Bonjour à tous !

Vous vous en foutez mais je viens de passer 1 heure à faire en sorte de pouvoir vous partager cette histoire... Un problème de mise en forme entre Google drive (sur quoi je travaille au départ), le document word et l'enregistrement sur le site.

Bref, je vous souhaite une bonne lecture, en espérant qu'elle vous plaira !

Je cite une chanson que j'apprécie énormément dans cet écrit. Je l'ai traduite en français bien sûr mais peut-être que vous la reconnaitrez si vous la connaissez !


- C'est marrant, pensa Tony alors qu'il jetait un coup d'œil circulaire sur les murs de béton brut incrustés d'humidité, c'est la deuxième fois que ça m'arrive… Et je ne sais toujours pas comment ça a pu arriver ! Faut vraiment être con pour tomber deux fois dans le même piège ! Sauf que cette fois, je suis tout seul avec mon putain de génie…

Pour comprendre, il faut retourner quelques heures en arrière, alors que Tony et les Avengers se bat-taient une énième fois contre un mille-et-unième vilain.

- Captain ils arrivent dans la rue perpendiculaire ! On va se faire prendre à revers ! Hurla Tony qui survolait la ville à la recherche d'aide à fournir aux habitants.

- Essaie de les attirer vers le bord de la ville Tony, il y a encore trop de monde ici !

- Bien reçu !

Cette fois-ci, l'équipe au complet ainsi que le S.H.I.E.L.D avait été dépassée. Ils avaient été alertés de l'attaque par les personnes qui mettaient des vidéos sur les réseaux sociaux et le S.H.I.E.L.D. avait immé-diatement envoyé sa meilleure équipe sur le site, mais trop tard : les dégâts étaient faits. Déjà, de nom-breux blessés inondaient les trottoirs et les autres, paniqués, couraient en tous sens pour échapper au courroux de cette armée invisible.

Les dégâts étaient bien là, mais ceux qui les infligeaient n'apparaissaient que de temps en temps à l'œil nu, comme s'il y avait parfois une interférence avec leur bouclier invisible et qu'ils apparaissaient comme un hologramme avant de s'effacer à nouveau.

Une fois sur place, Tony avait rapidement trouvé le moyen de les voir grâce à ses infrarouges et en avait donc informé toute l'équipe avant de retourner à la tour pour récupérer des lunettes et en distribuer à ses collègues d'infortune. Le combat était alors devenu plus égal.

Obéissant, pour une fois, à l'ordre donné par Captain America, Tony atterrit devant l'armée de clones et fit ce pour quoi il était le plus doué : énerver les autres.

- Aller bande de chiffes molles inutiles, venez voir Papa… Venez avec moi, je vais vous montrer un truc, vous allez pas en revenir ! Vous savez ce que c'est une fille ? Je veux dire, une jolie fille bien réelle ? Pas celle que vous trouvez sur un site de streaming X quelconque !

Toute l'armée en face de lui s'était arrêtée et certains membres se regardaient les uns les autres, l'air de se demander ce que cet homme faisait là, devant eux, à leur parler comme s'il n'éprouvait aucune crainte.

- Vous voulez voir ? Regardez !

Et sur ce, Tony fit apparaître un hologramme d'une mannequin quelconque probablement rencontrée à un gala de charité ou à une soirée. Tous les clones s'arrêtèrent cette fois vraiment pour regarder l'image. Tony et les autres ne savaient pas si cette armée était contrôlée par quelqu'un ou si les clones avaient leur propre cerveau et leur propre libre-arbitre. Ils ressemblaient en tout point à des humains, si ce n'est qu'ils étaient tous exactement pareils. Absolument tous !

- Alors, vous en pensez quoi ? Est-ce que ça vous intéresse ? On dirait bien, à voir vos têtes… Et ceux qui ne sont pas encore convaincus, sachez que si vous m'attrapez, je me rends. Alors… Qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on va se battre ? Ou bien vous comptez boire un café à attendre que mes copains vous torchent le cul à coups de massue ?

Il finit sa tirade avec un air innocent qui ne trompait personne. Mais toute l'armée se mit en mouvement et Tony s'envola rapidement pour ne pas se faire attraper. Il devait les emmener loin de la ville ? Alors il les emmènerait loin, très loin de la ville, dans une zone déserte où il n'y avait personne.

Derrière lui, toutes les chaussures des clones s'allumèrent comme une seule alors qu'ils s'envolaient comme un seul homme à la suite de Tony.

- OK Captain ils sont derrière moi, je les emmène le plus loin possible.

- Bien reçu Tony. Fais attention à toi. On arrive dès qu'on en a fini ici et qu'on a mis les civils à l'abri.

Tout en avançant le plus vite possible sans toutefois perdre les clones de vue, Tony se retournait de temps en temps pour en faire exploser quelques-uns. Le problème étant qu'ils étaient très nombreux et qu'ils se dédoublaient sans arrêt. Ils avaient remarqué que le seul moyen qui permettait qu'ils ne se mul-tiplient pas était tous de les détruire d'un coup. Mais bien sûr, c'était plus facile à dire qu'à faire…

Tony faisait donc en sorte de faire exploser un missile entre eux afin d'en faire exploser le plus possible d'un coup, mais la réaction en chaîne ne se faisait jamais comme il l'espérait et il en restait toujours qui se multipliaient pour reconstruire un nombre bien trop important pour lui tout seul.

Quand il arriva en vue de la première zone désertique, Tony lâcha un missile derrière lui, priant le dieu du chaos Loki de faire le plus de dégâts possibles et atterrit au milieu d'un champ de mines. Avec un peu de chance, en se posant, les autres allaient tous éclater !

Son missile n'avait pas fait beaucoup de dégâts cette fois encore, Loki devait toujours lui en vouloir pour la prison… En attendant, certaines mines avaient déjà explosé, détruisant un certain nombre de clones, mais il en restait encore… Et ils étaient bien trop nombreux !

Décidé à rester en vie, Tony s'envola à nouveau, mais une mine explosa juste sous lui et il fut propulsé à plusieurs mètres de là, sonné.

Les clones l'attrapèrent, le désarmèrent entièrement et le prirent avec eux pour retourner dans la base qui les avait fait naître.

- On le tient Maître.

- Parfait mes petits. Allez vous reposer, je m'occupe du prisonnier…

À New York, sans que les Avengers ne comprennent pourquoi, tous les clones étaient repartis alors que le combat était loin d'être fini. Décidant que ce n'était pas le plus important, ils se chargèrent rapidement des blessés qui furent pris en charge par une équipe médicale ou déportés vers l'hôpital le plus proche. Une équipe fut également mandatée pour retrouver les personnes disparues et la petite équipe de su-perhéros, sa mission terminée, retourna à la tour pour attendre le débriefing.

- Quelqu'un a vu Tony ? S'inquiéta le Captain qui examinait l'état de son équipe.

- Pas depuis que tu l'as envoyé avec l'autre armée.

- Tony ! Tenta Steve dans l'oreillette que chacun portait. Tony répond enfin ! Aller !

Après plusieurs essais infructueux de chaque membre de l'équipe, Steve donna l'alerte au S.H.I.E.L.D. pour qu'ils mettent une équipe sur la disparition de Tony. Certes cet homme était imbu de lui-même et adorait se faire désirer, mais il n'avait jamais disparu comme ça pendant une attaque, jamais pour des raisons non évidentes en tout cas.

- On ne va pas se mentir, commença Fury en arrivant dans la pièce d'un pas conquérant, ça n'a pas été votre meilleure bataille. Où est Stark ? Demanda-t-il soudain en lançant un regard circulaire dans la salle au cas où il se serait planqué.

- Bonne question, soupira Steve, inquiet malgré lui. Il n'est pas revenu de la mission que je lui ai confiée, or tous les clones ont disparu, donc il aurait dû pouvoir nous joindre. Mais il ne répond pas à nos appels par oreillette ou même par téléphone, Natasha a essayé.

- Vous avez alerté les agents ?

- Évidemment que j'ai alerté les agents Fury ! Ce n'est pas mon premier disparu ! Et ce n'est pas non plus ma première bataille ! Vous dites que ce n'était pas notre meilleur combat, mais vous étiez où vous pendant ce temps ? Vous regardiez en évacuant les blessés ? Bordel est-ce que vous avez vu qu'ils se multipliaient ? Est-ce que vous avez vu que plus on en tuait, autant il y en avait ? Est-ce que vous avez remarqué ça ? Ou bien étiez-vous trop occupés à contenir les dégâts que cette bataille pouvait causer ?

Alors que Steve s'était levé et faisait à présent les cent pas dans la salle en marmonnant dans sa barbe inexistante, toutes les personnes présentes le regardaient fixement, l'air ahuri. C'était la première fois qu'ils entendaient Steve Rogers, alias Captain America répondre à un de ses supérieurs ! Et jurer en plus de cela ! Il devait vraiment être inquiet pour Tony… Ou alors il était très en colère contre Fury et le S.H.I.E.L.D.

- La dernière fois que j'ai eu un disparu dans mon équipe, un disparu, pas un mort, c'était Bucky… Et vous avez vu ce qu'il est devenu… Alors, fit-il en haussant la voix alors qu'il se retournait vive-ment vers Fury, il est hors de question qu'il en soit de même pour Tony ! Vous allez tout faire pour le retrouver Fury, le menaça-t-il en avançant vers lui, un doigt pointé au milieu de sa poitrine, ou c'est moi qui le retrouverai, et ce peu importe le temps que ça me prendra ! Est-ce bien clair ?! Avec tous les moyens que vous avez sous la main vous devriez pouvoir le retrouver rapidement ! Il s'est déjà fait kidnapper une fois de trop. Pour cette deuxième, il est hors de question que ça dure autant !

Alors que Steve bataillait pour que tout le monde soit mis sur le pont afin de retrouver Anthony Stark le plus vite possible, Iron Man était au fond d'une geôle, les fesses posées sur une planche avec une couver-ture élimée qui faisait office de lit.

- Hé les gars, ce serait gentil bien gentil de vouloir me dire ce que je fous là ! Non parce que vous êtes mignons tout plein mais j'ai pas que ça à faire moi hein ! J'ai des femmes et des fans à con-tenter, des autographes à signer, une ville que vous avez détruite à reconstruire, des gens à re-trouver et à emmener dans les hôpitaux parce qu'ils sont blessés par votre faute, enfin faut que je travaille quoi ! Ah et puis j'ai un projet sur le feu aussi ! Allez quoi, soyez mignons !

- Ferme-là Stark ! Ici c'est moi qui pose les questions. J'ai entendu dire que tu avais créé un nou-veau réacteur ARK ? Et si tu me le faisais ? Demanda une voix d'homme derrière la porte de la cel-lule.

- J'aime bien savoir à qui je parle, un reste de mon éducation sans doute…

- Tu ne le sauras pas Stark.

- Alors je ne ferai rien dans ce cas. Les contrats ça se passe avec une signature, donc en personne, s'il n'y a pas de contrat, il n'y a pas d'engagement de ma part. Donc c'est non.

- Vous êtes énervant Stark.

- Oui je sais, on me l'a souvent dit et on continue encore de me le répéter, la preuve !

- Antoine, Dräger !

À ce cri, deux hommes ouvrirent la porte de la cellule et y entrèrent avec un sac en toile pour s'approcher de Tony.

