Helllooo,
Et bienvenue aux petits nouveaux !
Petites nouveautés sur ce chapitre (ainsi que les précédents), ils ont été corrigé ! Youhhhouuuuu Et tellement rapidement, c'est fou !
J'adore lire vos commentaires surtout quand j'ai terminé de rédiger le chapitre suivant car clairement, je ne vais jamais dans la même direction que vous ! Et bien alors mes petites enquêteurs et enquêtrices, on ne trouve pas les indices que je laisse sur la suite ?
J'espère que sur celui-ci vous allez les récolters :) Et j'ai hâte de lire vos théories !
Concernant la suite de l'histoire, elle ne devait comporter que 5 chapitres mais j'ai un petit doute maintenant, peut-être que cette aventure risque de prendre un petit plus de temps !
Sur ceux,
Bonne lecture !
Acte III : La tour est jouée
L'épreuve de la poire, avait-elle été fatale pour certaines candidates ? Pas vraiment. Apparemment, plusieurs d'entre elles étaient capables d'éplucher une poire en n'utilisant que leurs couverts. Les autres avaient suivi le mouvement. L'exercice avait juste servi à prouver la capacité d'adaptation lors de situations qui sortaient de la zone de confort. Par contre, en trois semaines, il ne restait plus que quatorze candidates. Bella ainsi qu'Angela et Claire étaient toujours présentes. Durant ces trois dernières semaines, il n'y avait pas forcément eu d'épreuve particulière à part des dîners beaucoup trop longs et des candidates voulant montrer absolument à la Reine-Mère leur talent artistique.
Bella avait donc eu l'heureuse chance d'assister à une pléthore de spectacles dans des endroits incongrus. Ce qui avait d'ailleurs valu pour deux candidates, respectivement un bras et une cheville cassés lors de la mauvaise réception d'un saut de gymnastique sur un sol clairement pas adapté à la pratique. Les deux avaient bien évidemment été renvoyés à la maison pour se soigner et été déclarés inaptes. Pour les neufs autres, certains motifs de renvoi étaient plutôt amusants après coup.
Certaines avaient eu du mal avec le manque de communication avec l'extérieur notamment sur l'accès aux réseaux sociaux et avaient fini en crise de nerfs. Une avait failli provoquer un incident et une rupture des liens étroits entre la presse et la couronne en insultant la journaliste vedette Lauren Mallory, présente pour couvrir l'événement. Une autre avait pensé que mélanger un vomitif dans les œufs brouillés du petit-déjeuner était une bonne idée. Elle avait rapidement été trouvée ainsi que les preuves qui n'avaient pas été cachées efficacement dans sa chambre. Cela frôlait le dilettantisme. Sans oublier les deux qui avaient décidé de s'allier et de saccager la garde-robe de la jeune Claire. Autant dire que ce jour-là, Bella était sorti de ses gonds et avait remué ciel et terre pour trouver les coupables avec la précieuse aide de Tia.
C'était alors posé la question de la sortie de Claire du château d'été. Bella avait assisté à la réunion entre la Reine-Mère, l'une de ses conseillères et Claire à la demande de celle-ci. Malheureusement, la requête de la jeune fille pour sortir de la compétition n'avait pas aboutie, car aucune raison valable ne valait son renvoi. Après tout, une garde-robe était toujours remplaçable. Surtout que Claire avait gagné des points de popularité auprès du public suite à l'accident. Et même si, la jeune fille ne souhaitait pas être présente et voulait retrouver sa famille à tel point qu'elle était sujette à des crises de larmes régulièrement. Cela ne semblait pas être une autre raison valable.
C'était pour cela que, cinq semaines après le début de la compétition, Bella attendait patiemment dans le salon d'attente à côté du bureau où la Reine-Mère avait pris ses quartiers avec l'équipe organisatrice. Elle avait réussi à avoir une audience auprès du comité et était déterminée à plaider la cause de Claire. La pauvre fille ne dormait quasiment plus depuis le saccage de la garde-robe et tomba doucement dans une déprime qui en devint inquiétante. Il était temps de faire quelque chose de significatif, étant donné que les autres tentatives avaient été vaines.
