"On peut trouver le bonheur même dans les moments les plus sombres. Il suffit d'allumer la lumière". Albus Dumbledore.


Chapitre 13 : Le fils prodige.


Angéla regarda le vide. Elle était dans la salle de contrôle du vaisseau, l'Espoir.

- Il faudrait avoir cette fameuse discussion, commença Anéa, derrière elle.

Angéla ne répondit pas l'ignorant. Parfois l'ignorer fonctionnait. Elles étaient parties tôt le matin même. Elles avaient annoncé leur départ, épargnant les adieux pour Angéla.

- Dans la salle de soin, accepta Angéla alors que ses pensées étaient ailleurs.

Mais Anéa sentait qu'elle était ailleurs et fut étonnée qu'elle accepte d'en parler.

Flash back.

La lueur du soleil baignait la pièce et chauffait sa peau, surtout sa jambe qui dépassait de la couverture. Elle était blottie contre John qui ne s'était pas encore réveillé. Elle profita de ce moment, un instant. Elle tenta de se glisser hors du lit quand une main lui saisit gentiment le bras.

- Reste un peu, l'invita John.

- C'est mon lit, remarqua Angéla.

John regarda la pièce dans son ensemble.

- C'est vrai. Laisses tomber le jogging ce matin alors, proposa John.

- Une douche ? proposa Angéla.

- Attends un peu.

John l'attira à lui.

- On va partir, l'informa Angéla.

- Je sais.

- Non, contredit Angéla. Dans quelques heures, Anéa a prit sa décision.

- Tu es vraiment liée à elle...

- Ne t'inquiètes pas. Cette nuit fut la nôtre, souffla Angéla. Elle ne peut pas voir mes pensées et je ne perçois que des impressions.

- J'aimerai...

- Chut... Ce n'est pas possible. Je dois partir... coupa Angéla.

Elle se releva. John soupira la laissant partir. Il avait passé une soirée extraordinaire.

- Tu peux toujours venir, l'invita Angéla alors qu'elle laissa glisser le drap sur son corps nu.

Elle se dirigeait vers la douche. John sourit face à cette invitation coquine.

Fin du flash back.

Elle s'était isolée dans la salle de bain mais cette fois-ci sur le vaisseau. Elle nettoyait son entaille à l'avant-bras. Quand elle passa sa main, elle se souvint du contact chaud de la main de John. Elle se mordit la lèvre alors que la chaleur montait dans son corps. Elle se souvint alors de tout quand John l'avait rejoint dans la douche. Elle pouvait sentir le contact de son dos contre la poitrine de John. Il avait écarté ses cheveux de son cou. Elle avait frissonné et elle avait ressentit le baisez doux sur son épaule.

Puis il avait saisi de sa main gauche la cuisse gauche d'Angéla, pour la soulever légèrement et l'avait pénétré à nouveau. Elle avait jeté sa tête en arrière, posée sur l'épaule droite de John, exposant son cou.

De l'autre main, il pétrissait le sein droite de sa partenaire alors que ses baisers faisaient des va-et-vient entre l'épaule, le cou et la bouche d'Angéla. De temps en temps, John lui mordillait l'oreille alors qu'elle gémissait car il s'enfonçait de plus en plus profondément dans une étreinte rythmée.

Angéla souffla alors que les dernières brides du souvenir l'envahissaient en même temps que le plaisir. Puis elles disparurent. Elle faillit s'écrouler et se retint au mur.

Quelques minutes après, Angéla resserra une sangle qui maintenait un carquois fixé sur son dos. Anéa était à ses côtés prête aussi.

- Tu es sûr que c'est notre destination, demanda Angéla.

- Tu as oublié la salle de soin, lui reprocha Anéa sans répondre.

Elles observaient une planète verte, remplie de végétations, autour de laquelle elles étaient en orbite.

...

Dix mois passèrent, Rodney veillait tard dans son laboratoire comme souvent ses derniers moments. Ils jouaient de plus en plus au chat et à la souris avec les Wraiths. Ils étaient la souris.

Il relisait un rapport de recherche écrit par Todd la veille. Todd s'était plutôt bien adapté à sa nouvelle situation et bien intégré parmi eux. Il était efficace dans son travail. La méfiance envers lui avait laissé place à de la confiance excepté pour Ronon, qui continuait à le juger du regard. Au mieux, il l'ignorait. Le Satelien gardait donc un oeil sur lui et gardait ses distances. Il y avait eut des tensions passées comme des bagarres, encore présents dans son esprit au fer rouge.

Ils n'avaient pas eu de nouvelles d'Angéla et d'Anéa, ni de leur mission. Ils en avaient eu quelques unes d'Anéa mais ces écrits restaient flous et ses informations vagues. D'Angéla, il en avait aucune et Rodney était déçu. Il en attendait davantage et il s'inquiétait. Il savait que l'état de santé de la jeune femme était préoccupant même si elle allait plutôt bien pour une morte. Il se demandait pourquoi il n'avait pas de nouvelles. Est ce que son état s'était empiré ? Voir pire, était elle bien morte cette fois-ci ? Anéa semblait retenir les informations et leur cacher des choses. Mais comment savoir à cette distance ? Dans ses messages vidéos, l'ancienne semblait calme et posée. Tout ce qu'il avait compris c'est que la mission durait un peu plus longtemps que prévue, un contre-temps.

Elles avaient eu des contretemps mais rien de grave apparemment. Rodney ne pouvait la croire que sur parole. Néanmoins, cela ne rendait par leur situation actuelle plus facile. Malgré la présence de Todd, qui les aidait du mieux qu'il pouvait, ils étaient en difficulté face à leur ennemi. Todd avait récupéré quelques connaissances lantiennes en même temps que son apparence humaine. Peu à peu, ses souvenirs revenaient à lui. Il leur avait même révélé une faille dans la protection des ruches wraiths et leur avait appris leur mode de vie et leur origine.

L'équipe SGA était malmenée depuis quelques mois. John avait décidé d'évacuer la plupart des équipes. La cité tournait avec le strict minimum. En effet, la Cité était assiégée mais pas directement. Mais elle était encerclée à distance par de nombreuses ruches et ils étaient suivis de près. Les Wraiths les empêchaient de s'approcher d'une planète ou de joindre une planète pour s'approvisionner.