- Sérieusement, fit le brun en regardant les deux hommes, l'un de vous s'appelle Antoine ? C'est pas très intimidant ça pour un homme de main… C'est pas du tout flippant… Dräger oui, ça, c'est flip-pant ! Quoique… maintenant que j'y pense… Il me semble qu'il y a une société de matériel médi-cal qui s'appelle un peu pareil alors du coup ça casse tout. Désolé les gars, je crois que je viens de vous casser votre entrée, mais faites comme si j'étais pas là surtout hein, je voudrais pas vous embêter. Après tout…

- Oh mais la ferme bordel !

- Mais dis-donc, quel langage châtié ! Toi tu plairais au Captain, c'est sûr ! Il t'en collerai une ou deux bien senties pour tous ces gros mots qui viennent de sortir de ta bouche. J'aimerais bien voir ça… Finit-il avec un air rêveur et un sourire en coin.

Alors que les deux hommes grognaient de rage et que Tony piaillait toujours des choses futiles, l'un des hommes de main lui mit le sac en toile sur la tête alors que le deuxième l'allongeait sur une chaise de dentiste.

- Sérieux ? Vous allez me faire le supplice de la noyade ? Vous savez que ça va pas fonctionner pas vrai ? J'ai toujours pas vu votre copain donc le contrat ne se passera pas. Et si vous me tuez, il ne pourra jamais avoir son réacteur pour je ne sais quelle putain d'arme à la con. Alors, toujours partant les gars ? Vous voulez pas demander l'accord de votre chef d'abord ? Ce serait dommage qu'il se rende compte une fois que je suis mort que c'était pas une bonne idée… Parce que figu-rez-vous que depuis mon dernier kidnapping j'ai une peur panique de l'eau si je ne suis pas dans mon armure. Alors si vous me faites ça, je vais m'évanouir. Et tout le monde sait que si on s'évanouit alors qu'on se noie… Le résultat est inévitable.

- Stark… Tu es absolument énervant. Bien, tu voulais me voir ? Je suis là. Alors maintenant fais moi ce réacteur. Et active toi !

Les deux hommes de main retirèrent le sac sur la tête du prisonnier et il put enfin voir qui était l'homme responsable de son enlèvement.

C'était un homme paradoxal, très paradoxal même. Il avait une taille marquée, des hanches comme celles d'une femme, un visage fin aux traits doux, des yeux verts en amande, un teint de porcelaine, et une voix bien trop grave pour son physique androgyne.

- Ok alors désolé de te décevoir mon gars mais petit un, va falloir que tu trouves d'autres surnoms à tes petits copains ici présents parce que c'est pas du tout intimidant. Non mais sérieux ? An-toine ? Et Dräger ? Bon d'accord au premier abord Dräger c'est cool ! Mais en fait pas du tout ! C'est le nom d'une machine respiratoire ! Bref ! Petit deux… sérieusement ?! C'est toi qui a cette voix hyper grave alors que t'as ce look ? T'es grave mignon en vrai mais ta voix ne correspond pas du tout. Mais alors mais pas du tout, du tout !

- Ferme-la Stark. Et fais-moi ce réacteur. Ou alors le supplice de la noyade ne sera qu'une partie de rigolade à côté de ce que je te ferai subir, lui chuchota l'homme au creux de l'oreille.

- Tu veux pas dire des choses un peu plus sympa quand tu fais ça ? Non parce que normalement ça m'excite qu'on me chuchote des choses à l'oreille. Mais là j'avoue que des menaces de torture c'est pas…

- Ta gueule bordel ! Non mais c'est pas vrai… Se plaignit le geôlier en se prenant l'arête du nez entre deux doigts. Tu es…

- Insupportable ? Je sais. C'est ce qui fait mon charme !

- Passons, s'exaspéra le geôlier en prenant une longue et profonde respiration pour retrouver un mi-nimum de calme. Tu as besoin de quoi Stark ?

- D'une liste de choses que je ne suis pas sûr que tu puisses te procurer. Mais enfin si tu y tiens…

Tony lui fit la liste complète de ce dont il avait besoin pour faire le réacteur ARK. Il espérait de tout cœur qu'il serait sauvé avant qu'il n'ait plus le choix que de donner le réacteur. Et, pour le moment, il allait devoir faire en sorte que son geôlier ne se doute pas qu'il fabriquait le modèle réduit avec des erreurs pour qu'il ne puisse jamais l'utiliser.

Les jours passèrent sans que Tony ou Steve n'aient de nouvelles de l'autre. Le Captain s'impatientait sé-rieusement et le faisait savoir tous les jours à Fury en débarquant plusieurs fois par heure dans son bu-reau. Quant à Iron Man, il comptait les minutes en prenant tout son temps pour construire le modèle réduit de son réacteur ARK nouvelle génération.

Dans sa cellule, mangeant de temps en temps un bout de pain et un verre d'eau, Tony avait tout le temps de réfléchir. Alors, pour une fois, il prenait vraiment le temps de le faire. Et comme il connaissait parfai-tement le modèle qu'il devait reproduire pour avoir travaillé dessus de nombreuses fois, il pensait à des choses moins professionnelles cette fois-ci.

- Bon voyons voir… Qui est-ce qui pourrait bien vouloir venir me chercher ? Fury ? Fit-il mine de ré-fléchir. Certainement pas ! Explosa-t-il de rire. Il serait plutôt du genre à empêcher les autres de le faire ! Romanov ? Pas si elle a l'ordre de ne pas le faire… Tout comme Hawkeye ! Hulk alors ? Non, rit Tony en s'écartant quelques secondes de son travail, franchement non ! Il serait capable de tout dévaster sur son passage ! Et si… Le Captain ? Il pourrait peut-être venir lui… Enfin… S'il accepte de contredire les ordres. À mon avis, Fury va interdire à l'équipe entière de venir jusqu'ici. Donc s'il veut venir, il va devoir désobéir à un ordre direct. Je sais bien que notre relation s'est amélio-rée mais certainement pas à ce point !

En effet, la relation entre Tony et Steve s'était considérablement améliorée. D'une relation cordiale et polie, ils en étaient venus à se parler de façon quotidienne pour échanger sur tous les sujets. Ils dialo-guaient parfois pendant des heures entières sans se lasser, que ce soit sur le canapé, sur les tabourets de bar ou même assis dans le couloir d'un étage de la Tour !

Parfois, leurs discussions dérapaient un peu et ils finissaient par flirter légèrement. Rien de phénoménal bien sûr, mais suffisamment néanmoins pour faire rougir une pucelle comme s'amusait à dire Tony.

Alors, coincé comme il l'était dans cette prison malodorante et humide, Tony espérait très sincèrement que Steve viendrait le chercher… Il l'espérait tellement qu'il continuait chaque soir à lui parler, comme s'ils étaient encore ensemble à la Tour. Et à chaque fois, il se faisait l'effet d'être un idiot à parler tout seul dans le noir !

À l'autre bout du monde, Steve Rogers essayait tant bien que mal de passer outre le temps qui passe. Il se déplaçait plusieurs fois par jour dans le bureau de Fury et, s'il n'arrivait pas à le voir, il l'appelait jusqu'à ce qu'il réponde.

Cela faisait déjà presque deux semaines que Tony avait disparu. Et ce treizième jour était celui de trop ! Steve débarqua dans le bureau de Nicholas Fury en criant sur tous ceux qui tentaient vainement de lui barrer le passage.

- Cette fois ça suffit Colonel !

- Monsieur Rogers, soupira Fury en se retournant vers le Captain qui entrait dans son bureau comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Que me vaut, encore, le plaisir de votre visite ?

- Qu'avez-vous trouvé pour Tony ? Où est-il ?!

- Nous ne le savons pas encore Captain.

- Dans ce cas, je vais le trouver moi-même ! Bonne journée Colonel, et à plus tard !

Dans un volte-face rageur, Steve Rogers quitta le bureau en remettant bruyamment son bouclier en place.

- Rogers ! L'appela Fury du seuil de la porte, énervé qu'il parte ainsi.

- Allez vous faire foutre Fury !

Tous ceux qui pouvaient l'entendre arrêtèrent immédiatement ce qu'ils étaient en train de faire. Steve Rogers, Captain America, le Gendre idéal de l'Amérique et Super Soldat venait de jurer et d'envoyer se faire voir son supérieur direct ?!

Sans s'émoustiller de l'émoi qu'il venait de causer, le blond continuait son chemin, ordonnant à tous ceux croisant sa route de se pousser sur le champ. Et si la personne ne se poussait pas, il passait malgré tout, bousculant un peu l'agent au passage.

Il se dépêcha de rentrer à la Tour, slalomant entre les voitures avec sa moto pour gagner quelques pré-cieuses minutes. Dès qu'il fut arrivé, il fit contre mauvaise fortune bon cœur et s'adressa directement à Jarvis, la voix des murs.

- Monsieur Jarvis ?

- Que puis-je faire pour vous Monsieur Rogers ?

- Savez-vous où est Tony ?

- Non Monsieur.

- Pourriez-vous le retrouver ?

- S'il a bien le dernier modèle d'ARK miniature qui maintient les shrapnels loin de son cœur, alors j'ai peut-être une chance de le trouver en effet. Je suis en train de faire les calculs depuis déjà quelques heures après plusieurs autres échecs.

- Et s'il ne l'a pas ?

- Alors nous devrons trouver une autre solution…

- Très bien. Trouvez-le Jarvis. Et faites vite !

L'intelligence artificielle ne répondit pas, se contentant de se remettre au travail sans discuter. Pendant plusieurs heures, il n'y eut aucun bruit dans le penthouse de la Tour Avengers. Absolument aucun bruit hormis la silencieuse respiration de Steve qui s'était posé sur le canapé avec une photo de Tony.

C'était idiot, mais le brun lui manquait. Il avait pris l'habitude de leurs petites ou longues discussions à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, quel que soit l'endroit, le sujet ou bien la durée. L'humour cynique du milliardaire avait eu raison de l'impassibilité du soldat et de sa réserve constante. Pour une fois, il se laissait réellement aller avec quelqu'un, ils parlaient de tous les sujets sans aucune gêne ni ta-bou sans qu'il n'éprouve le moindre remord. Et il devait bien avouer que c'était agréable.

Il était donc hors de question qu'il le laisse moisir là-bas jusqu'à ce que le S.H.I.E.L.D se décide à faire quelque chose !

- Je crois l'avoir enfin trouvé Monsieur Rogers.

À ces mots, Steve bondit du fauteuil comme un clown hors de sa boîte et s'approcha de l'écran au milieu du salon.

- Où est-il Jarvis ? Dis-moi !

- Il semblerait… Il semblerait qu'il soit en Australie Monsieur. À Adélaïde très précisément. Je vous envoie l'adresse sur votre Starkphone Monsieur. Je pense que vous pouvez prendre le jet de Monsieur Stark sans soucis. Prenez de quoi vous occuper, le vol va durer une journée entière. Il vous pardonnera facilement. Je vais prévenir le pilote.

- Je pourrai y mettre ma moto ? Ce sera plus simple que de prendre une voiture là-bas.

- Bien sûr Monsieur.

- Génial. Merci Jarvis !

- Ramenez-le entier Monsieur, et vous avec !

Steve sourit dans le vide et courut à sa chambre pour préparer ses affaires. Il n'allait pas mettre sa tenue de héros, bien trop voyante, et allait également éviter la tenue de soldat qui détonnerait parmi les ci-toyens. Il allait donc opter pour un simple pantalon et un haut pratiques en toutes circonstances. Être à l'aise dans sa tenue quand venait le moment de se battre était indispensable !

