'épouse. Et puis s'il tient du roi, il n'en n'aura cure. La pomme ne tombe jamais très loin de l'arbre en général.
– Oh je t'en prie, ils sont tellement différents ! Le prince est bien plus chaleureux que notre roi et bien moins grincheux. De toute façon, on ne peut pas dire qu'il l'ait vraiment élevé. Fit l'elleth d'une voix hautaine que Giselle ne supporta pas.
"Typiquement le genre de femme intéressée seulement par le pouvoir et les bijoux extravagants." pensa l'elleth brune, un léger pli se formant entre ses sourcils.
– Mellon ! Tu imagines si l'on nous entendait ? Et puis que veux-tu dire, le prince n'a pas pu s'élever tout seul ! Notre reine ayant disparu si tôt, le roi n'a pu s'appuyer sur personne.
– C'est sûr que si tu enlèves l'armada de servantes qui ont dû s'en occuper jours et nuits… le roi a dû contribuer à le regarder dormir peut-être.. et le rabrouer pour un oui ou pour un non.. pauvre amour il ne doit même pas connaître la chaleur d'une accolade.. mais je serais là pour remédier à cela. Fit-elle en faisant voler sa longue chevelure noire.
Giselle ne put s'empêcher d'émettre un "pfff" qui sortit naturellement, attirant l'attention des deux ellith qui se tournèrent en sa direction.
– Tu nous espionne ?! Tu n'as rien de mieux à faire ? Vas t'occuper de notre roi, c'est bien la seule chose que tu sois capable de faire. Cracha l'elleth en Sindarin.
Giselle s'énerva davantage et s'avança vers l'elleth qui l'avait attaqué.
– Non seulement tu es totalement débile mais en plus tu es trop lâche pour m'insulter dans une langue que je comprends, tu es pathétique et le prince doit sûrement mépriser les ellith dans ton genre ne te fais pas d'illusion ma belle. Et un conseil, quand on veut l'attention d'un prince, on évite d'insulter le roi.
– C'est la putain du roi qui me donne des conseils ? Notre souverain est tombé bien bas pour inviter une elleth de petite vertue dans sa couche. Ne sachant même pas parler la langue de surcroît.
Giselle vit rouge et se jeta sur l'elleth.
– Tu sais ce qu'elle te dis la putain ?
Ses mains plaquées sur le cou de l'elleth, Giselle se sentit soudainement aspirée en arrière. Quelqu'un l'avait attrapé et la tenait fermement, mais la jeune femme se débattait.
– Ça suffit Giselle, vous valez mieux que cela. Lui intima la voix chantante de Legolas.
– Ernil, fit l'elleth en toussotant, massant son cou, cette elleth s'est jetée sur moi sans aucune raison elle est folle il faut l'enfermer !
– Qu'est ce que tu crache encore sale vipère ?! Hurla Giselle se débattant toujours dans les bras du prince beaucoup trop fort pour elle.
– Sedho, silence ! Giselle, allez m'attendre plus loin, et s'il vous plaît faites ce que je vous dis sans discuter mes ordres. Anticipa le prince avant qu'elle ne dise le moindre mot. Elle s'exécuta mais ne put s'empêcher d'envoyer un regard meurtrier à l'elleth.
– Hannon allen, merci, mon prince, je ne sais pas ce qui lui a prit, il faut en informer le roi elle-
– Cessez vos mensonges immédiatement. J'ai entendu votre discussion, inutile de vous dire ce que j'en penses, vous avez insulté mon père de façon abjecte alors que vous êtes l'un de ses sujets. Souhaitez vous réellement que j'informe le roi de cet incident ? Vous en souffrirez bien plus que cette elleth. Débita-t-il menaçant.
– Je.. je suis désolée ernil-nîn. Fit-elle au bord des larmes. Je m'en veux terriblement.
– Vous pouvez, je vous suggère de ne pas adresser un seul regard de travers envers dame Giselle ou bien vous en subirez les conséquences. Suis-je clair ?
L'elleth acquiesça sans un mot.
– Maintenant, disparaissez vous et votre amie. Je ne veux plus vous voir.
Les deux servantes déguerpirent sans demander leur reste. Legolas se tourna vers Giselle qui avait les bras croisés sur sa poitrine.