Todd avait amélioré la répartition d'énergie de la Cité ainsi que le programme du bouclier qui s'intensifiait uniquement en cas d'attaque et protéger surtout les secteurs importants et sensibles.

Les Wraiths ne les attaquaient donc pas pour l'instant, ils étaient en attente. De temps en temps, un vaisseau ruche envoyait un raid comme pour les tester.

- Peut-on élargir la portée de la Porte ? demanda Rodney, à lui même.

C'était leur deuxième gros problème. Ils ne pouvaient plus utiliser la porte pour fuir par exemple.

- Nous sommes trop éloignés d'une Porte et elle ne peut toujours pas composée d'adresse. Le pont reste la meilleur solution, annonça Todd.

- Le dédale n'est pas là avant quelques jours avec sa livraison. Nous manquerons d'énergie, le prochain raide est dans deux heures. A ce rythme, on tiendra trois jours, râla Rodney qui s'efforçait de chercher une solution.

- 4,5 jours, si je continue mes réglages. Plus si le vaisseau lantien de vos alliées arrive. Je pourrai prendre ce qui me manque, corrigea Todd.

En effet, John était parti à bord d'un Jumper chercher de l'aide. Il avait emmené Ronon pour les négoces.

- La meilleure solution reste la Cavalerie, finit Todd.

Il parlait bien sûr d'Anéa, la guerrière.

- Je sais, soupira Rodney. Le dernier message date de quelques jours. Rien de concret. Elles sont juste sur le chemin du retour.

- Elle devrait être de retour depuis un moment, remarqua Todd.

- Les retrouvailles avec Astyan s'éternisent peut être. Ou elles ont dû faire face à un autre contretemps. Après tout, l'ascension d'un Premier Guerrier est peut-être complexe, proposa Rodney.

- Sa localisation reste impossible, conclut Todd.

- On pourrait peut-être émerger à nouveau la cité, pensa Rodney. Pour nous protéger.

- Nous n'avons pas de planète océanisée à portée, rappela Todd.

- Ils ont bien choisi leur plan, jura Rodney. Et le message ?

- Il est envoyé en boucle régulièrement. Toujours le même message. Il demande notre reddition à défaut de notre destruction.

- Si seulement on avait la source... réfléchit Rodney.

- On l'a, coupa Todd. Elijah.

- Et sa position ? se corrigea Rodney.

- J'y travaille.

...

4 jours plus tard.

Des étincelles jaillissaient de partout dans la salle de contrôle. Rodney était recroquevillé près d'une console à côté du russe. Ils se disputaient hardement pour ne pas changer. La cité subissait une autre attaque. Rodney ne les comptait plus mais à chaque fois, ils subissaient des dégâts et la cité perdait de l'énergie pour maintenir les boucliers. Ils avaient réussi à rentrer par deux fois dans l'hyper-espace pour se trouver une planète océanisée. Leur plan étant de s'immerger.

Mais à chaque fois, ils avaient été attaquées par un comité d'accueil comme pour leur rappeler que le chat était toujours là et que les souris ne pouvaient pas danser. Zelenka avait alors proposé de sortir de l'hyper-espace pour sortir directement dans l'eau. Il avait alors proposé ses calculs à Rodney. Ce dernier lui avait ri au nez puis avait crié à l'impossible. Puis il avait décidé de développer cette idée.

- Nous allons manquer d'énergie pour effectuer le saut, cria Rodney pour se faire entendre.

- Nous n'avons plus le choix, nous ne tiendrons plus le coup, insista Zelenka. Nous pouvons préserver la tour principale, on l'a déjà fait. Todd est d'accord avec moi, rappela le russe.

- L'impact dans l'eau n'est pas le problème. Nous ne pouvons même pas faire ce saut pour atteindre la destination.

- Sauf si on ne décélère pas après notre sortie. On peut modifier le programme pour annuler l'arrêt brutal. Il suffit...

- Qu'on se sert de... couina Rodney alors qu'un tir les effleura. L'élan ne suffira pas, reprit Rodney. L'atmosphère nous ralentira beaucoup trop lors de sa traversée.

- Il faut alors choisir une autre planète avec une atmosphère moins épaisse et moins corrosive, proposa Zelenka.

- Nous manquons de temps.

- Le Dédale ne va pas tarder, rappela Zelenka avec espoir.

Une autre rafale de tirs les frôla alors que Rodney réfléchissait à ce dernier point.

...

Nous sommes arrivés donc à point nommé, finit le colonel Cadwell.

- J'avais un super plan, se défendit Rodney.

- Ah oui, lequel ? demanda John placé face à lui, autour d'une table.

Il but une gorgée en faisant un clin d'oeil au Colonel.

- Emergée la cité ? Et il était au point ? demanda John.

-Totalement... Enfin il était en cours, affirma Rodney de mauvaise foi.

Flash back.

- Si nous nous immergeons, le Dédale ne nous trouvera pas, soupira Rodney. Il ne pourra pas nous assister.

Il parlait plus à lui-même mais Zelenka comprit le dilemme. Ils avaient déjà effectué plusieurs sauts depuis leur dernier contact.

- Et on ne sait pas si on pourra à nouveau ouvrir un cortex pour communiquer avec eux, reprit Rodney.

- Nous ne pouvons plus reculer, nous allons sortir de l'hyper-espace dans deux heures.

- Et essuyer des tirs à nouveau, finit Rodney en soupirant.

- Espérons qu'ils visent mal.

Ils savaient tous les deux qu'ils seraient sensibles dans certains zones de la cité et qu'un tir bien placé pourrait leur être fatal.

Ils attendirent alors deux heures. Rodney en avait alors profité pour envoyer un message à John lui expliquant brièvement le plan sans donner de détails. Car il soupçonnait les Wraiths d'intercepter leur message même s'il n'avait pas de preuves.

En attendant, Rodney avait aidé à éteindre les quelques incendies de la salle de contrôle car il était hors de question pour lui de travailler à côté de départs de feu, le distrayant.

Ils étaient maintenant dans la salle de contrôle à attendre patiemment la sortie de l'hyper-espace, assis sur le sol derrière une console. Ils étaient prêts à mettre en place leur plan. Au début tout se passait bien.

