Je ne possède aucun des personnages du film

Alors que Napoléon Solo s'apprête à passer une soirée tranquille chez lui, l'arrivée impromptue de Gaby et Illya risque de changer toute sa vie.

Ce texte répond à un cap ou pas cap qui est en fin de texte.

En espérant que cela vous plaise !

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


CREER UNE FAMILLE

Chapitre 7 : Une pause new yorkaise

Le soleil de juin baignait Central Park d'une douce lumière dorée, transformant la verdure en un havre de paix au cœur de la frénésie new-yorkaise. Gaby Teller, Illya Kuryakin et Napoléon Solo profitaient d'un rare moment de répit entre deux missions pour U.N.C.L.E., savourant la quiétude du parc avec le petit Napoléon Kuryakin, âgé de presque deux ans.

Ils avaient choisi un coin tranquille près de Bethesda Fountain, étalant une couverture de pique-nique sur l'herbe fraîche. Le petit Napoléon, image parfaite de ses parents avec ses yeux bleus perçants et son sourire espiègle, s'affairait autour d'un château de blocs colorés. Illya, accroupi à côté de son fils, l'aidait patiemment à empiler les cubes, son visage habituellement stoïque s'illuminant à chaque réussite de l'enfant. Gaby, vêtue d'une robe d'été légère, sortit d'un panier en osier des sandwiches soigneusement emballés et une thermos de thé glacé.

- J'espère que ça compensera le manque de mes fameux biscuits, dit-elle avec un sourire taquin en direction de Solo.

L'Américain, impeccable dans son costume trois-pièces malgré la chaleur, lui adressa un clin d'œil charmeur.

- Tant que c'est préparé par tes soins, Gaby chérie, ce sera parfait.

Illya leva les yeux au ciel, mais un léger sourire jouait sur ses lèvres.

- N'en rajoute pas trop, Cowboy. On est juste là pour se reposer et pique-niquer.

- Voyons, Péril, répliqua Solo en attrapant un sandwich, je ne fais qu'in compliment à ta parfaite épouse !

Leur badinage habituel fut interrompu par un cri joyeux. Le petit Napoléon avait abandonné ses blocs et se dirigeait maintenant vers eux d'un pas mal assuré, mais déterminé.

- Regarde-le marcher, dit Gaby avec fierté. Il a fait tellement de progrès depuis notre dernière mission à Rome.

Solo se pencha en avant, posant son sandwich.

- Allez, champion, encouragea-t-il. Viens voir tonton Napoléon."

Le petit garçon s'arrêta à mi-chemin, regardant tour à tour ses parents et son parrain. Ses petits sourcils se froncèrent dans une expression de concentration intense qui rappelait tellement celle d'Illya que Solo dut réprimer un rire. Puis, comme s'il avait pris une décision, le petit Napoléon tendit ses bras vers Solo et fit quelques pas hésitants dans sa direction.

- Ton... Ton...

Les trois agents se figèrent, leurs yeux s'écarquillant de surprise. Le petit garçon avait commencé à babiller depuis quelques mois, mais c'était la première fois qu'il semblait essayer de former un mot réel.

- Est-ce qu'il essaie de dire... commença Gaby, sa voix tremblant légèrement d'émotion.

- Tonton ! S'exclama soudain le petit Napoléon, ses yeux bleus brillant de joie alors qu'il atteignait enfin les jambes de Solo. Tonton !

Un silence stupéfait s'abattit sur le petit groupe. Solo, habituellement si éloquent, semblait avoir perdu l'usage de la parole. Il fixait le petit garçon avec une expression de pure stupéfaction, ses yeux brillant d'une émotion qu'il ne cherchait même pas à cacher. Illya fut le premier à retrouver sa voix.

- Eh bien, Cowboy, dit-il, un sourire rare étirant ses lèvres, on dirait que tu as fait une sacrée impression sur mon fils.

Ces mots semblèrent sortir Solo de sa transe. Il se pencha et souleva le petit Napoléon dans ses bras, le serrant contre lui avec une tendresse que peu de gens auraient cru possible chez l'espion américain.