Son barda sur l'épaule et le nouveau bouclier créé par Tony dans la poche, il descendit le plus vite pos-sible au parking du sous-sol et enfourcha sa moto. Pour une fois, il ne respecta absolument pas les limita-tions de vitesse, se contentant seulement d'arriver au plus tôt sur l'aérodrome où l'attendait le jet privé de Tony.

Dès qu'il entra sur la piste, le pilote fit ouvrir la soute et il put y mettre sa moto.

- Bonjour Monsieur Rogers. Jarvis m'a dit que vous vouliez aller en Australie pour récupérer Mon-sieur Stark ?

- C'est exact. Pouvez-vous m'y emmener ?

- Bien sûr ! Installez-vous, le vol va être un peu long. Quand j'ai su où vous vouliez aller j'ai pris l'initiative de prendre deux autres équipes pour qu'on puisse se relayer aux commandes et que vous arriviez le plus vite possible.

- Excellente idée ! Nous partons ?

- Allons-y !

Une fois tout le monde à bord et attaché, le jet prit son élan pour décoller de la piste d'envol. Dans l'avion, Steve découvrait les fastes que s'accordait Tony quand il voyageait dans les cieux. Les alcools les plus forts et les plus goûteux, une petite bibliothèque avec tous types de lectures, un jacuzzi et des hô-tesses merveilleuses. Même si Steve n'était plus sensible aux charmes féminins depuis un moment.

- Puis-je vous servir quelque chose Monsieur Rogers ? Lui demanda une hôtesse en lui tendant une serviette chaude pour se laver les mains.

- Je vous remercie, pas tout de suite. Plus tard sûrement, mais j'ai mangé il y a quelques heures à peine. Le trajet va être long, je me garde donc le droit de vous demander plus tard, finit-il avec un sourire charmeur.

La demoiselle rougit avant de partir rejoindre ses collègues. Il n'y avait pas à redire, Steve Rogers était bien le gendre idéal de l'Amérique !

Dans son fauteuil, le blond laissa son regard se perdre parmi les rares nuages blancs du ciel bleu. Il avait hâte d'atterrir !

De nombreuses heures plus tard, alors qu'il s'était assoupi sur son fauteuil confortable, Steve fut réveillé par une hôtesse.

- Veuillez mettre votre ceinture s'il-vous-plaît. Nous n'allons pas tarder à atterrir, lui demanda-t-elle alors qu'elle débarrassait sa table.

- Je vous remercie.

Le soldat attacha sa ceinture et ferma les yeux pour se préparer à l'atterrissage. Autant le décollage et le vol ne le dérangeaient pas, autant l'arrivée était bien plus intimidante pour lui. Enfin, ce n'était rien com-paré à ce que devait vivre Tony actuellement !

- Alors Stark ! L'interrompit un garde entrant dans la pièce qui lui servait à la fois de laboratoire et de cellule. Où en est le réacteur ARK ?

- J'aurais bien une réponse, mais je ne suis pas sûr qu'elle te plaise Antoine, répondit Tony avec un sourire cynique et un petit rire très discret. Il est en phase terminale de fabrication, enchaîna-t-il rapidement avant que le dit Antoine ne comprenne ce qu'il avait dit. Tu vas bientôt pouvoir annon-cer à ton maître que j'ai fini mon gars. Mais encore un peu de patience.

- Bouge-toi Stark, on a pas tout notre temps.

- Mais oui, mais oui.

Le garde sortit de la cellule et referma à double tour derrière lui en donnant les ordres aux deux soldats postés en faction.

Laissé seul face à son prototype, Tony croisait les doigts. Il arrivait vraiment à l'étape finale de la concep-tion de l'ARK miniature. Et même s'il y avait glissé des erreurs, il espérait vivement que quelqu'un vienne le chercher avant que l'autre homme ne mette la main dessus. Car, s'il arrivait à l'obtenir, il finirait sûre-ment par trouver les quelques problèmes qu'il avait créés dans son invention.

Alors pour la il-ne-savait-combientième-fois Tony croisa les doigts si fort que les jointures de ses pha-langes blanchirent sous l'effort. Et il supplia Fury, Steve et tous les membres des Avengers de venir le chercher, même s'il n'était pas dupe…

En dernier recours, il avait travaillé également sur une bombe qui aurait la capacité d'atomiser tout le complexe où il se trouvait. Et tant pis pour les pertes collatérales : il ne pouvait permettre que des mains malintentionnées tombent sur son réacteur ARK. Car même s'il y avait glissé des défauts de fabrication, la base de la technologie du réacteur était bien là. Et il suffisait de quelques bons ingénieurs pour réparer les dégâts qu'il avait intentionnellement causés dans la conception.

Soupirant pour se redonner courage, Stark se remit à l'ouvrage, patientant jusqu'à ce qu'une des deux options se réalise.

Alors qu'il était concentré sur son établi, Tony entendit un véritable brouhaha au dehors de sa cellule. Il lui semblait que les gardes s'excitaient, s'enfuyaient et tiraient dans tous les sens. Mais cela était idiot n'est-ce pas ?

- Mais butez-le bordel ! Entendit-il à travers ce qu'il supposait être des hauts-parleurs disséminés dans la base.

- Mais il est partout à la fois patron ! On n'arrive pas à le cerner ! Ah, ça c'est Dräger, pensa Tony en tendant l'oreille. Il tue nos hommes comme s'il faisait une simple promenade de santé.

La phrase se termina en un hurlement de douleur tandis que le retentissement des balles résonnait sur ce qu'il semblait être du métal. Et ce bruit rappela à Tony un projet qu'il avait mené à bien. Un projet qu'il avait mené à bien pour quelqu'un.

- Steve ? Chuchota-t-il dans sa cellule, comme si l'appeler plus fort allait faire disparaître cette déri-soire illusion de victoire.

N'osant définitivement pas y croire, il secoua la tête, fit abstraction de tout le tintamarre qui résonnait au loin et se concentra à nouveau sur sa tâche. Il était temps de finir cette bombe qu'il avait pour projet de faire exploser au péril de sa vie. Parce qu'il ne devait pas se voiler la face, personne ne viendrait le cher-cher. Après tout, il ne manquerait à personne !

- Tu vas me dire où il est bon sang ?! S'impatienta le Captain alors qu'il plaquait un homme au mur, le tenant par le col de sa tenue de soldat.

L'homme ne put rien répondre tant la prise était forte sur son cou. Il s'effondra au sol pour reprendre son souffle, l'air lui faisant mal en entrant dans sa trachée. Il prit plusieurs inspirations profondes, espé-rant que le soldat devant lui s'impatienterait suffisamment pour l'abandonner ici. Mais il ne connaissait pas la patience et l'acharnement légendaire du Capitaine Steve Rogers…

- Alors ? J'attends !

- Il… commença-t-il en réponse, ce simple mot lui donnant l'impression que ses cordes vocales s'embrasaient. Là, se résolut-il à révéler en tendant le doigt vers le bout du couloir.

Steve leva le regard. Au fond du corridor éclairé par de simples braseros, se dessinait une porte en métal avec une minuscule fenêtre en haut de celle-ci. Il assoma le soldat d'un coup de bouclier et s'avança vers sa destination. Il savait déjà où était Tony, mais il avait d'abord quelque chose à faire… Celui qui lui avait arraché son plus proche ami devait payer pour cet acte !

Arrivé au niveau de la porte, Steve tenta d'apercevoir quelque chose à travers la petite fenêtre mais, si quelqu'un se trouvait à l'intérieur, il fut incapable de voir quoique ce soit. Il soupira, résolu. Décidément, rien n'était facile dans cette mission de sauvetage.

- Soit vous ouvrez cette porte, demanda-t-il d'une voix forte et menaçante, et nous aurons une dis-cussion relativement agréable, soit je défonce la porte et je vous prie de rédiger immédiatement votre testament. Et n'essayez même pas de me faire croire qu'il n'y a personne dans cette pièce. Toutes les autres sont vides, je vous ai entendu parler à travers les haut-parleurs et votre soldat en armure scintillante vous a trahi. Alors ? Votre réponse ?

Évidemment, la porte ne s'ouvrit pas et personne ne lui répondit.

- C'aurait été bien moins douloureux pour vous si vous aviez choisi la première solution, mais soit. Je ferai comme il vous plaira. Votre testament est-il rédigé ?

Ces mots à peine prononcés, Steve recula de quelques pas, prit son élan et courut vers la porte en sau-tant dessus, son bouclier en avant. La porte en métal renforcé fit un grand bruit mais resta à sa place. Le soldat recommença encore et encore. Et, à chaque nouveau coup porté, la porte tenait de moins en moins. Finalement, elle se décala du mur, comme arrachée à ses racines. Deux autres coups suffirent à la faire tomber, Steve debout dessus, les deux pieds posés sur son bouclier.

Prenant son temps, il se pencha, ramassa son arme et jeta un regard circulaire dans la pièce. Cela avait tout l'air d'être une salle de contrôle à en juger par les différents écrans et micros qui jonchaient les bu-reaux. Et, au milieu, devant trois ordinateurs allumés, se tenait un homme armé.

- Si vous faites un pas de plus, je tire.

- Et bien tirez. Que voulez-vous que ça me fasse ? Se moqua Steve en avançant, regardant droit dans les yeux noirs de peur et de rage de l'autre homme.

Surpris un instant, l'homme mit quelques secondes à mettre ses menaces à exécution. Et, lorsqu'il le fit, Steve leva simplement son bouclier devant lui. Les balles heurtèrent la surface du vibranium sans même y créer une rayure. Quand le flot de tirs se tarit, le Captain abaissa son bouclier sans le ranger.

- C'est bon, demanda-t-il, vous avez fini ?

- Mais… Mais comment ? S'alarma l'homme en reculant autant qu'il le pouvait.

- Vous, vous n'avez pas lu vos classiques n'est-ce pas ? Se désespéra faussement Steve alors qu'il continuait d'avancer. Ceci, expliqua-t-il en montrant son bouclier, est du vibranium. C'est un métal très rare, quasiment indestructible qui m'a été offert par mon plus proche ami. Vous savez, cet ami que vous avez kidnappé et emprisonné ? Et, comme vous vous en doutez sûrement, je viens le chercher. Quant à vous, je suis désolé, mais je ne vais pas pouvoir vous épargner. Je vais déro-ger à ma règle pour une fois. Alors, ce testament ?

Le geôlier, cette fois complètement effrayé et malheureusement adossé au bureau derrière lui, ne voyait plus aucune échappatoire. L'homme qui lui faisait face semblait déterminé. Après tout, il avait vaincu toute son armée à lui seul pour venir jusqu'à lui ! Et ce bouclier… Il semblait invincible ! Comment pou-vait-il espérer gagner face à ça ?!

Désespéré, il prit une arme plus petite et la pointa sur sa tempe, dans une vaine tentative de faire réflé-chir son assaillant.

- Si vous faites un pas de plus, je tire.

- Et encore une fois, que voulez-vous que ça me fasse ?

- Vous ne savez pas où est enfermé votre ami, sourit-il avec mauvaise foi.