Les portes du bureau s'ouvrirent et on indiqua à Bella qu'il était temps pour elle de passer devant le conseil. Pour une fois, elle ne se laissa pas distraire par la nouvelle pièce qu'elle n'avait pas encore visitée pour le moment. Elle était déterminée à porter secours à Claire et à faire son possible pour qu'elle puisse retrouver les siens ainsi que sa vie d'adolescente lambda. La Reine-Mère était présente, assise à la tête de la table de travail qui était installée dans le bureau. Une partie de conseil s'était approprié les sièges de part et d'autre de celle qui fut reine de ce pays. Il ne restait qu'une place de libre juste en face de la Reine-Mère.
"Mademoiselle Swan, je vous en prie installez-vous." Ordonna-t-elle après que Bella eût fait la révérence obligatoire en présence de la monarchie.
Bella s'installa à la place indiquée en veillant à froisser le moins possible sa tenue. Elle avait convenu avec Tia que porter le pantalon de tailleur et une chemise était largement suffisant pour la réunion. D'une part, car c'était finalement devenu la tenue de prédilection de Bella depuis qu'elle était entrée dans le monde du travail. Il était loin la période de l'adolescence et des jeans. Et d'autre part, faire un effort supplémentaire ne serait pas apprécié de la part de la monarchie. Tous savaient maintenant que la Reine-
Mère avait en horreur les excès vestimentaires. N'en déplaise à Lady Esmé Platt qui avait été reprise quand elle avait été aperçue portant une robe de bal pour une partie de croquet organisée quand le temps était encore clément.
"Il semblerait que vous ayez émis la demande de nous rencontrer."
"En effet, Madame."
"Merveilleux, alors, Mademoiselle, quelle est votre demande ?"
"Claire Young, Madame. Je souhaite revenir sur la décision qui a été prise il y a deux semaines sur l'impossibilité de son exclusion."
Aussitôt, un bourdonnement de conversation s'enflamma autour de la table alors que la Reine-Mère observait avec minutie la femme en face d'elle.
"Comprenez-vous, Mademoiselle Swan, qu'il s'agit d'une décision définitive !" S'écria l'un des membres du conseil.
"Monsieur ?" Demanda Bella avec fermeté.
"John Dowling." Répondit-il.
"Bien alors, Monsieur Dowling, vous comprenez parfaitement qu'il s'agit ici d'une demande pour le bien de Mademoiselle Young et non d'une demande faite à la légère. Et que le regard définitif de cette décision va à l'encontre de ce que je veux pour Claire !"
"Mais Mademoiselle Swan, vous n'êtes pas en charge de décider la moindre chose ici." Répondit le conseiller avec un ricanement méprisant.
"Je le sais, mais vous l'êtes." Rétorqua-t-elle calmement. "Si vous pouviez au moins me laisser la moindre seconde d'expliquer le bien-fondé de cette demande. Je me ferais une joie de le faire, Monsieur."
"Je n'ai jamais vu autant de suffisance..."
"Cela suffit, John." Coupa la Reine-Mère. "Laissons Mademoiselle Swan s'expliquer au lieu de l'attaquer inutilement."
"Merci Madame. Claire a déjà émis la demande de pouvoir rentrer chez elle. Même si elle a semblé accepter le refus, la réalité est toute autre. Ces deux dernières semaines, Claire a été incapable de faire preuve de la moindre petite joie comme cela a pu être le cas au début. Netti, qui s'occupe d'elle, a fait savoir qu'elle avait des troubles du sommeil assez importants, s'inquiétant qu'une autre candidate décide de la cibler à nouveau. Elle a aussi perdu l'appétit et commence à perdre du poids. Sur une silhouette aussi fine que la sienne, cela en devient alarmant. Je sais que cela peut paraître dérisoire pour certains d'entre vous." Commença Bella.
Elle avait à parler calmement et distinctement, un peu comme quand elle essayait de faire passer des notions compliquées à ces élèves lors de ces cours.
"Mais..." Reprit-elle. "Je tiens à vous rappeler que Claire n'a que 18 ans, qu'elle n'est que lycéenne et qu'elle a chamboulé sa vie pour participer à une compétition qui ne l'intéresse pas avec la peur d'épouser un homme qu'elle ne connaît pas et qu'elle n'a jamais rencontré. Claire est une adolescente et travaillant avec des adolescents, je sais pertinemment que c'est compliqué pour eux de gérer les émotions et les événements de façon rationnelle. Cela l'est déjà pour un adulte sur certains points, mais alors pour une adolescente qui est soumise à des pics d'hormones aléatoires cela relève de l'épreuve d'un marathon."