- C'est ça, mon grand, murmura-t-il, sa voix inhabituellement rauque. Je suis ton tonton Napoléon.

Gaby s'approcha, posant une main sur l'épaule de Solo.

- On dirait que tu as gagné la compétition du premier mot, dit-elle avec un sourire taquin. Illya était persuadé que ce serait « papa ».

Illya grommela quelque chose en russe, mais son expression trahissait plus d'amusement que de réelle contrariété. Solo berça doucement le petit garçon, qui gazouillait joyeusement en répétant "Tonton" encore et encore. L'Américain sentit une boule se former dans sa gorge. Lui qui avait toujours fui l'attachement, qui avait passé sa vie à sauter d'une mission à l'autre sans jamais s'enraciner, se retrouvait soudain ancré par ce petit être qui le regardait avec tant d'amour et de confiance.

- Tu sais, dit-il doucement, s'adressant autant à l'enfant qu'à ses partenaires, je n'ai jamais vraiment eu de famille, pas au sens traditionnel du terme, en tout cas, quand ma mère s'est retrouvée veuve, ça a été compliqué…

Gaby et Illya échangèrent un regard. Ils connaissaient des bribes du passé de Solo, suffisamment pour savoir que son enfance n'avait pas été facile.

- Mais maintenant, poursuivit Solo, sa voix chargée d'émotion, grâce à vous trois, je sais ce que c'est d'avoir une vraie famille.

Illya s'approcha, posant une main sur l'épaule de son partenaire.

- Tu as toujours fait partie de cette famille, Cowboy, dit-il avec une sincérité rare, même si parfois tu es le membre le plus agaçant.

Solo laissa échapper un rire, sentant l'émotion le submerger.

- Attention, Péril. On pourrait presque croire que tu m'apprécies.

- N'en rajoute pas, répliqua Illya, mais son ton était affectueux.

Pour mettre fin à la discussion, Gaby les enveloppa tous les deux dans une étreinte, le petit Napoléon coincé joyeusement entre eux.

- Vous êtes impossibles, tous les deux, dit-elle en riant, mais je ne vous échangerais pour rien au monde.

Alors qu'ils se tenaient là, au cœur de Central Park, Solo réalisa à quel point sa vie avait changé. Il y a quelques années, il n'aurait jamais imaginé se retrouver dans cette situation : oncle et parrain d'un petit garçon adorable, membre d'une famille qui l'acceptait tel qu'il était, avec tous ses défauts et ses qualités. Le petit Napoléon se blottit contre sa poitrine, ses petites mains s'agrippant à sa veste de costume.

- Tonton, murmura-t-il une dernière fois avant de fermer les yeux, visiblement prêt pour sa sieste de l'après-midi.

Solo le berça doucement, échangeant un regard complice avec Illya et Gaby. Dans ce moment de quiétude parfaite, il se fit une promesse silencieuse. Il serait toujours là pour cette famille, pour ce petit garçon qui l'avait choisi comme "tonton". Il les protégerait, les chérirait, et ferait tout son possible pour être digne de la confiance et de l'amour qu'ils lui accordaient.

Alors que le soleil commençait à décliner, baignant Central Park d'une lumière dorée, les quatre membres de cette famille peu conventionnelle restèrent sur leur couverture de pique-nique, savourant simplement le bonheur d'être ensemble. Les sandwiches à moitié mangés et le thé glacé étaient oubliés, mais personne ne s'en souciait. Ils avaient trouvé quelque chose de bien plus précieux que toutes les missions et tous les trésors du monde : ils avaient trouvé un foyer, une famille à laquelle ils appartenaient vraiment et pour Napoléon Solo, ancien voleur, espion international et maintenant fier "tonton", c'était le plus grand trésor de tous.


Cap ou pas Cap d'écrire sur Bébé Napoléon qui dit pour la première fois tonton ou parrain (au choix) à Napoléon ?