- Oh sur ce point, fit Steve avec un sourire innocent, vous vous trompez. Je peux me montrer très persuasif vous savez. Vos soldats sont bien plus loyaux à leur vie qu'à vous. Assurez-vous de l'allégeance de vos sbires dans votre prochaine vie. Cela vous évitera peut-être cette situation. Alors ? Vous tirez, ou c'est moi qui le fait pour vous ?

À la fois ahuri par les propos du blond devant lui et par son attitude nonchalante alors qu'il menaçait de le tuer, l'homme ne bougea pas d'un iota. Si bien que Steve fut juste devant lui quelques secondes plus tard.

- Vous savez, se désola Steve, je déteste avoir du sang sur les mains. Ayant déjà fait la guerre, j'estime en avoir assez. Mais je peux largement faire une exception pour vous. Prêt ? Oh peu m'importe ! Vous êtes trop lent à vous décider !

Steve amorça le geste pour appuyer sur la détente mais, dans un mouvement de panique, sûrement pour sauver sa misérable vie, l'homme voulut retirer sa main du pistolet et serra malencontreusement les doigts ; qui appuyèrent sur la gâchette.

Le Captain ferma les yeux alors que le crâne de l'homme explosait devant lui.

- Oh bordel sérieux ! Il est débile celui-là, fit-il en soupirant, se retournant vers la porte pour sortir de la salle. Au moins, on ne pourra pas dire que c'est de ma faute, sourit-il, enfin… pas complète-ment.

Sur ce, il se mit à courir en rangeant son bouclier. Maintenant que la voie était dégagée, il pouvait aller chercher Tony et le ramener au jet !

- Tonyyyyyyy ! Hurla-t-il dans la base, espérant se faire entendre à travers les nombreux couloirs qui le séparaient de lui.

Au loin, dans une cellule sentant le renfermé et la moisissure, Tony Stark crut entendre son prénom être hurlé à travers la brume qui avait enveloppé son esprit. Quand il se plongeait complètement dans ses expérimentations, il faisait totalement abstraction de ce qu'il se passait autour de lui et les choses lui parvenaient comme éloignées, très éloignées et très inutiles. Si bien qu'il décida que ce n'était que le re-flet de son envie la plus chère à cet instant et se reconcentra sur sa tâche.

Mais quand la porte de sa cellule explosa littéralement, Tony ne put que se retourner vers l'origine du vacarme, les yeux grands ouverts et la bouche pincée. Qui osait le perturber dans son travail ?!

Quand il s'aperçut de la personne responsable de ce brouhaha, le brun sentit son monde s'écrouler. Quelqu'un… quelqu'un était venu le chercher ! Et ce n'était pas n'importe qui !

• Tony ? L'appela Steve qui ne pouvait pas le voir depuis l'entrée de la cellule.

• Là, lui parvint le faible murmure de Tony.

Se dirigeant comme il le put à travers la cellule au maigre son de la voix de son ami, Steve s'approcha de lui.

- Tony, sourit-il en arrivant à sa hauteur.

- Steve tu… résonna la voix tremblante d'émotion de Tony.

- Bien sûr que je suis venu, lui sourit Steve en retour, sachant très bien ce que le brun voulait dire.

Ce sourire, aussi simple et connu soit-il, fit oublier toutes ses dernières heures, ces derniers jours, à Tony. Parce que maintenant qu'il voyait Steve sourire, il savait qu'il était en sécurité et que tout allait bien se passer.

Sans dire quoique ce soit de plus, Tony s'approcha de Steve et lui serra la main en signe de remercie-ment. Mais le blond n'était pas d'accord avec ce simple geste de reconnaissance. Il profita donc de sa main dans la sienne pour le tirer à lui et le serrer contre lui, de toute sa force, ou presque, de Super Sol-dat.

- Tu vas me tuer là Steve.

Steve le relâcha brusquement avant de vérifier qu'il allait bien.

- T'inquiètes pas, ça va. Mais je ne serai pas contre le fait de rentrer chez nous si tu veux bien. Il faut juste que je prenne deux, trois trucs avant. Il est hors de question que je laisse ça ici. Si ça tombait entre de mauvaises mains, on ne sait jamais ce que…

- Tony.

- Quoi ? Se retourna le brun, alarmé et regardant tout autour de lui à la recherche d'un quelconque danger.

- Tout va bien, le rassura Steve en mettant ses deux mains sur ses épaules pour le faire le regarder. On va rentrer chez nous. Ton jet nous attend à l'aéroport et personne n'est au courant à la Tour, enfin, sauf Jarvis bien sûr. On peut prendre tout notre temps. La voie est libre et le restera tant que je serai là. Et tu es en sécurité avec moi, d'accord ?

D'un sourire pas aussi assuré qu'il aurait dû l'être, Tony acquiesça. Il se tourna ensuite vers son établi et récupéra sa bombe à peine achevée et le réacteur ARK miniature plein de défauts.

- On peut y aller, affirma-t-il en se tournant vers Steve.

- Tu es sûr de toi ?

- Oui, approuva Tony en hochant la tête pour appuyer ses dires.

Steve le prit par la main et, son bouclier dans la main droite, il avança prudemment parmi les couloirs les séparant de la sortie. Tony quant à lui regardait les conséquences du passage de Steve. Il s'était montré sans pitié ! Toutefois, en y regardant de plus près, le brun constata que tous les hommes et femmes de main qu'il croisait respiraient encore, plus ou moins faiblement certes, mais respiraient quand même. Souriant, heureux de retrouver quelque chose de normal, Tony pressa le pas et rattrapa Steve qui l'avait un peu devancé, lui tirant sur la main.

Ils arrivèrent bientôt dehors et la luminosité du soleil aveugla complètement Tony alors que Steve plissait également les yeux quelques secondes. Ses yeux habitués à la brusque lumière, le soldat tira le brun par la main pour l'emmener à sa moto. Il était plus que temps qu'ils partent d'ici !

- Attends ! L'interrompit Tony.

- Tu veux que je te laisse là ? Rit Steve.

- Très drôle Soldat ! Rit faussement Tony. Non, je voudrais qu'on leur fasse comprendre la leçon.

- On ne peut pas faire exploser ce repaire Tony, on est en pleine ville.

- Oui j'ai vu ça en sortant de ce coin paumé. Mais on peut les intimider suffisamment pour qu'ils ne pensent pas à recommencer…

- Et comment comptes-tu faire ça Monsieur le génie ? L'interrogea Steve en souriant alors qu'il croi-sait les bras sur sa poitrine.

- J'ai une petite idée… Figure-toi que ce truc que je tiens dans la main était censé être une bombe suffisamment puissante pour faire exploser le complexe tout entier.

- Était ?

- Je ne l'ai pas finie, déplora Tony en faisant la moue. Mais en son état actuel, elle peut émettre un gaz léger ! Et si j'y ajoute un peu d'un certain produit qui est dans ta moto, je peux le transformer en gaz hallucinogène ! Fit un Tony triomphant en levant les bras au ciel comme un savant fou ayant trouvé la façon de ramener les morts à la vie.

- Qu'est-ce que tu as mis dans ma moto Tony ?

- Oh, rien de bien méchant rassure-toi. Juste… quelques petites améliorations, sourit Tony, de fa-çon relativement innocente. Tu l'amènes ici ? En attendant je fignole ma bombe.

- Il est hors de question que je te laisse ici tout seul sans arme Tony, l'avertit Steve de sa voix de Capitaine qui ne tolérait aucune négociation.

Tony frémit à ce timbre de voix. Qu'est-ce qu'il lui avait manqué ! Mais ce n'était pas le moment de se laisser aller, ils avaient une mission à mener à bien et, ensuite, il se laisserait aller…

- Alors tu vas devoir me guider, parce que je dois absolument finir ce truc, et j'ai besoin de mes deux mains pour ça.

- J'ai une autre idée.

Sans lui laisser le temps de réfléchir à ce que pourrait être cette autre idée, Steve prit Tony sur son dos, le soutenant sous les fesses pour lui laisser les mains libres. La surprise passée, le brun s'installa conforta-blement : les mains devant Steve et la tête posée sur son épaule comme s'il faisait ça tous les jours.

- C'est pas mal comme solution, chuchota Tony à l'oreille du blond.

- Ne t'y habitues pas trop Stark, rit Steve en retour, faisant abstraction du frisson qui l'avait parcouru au souffle de Tony dans son oreille.

Les mains bien serrées pour éviter que son fardeau ne glisse, Steve entama la traversée de la ville les sé-parant de sa moto. Il avait hâte d'être enfin dans le jet qui les ramènerait à la tour !

Plusieurs minutes plus tard, alors que Tony était toujours concentré sur ses mains qui sortaient des outils de ses poches, Steve arriva enfin à sa moto. Il l'avait cachée comme il avait pu et personne ne l'avait tou-chée. Il prévint Tony qu'ils étaient arrivés et le lâcha quand il le vit retirer ses mains.

- Tu as fini ?

- Presque !

Lui laissant le temps de terminer son ouvrage, Steve s'installa sur son engin et mit le contact. La moto démarra en faisant un magnifique bruit de moteur puis attendit que son propriétaire lui donne l'ordre d'avancer. Le bruit qu'elle faisait était une douce mélodie aux oreilles des deux hommes et elle donna encore plus l'envie à Steve de s'en aller de cet endroit de perdition.

- Ça y est ! S'exclama finalement Tony, alors que Steve s'était perdu dans ses pensées.

- Parfait. Alors, de quoi as-tu besoin sur ma moto ?

- Faut que tu descendes beau gosse.

À peine surpris par le surnom, Steve descendit de son cheval d'acier et laissa Tony déclipser l'assise pour récupérer un petit tube à l'intérieur.

- Ça, expliqua-t-il, c'est ce qui va me permettre de transformer ce gaz inoffensif en gaz durement hallucinogène. Je ne vais pas t'expliquer exactement ce que c'est, c'est trop compliqué. Mais sache que ce n'est pas tout à fait légal… Alors pas un mot, le pria-t-il avec un clin d'œil conspira-teur.

Steve fit un serment silencieux qui les fit sourire tous les deux, avant que Tony ne se penche à nouveau sur son invention. De longues minutes plus tard, le brun se releva avec un magnifique sourire diabolique.

- C'est prêt.

- Tu fais peur avec ce sourire Tony.

- C'est le but ! Répondit-il bien trop joyeusement. On y va ?

- Oui, grimpe.

Tony s'installa derrière Steve et mit le casque pliable qu'il lui tendait. Il reconnaissait bien là le Captain : on ne monte jamais sur une moto sans avoir la protection adéquate ! Bon, ils avaient le casque mais pour une fois, ils allaient devoir se passer des manteaux rembourrés.

Alors que Tony réfléchissait à un moyen de faire des manteaux qui pourraient se ranger dans le petit coffre d'une moto, Steve filait à toute allure vers le complexe qu'ils avaient quitté une grosse heure plus tôt. Dès qu'il posa le pied à terre, Tony s'installa sur le seuil de l'entrée, actionna sa bombe hallucinogène et la lança aussi loin qu'il le put dans le couloir principal. La fumée allait de toute façon être tellement volatile qu'elle irait dans tous les recoins du repaire.

Sa tâche achevée, le brun remonta derrière Steve, referma ses bras autour de sa taille et posa sa tête sur sa nuque en fermant les yeux.

- Rentrons si tu veux bien. J'ai besoin…

- On y va Tony. Repose-toi en attendant, je m'occupe de tout.