Petit un, ils sortirent de l'hyper-espace sans problème. Petit deux, ils continuèrent à avancer à une vitesse adéquate pour franchir à la fois l'atmosphère et l'eau. Mais après, il y avait un hic. Un vaisseau ruche les attendait comme ils l'avaient prévu mais pile sur leur trajectoire ce qui n'était pas prévu.

« Todd ! Mouvement d'évitement d'urgence » ordonna Rodney en hurlant à sa radio, un peu paniqué.

Il pria alors pour avoir assez de temps pour l'éviter.

« Oui, j'avais vu la situation » comprit Todd avec calme.

- Si on fait ça, on n'aura pas la vitesse suffisante pour traverser l'atmosphère et survivre à l'impact de l'eau, remarqua Zelenka inquiet par ses calculs.

- Je sais, marmonna Rodney déjà occupé à modifier ses réglages dans la console principale.

Donc on en était à l'étape trois qui était censée être l'entrée dans l'atmosphère sauf que l'angle de pénétration n'était plus correct. Le nouveau angle augmentait le frottement de la cité et augmentait la distance parcourue dans l'atmosphère, ce qui allait augmentait l'utilisation de l'énergie. L'étape 3 n'eut pas le temps de terminer car un vaisseau allié perça le ciel de l'espace. C'était le Dédale. Il arriva tel un chevalier allant secourir sa belle demoiselle. Il engagea le combat immédiatement contre l'ennemi qui importunait la belle demoiselle. Grâce à l'effet de la surprise, le chevalier repoussa son concurrent.

Fin de flash back.

...

6 mois plus tard, Rodney jouait toujours au chat et à la souris avec les Wraiths. Mais ils avaient réussi à stabiliser la situation. Ils avaient même réussi à se connecter à la Porte. Cela faisait qu'4 mois que l'équipe principale d'Atlantis avait repris leur exploration. Ils se faisaient néanmoins le plus discret possible. Ils faisaient pour la plupart du temps leur sortie en civil au déplaisir de Rodney, qui se sentait sans défense sans ses gadgets. John essayait de récolter le maximum d'informations sur leur ennemi. Les Wraiths avaient presque cessé de récolter les humains. Presque car de temps en temps, John et son équipe tombaient sur une civilisation complètement détruite, anéantie jusqu'à la moelle car les Wraiths avaient capturé tout le monde ne laissant aucun survivant. Ils avaient intensifié les récoltes pour faire face à la guerre.

Rodney et ses amis allaient encore franchir la Porte tandis qu'il donnait les dernières instructions à Zelenka pour contrer les Wraiths qui les attaquaient toujours.

- Rodney, le protocole reste le même. Allons-y, ordonna John, un peu agacé. Une équipe nous attend de l'autre côté.

Rodney avait des difficultés à laisser la cité entre les mains du russe.

- Est-ce que cet accoutrement est réellement nécessaire ? râla Rodney.

- On doit se fondre dans la masse, rappela Ronon, passant devant lui.

C'était lui qui avait choisi leur vêtement de civil pour cette mission. Ils portaient des bottes en caoutchouc, un jean, un marcel et un chapeau de paille. John tendit à Rodney un panier de légume alors qu'il prit un gros sac de farine. Ils avaient chacun des produits issus de l'agriculture.

- On se tient au plan, ordonna John. On va au marché, on échange nos victuailles, on discute et on récolte toutes les informations de l'extérieur. Je prends contact avec l'équipe sur place.

- On ne sors ni instruments de mesure ni armes, poursuivit Teyla. Juste on discute et on écoute.

- Compris ? demanda John.

La première remarque était pour Rodney et la seconde pour Ronon. Le groupe alors franchit la Porte des Etoiles, déguisé en agriculteur. Il arriva de l'autre côté devant les champs de céréales et se mit derrière un autre groupe de visiteurs qui se dirigeait vers un rassemblement. John et ses amis suivirent les autres jusqu'au marché. Teyla se mit directement à la tâche avec son sac de riz. Ronon l'accompagna. Rodney fit alors binôme avec John. De toute façon, Rodney n'était pas doué pour le troc et la négociation. Il devait être accompagné.

- On peut se débarrasser de... commença Rodney.

- Rodney, on fait du troc... jusqu'au bout, rappela John entre ses dents. Farine contre quelques choses. Légume contre une autre...

- Mais c'est lourd, on...

John l'ignora et lui tourna le dos. Rodney eut des difficultés à le suivre, chargé comme il l'était.

- Attends, John, couina Rodney alors qu'il portait son panier du mieux qu'il put.

John s'enfonça dans le marché, s'arrêtant parfois pour juger la marchandise puis il continua son chemin. Deux étals plus loin, John négocia des fruits exotiques contre les légumes de Rodney. Avec le sourire, il fit son troc après négociation. Rodney gagna alors des fruits plus lourds que les légumes. Puis il s'éloigna.

- On n'a pas besoin de fruits et ... commença Rodney qui venait à peine de le rejoindre, plus lent à cause de sa nouvelle charge.

- Rodney, on fait du troc, profites ! lâcha John.

- Du Troc ? mais quel plaisir, i échanger des fruits...

- Le contact. J'ai appris que les Wraiths n'ont pas récolté depuis la dernière fois.

- Vraiment ? Sur aucun monde ? Et tout ça grâce aux fruits ? demanda Rodney étonné.

John lui sourit avec malice, décidément Rodney ne comprenait rien à la société. John poursuivit son petit marché. Il repéra une tente et y entra. Rodney le suivit sans poser de questions. Mais il comprit de suite le choix de John de s'arrêter sur ce stand. Il reconnut l'un des leurs.

- Nous avons de la farine et des navets, que proposez vous ? demanda John en s'installant.

L'interlocuteur lui fit signe à son homme de main, qui sortit de la tente, sûrement pour surveiller les environs.

- Nous avons des paniers en osiers...

John regarda avec intérêt les paniers.

- Quelles sont les nouvelles ? demanda John alors qu'il testait la qualité. Les Wraiths semblent se tenir tranquille en ce moment.

- Oh oui, les récoltes ont cessé. Est ce que vous avez fait votre choix ? J'aimerai vous proposer d'autres produits mais il faut aller à l'extérieur du marché.

- De quel genre ?

- Vache, chevaux.