Elle aurait adoré avoir un vidéo projecteur afin de pouvoir projeter un diaporama retraçant toutes les recherches et les chiffres qu'elle avait pu trouver.
"Je ne suis à aucun psychologue et je ne veux pas m'amuser à diagnostiquer des pathologies. Toutefois, je veux seulement vous signaler que la dépression touche 8 % des adolescents à l'heure actuelle. Que la déprime peut s'associer à des idées suicidaires. Et je suis persuadée que cela ferait très mauvais genre d'avoir une candidate hors de compétition admis en hôpital psychiatrique pour traiter un traumatisme qui aurait pu être évité si celui-ci avait été écouté quand le signal d'alarme a été tiré plusieurs fois. D'ailleurs, le signal aurait déjà dû être entendu dès le premier jour où une jeune fille de 18 ans a pleuré à chaudes larmes dans une salle remplie de femmes qui n'ont absolument pas bougé le petit doigt."
Elle acheva son plaidoyer avec force et fierté. Qui s'intensifia quand certains conseils poussèrent à tort et à travers des cris ressemblant aux mots scandale, honte, arrogance.
"Les tests psychologiques montrent que Mademoiselle Young fait preuve d'une grande maturité." S'écria Rowling.
"C'est en général ce genre de phrase qu'utilisent les prédateurs sexuels pour justifier le consentement d'une adolescente qui ne sait même pas ce qu'elle veut faire de sa vie et qui change d'avis tous les deux jours."
"Vous m'accusez d'être un prédateur sexuel !"
"Non d'être simplement un homme, Monsieur." Répliqua Bella du tac au tac. "Un homme à qui on a répété depuis qu'il était un garçon que les sentiments et les sensations devaient être mis de côté, car c'est un garçon et qu'il doit absolument prouver sa virilité. Et par la même occasion invalidé les sentiments d'une jeune femme en détresse car incapable de les comprendre à leur juste valeur !"
C'était comme si un feu qui grondait en elle et qui avait le besoin de rugir.
"Alors, oui, peut-être que Claire fait preuve de maturité sur certains points, mais je vous rappelle que ces tests psychologiques ont des failles, qu'ils ne sont que cliniques et qu'ils ont été faits dans des conditions particulières et non dans des conditions réelles. En outre, je vous rappelle que certaines candidates ont prouvé la limite de ces tests. Dois-je vous rappeler l'incident du vomitif ? Ou celle avec Mademoiselle Malory ?"
"Non, Mademoiselle, cela me semble suffisant." Intervient finalement la Reine-Mère calmant par la même occasion l'agitation de la salle. "Vous nous avez prouvé des points intéressants qui méritent d'être étudiés avec soin."
"Mais Madame, de simples pleurs ne peuvent pas être un motif de renvoi !" S'insurgea un autre conseiller.
"Cela suffit maintenant, Lord Stefan !" Gronda la Reine-Mère.
Celle-ci attrapa et ouvrit le dossier en face d'elle contenant plusieurs papiers et une photo que Bella était incapable de voir. La Reine-Mère sortit une fiche bristol et laissa un léger sourire se dessiner sur ses lèvres.
"Vos tests montrent que vous avez un haut potentiel émotionnel, Mademoiselle Swan. Que vous venez de démontrer à merveille, prouvant que nos psychologues n'ont pas fait un mauvais travail."
"Je n'ai jamais dit le contraire, Madame."
"En effet... Toutefois, nous pourrions nous poser une question face à votre démarche ! Question qui est : jusqu'où êtes-vous capable d'aller pour pouvoir porter la couronne un jour et éliminer vos concurrentes ?"
Bella poussa un petit souffle avant de sourire doucement face à la question.
"Mais Madame, je ne suis prête à rien pour un simple bijou. Si je viens à être choisie pour être reine, c'est qu'il devait en être ainsi." Répondit-elle avec douceur et sincérité.
Ce qui laissa un blanc dans la salle. Aux vues du côté vindicatif qu'elle avait pu montrer, ils s'étaient tous attendu à une réponse du genre "tout" mais ce n'était pas le cas. Elle n'était pas ici pour causer du tort aux autres. Au moins, sa réponse eu le mérite de recevoir un hochement de tête approbateur de certains conseillers. Si cela pouvait lui permettre de faire sortir Claire de la compétition alors c'était tout ce qui comptait.