Tony sourit. Oui, comme toujours depuis qu'ils avaient commencé à se rapprocher, il allait laisser Steve prendre soin de lui. Il allait le laisser le soutenir, le protéger et l'épauler comme il savait si bien le faire. Et lui allait se détendre et se laisser aller en profitant de la présence réconfortante du Soldat. Le génie ne mit que quelques instants à s'endormir et Steve sentit sa prise se desserrer quelque peu autour de sa taille. Il sourit. Tony… Il l'avait enfin récupéré.

Quasiment une heure plus tard, alors que Steve avait traversé la totalité de la ville et échappé à quelques policiers zélés, ils avaient enfin rejoint le tarmac où les attendait le jet privé de Tony.

- On est arrivés Playboy, chuchota Steve en penchant la tête comme il pouvait alors qu'il caressait les mains de Tony pour le réveiller doucement.

- Si je peux jouer avec toi, répondit le brun d'une voix endormie, alors je veux bien être un Playboy.

Steve rit alors que Tony se redressait en s'étirant. Ils descendirent tous deux de la moto et le blond l'approcha de la soute. Le pilote ne devait pas être loin. Le milliardaire fit le tour du jet pour se faire voir du cockpit et salua le copilote installé à son poste. L'homme ouvrit de grands yeux avant de se précipiter à l'arrière de la cellule de pilotage pour prévenir son commandant.

Quelques instants plus tard, l'équipe au complet descendait accueillir son patron.

- Monsieur Stark ! Crièrent-ils tous en coeur.

- Salut ! Fit maladroitement Tony en retour. Content de vous revoir.

- Est-ce que vous pourriez m'ouvrir la soute que je range ma moto ? Demanda Steve pour venir au secours du brun qu'il sentait mal à l'aise.

- Oui ! Oui bien sûr ! S'exclama le pilote, semblant revenir d'un rêve somptueux.

L'équipe, accompagnée de Tony, remonta dans le jet alors que Steve rangeait précautionneusement sa moto dans la soute et l'attachait. Il rejoignit ensuite son ami qu'il savait en mauvaise posture. Bien que sa condition l'ordonnait, Tony n'avait jamais été très doué avec les discours et autres marques d'affection et de courtoisie. Il en savait quelque chose ! Quoiqu'il n'avait rien à dire, n'étant pas beaucoup mieux lui-même…

- On peut y aller.

Comme à l'aller, plusieurs équipes prendraient le relais pour qu'ils atteignent New York aussi vite que possible. Même si, cette fois, ils étaient bien moins pressés…

- Steve…

- Oui Tony ? Lui répondit-il sur le même ton alors qu'ils étaient assis l'un en face de l'autre sur des fauteuils confortables.

- Tu es venu…

- Bien sûr que je suis venu Tony, lui sourit Steve en quittant sa place. Je te l'avais promis, lui rappela-t-il en s'asseyant à côté de lui pour poser sa main sur sa cuisse en un geste rassurant. Tu t'en sou-viens ?

Si Tony s'en souvenait ? Comment aurait-il pu oublier ! Mais il avait alors pensé que ce n'était pas vrai-ment une promesse. Plutôt une parole de réconfort dans une conversation anodine.

Ce jour-là, comme beaucoup d'autres, ils étaient assis dans un couloir de la tour - celui à côté de l'atelier de Tony. Ils discutaient de choses et d'autres quand Tony s'était laissé aller à ses souvenirs. Il s'était revu noyé dans les ténèbres, le missile sur le dos alors que le noir et les étoiles l'envahissaient et l'écrasaient de leur force. Il avait paniqué. Et Steve… Steve l'avait pris dans ses bras, devinant aisément ce qu'il se passait. Ce n'était pas la première crise de panique que Tony faisait en sa présence. Et ce ne serait sûre-ment pas la dernière. Pour le calmer, il lui avait alors promis qu'il pourrait toujours compter sur lui, qu'il serait toujours là pour lui. Qu'il vendrait même toutes les richesses de la Terre pour le retrouver et qu'il allumerait la lumière dans ses ténèbres pour qu'il continue à le voir. Qu'il serait capable de gravir toutes les montagnes et de franchir tous les océans pour le retrouver et le sauver. Et que s'il n'arrivait plus à dormir à cause de ses cauchemars, il serait là pour le bercer et veiller sur son sommeil. Parce que c'était ce pour quoi les amis étaient faits, qu'il comptait pour lui et qu'il donnerait sa vie pour le protéger. Et, par-dessus tout, qu'il serait toujours là pour lui et qu'il ne l'abandonnerait jamais.

Sur le moment, cela avait ramené Tony sur Terre. Il lui avait même crié dessus en lui disant qu'il ne méri-tait pas qu'on meure pour lui. Steve avait seulement souri et lui avait demandé si ça allait mieux. Calmé, Tony avait soupiré et répondu "oui" avant qu'ils ne repartent dans une toute autre discussion.

Depuis, ni l'un ni l'autre n'avait fait mention de ce serment et Tony l'avait relégué au rang de simple pa-role de réconfort. Aujourd'hui, alors que Steve était venu le chercher au bout du monde, il pouvait faire une croix sur ce terme. Cette promesse était véritablement un serment, et le soldat venait de le lui prou-ver.

- Merci, souffla-t-il, bien plus reconnaissant et touché qu'il n'arrivait à le faire paraître.

- Je suis vexé que tu aies pu douter de moi Playboy !

Tony lui sourit et laissa tomber sa tête sur son épaule. Il était épuisé. Autant moralement que physique-ment. Et la présence réconfortante de Steve lui donnait l'impression qu'il pouvait enfin se laisser aller véritablement au sommeil.

Tony s'endormit. Le blond sourit encore, attendri et fit un signe négatif à l'hôtesse qui voulut venir leur demander s'ils voulaient des rafraîchissements. Tony devait se reposer. Le temps que le génie récupère un peu, Steve laissa son regard vagabonder par la fenêtre. Il allait enfin pouvoir ramener Tony à la tour !

De nombreuses heures plus tard, le brun s'éveilla avec l'esprit comateux. Il se souvenait très bien que Steve était venu le chercher mais il ouvrit les yeux tout doucement malgré tout, craignant que ce ne soit qu'un rêve parmi tant d'autres. Mais quand il aperçut le cuir des fauteuils et la moquette de l'allée, il dut se rendre à l'évidence : il était bien en partance pour New York, en face de la silhouette rassurante du Captain !

A cette idée, un immense sourire illumina son visage. Il était temps de se laisser aller à présent…

- Quelle idée saugrenue traverse ton cerveau hyperactif ? Demanda Steve d'une voix curieuse.

- J'ai plusieurs semaines à rattraper et je compte bien m'y mettre tout de suite !

- À rattraper ? Fit Steve, ne comprenant rien à ce que disait Tony.

- Oui !

Sans donner davantage d'explications, Tony se mit à califourchon sur le soldat et, ne leur laissant pas le temps de réfléchir davantage, il l'embrassa chastement. Le baiser ne dura que quelques secondes mais fut suffisant pour faire battre frénétiquement leurs deux cœurs. Les yeux écarquillés, Steve regardait Tony comme une biche prise dans la lumière des phares d'une voiture en pleine nuit. Quand il reprit con-tenance, il eut un petit sourire attendri et prit le menton de Tony entre deux doigts pour l'embrasser à son tour.

Cette fois, le baiser fut moins chaste que le premier. Tony se laissa embrasser avec bonheur tandis qu'il faisait glisser ses mains sous le t-shirt de Steve pour toucher, enfin, sa peau douce.

- Tu m'as manqué, souffla Tony contre les lèvres du blond.

- Si j'en crois ce baiser et ce que je sens contre moi, je ne peux que te croire, lui sourit Steve, se mo-quant ouvertement de lui.

- Tu ferais mieux de te taire Super Soldat, fit Tony en faisant un ample mouvement de hanches, fai-sant gémir Steve, tu n'es pas mieux non plus.

Pour effacer cet affreux sourire vainqueur du visage de Tony, Steve l'embrassa à nouveau à en perdre haleine. Oui, évidemment que Tony lui avait manqué. Ils n'en étaient jamais arrivés à s'embrasser. Mais ils avaient tous les deux été tentés de bien nombreuses fois. Et cette fois, alors qu'ils avaient été séparés bien trop longtemps, plus rien ne pourrait les empêcher de faire ce qu'ils voulaient ! Au diable la décence, la retenue, la bienséance et tous ces autres trucs qu'ils avaient oubliés en cet instant. Ils n'arrêteraient de s'embrasser pour rien au monde !

Les mains de Tony étaient toujours sur le dos de Steve et savouraient la douceur de sa peau délicate. Le soldat, lui, était en train de déchirer ce qu'il restait de haut à Tony. Son armure avait dû être mise en pièces quand il était arrivé dans sa cellule car Steve n'en avait trouvé aucun fragment. Ne lui restait que son t-shirt de combat et son jogging noir. Autant dire que le haut ne tint pas longtemps face à la force enthousiaste du blond. Quand il toucha enfin la peau de son futur amant, Steve soupira de bonheur.

À contrecœur, Tony retira sa main du dos de Steve et la fit passer sur le côté du siège pour trouver une petite manette. La touchant enfin, le brun l'actionna et les deux hommes se retrouvèrent allongés sur le fauteuil en cuir, Tony à califourchon sur son soldat.

Surpris par le brusque changement de position, Steve laissa échapper un bref cri de surprise avant de se reconcentrer sur Tony.

Il fit glisser ses mains dans son dos, ne délaissant aucune partie du corps qu'il découvrait sous ses doigts. S'il se fiait aux soupirs de plaisir qui s'échappaient de la bouche de Tony, l'homme aimait réellement les attentions qu'il lui attribuait. Et il devait bien avouer qu'il n'était pas en reste. De temps en temps, quand leur souffle le leur permettait, les deux hommes s'embrassaient avidement, comme s'il n'y avait plus de lendemain ni d'avenir proche. Ensuite ils se séparaient, récupéraient leur souffle et reprenaient, impa-tiemment, leur découverte du corps de l'autre.

Ne pouvant attendre davantage, Tony caressa la peau que ses doigts rencontraient, laissant une traînée brûlante sur leur passage. Depuis le haut du dos de Steve, en passant par le bas de ses reins, jusqu'à son entrejambe, Tony caressa chaque parcelle de peau qu'il découvrait avec ses paumes et ses doigts. Et fina-lement, gêné par tous ses bouts de tissu qui l'entravaient dans ses gestes, il grogna de mécontentement, se releva, entraîna Steve avec lui et l'embrassa furieusement en passant ses mains autour de sa nuque. Quand ni l'un ni l'autre n'eurent plus de souffle, Tony posa ses deux mains sur le bas du t-shirt de son futur amant et tira dessus pour le passer au-dessus de sa tête. Quand Steve fut torse nu, le brun passa un moment à redécouvrir encore ce torse et ce dos qu'il avait aveuglément appris par cœur. Lorsqu'il fut sûr de connaître l'emplacement de chaque cicatrice et grain de beauté, Tony sourit à son compagnon, l'em-brassa encore et posa innocemment ses mains sur la ceinture, semblant attendre quelque chose de la part de Steve.