Rodney le regarda comme s'il délirait. Mais il fut encore plus étonné de la réponse de John.

- Avec ceci, on pourrait obtenir quoi ? demanda John en montrant sa marchandise.

- Il faudra négocier avec l'éleveur.

- Très bien, accepta John.

Ainsi John, Rodney et leur contact quittèrent le marché.

- Pourquoi il essaye de nous échanger des ... bêtes ? questionna Rodney.

- Des infos. On échange des infos en réalité, rappela John, entre ses dents.

- Il faudra être discret, conseilla leur contact. Les Wraiths nous laissent effectivement tranquille mais Atlantis n'est pas la principale raison.

- Nous sommes encore attaqués, remarqua John. On n'est pas si tranquille...

- Peut-être mais ils ont des problèmes sur un autre front. Je pense que leur but est de prendre la cité ou de la neutraliser.

- Ce qui fonctionne... partiellement, concéda Rodney. Nous ne ripostons pas et nos alliés nous croient perdus.

- Sachez que les animaux proposés sont de bonnes qualités, reprit le contact. Je vous conseille de proposer deux sacs et les navets. Gardez les fruits... Commencer par un sac puis deux... et enfin les navets.

- L'art de la négociation, comprit John.

Ils arrivèrent proche des stabulations. Il y avait en effet de nombreux animaux : de la poule au mouton sans oublier le taureau. Ils étaient placés en demi-cercle en plusieurs rangs.

- Ani ! cria le contact. J'ai des clients pour toi.

L'homme concerné donna sa fourche à son voisin et s'approcha.

- Qu'amènes-tu là ? demanda ce dernier, curieux.

- Ils veulent un cheval pour remplacer l'ancien... pour du labourage de champs.

- Bien et pourquoi pas un boeuf, ils sont plus coriaces.

- Crois-moi tu dois insister sur les chevaux. Ils sont hésitants et les chevaux sont une valeur sûre pour vendre.

- Ouais, une valeur sûre, approuva l'éleveur. Très bien, suivez moi... voyez mes produits. Nous sélectionnons nos descendants en faisant les meilleurs croisements. Voici, l'étalon... Une pure merveille, n'est ce pas ?

John le regarda en connaisseur, c'était en effet une belle bête. Ils passèrent ensuite devant les ovins et les bovins alignés. Puis les rangées des chevaux, tout au fond.

- Voici des chevaux de 5 ans, dans la force de l'âge, puis les plus âgés plus loin.

John s'avança. Rodney resta en retrait ne comprenant pas la main d'oeuvre.

- Que proposez-vous ?

- Vous avez de bons chevaux, concéda John. Mais ils ont l'air sans expérience.

- Le débourrage est bien avancé, se défendit le vendeur.

- Vu leur âge, un début de débourrage, réfléchit John en regardant les chevaux.

John s'approcha de l'un des chevaux en connaisseur. Il examina le garrot puis le dos et enfin les membres. Mais ce qui l'intéressait vraiment c'était ce qui était derrière les chevaux. John avait bien compris la réelle raison de leur venue car son contact avait insisté sur les chevaux. En effet, juste derrière, il y avait des épaves de ruches et de dards wraiths.

- Celui-ci semble intéressant, dit John. Rodney ? Qu'est ce que tu en penses ?

- Quoi ?! Je te laisse...

- Rodney, insista John entre ses dents. Il faut bien regarder avant de s'investir.

Rodney s'approcha sous sous regard insistant, à contre-coeur. Il détestait les chevaux même si Angéla avait légèrement amélioré sa relation avec l'espèce équine. Les chevaux étaient si imprévisibles, porteurs de pleins de maladies ou de microbes. En plus, ils ne sentaient pas bons. Tout ce qu'il détestait. Il s'approcha avec douceur et hésita quand le cheval tourna la tête vers lui. A distance, Rodney comprit enfin l'insistance de son ami. Il remarqua lui aussi les carcasses des vaisseaux ennemis.

- Celui-ci semble approprié, joua Rodney. Un dos...solide.

Il ne savait pas quoi dire d'autres ne s'y connaissant pas.

- Je vois que nous sommes d'accord sur ce point mais que penses-tu du problème de peau ?

- De problème de peau ? répéta Rodney qui s'empêcha de reculer.

- Ce n'est rien, une petite dermite, informa l'éleveur.

- Qu'est ce qui a pu causer ce problème, Rodney ? demanda John.

- Ah oui, ce problème ... sûrement un insecte très virulent et coriace.

Il parlait bien sûr des wraiths et des épaves

- D'accord, cela doit être pris en compte pour le prix car il faudra non seulement découvrir la raison de ce problème de peau mais aussi y remédier, informa John reportant son attention sur le vendeur. Je propose un sac de farine.

- Un sac ? Il en faut au moins 4...

- Il n'est pas réellement débourré. Un sac et des navets. N'oubliez pas la dermite, marchanda John.

- Deux et vos navets. C'est mon dernier mot. C'est une brave bête.

- Deux ?

John regarda Rodney.

- Ok deux sacs, marché conclu.

- A la bonheur, venez, allons conclure le marché.

- Avec plaisir, vos affaires ont l'air de bien fonctionner ces derniers temps, discuta John.

- Plutôt bien depuis que le calme est revenu.

- Vous faites allusion aux vaisseaux dans la vallée derrière vos installations ? Je vous donne donc les deux sacs de farine et tous les navets.

- Ces vaisseaux doivent vous gêner un peu pour vos ventes, rajouta Rodney en s'approchant avec les navets.

- Cela dépend des clients.

Il prit le sac de navets pour les peser.

- Certains viennent juste pour les voir par curiosité, rajouta le vendeur en notant le poids sur une feuille puis il regarda les sacs. Votre farine est de qualité.

Il les pesa à leur tour.

- Il y a même des personnes qui s'y aventurent, poursuivit l'homme.

- Savez-vous ce qui est arrivé ? Normalement chaque sac pèse 20 kilos, informa John.

- 21, corrigea le vendeur, content de lui, il était gagnant. Cela me va. La flèche s'est illuminée et a attiré les vaisseaux ici.

- La flèche ? demanda Rodney qui posa le reste de ses navets qui allaient subir le même sort, la pesée.