"Merci, Mademoiselle, vous pouvez disposer, nous allons réfléchir à nouveau à cette demande." Finit par dire la Reine-Mère.
Bella les remercia pour leur écoute. Peut-être aurait-elle dû mesurer un peu plus ses paroles, mais son instinct lui disait que la situation devenait urgente pour Claire. Et il y a bien une chose que Bella ne niait quasiment jamais, c'était son instinct.
"Joli collier, Isabella Swan." Entendit-elle alors que les portes se refermèrent derrière elle dans un bruit sourd.
Bella porta la main au collier qu'elle portait en continu depuis qu'elle l'avait reçu en cadeau à son anniversaire un an plus tôt. C'était un simple petit rubis ovale monté sur un pendentif en or qui semblait former une poire. La seule fois où elle ne l'avait pas porté, c'était le premier jour quand elle était arrivée au château. Le reste du temps, elle le portait en permanence, il était à ce jour son bien le plus précieux.
"Alors ?" Demanda Angela.
Elle l'avait attendu sagement dans le couloir menant au salon qui faisait office de première pièce avant d'entrer dans le bureau de la Reine-Mère.
"Sa Majesté a dit qu'ils allaient à nouveau réfléchir à la question."
"Et tu penses que cela va être positif ?" Demanda-t-elle inquiète pour sa nouvelle amie.
"Je l'espère, Angela, je l'espère." Répondit-elle dans un murmure, touchant avec nervosité son collier.
Oh oui, elle espérait de tout cœur que son plaidoyer ait été entendu. Il ne restait plus qu'à patienter maintenant et à observer les candidates se faire des petites échauffourées dignes d'enfants de cinq ans. Mais aussi comment tenir sa promesse envers Angela même si celle-ci tenait un peu mieux le coup, il allait falloir la faire sortir à son tour.
Trois heures plus tard, la patience de Bella fut récompensée par une Claire se jetant dans ses bras alors qu'elle se trouvait seule dans le jardin à la française. Bella avait eu le besoin de s'isoler de l'air ambiant qui pouvait être désagréable par moment. Dans un premier temps, Bella ne comprenait pas si la réponse avait été positive ou négative car Claire pleurait une nouvelle fois à chaud de larmes et tentait de dire quelque chose entre deux hoquets. Alors encore une fois, Bella sortit un mouchoir en tissu propre de la poche de son manteau. Relève le visage de la jeune fille et prit soin d'essuyer toutes ses larmes. Sans mot, cette fois-ci, Bella comprit l'issue de la demande au vu du soulagement qui marqua les traits de son visage. Claire était enfin libre de partir. Bella lui sourit soulagée de l'issue heureuse de la situation et lui embrassa le front. Claire la serra une dernière fois tout en marmonnant des remerciements avant de la relâcher et de partir en courant vers l'endroit où elle était précédemment. Ce fut la dernière fois que Bella vit Claire.
"Je ne sais pas ce que tu as fait, Swan pour faire partir la petite, mais ça me semble intéressant !" Interpella une voix derrière elle.
Voix qui appartenait à Leah Clearwater qui se trouvait sur l'un des balcons d'un des nombreux salons de ce château donnant sur les jardins à la française.
"Une alliance, ça te dit ?"
"Et pourquoi le voudrais-je ?"
"Et pourquoi pas ?"
"C'est ton seul argument Leah ?"
"Si je devais en voir une sur le trône dans l'hypothèse que j'échoue, bien évidemment, alors je préférerais que ça soit toi et plutôt que Lady-Je-Suis-Meilleure-Que-Toi."
"Et pas Angela ?" Demanda Bella avec un sourire face à l'amusement du surnom que Leah avait trouvé pour l'une des candidates les plus problématiques.
"Si elle avait quelques années de plus, elle aurait certainement été une adversaire de taille, mais je sais de source sûre qu'elle a un petit ami qui l'attend sagement à la maison."
"Tu sembles être bien renseignée."
"Et toi, tu sembles toujours capable de retomber sur tes pattes alors que je sais que tu ne viens pas de ce monde-là ! C'est drôle l'aisance que tu peux avoir pour éplucher une orange avec des couverts !"