Plutôt que de lui répondre, le blond posa également ses mains sur la ceinture de Tony et la défit sans hésiter, l'envoyant valser au loin, quelque part dans le jet. Le pantalon du génie tomba légèrement sur ses hanches alors que Steve suivait le mouvement du tissu du regard. Il aurait bien aimé qu'il tombe en-core plus bas… mais soit ! Il allait l'y aider…

À cette pensée, Steve eut un sourire diaboliquement sexy d'après Tony. Et l'instant d'après, le brun se retrouva en boxer, au beau milieu de son jet privé, avec un Steve très enthousiaste devant lui qui ne ces-sait de le dévorer du regard alors que ses mains le caressaient autant qu'elles le pouvaient.

- Tu vas m'user à force de me regarder aussi intensément, l'avertit Tony en déposant un chaste bai-ser sur ses lèvres.

- Ça se saurait depuis longtemps si un seul regard pouvait user le grand Tony Stark ! Mais je relève quand même le défi… je suis sûr de pouvoir réussir à t'épuiser à défaut de t'user, sous-entendit Steve avec une lueur de pure luxure dans le regard.

- Je demande à voir, chuchota Tony à son oreille. Ça se saurait depuis longtemps si Captain America était capable d'avoir une relation sexuelle si intense qu'il en laissait son partenaire épuisé.

Faisant mine d'être vexé, Steve embrassa à son tour furieusement Tony, lui mordillant la lèvre inférieure au passage. Le brun gémit dans le baiser et s'accrocha au cou de Steve comme un naufragé à une bouée. Le baiser le laissa complètement sonné, hagard et les yeux emplis d'un désir plus brûlant que jamais.

- J'ai peut-être passé du temps enfermé dans une capsule de glace, mais je suis toujours capable de faire taire mes amants de la plus délicieuse des manières, lui chuchota Steve en retour, sa langue titillant délicatement le lobe de son oreille.

Alors que Tony rougissait et gémissait, le soldat se redressa légèrement pour admirer son œuvre. Certes il avait déjà vu Tony Stark débraillé, et bien plus de fois qu'il ne l'aurait voulu d'ailleurs, mais cette fois-ci était différente. Cette fois-ci, c'était lui qui lui avait mis le rouge aux joues, avait gonflé ses lèvres avec un baiser délicieux, avait fourragé dans ses cheveux pour leur donner cet aspect décoiffé, avait défait sa ceinture pour que son pantalon lui tombe ainsi sur les chevilles et fasse apparaître la dernière pièce de tissu qui l'empêchait de le voir tout entier.

Se courbant pour se baisser, Steve caressa délicatement l'arrière du genou de Tony pour lui faire lever la jambe. Il la posa alors sur sa taille et donna un coup de pied dans le pantalon abîmé tandis que sa bouche prenait possession de son homologue et que sa main débarrassait Tony des chaussures et chaussettes devenues superflues depuis longtemps. Il fit ensuite la même chose avec la deuxième jambe et récupéra ensuite les deux pour porter Tony comme un koala. Le Playboy se laissa faire avec plaisir, sentant contre lui la virilité qu'il imaginait impressionnante du Super Soldat.

Steve l'embrassa fougueusement, faisant passer toute son impatience et son désir dans le baiser. Et, tout en jouant avec sa bouche, il le déposa délicatement sur leur lit de fortune tandis qu'il s'allongeait sur lui pour continuer à l'embrasser. Il lutta pour faire glisser le boxer de Tony au bas du fauteuil et, en faisant remonter ses mains, il caressa tous les endroits qui passaient sous ses doigts. Il déposa même une ca-resse très aérienne sur la verge tendue de son compagnon, le faisant hoqueter de plaisir.

- Steve bordel ! Se plaignit Tony en fermant les yeux alors qu'il reprenait son souffle. Fais pas des choses en traître comme ça…

- Ah, tu préfères que je te prévienne ?

- Oui… Enfin, non ! Je sais plus !

- Et si, moi, je savais ce qu'il te faut Playboy ?

- Alors dépêche toi de le faire Soldat, le pria Tony, pressé d'atteindre il ne savait plus quoi.

Steve sourit. Tony était déjà à bout alors qu'ils n'avaient encore rien fait de particulier. La suite allait s'avérer intéressante…

- Tu promets de n'en vouloir ni à toi ni à moi ?

- À une condition, imposa Tony, redevenu légèrement plus sérieux.

- Laquelle ?

- Dépêche bordel de merde ! Et embrasse-moi ! Cria le brun en bougeant les hanches, les faisant remonter jusqu'à toucher les fesses de Steve qui était toujours allongé sur lui.

Surpris, Steve laissa échapper un léger grognement avant de sourire. Incapable de s'en empêcher, il em-brassa à nouveau Tony, le faisant gémir alors qu'il touchait sa verge avec légèreté.

Gardant les yeux ouverts pour ne rien rater du spectacle merveilleux que lui offrait Tony, Steve fit dévier ses baisers sur les joues de son amant. Il les embrassa chacune tour à tour, délicatement, puis il dériva sur sa mâchoire, mordilla le lobe d'une oreille, et descendit encore. Il embrassa le creux entre le cou et la clavicule, insistant davantage quand Tony gémit à la caresse, il posa ensuite ses lèvres sur le téton droit du brun, le mordillant fermement alors qu'il apaisait la douleur grâce à sa langue.

Bientôt, alors qu'il alternait entre les deux tétons et entre morsures, baisers et coups de langue savants, Tony ne fut plus capable de former des mots et pensées cohérentes. Il se contentait de gémir tout en priant Steve d'aller plus vite, plus bas et de ne jamais s'arrêter.

Décidant qu'il l'avait suffisamment fait languir, le soldat descendit comme le brun le lui demandait. Ce faisant, il déposait sur tout le corps tanné une traînée brûlante de baisers, laissant ses mains s'égarer où bon leur semblait. Arrivé au-dessus de la verge turgescente de Tony, Steve leva la tête pour le regarder fixement dans les yeux jusqu'à ce qu'il ouvre les siens.

- Tu comptes me regarder longtemps ?

- Tous les jours, autant que je le pourrais.

Même s'il ne rougit pas, Tony sentit le sang lui monter aux joues alors qu'il offrait un sourire timide à Steve. Il n'était pas vraiment habitué aux marques d'affection, quelqu'elles soient. D'habitude, il couchait avec des filles prises au hasard et les renvoyait chez elles le lendemain. La seule fois où cela n'avait pas été le cas, c'était avec Pepper. Et il ne pouvait pas dire que leur relation avait été une réussite…

Mais Steve lui donnait tout ça ! Et depuis le premier jour. Depuis l'instant où ils s'étaient officiellement rencontrés, Tony se sentait en sécurité auprès de lui, comme s'il était dans son armure avec la sensation d'enfermement en moins. Steve le faisait se sentir plus calme, plus posé, en sécurité et, bien que cela semble étrange pour lui, il l'aidait à se canaliser sans qu'il ne fasse quelque chose de particulier pour ça. Le soldat ne savait pas tout ça bien sûr. Et heureusement pour Tony d'ailleurs ! Sinon, pour une fois, il aurait bien voulu se transformer en petite souris pour se cacher dans n'importe quel trou, invisible aux yeux de tous.

Même si… comme à cet instant, il ne pourrait pas échapper au regard tendre de Steve qui le regardait avec ses yeux bleu lumineux.

Le sortant efficacement de ses pensées, Steve posa sa bouche sur la verge de Tony, le faisant gémir sans honte alors qu'il accrochait ses deux mains au bord du siège, transformé en lit pour cette occasion.

Tant bien que mal, le brun essayait de garder les yeux ouverts pour voir le Gendre Idéal de l'Amérique, le Super Soldat Bienveillant et Parfait, sucer sa virilité comme il le ferait avec une sucette à la cerise.

Il léchait parfois toute la longueur de la virilité de Tony avant de ne se concentrer que sur le gland, pour faire crier le brun, il prenait l'entièreté du membre dans sa bouche, le bout tapant légèrement son pha-rynx alors qu'il respirait difficilement par le nez. Tony s'était accroché de toutes ses forces aux bords du fauteuil, avait fermé les yeux et priait toutes les déités dont il avait entendu parler pour ne pas jouir trop vite, comme une pucelle effarouchée.

Mais Steve… Steve était bien trop bon à ce qu'il faisait…

- Stop… le pria Tony, sa voix à mi-chemin du gémissement.

- Un problème ? S'inquiéta Steve, arrêtant immédiatement tout mouvement.

Tony ouvrit difficilement les yeux et porta ses deux mains au visage de son presque amant. Il fourragea un instant dans les doux cheveux blonds avant d'attirer Steve à lui.

- C'est toi mon problème, sourit Tony avant de l'embrasser comme s'il n'y avait plus de lendemain.

Tout contre ses lèvres, Tony sentit le soldat sourire alors qu'il posait ses mains sur son torse pour cares-ser la peau découverte.

- Comment ça se fait que tu sois aussi doué pour tout ça Cap ? L'interrogea Tony alors que le blond taquinait adroitement un téton dressé.

- Es-tu sûr de vouloir connaître la réponse ? S'amusa Steve, pas certain que celle-ci plaise au brun. Même si, connaissant son tableau de chasse, il n'aurait aucun droit de lui reprocher quoique ce soit.

- Oui, souffla Tony, son mot se terminant par un long gémissement alors que Steve était reparti à la conquête de son corps.

- J'ai fait l'armée Tony. Il faut bien pouvoir relâcher la pression… et il n'y avait pas beaucoup de femmes sur les camps à mon époque.

Un instant surpris, Tony se remit bien vite de cette révélation. Il ne venait pas du tout, le moins du monde, d'imaginer Steve Rogers user de son grade de Capitaine d'unité pour faire subir les derniers ou-trages à ses hommes. Non, absolument pas…

Rassemblant suffisamment de forces, Tony se redressa et plaqua Steve sur le lit de fortune. Évidemment, le brun savait parfaitement que son soldat s'était laissé faire. Sinon il n'aurait jamais été capable de faire ce retournement de situation.

- À mon tour, fit Tony avec un sourire lubrique en regardant le corps de Steve sous ses yeux. Mais qu'une chose soit claire entre nous Cap, l'avertit Tony en se rapprochant de son oreille, il est hors de question que je te partage à nouveau.

Steve sourit et embrassa le brun avant de répondre.

- Cela va sans dire qu'il en est de même pour moi Tony. Et je crois que cette menace s'applique d'ailleurs plus à toi qu'à moi il me semble… Répondit Steve avec un regard d'avertissement à faire pâlir Loki lui-même.

- Compris Chef. Je me tiendrai à carreaux ! Jura Tony en faisant le salut militaire. Au pire… tu sauras me rappeler à l'ordre, pas vrai ?

Steve ne put s'empêcher de rougir un peu. Tony venait bien de sous-entendre qu'il pourrait le punir s'il faisait une incartade n'est-ce pas ?

Sans lui laisser le temps de réfléchir davantage, le brun l'embrassa encore, déposant de chastes baisers sur ses lèvres. Tandis qu'il l'embrassait encore et encore, il fit descendre ses mains le long du corps mus-clé sur lequel il était assis. Il taquina les tétons de ses doigts experts, se délectant des gémissements qu'il causait, flatta les muscles qui se déliaient sous ses mains, fit descendre sa bouche le long de la mâchoire de Steve et s'arrêta dans son cou. Il mordit délicatement la jugulaire de l'homme, lui faisant émettre un grognement appréciateur, avant de suçoter la peau jusqu'à ce qu'un magnifique suçon y apparaisse.