- L'affaire semble conclut. Fran va chercher le tapis et range moi la marchandise. Le cheval N°5 va partir aussi, prépare le... Elle ne se voit pas à cause des crashs de vaisseaux. Mais en dessous il y a un cratère de presque un kilomètre. Ne vous inquiétez pas si le cheval semble nerveux, c'est la présence des Wraiths qui cause ce stress. Il sera plus calme une fois parti... Ah voici le tapis.

Fran posa un tapis sur l'étal. L'éleveur l'étala sur la table de négoce et posa des verres et ce qui passa dans ses mains, à chaque coin pour le maintenir à plat. Rodney s'avança pour mieux voir.

- C'est la flèche, indiqua l'éleveur, fier de lui.

- Très jolie, sifla John en se tournant vers Rodney.

- Fascinant, souffla Rodney qui joua le jeu.

- Et cette flèche se trouve sous les débris et s'est ... illuminée, demanda John.

- Non elle a disparu... laissant les carcasses sur place. Vous voulez autres choses ? Je vends aussi de l'avoine, du foin, des flocons... mais aussi du matériel pour labourer le champ.

- Nous avons obtenus ce que nous voulions, remercia John mettant fin à la négoce.

- Par hasard, vous allez en faire quoi de vieux cheval ? demanda l'éleveur intéressé.

- Pour l'instant le garder, il servira de maître d'école au nouveau venu.

- Très bien mais si vous voulez un repreneur pensez à moi.

Il lui tendit la main. John la saisit pour le remercier et partit.

- John... le chemin de retour est par là, indiqua Rodney voyant qu'il prenait le mauvais chemin.

- Je sais mais je dois récupérer la marchandise.

Quelques minutes plus tard, ils rebroussèrent chemin avec leur nouvelle acquisition, un cheval.

- Mais qu'allons-nous en faire ? se demanda Rodney. La cité est en guerre.

Il n'aimait pas les chevaux mais il ne voulait pas lui infliger les explosions, les incendies...

- Le manger.

Rodney s'arrêta brusquement.

- Je plaisantais, se retourna John à côté de son cheval. On réglera le problème plus tard. Continuons à jouer notre rôle. On va peut être l'échanger encore...Nous parlerons des infos plus tard.

- La flèche...

- Plus tard, dit John entre ses dents.

- La flèche n'était plus là à notre arrivée. Elle est lantienne, dit le contact.

- Oui une arme.

John savait qu'il n'allait pas pouvoir faire taire Rodney quand il était lancé.

- Une cité disparue, rectifia Rodney.

John s'arrêta brusquement se faisant presque marché dessus par son compagnon équin.

- Une cité entière ? Mais elle ne s'est pas quant même détruite ou envolée... Enfin si, souffla John.

- Et je sais qui aurait pu le faire. Depuis quand êtes vous ici ? demanda Rodney au contact.

- 4 mois je dirais depuis que vous nous avez assigné la mission.

- Si loin... réfléchit Rodney.

- Cela fait 16 mois qu'on n'a pas de nouvelle d'Angéla et d'Anéa. Cela ne colle pas, remarqua John comprenant les pensées de son ami.

- Qui d'autres ? Elle avait commencé à les récupérer.

- On aurait eu des nouvelles, remarqua John.

- Qui d'autres alors ?

- Je connais un ou deux voleurs, pensa John.

C'étaient plutôt des voleuses.

- Il s'agit d'une cité pas d'un vaisseau, indiqua Rodney voyant où il voulait en venir. Les protocoles de sécurité sont plus complexes.

- Nous pouvons creuser, les bûcherons sont en permanence dans cette zone ou proche, indiqua le contact. Nous pouvons aller marchander du bois contre les fruits ou le cheval.

- Nous en savons assez, je pense. Cité - Carcasse de vaisseaux, énuméra Rodney. Il en avait marre de négocier et de faire semblant.

- C'est vrai, concéda John. On connait aussi maintenant la raison de notre étroite surveillance et que l'étau se resserre.

- Oui des cités disparaissent. Cela les rends nerveux, comprit Rodney.

- Les voleurs auront une force de frappe conséquente, conclut le sergent.

- Sauf que ce n'est pas notre cas et ils le savent dit Rodney.

- Ils veulent peut être la cité pour obtenir un avantage ou ils veulent nous détruire pour éviter un ralliement, réfléchit John. Rejoignons Teyla et Ronon, ils auront peut-être d'autres informations qui compléteront les nôtres.

...

Ils franchirent la Porte. Zelenka les accueillit. La cité était encore là, étonnant Rodney.

- Ils étaient temps, nous avons un problème. Nous sommes encerclés, résuma Zelenka.

- Ce n'est pas nouveau, souffla Rodney.

De retour à la maison, les problèmes ne s'étaient pas envolés.

- Nous devons faire le point, proposa John. Dans 5 min débriefing alors que Zelenka regarda le cheval franchir la porte. Longue histoire, ajouta John.

Rodney se débarrassa de ses fruits dans les bras d'un scientifique qui passait par là.

...

Ils étaient donc dans la salle quand John s'installa. En absence de Woosley, il présidait les réunions puis lui faisait compte rendu.

- Le cheval ? commença John.

- Sérieux ? dit Ronon, il y avait plus urgent.

- J'ai sélectionné quelques adresses pour sa future destination mais il est bien installé pour l'instant. Il devrait partir dans quelques heures, indiqua Teyla qui avait fait joué ses contacts.

- Très bien, la suite...

- C'est la cata, Zelenka aurait du nous rappeler..., poursuivit Rodney.

Il pianota sur sa tablette.

- Nous étions encerclés... ça s'était avant, décrit Rodney. Voilà... maintenant...

La carte affichée fut envahie par des points rouges. Rouge pour ennemi. Il y en avait partout.

- Ils resserrent l'étau, comprit John en voyant leur nombre.

Mais ce n'était pas une surprise, ils en avaient déjà parlé auparavant. Mais d'où sortaient ils tous ?

- Quelles sont nos options ? demanda John sachant que Rodney y avait déjà pensé.

Il comptait toujours sur lui pour les sauver.

- L'immersion n'est pas envisageable j'imagine, intervint Cadwell.

Rodney et Zelenka se regardèrent.