– J'espère que vous allez les envoyer aux cachots, ça leur donnerait une bonne leçon.
– Giselle, fit le prince en secouant la tête de droite à gauche, vous avez initié la bagarre, ce n'était pas très malin de votre part.
Giselle fit les gros yeux, étonnée.
– Vous plaisantez j'espère ? Vous savez ce qu'elle a osé dire ? Si vous aviez entendu, vous ne diriez pas cela. C'est impensable que ce genre d'individu soit capable d'ouvrir la bouche sans qu'on ne lui donne l'autorisation de parler.
– Peu importe ce qui a été dit. Ne recommencez plus. Ignorez-la et passez votre chemin, c'est ce que vous avez de mieux à faire, ce ne sont que des babillages de couloir sans importance. Si nous devions relever chaque discussion inconvenante, plus personne ne serait dans la capacité de parler actuellement. Si j'ai pu apprendre à passer outre, vous devriez en faire autant.
Giselle ne sut quoi répondre et bouda comme une enfant. Legolas se rapprocha en souriant.
– Allons Giselle, je suis très touché que vous ayez voulu défendre l'honneur de mon père ainsi que le miens par la même occasion, mais ne vous mettez plus dans un tel état pour des gens sans la moindre importance, vous me le promettez ?
Giselle entrouvrit la bouche et plissa légèrement les yeux, alors il avait entendu la discussion des deux connes ?
– Je ne peux pas vous le promettre mais je peux essayer, répondit-elle nonchalante.
Il ria légèrement.
– Vous voulez manger avec nous ce soir ? Je comptais rejoindre Daeron en cuisine pour l'aider pour le dîner. Se risqua Giselle afin de changer de sujet. Je n'ai pas posé la question à votre père mais je vois pas pourquoi il refuserait vous êtes son fils unique après tout !
– J'en serais ravi. Je l'informerai moi même ne vous en faites pas. Fit-il, la paume de sa main droite sur le coeur.
Cela faisait près d'une heure que Giselle "aidait" Daeron en cuisine. La jeune femme avait plus l'impression de lui faire perdre son précieux temps.
– Je suis nulle ! S'exclama-t-elle.
– Je dirai qu'il ne s'agit pas de votre domaine. S'amusa l'ellon.
– N'en rajoutez pas non plus.. se désespéra-t-elle.
– Vous manquez de patience, je vous ai vu faire, vous suivez correctement mes instructions mais vous ne prenez simplement pas le temps. La rassura-t-il. Et puis je trouve agréable de vous voir tout mettre en oeuvre pour faire plaisir à notre roi. De plus, j'apprécie votre compagnie.
– Vous dites ça pour être gentil. Bouda l'elleth. Mais j'accepte le compliment, ils se font assez rares ici.
Daeron ne répondit rien, il savait que l'elleth était peu appréciée de ses pairs, il ne comprenait pas pourquoi. La jeune femme était d'agréable compagnie, drôle et gentille. Il aimait ce côté naturel de l'elleth qui manquait cruellement à la majorité des elfes.
– Vous pouvez être fière de vous, vous m'avez grandement aidé pour le dessert, et non, je n'essaie pas de vous rassurer. Anticipa l'ellon. Vous devriez venir me voir plus souvent si vous souhaitez vous améliorer, je vous aiderai avec grand plaisir Giselle. Déclara sincèrement l'elfe.
La jeune femme lui envoya un timide sourire et le remercia avant de filer aux appartements de Thranduil. Elle considéra un instant l'idée de Daeron et se dit que pourquoi pas après tout, elle ne faisait pas grand chose dans ce royaume si ce n'était errer et occasionnellement "servir" le roi.. ce qui lui convenait parfaitement, mais une activité de plus ne lui ferait pas de mal. C'est sur cette pensée qu'elle entra dans les appartements de Thranduil. Elle le trouva assis sur une méridienne, un verre de vin à la main, il semblait… ennuyé, blasé, elle ne saurait dire.
– Je pensais t'avoir fait plaisir en te faisant passer une journée de paix et de tranquillité à mes côtés. Semer la discorde parmi mes gens est ta façon de me remercier ? Fit Thranduil d'une voix claire.
À suivre…