- Comme ça, sourit fièrement Tony, tout le monde saura que tu es pris.

Steve sourit à son tour et fit venir Tony à lui pour l'embrasser à en perdre haleine. Ce baiser fit gémir le brun qui perdit à nouveau tous ses moyens alors que la langue et les lèvres de Steve faisaient des mi-racles.

Plongé dans le plaisir, Tony continua à faire descendre l'une de ses mains, la deuxième étant bien calée dans les cheveux soyeux. La main vagabonde s'arrêta sur la barrière du pantalon, joua un instant avec puis tira fermement dessus alors que Steve levait les hanches pour faciliter le geste de Tony. Le brun fit ensuite glisser sa main sur les cuisses fermes, entraînant le vêtement avec lui. Une fois la peau décou-verte, il testa la dureté des muscles et effleura d'une main légère la peau fine de l'intérieur des cuisses, faisant frissonner le propriétaire. L'une, puis l'autre, avant de remonter doucement vers l'aine qu'il flatta tout aussi délicatement. Quand il sentit le bassin sous lui commencer à bouger très légèrement, il décala sa main pour la poser sur la verge droite. Tony entama alors un lent va-et-vient sur le sexe tendu, se dé-lectant à son tour des soupirs bruyants émis par Steve. Pendant qu'il faisait gémir le blond, il se débarras-sa définitivement du pantalon et des chaussures en les poussant avec les pieds, les faisant tomber sur le sol moquetté.

Il se devait de constater et reconnaître que le soldat était bien moins expressif que lui s'il en jugeait ce début d'acte charnel. Toutefois, il ne se privait pas malgré tout de s'exprimer largement, au plus grand bonheur de Tony.

De temps en temps, le brun lapait le gland alors qu'il continuait à caresser la verge de sa main. Et quand il faisait ça, Steve grognait de plaisir, ses doigts se resserrant sur les cheveux noirs, tirant légèrement des-sus. Tony gémissait alors également, autant de douleur que de plaisir et reprenait ses caresses.

Finalement, ne pouvant s'en empêcher davantage, Steve appuya légèrement sur la tête de son amant. Pas assez pour le forcer mais suffisamment pour lui faire comprendre ce qu'il voulait.

Ayant parfaitement entendu la demande, Tony accéda sans attendre à la requête et pris entièrement, ou presque, la verge en bouche, au plus grand plaisir de Steve qui se laissa aller contre le dossier. Les mains toujours emmêlées dans les cheveux bruns, le soldat rythmait ses mouvements par de légères pressions.

Et pour l'une des rares fois, Tony ne cherchait même pas à contester les ordres. C'était bien trop bon de se laisser aller à suivre les demandes de Steve pour le moment. Mais c'était à charge de revanche !

Tony se montrait excellent élève. Il léchait le sexe avec attention, se délectant des soupirs et gémisse-ments qu'émettaient son amant. Il alternait entre lécher le gland avec attention, longeant le frein et pas-sant la langue dans le méat et entre prendre l'intégralité de la verge dans sa bouche, faisant toucher sa gorge avec le gland suintant, tandis que sa main caressait ce qui ne rentrait pas dans sa bouche.

Et quand il avait mal aux mâchoires, Tony ressortait le sexe de sa bouche et regardait Steve alors qu'il masturbait sa verge avec ampleur. Le soldat lui offrait une vue magnifique : la tête enfoncée dans le fau-teuil, les joues légèrement rosées, les lèvres entrouvertes sur un souffle rapide, une main plongée dans les cheveux de Tony et la deuxième accrochée sur le bord du lit de fortune. Le milliardaire se plaisait sans honte à regarder cette vue magnifique avant de reprendre la mission qu'il s'était fixée : faire jouir Steve. Et il était très bien parti pour y arriver.

Fermant les yeux à son tour, Tony reprit la verge dans sa bouche alors qu'il caressait les bourses d'une main. À cela, Steve gémit sans retenue. Le brun resta ainsi pendant quelques instants, jouant de sa langue comme il pouvait.

- Arrête Tony. Ça suffit, le pria Steve en tirant légèrement sur les cheveux bruns, essayant de lui at-traper le visage pour le faire remonter à lui.

- Un problème, soldat ? S'amusa Tony en reprenant une certaine conversation, alors qu'il gardait la main sur sa verge pour y appliquer un lent mouvement de bas en haut.

- C'est toi mon problème, fit-il en prenant finalement Tony par la main pour le faire remonter.

Quand Tony fut à hauteur de son visage, Steve l'embrassa fougueusement, faisant gémir le brun dans leur baiser.

- Et on va régler ce problème tout de suite, sourit mystérieusement le blond.

Tony leva un sourcil dubitatif et interrogateur et déposa à nouveau ses lèvres sur celles de Steve, en un doux baiser tendre. Alors qu'il était occupé à embrasser les lèvres délicates de son amant, Tony se sentit basculer sur le côté.

En un coup de hanches bien avisé, Steve avait retourné la situation pour mettre le brun sur le lit de for-tune.

- Et vous faites quoi maintenant Capitaine ?

- Maintenant ? Je vous fais taire Stark.

Alors qu'il disait ces quelques mots, Steve avait laissé ses mains glisser sur le corps de Tony en une ca-resse légère, faisant frissonner le corps tanné par le soleil. L'une de ses mains s'arrêta sur la verge tandis que l'autre continuait son chemin plus bas encore.

- Question idiote : as-tu du lubrifiant dans cet avion Tony ? Lui chuchota Steve à l'oreille, le faisant gémir de plaisir à l'entente de cette voix merveilleusement chaude.

- Oui…

- Où ça ? Rit légèrement Steve, satisfait d'arrêter, pour un moment, le flot incessant de pensées de Tony.

- Là, fit Tony en montrant une petite commode du doigt.

Steve l'embrassa encore et fit passer son doigt sur toute la longueur de la verge avant de se lever. Tony était effondré sur le canapé, gémissant suite à la caresse prodiguée par son amant qui l'avait lâchement abandonné sur ce lit de fortune.

- Dépêche-toi, lui ordonna-t-il en mettant une de ses mains sur sa verge pour reprendre les caresses qu'avait entamées Steve.

Steve ouvrit le premier tiroir tout en retirant ses chaussettes (dernier bout de tissu rempart à sa nudité) et, ne trouvant rien ressemblant à du lubrifiant, il ouvrit le second, puis le troisième, avant de se retour-ner vers Tony, victorieux. Quand il vit son amant se donner du plaisir tout seul, Steve sourit. Qui avait dit que Tony Stark était quelqu'un de patient ? Personne, surtout pas lui ! Ou alors, ce quelqu'un ne le con-naissait pas !

- Et bien, et bien… Fit Steve en s'avançant vers le brun allongé. On s'amuse tout seul sans attendre son Capitaine ?

- Tu étais trop long, il fallait bien que je prenne les choses en main.

- Oui, je vois que tu les as bien prises en main en effet, sourit le blond en posant sa main sur celle de Tony pour le faire arrêter ses mouvements.

- Et donc, t'attends quoi Super Soldat ? Une invitation ? Ou bien t'attends peut-être que je te sup-plie de passer à l'action ? Tu vas attendre un moment, je ne supplie personne et ne m'incline de-vant personne. Je ne l'ai pas fait devant un dieu, ce n'est pas pour…

- Tais-toi Tony, sérieusement, fit Steve, désabusé par le débit de paroles que pouvait avoir Tony en un moment pareil.

- Alors fais-moi taire si tu tiens tant à ce que je la boucle, défia Tony en passant ses deux mains sur la nuque de Steve.

- Oh j'en ai bien l'intention, sourit Steve.

Alors qu'ils parlaient, Steve avait ouvert la petite bouteille orange de lubrifiant, en avait fait tomber une petite rasade dans sa main et l'avait étalée sur ses doigts. Ensuite il avait lentement fait descendre sa main jusqu'à ce qu'elle se retrouve à l'endroit exact où elle était avant qu'il ne doive se lever.

Embrassant Tony à le rendre muet et à bout de souffle, Steve passa son doigt sur l'anneau de chair. Il passa et repassa son doigt sur l'intimité, en dessinant les contours avant de revenir sur les bourses pour les caresser de la pulpe de son doigt. Alors qu'il voyait Tony ouvrir la bouche pour parler encore, il inséra la première phalange de son index dans l'intimité chaude de son amant.

Surpris, le mot de Tony se mua en un gémissement retenu alors qu'il ouvrait de grands yeux. Le doigt en lui ne bougeait plus, se contentant seulement d'être là alors que Steve le regardait fixement, scrutant le moindre signe d'inconfort. Lassé d'attendre, Tony bougea les hanches, enfonçant complètement l'index du blond en lui. Ce geste lui arracha un gémissement à la limite du cri de plaisir alors que Steve grognait de plaisir à voir son doigt entrer ainsi dans l'intimité de son amant.

Il le regarda alors entrer et sortir, le pliant de temps à autre pour atteindre la prostate de Tony. Quand le brun cria de plaisir, Steve sut qu'il l'avait trouvée. Son ultime but fut alors de faire crier son amant autant que possible en caressant cette boule de plaisir à chaque allée et venue.

Il continua ses mouvements jusqu'à ce que Tony fut au bord de la jouissance. Là, il posa sa main sur sa verge, enserra la base et embrassa son amant pour lui faire passer la frustration. Sans lâcher ses lèvres, il ajouta un second doigt, le faisant entrer tout aussi doucement que le premier, phalange par phalange. Sous lui, Tony avait lâché sa bouche pour tenter de récupérer son souffle, avec difficulté d'ailleurs.

Le deuxième doigt entré entièrement, Steve s'amusa à faire gémir et crier Tony. Regardant le visage de son amant qui se tordait de plaisir, le blond faisait entrer et sortir ses doigts de l'intimité de Tony. Chaque mouvement accélérait la respiration du brun qui essayait tant bien que mal de rester ancré au présent. Mais les doigts qui imitaient le mouvement des ciseaux au plus profond de lui lui rendaient la tâche bien difficile. Il avait fermé les yeux depuis bien longtemps, incapable à présent de faire l'effort de les garder ouverts.

- Steve, fais quelque chose… Le supplia Tony, les hanches poussées vers l'avant alors qu'il nouait ses jambes autour de la taille de son amant.

- N'est-ce pas déjà ce que je suis en train de faire ? Répondit le soldat avec un sourcil relevé en signe d'interrogation.

- Steve ! Se plaignit Tony alors que son compagnon insérait un troisième doigt en lui.

La supplique de Tony se mua en un cri indécent qui résonna dans tout l'habitacle de l'avion.

- Une demande, très cher ?

- Oui ! Affirma Tony d'une voix la plus ferme possible, même si rendue rauque par ses gémissements et cris de plaisir répétés. Fais-moi l'amour Steve, s'il-te-plaît, le pria Tony alors qu'il ouvrait les yeux pour regarder fixement les siens.

- Vos désirs sont des ordres Monsieur le milliardaire, se moqua légèrement Steve.

Le soldat déposa ses lèvres sur celles de Tony en un baiser fiévreux où se mêlaient autant les souffles que les gémissements à peine contenus. Quand Steve relâcha les lèvres de son amant, celui-ci avait peine à respirer. Et son souffle se bloqua définitivement dans sa gorge lorsque les doigts du blond furent rempla-cés par quelque chose de bien plus gros.