- Ce qui serait intéressant de savoir c'est comment toutes ses flottes ont pu échapper à notre vigilance, intervint Teyla.

- Ils ne l'ont pas. Ils se sont juste tous dirigés en un seul mouvement, indiqua Zelenka. Nous les avons repéré depuis un moment mais on ne pouvait pas savoir qu' ils allaient tous se diriger vers un seul point : nous. Ils ont bougé leur pion d'un seul mouvement, bloquant notre fuite. Nous ne le savions pas jusqu'à...

- Immerger la Cité est toujours possible, coupa Rodney qui n'aimait pas ne plus être sur le devant de la scène.

John reporta alors l'attention sur Rodney.

- On en a déjà parlé. Ce n'est pas la solution, n'est ce pas ? demanda John.

- On sera piégé, avoua Rodney.

- L'hyper-espace, proposa Teyla.

- Pas au point pour l'instant, nous ne pouvons pas encore ouvrir une fenêtre, leur apprit Rodney.

- Alors, nous devons prendre les armes. Le dédale est prêt à vous épauler. Nous pouvons être prêts dans une heure, conclut Cadwell.

- La cité possède encore quelques ressources mais nous serons limités en énergie, malheureusement, indiqua Zelenka. On se fera écraser par les ennemis en une heure.

- Nous pourrons maintenir le siège pendant un moment avec le bouclier, proposa Teyla.

- Si nous ne sommes pas bombardés, oui, admit Rodney.

- Mais quel est leur but ? demanda John en examinant la carte.

- Faire baisser notre bouclier, l'épuiser, nous aborder, énuméra Zelenka.

- Pour mieux nous envahir, ils veulent notre cité, souffla Rodney. Ils ne veulent pas la détruire mais la récupérer...

- Que voulez vous dire ? interrogea Cadwell.

- On sait que quelqu'un récupère les Cités, de vieilles cités délabrées, expliqua Rodney.

- Des cités ? Quelles cités ? Dans quel état ? demanda Zelenka, intéressé.

- Des épaves pour la plupart, coupa Rodney.

- Pourtant ses épaves semblent prendre vie et semble avoir une force de frappe intéressante, remarqua John.

- Anéa ? Nous n'en avons toujours pas de nouvelles, questionna Cadwell.

- Oui, on pensait que c'était elle mais... Elle ne donne pas de signe de vie et maintenant on sait que les Wraiths essayent de récupérer la Cité... ils auraient pu voler les autres aussi, dit John.

- Non, nous devons contacter Anéa, conclut Rodney. Ils veulent la cité pour faire face aux autres qu'Anéa a sûrement récupéré. Ils pensent qu'ils vont perdre.

- Comment la contacter ? demanda Cadwell. Nous avons déja essayé.

- Nous pouvons faire à l'ancienne, dit John. Récolter des informations sur le terrain.

- Oui, un des hommes du marché a parlé d'un homme qui commençait à perdre la vue... Puis quelqu'un l'a guéri, indiqua Teyla.

John se souvint de sa brève discussion avec Angéla : elle pouvait "guérir les gens" en transférant son énergie. Il n'osa croire que c'était elle.

- Je n'y crois pas, l'homme était ivre, ricana Ronon.

- Un enfant a été soigné d'une fracture ouverte aussi, poursuivit Teyla sans se décourager.

- Quoiqu'il en soit, il parle d'un homme accompagné par deux chevaux. L'homme en chevauchait un, l'autre suivit en liberté. On dirait une fable pour enfant, raconta Ronon, sceptique.

- D'après la description, l'homme avait un bâton avec...

Elle montra un dessin.

- C'est une pierre au bout, dit Rodney déçu.

- Qui s'illumine apparemment, décrit Ronon.

- Il y avait beaucoup trop de détails pour que l'homme... certes ivre ait tout inventé, insista Teyla.

- Quels autres détails ? demanda John voulant en savoir plus.

- Un des chevaux semblait surréaliste au niveau de sa couleur... plaisanta Ronon.

- Il ne mentait pas, insista encore Teyla montrant un dessin.

- Cet homme mystérieux a un nom ? demanda John qui comprenait le doute de Ronon en voyant le dessin.

- Oui... Un certain Astrid... répondit Ronon. Ou Asty...

- Astyan ! dit Rodney et John en même temps.

John se redressa alors que Rodney se réinstalla.

- L'homme ivre l'a décrit ? demanda John avec empressement.

- Homme grand, brun mystérieux et réservé. Très poli. Des pouvoirs de guérison, lista Teyla.

- Attendez cet homme existe ? demanda Ronon n'y croyant pas encore.

John et Rodney se regardèrent.

- Si c'est l'Astyan que l'on connait, c'est un descendant des Anciens et il n'a pas eut besoin d'effectuer l'ascension pour avoir des capacités, expliqua Cadwell. J'ai lu quelques rapports à ce sujet. SG 1 a eut affaire à lui.

- Nous l'avons rencontré sur Terre à ... l'enterrement d'Angéla, ajouta John mettant fin au doute.

- Je l'avais rencontré avant quand j'étais seul sur cette planète avec Angéla, continua Rodney.

- Alors Astyan est dans notre galaxie ? réfléchit Cadwell, étonné. Il me semble que Daniel nous a informé qu'Astyan était retourné chez lui. Sa famille coopérait mais ils ont un peu coupé les ponts quand Angéla est morte. Pourquoi serait-il ici ?

- Angéla, souffla Rodney. Il a dû lui arriver quelques choses... Elle est peut être mourante.

- Donc je résume, coupa John. Nous sommes assiégés. Anéa peut probablement nous sortir de ce problème. Mais elle semble ne pas être en mesure de nous aider... Puis il y a ce fameux... Astyan qui serait aussi quelques parts dans notre galaxie. Il a un lien avec Angéla. Donc si nous trouvons Astyan, il nous guidera vers Anéa.

- Nous avons que quelques jours, rappela Teyla.

- Oui mais il a raison, concéda Rodney. Nous n'avons pas réussi à localiser Anéa car elle doit cacher ses traces mais Astyan ne se cache pas. Localisons le.

- Je dois avoir quelques parts des rapports du Colonel Samantha Carter sur l'analyse du bâton d'Astyan, proposa Zelenka. Je peux peut être localiser sa signature énergétique.