Bella laissa échapper un rire véritablement amusé par la situation et se demandant qu'elle pût être la théorie du complot derrière les propos de Leah Clearwater."
"Que proposes-tu véritablement ?"
"Pas de coup bas, de l'entraide et une place dans le trio final !"
"Parce que tu as déjà fait le podium ?"
"Bien sûr, il est évident que nous y serons avec, malheureusement, la Lady. Ce qui est bizarre si tu veux mon avis !"
"Ah oui ?"
"Savais-tu que notre chère veuve Lady Esmé Platt s'est portée volontaire pour faire partie de la Tua Cantante, en soit ce n'est pas rare et interdit, non ce qui est étrange, c'est que son oncle n'est autre que Monsieur le comte Roumia Lord Stefan. Qui comme par hasard fait partie du comité d'organisation et qui est troisième dans l'ordre de succession !"
"Vraiment ?" Demanda Bella intéressée.
"Monte à bord et je t'en apprendrais plus !"
"A la condition que tu m'aides pour faire sortir Angela d'ici et que surtout, tu me dises en quoi tu mérites de gagner !"
Leah l'observa en silence un instant avant d'acquiescer.
"Amène tes fesses ici, Swan !"
Bella éclata de rire avant d'accéder à sa demande ou plutôt à son ordre. Après tout, si Leah visait juste et qu'elles se retrouvaient véritablement toutes les trois en finale alors cela risquait d'être un moment amusant. Car jamais Bella n'avait vu des femmes aussi diamétralement opposées que Leah Clearwater et Lady Esmé Platt et surtout qui affichait volontiers le mépris que l'une porte pour l'autre. Si pour le moment, Bella avait eu une position plutôt neutre, il était peut-être temps de changer de façon de faire. Après tout, elle avait une promesse à tenir.
Les deux semaines suivantes l'alliance avec Leah Clearwater porta ses fruits de façon plutôt remarquable car Nicole Casey, June Richardson, Jennifer Ford et Ashley Deweys firent leurs adieux à la compétition. Quand il avait été question d'organiser un dîner diplomatique, les quatre jeunes femmes avaient frôlé l'incident diplomatique avec le plan de table qu'elles avaient proposé. Ce qui n'avait pas été le cas pour le groupe qu'elles formaient avec Angela et la naïve Katie Marshall.
Ainsi à la fin de la septième semaine de compétition, il ne restait plus que neuf candidates ainsi que trois semaines de compétition. En ce dimanche soir, elles étaient toutes réunies dans le salon qui était utilisé à chaque grande réunion. Le programme des trois dernières semaines allait être donné ainsi que les véritables épreuves. Car pour le moment, elles ne semblaient avoir été jugées que sur leur compétence sociale.
"À partir de maintenant, chaque semaine, trois préposées à la couronne nous quitteront." Annonça la Reine-Mère. "Vous serez donc jugés que les qualités que la couronne estime qu'une reine se doit de posséder. Une reine incarne la vérité, la miséricorde, l'empathie et l'équité. Elle est forte, vertueuse et elle tient à la justice. Elle n'est pas insignifiante, égoïste ou manipulatrice. Certaines personnes dans cette pièce semblent posséder ces caractéristiques. Cependant même la quête première de la Tua Cantante est de trouver une reine au roi. Il ne faut pas oublier que derrière chaque roi se cache un homme. C'est pour cela que le roi Carlisle sera présent avec nous pour ces dernières semaines et passera du temps avec vous afin de déterminer qui pourra être la meilleure épouse pour lui."
La dernière annonce de la Reine-Mère eut le mérite de quasiment faire évanouir les trois grâces Gianna, Valentina et Bianca mais aussi d'ajouter de l'agitation aux autres candidates. Pour ce qui était de Bella, elle s'inquiétait de la réaction d'Angela qui avait pâli à l'annonce de la présence du roi et qui lui lança un regard nerveux. Montrant ainsi à Bella qu'il était urgent de la faire sortir de la compétition, car celle-ci devenait trop réelle pour la jeune fille. Elle se mordait les lèvres, montrant ainsi à tout le monde sa propre inquiétude. Une seule question trottait dans la tête de la brune : comment faire sortir son élève sans manquer de respect au roi, mais surtout allait-il être un allié ou un ennemi ?
Alors notre roi, ennemi ou ami ?