Le brun écarquilla les yeux alors qu'un gémissement à la limite du hurlement de plaisir passait la barrière de ses lèvres en même temps que le prénom de son amant. Il emmêla alors ses doigts les uns aux autres derrière la nuque de Steve, s'offrant ainsi une prise pour serrer quelque chose sous l'intensité du plaisir.

Steve, lui, passa une de ses mains dans les cheveux bruns, savourant leur douceur, tandis que sa deu-xième main assurait sa prise sur une hanche de Tony. Entrant doucement, centimètre par centimètre, dans l'intimité chaude de son amant, Steve se délectait des soupirs et gémissements de Tony alors qu'il observait constamment son visage et ses expressions, ne voulant rater aucune d'entre elle afin de les graver dans sa mémoire.

Quand il fut entré jusqu'à la garde en un dernier et profond coup de reins, Steve embrassa Tony à nou-veau, leur faisant perdre définitivement tout contact avec la réalité. À la fin du baiser, le brun bougea légèrement ses hanches alors qu'il resserrait la prise de ses jambes autour de la taille de son amant : la demande était claire.

Ne pouvant refuser une telle requête, Steve amorça un mouvement lent ; entrant profondément avant de ressortir presque entièrement pour revenir lentement. Ainsi, Tony avait le temps de s'habituer à la péné-tration, et lui de reprendre suffisamment le contrôle de lui-même pour ne pas venir comme un puceau.

Mais bientôt, ce rythme ne suffit plus à aucun des deux. Tony, au bord de la frustration par ces mouve-ments trop lents, descendit la main sur sa verge pour se caresser légèrement. Mais Steve ne lui en laissa pas le temps.

En voyant le geste de son amant, il accéléra la cadence, faisant s'arrêter le geste de Tony qui plaça sa main dans les cheveux soyeux du blond. Il fourragea dedans, plus vite en fonction du rythme adopté par Steve.

Les mouvements étaient complètement désordonnés. Tony releva la tête autant qu'il le pouvait dans cette position, réclamant un baiser qui lui fut accordé avec plaisir. Mais il ne dura pas longtemps à cause de l'air qui leur manquait. Le souffle court, Tony reposa la tête sur le fauteuil. Il avait les joues rougies par le plaisir qui ne cessait d'augmenter, les lèvres entrouvertes pour récupérer le plus d'air possible, les yeux fermés pour savourer encore plus et renvoyait à Steve l'image la plus magnifique qu'il ait vue jusque-là.

Le soldat gardait les yeux ouverts, ne perdant pas une seule seconde de ce moment magique. Alors qu'il embrassait à nouveau son amant, le perdant un peu plus dans le plaisir, il effleura le membre turgescent reposant sur son ventre. Tony lâcha alors ses lèvres pour crier de plaisir, ouvrant les yeux pour regarder celui qui lui faisait oublier jusqu'à son prénom.

Les yeux bleus de Steve étaient noircis par le plaisir, ses lèvres laissaient passer ses soupirs et grogne-ments et ses mains s'accrochaient aux hanches de Tony pour avoir un point d'ancrage. Il maintenait un rythme rapide, touchant ce point particulier en Tony à chaque va-et-vient. Et, à chaque fois, les gémisse-ments incessants de Tony se muaient en cri de pur plaisir alors que la verge de son amant tapait sa pros-tate avec force.

- Cap… gémit Tony alors qu'il ouvrait péniblement les yeux, ses jambes se serrant davantage si c'était possible autour de la taille de son amant.

- Qu'est-ce… qu'il y a Tony ? S'inquiéta le blond alors que sa voix était entrecoupée de gémisse-ments.

- Je… J'en peux plus… je vais…

- Qu'est-ce qui t'en empêche ? Lui souffla Steve à l'oreille. Jouis pour moi Tony, pendant que je te fais l'amour.

À ces mots, Tony ne fut en effet plus capable de retenir son orgasme plus longtemps. Alors qu'il embras-sait son compagnon une fois encore, il jouit violemment, éclaboussant leurs ventres et enfonçant ses ongles dans la nuque de Steve.

- Tu es... magnifique, lui murmura Steve alors qu'il s'enfonçait encore une fois au plus profond du corps de son amant, le faisant hurler à nouveau.

Tony ne répondit pas. Il en était bien incapable. Il venait d'avoir l'orgasme le plus puissant de sa vie et le fait que Steve continuait ses mouvements, entretenait le feu qui brûlait dans ses veines et maintenait les vagues de plaisir dans son corps. Sous l'intensité du plaisir continu, ses muscles se resserraient sur le sexe de Steve de façon intermittente et bientôt, lui non plus ne fut plus capable de penser de façon cohé-rente.

Les coups de reins de Steve se firent anarchiques alors que Tony s'était redressé pour lui mordiller le cou, le faisant gémir plus fort encore.

Avec un mouvement plus puissant que les autres, le soldat s'enfonça au plus profond du corps de son amant et jouit dans la cavité chaude.

Lentement, très lentement, il poursuivit ses mouvements de va-et-vient alors qu'il baissait la tête pour embrasser Tony à nouveau. Le baiser fut plus tendre que les autres, moins passionné, plus doux, plus amoureux.

- Je t'aime Anthony Stark, chuchota Steve contre ses lèvres avant de les reprendre pour un autre bai-ser.

Ayant la bouche à nouveau occupée, Tony fut incapable de répondre. Mais ses mains se faisant plus ca-ressantes sur la nuque et dans les cheveux de Steve alors qu'il souriait dans le baiser, furent des éléments de réponse équivoques.

Quand Steve se retira de l'intimité de son amant, il regarda les quelques gouttes de semence s'en écouler avec une moue contrite.

- Je crois qu'on a tâché le fauteuil. Et le sol.

- On s'en moque Cap. C'est pas nous qui nettoyons, répondit Tony en agitant la main, comme pour chasser une mouche.

- Raison de plus pour s'en soucier ! Imagine la personne qui…

Alors que Steve commençait à s'inquiéter sérieusement que la personne qui ferait le ménage tombe sur cette preuve accablante de leurs méfaits, Tony se redressa, prit son visage en coupe et le regarda droit dans les yeux avec sérieux.

- Je t'aime aussi Steve Rogers. Et ne me le fais pas répéter. J'ai pas l'habitude de m'étendre sur mes sentiments, alors j'espère que t'as bien profité de ces quelques mots parce que…

- Je te promets que j'en ai profité pleinement, lui sourit Steve avec un regard pétillant de bonheur. Et je jure de te le faire répéter encore, poursuivit-il avec un sourire empreint de lubricité.

Ils s'embrassèrent alors à nouveau, les mains se faisant plus douces, moins empressées, plus cares-santes. Quand ils furent à bout de souffle, Steve se releva et attrapa une serviette posée non loin. Il es-suya Tony avec délicatesse, comme s'il était la chose la plus fragile au monde, puis tenta de faire de même avec le siège et la moquette. Peine perdue d'ailleurs… Il réussit à atténuer les tâches sur le fauteuil et à étaler la semence sur la moquette.

- On va se faire griller, constata Steve, dépité.

- Et alors ? Le personnel de ce jet est le mien. Ils ne diront rien si je le leur demande. Alors comme je te le disais tout à l'heure : on s'en fout. Maintenant passe-moi mes habits s'il-te-plaît. Tu me tenais chaud comme il fallait mais tu n'es plus là alors si je veux pas attraper la crève, il faut que je me rhabille. D'ailleurs à propos de tenir chaud… Avec tout ce que tu viens de me faire et le ta-lent avec lequel tu l'as fait, ce serait plutôt toi le Playboy, Cap.

- Et cacher ça ? Fit tristement Steve alors qu'il faisait danser ses mains sur la peau brûlante de son amant, faisant exprès de ne pas relever la fin de la phrase de Tony.

- Si tu continues comme ça Playboy, sourit Tony, adoptant définitivement le surnom, je vais encore m'enflammer. Or je n'en ai pas du tout l'énergie.

Steve rit franchement en entendant ces quelques mots. Son rire fit l'effet d'une douche froide à Tony. Oui, il était perdu. Il était bel et bien définitivement et irrémédiablement amoureux de cet homme qui venait de lui faire subir les pires et les meilleurs outrages dans son jet privé, sur un fauteuil.

- Aller habille-toi Tony, je vais ranger un peu.

Tandis que Tony s'habillait sans quitter Steve des yeux, le blond récupérait ses affaires disséminées ici et là dans l'habitacle de l'avion. Au passage, il rangeait deux trois choses qu'ils avaient fait tomber de la table pendant leurs ébats.

Quand les deux hommes et leur environnement furent présentables, Tony releva le dossier du fauteuil et se leva à son tour. Il s'approcha alors de Steve et le fit asseoir dans un autre siège, propre celui-ci, et l'embrassa chastement avant de s'asseoir à ses côtés. Il bascula ensuite légèrement pour poser sa tête sur ses genoux et ferma les yeux quand le soldat commença à passer tendrement sa main dans ses che-veux.

- Merci d'être venu me chercher Steve. Je ne sais pas si…

- Même si tu te perdais à l'autre bout du monde, en pleine mer, ou dans les ténèbres dans les-quelles tu serais incapable de voir autre chose que les étoiles et l'immensité de l'univers, même si tu te faisais kidnapper par un monstre venu d'un de ces mondes que l'on ne connaît pas encore ; je viendrais te chercher. Parce que c'est ce que font les amis. Alors à fortiori, c'est ce que je ferai, à jamais. Et tu n'auras qu'à penser à moi, comme tu l'as fait cette fois-ci pour tenir jusqu'à ce que je vienne te chercher. Je serai toujours là pour toi Anthony, je ne partirai jamais. Parce que je suis incapable de te dire au-revoir et de te voir partir.

Ne trouvant pas les mots pour répondre à ceux de Steve, Tony se retourna et l'embrassa comme s'ils étaient seuls au monde, faisant passer dans ce baiser tout son amour, toute sa tendresse et tous ces mots qu'il ne pouvait dire.

- Ton père avait raison Tony : ce qui est et demeurera à jamais sa plus grande création, c'est toi.

- Comment tu…

- Il m'a parlé de toi. Il disait qu'il avait un petit garçon qui serait à jamais sa plus grande fierté et sa plus grande création. Et il avait raison.

Pendant les quelques heures de vol qu'il restait, Steve caressa les cheveux de Tony alors qu'il fermait les yeux pour se reposer.

Le retour à la réalité en sortant de leur bulle à dix mille mètres d'altitude allait être compliqué. Mais il était tout de même heureux de rentrer chez eux. Et puis… depuis le temps que les autres Avengers les chariaient sur le fait de se mettre ensemble, ils allaient rire !


Et voilà pour cette histoire !

La dernière fois, j'ai vu qu'il y avait plus d'étrangers que de français qui avaient lu "Le Sortilège" alors j'espère qu'elle vous a plu aussi et que mon écriture n'est pas trop dure à lire pour vous !

Est-ce que certains ont retrouvé la chanson ?

C'est Count on me de Bruno Mars. On la retrouve dans le paragraphe où Steve fait la promesse à Tony de venir le chercher par-delà les mers, les océans, les montagnes...

Bonnes vacances à ceux qui le sont, bon courage aux autres et à bientôt !

J'essaierais de publier une histoire Harry Potter la prochaine fois mais je ne vous promets rien parce que j'en ai aucune de complètement terminée et il me reste des Avengers.

Bisouilles !