- Cela peut être long, soupira Rodney.

- On peut visiter différentes planètes pour repérer cette signature énergétique. Le dédale peut agrandir son champ de recherche. Mais nous ne pouvons pas le faire au hasard, résuma Cadwell.

John regarda Rodney lui faisant comprendre qu'il marquait un point.

- Je... je peux récupérer des adresses, souffla Rodney.

- Avec le module de sauvegarde des adresses de la Porte. Mais sa visite date de plusieurs semaines. Cela fait beaucoup d'adresses tout de même, comprit Cadwell.

- Nous pouvons en sélectionner et beaucoup doivent se répéter, expliqua Teyla. A cause des échanges commerciaux. On peut alors envoyer plusieurs équipes.

- Nous n'avons pas les hommes, soupira Rodney.

- Je sais... j'ai établi le protocole de service minimum.

John cherchait une solution.

- On doit les rappeler, dit Cadwell.

- Nous ne pouvons pas les mettre en danger, refusa John.

- On peut peut-être leur distribuer sans leur retour, proposa Ronon.

John le regarda, il savait qu'il avait déjà un volontaire pour les recherches.

- Nos hommes peuvent aussi aider, nous pouvons combattre avec 20% de nos effectifs, proposa aussi Cadwell.

- Je crois que nous avons un plan, se leva John pour clore la séance.

...

Ainsi ils firent différentes équipes pour visiter les différentes planètes sélectionnées afin de recueillir des infos sur les cités disparues ou de localiser Astyan. Même l'équipe de John prit part à cette chasse aux trésors. Le plus gros problème était qu'Astyan semblait voyager beaucoup. Grâce à Rodney, chaque équipe ne restait que quelques secondes sur les planètes car il avait créé un détecteur pour cibler spécialement l'énergie émise par le bâton d'Astyan, cette énergie persistait un certain temps dans l'air comme énergie résiduelle. Ils pouvaient ainsi couvrir davantage de terrains. Mais même en mettant toutes les chances de leur côté, ils n'eurent pas de touche positive. Quelques témoignages ou pistes mais cela ne menait à rien et le temps s'écoulait rapidement.

Les wraiths continuaient leur attaque et leur but : les affaiblir. Rodney dirigeait les opérations de la salle de contrôle alors que John dirigeait les siennes du fauteuil des Anciens. Cadwell était aussi sur son vaisseau à défendre la Cité.

- Le bouclier qui riposte me manque, souffla John plus à lui même.

- A moi aussi.

La radio n'était pas coupée.

- Mais je n'ai pas réussi à reproduire le phénomène, se désola Rodney.

- Probablement parce que c'était Anéa la responsable. ELLE était le bouclier, supposa Todd à ses côtés.

Rodney le regarda. Il avait oublié qu'il était encore là. Il se demandait pourquoi Anéa lui avait rendu forme humaine pour le laisser mourir ici. La cité trembla à nouveau, sous les impacts du feu ennemi.

« Ouverture de la porte non programmée »

Rodney et Todd se regardèrent.

« Aucune équipe n'est programmée pour revenir » rappela John.

« Non sauf s'ils ont eu un problème ou une touche » dit Rodney avec espoir.

- Zelenka ?

- Oui, j'y suis. C'est un code d'identification connu... celui de la Terre, dit celui-ci étonné.

Rodney poussa Zelenka pour vérifier. Mais le russe ne se trompait pas.

- Comment ont-ils eu assez d'énergie ? se demanda Rodney, surpris.

- Ils trouvent toujours un moyen, remarqua Zelenka.

- Levez le bouclier, ordonna Rodney. Voyons ce qu'il nous envoie comme message.

Mais ils n'eurent pas de message. La cité trembla encore.

- On va perdre la liaison, râla Rodney.

- Je ne reçois pas de fichiers, annonça Zelenka. Le cortex est étrangement stable.

Ils regardèrent les données alors que deux personnes traversaient la Porte : Daniel et Shola, la soeur d'Astyan, mère inquisitrice.

Elle portait une longue robe rouge et sa tenue de combat. Sa robe était fendu de chaque côté de ses jambes et semblait être composée de cuir.

Rodney étonné, quitta sa console pour les accueillir.

- Docteur Jackson ? Comment ?

- Shola ... la soeur d'Astyan, présenta Daniel. Elle nous a ouvert le passage.

- Enchantée, Rodney, sourit à cette dernière alors qu'elle admirait la cité malgré les bombardements.

- Comment ? répéta Rodney.

- C'est une inquisitrice... Elle lit nos pensées, lui apprit Daniel.

- Nos pensées, répéta Rodney perdu. Non je voulais dire votre venue...

- Elle fournit l'énergie, lui apprit Daniel. Bien nous avons pleins de choses à nous dire.

Daniel était impatient et il se frotta les mains. Les lumières s'éteignirent puis se rallumèrent faiblement en clignotant.

« Rodney ? Que se passe-t-il ? »

Rodney hésita à laisser de côté les deux nouveaux venus pour répondre à John mais en même temps ce n'était pas le moment d'avoir des invités.

« Un de vos réacteurs au Naquadaw vous a lâché » leur apprit Shola songeuse.

Elle avait lu dans ses pensées. Rodney resta figé.

- Ce n'est pas le bon moment, comprit Daniel. Vous semblez en difficulté.

« Qui a parlé ? Rodney ? »

- Non, ce n'est pas le moment, Atlantis est en guerre, confirma Rodney qui retourna derrière sa console.

En effet, le réacteur s'était éteint comme il s'en doutait.

- En parlant d'Atlantis... commença Daniel mais il fut interrompu par un autre séisme.

« John ? nous avons des invités » lui annonça Rodney. « Daniel et une amie ».

« Le docteur Jackson ?! »

Il y avait de la surprise dans sa voix.

« Il nous apporte de bonnes nouvelles j'espère. »

Rodney imaginait déjà John quitté son fauteuil. Rodney savait qu'il pensait à un E2PZ ou un autre type de source d'énergie.

« Non, ils ont les mains libres » lui apprit Rodney.

« Et son amie » demanda John un peu déçu.

- Si vous êtes la soeur d'Astyan, vous avez peut-être quelques choses à nous proposer pour nous défendre, demanda Rodney avec espoir.

- Je ne suis pas une guerrière mais une inquisitrice, rappela Shola.

Rodney regarda Daniel. Il ne savait pas ce que signifie cette fonction.

- Elle ne se bat pas si ce n'est pour la vérité.

- Je vois...

- A vrai dire, je me bats mais en combat rapproché... très rapproché, indiqua Shola. Comme mon frère, nous ne sommes pas assez puissants pour combattre à cette échelle.

« John, la deuxième invitée est la soeur d'Astyan... »

...

- Je vous conseille de vous poser, intervint Shola alors que la réunion commençait à virer à la guerre civile.

Tout le monde s'arrêta de discuter.

- Mais bien sûr, siffla Zelenka. C'est une idée brillante !

- Et en quoi ? se moqua Rodney qui refusait toujours de valider des idées qui n'étaient pas les siennes.

- Les réacteurs à propulsion ainsi que les systèmes essentiels seront protégés, poursuivit Shola.

- Parce qu'ils seront sous de la terre, finit Rodney comprenant où elle voulait en venir.

- Vous voulez nous écraser, dit Daniel, un peu perdu.

- Non nous poser, corrigea Shola.

- Sans endommager la Cité, insista Rodney.

- Mais comment ? demanda Zelenka.

- La chaleur devrait suffire ainsi que le souffle des réacteurs à éparpiller la roche, indiqua Shola qui regardait le plan de la Cité.

- Oui la chaleur fera fondre une partie de la roche, souffla Rodney.

- Et le souffle évacuera le reste, comprit Zelenka. Quel type de roche ?

- Par chance... ce n'est pas du granite, hésita Rodney. Du sédiments ?

- Il semblerait, confirma Zelenka. Facile et ensuite ?

- Le bouclier protégera le haut et si les particules pouvaient inonder le sous sol et se reposer sur une partie de la cité, on sera partiellement protégé, dit Daniel, comprenant le plan.

- Partiellement ? interrogea John qui était resté jusque là silencieux essayant de suivre les échanges.

- Cela nous fera gagner du temps mais il restera le problème, dit Rodney.

- Ok tous les voyants sont verts pour moi, accepta Zelenka.

- Bien lançons nous. Accrochez vous, prévenez le personnel, je pense que cela va secouer, ordonna John.

Rodney calcula la traversée dans l'atmosphère et leur atterrissage. Il dirigea du mieux qu'il put John pour la manœuvre. Alors que les Wraiths continuaient à les attaquer. La Cité descendait non pas vers l'enfer mais probablement vers leur seul espoir : une planète. La Cité traversa ainsi toute l'atmosphère et se dirigea vers la terre ferme.

Malheureusement la suite du plan n'allait pas être possible.

- Oh oh, dit Rodney.

« Rodney ce n'est pas une bonne idée »

John était dans son fauteuil à contrôler la Cité. Il y avait des Wraiths partout, sur la planète.

- Nous allons trouvé un endroit sûr pour se poser, réfléchit Rodney précipitamment alors que la Cité descendait encore.

- Les wraiths sont partout, remarqua Zelenka.

- Je sais... Je ne suis pas aveugle, couina Rodney sous la pression. C'était votre idée !

Mécontent, on rejetait toujours la faute sur lui.

- Là, cria Rodney comme un eurêka.

Il pointait du doigt une localisation sur une carte qu'il venait d'afficher. Il avait repéré une zone dénudée d'ennemis et pour cause c'était une forêt.

...

La cité gisait parmi de nombreux débris autant minéral qu'organique, la protégeant partiellement. Le bouclier faisait le reste. Rodney faisait de nombreux diagnostics avec l'aide du Docteur Zelenka. John s'occupait à organiser la défense au sol mais aussi dans l'air appuyé par le Colonnel Cadwell. Les wraiths les avaient automatiquement encerclés les piégeant pour éviter tout retrait possible. Ils allaient resserrer l'étau petit à petit jusqu'à la rupture. Ils étaient donc partout avec des troupes au sol et les darts.

Rodney n'avait que des mauvaises nouvelles. La dernière en date :

- Comment ça la Cité s'enterre ? répété John à la radio .

Il était dans les couloirs pour faire des rondes. N'était-ce pas le but d'engloutir une partie de la Cité ?

- Elle s'enfonce à cause de la structure instable des sédiments et de son poids.

- A quel point est ce grave ? demanda John.

- Les niveaux inférieurs seront inaccessible d'ici 30 minutes et n'aura pas assez d'énergie pour redécoller quand deux niveaux seront atteints.

Enfin ils n'en étaient pas encore là. John aurait aimé se poser cette question : comment décoller ? Car cela voudrait dire que le combat contre les wraiths auraient été fini avec une victoire des humains.

- Y a-t-il des équipes en difficulté ? demanda John alors qu'il arrivait à une intersection vide.

- Non, nous avons eu le temps de soit les évacuer soit les téléporter grâce au Dédale, lui apprit Rodney. Autre chose, une fois la Cité partiellement recouverte, on pourra directement aller sur le sol.

John s'arrêta car il savait ce que cela signifiait. Les wraiths allaient pouvoir rentrer dans la Cité facilement.

- On peut piéger les alentours alors avec Ronon, réfléchit John.

- Le C4 ? proposa Rodney.

- Oui. Les pièges de Ronon et des mines personnelles, approuva John.

Il pensait aux dispositifs qu'utiliser Ronon pour ralentir voir supprimer des poursuivants. Il décida alors de faire 8 équipes pour quadriller la cité de tout part et de piéger les environs. Rodney avait trouvé le moyen d'empêcher les darts de déposer des troupes sur et autour à la cité en brouillant leur signal de localisation. John espérait que les Wraiths n'allaient pas prendre le risque de déposer les troupes dans la Cité au hasard, à l'aveuglette, risquant de les intégrer dans les murs, le vide ou dans le sol.

...

Ronon et John ainsi qu'une équipe de trois soldats étaient cachés dans les buissons, proche de la Cité. Elle paraissait être une montagne dressée devant eux. Les premiers murs de la Cité étaient non loin derrière eux. Rodney travaillait sur l'invisibilité même si leur position était compromis depuis un moment. Il ne voulait pas leur faciliter les choses. Ronon avait fini d'installer ses quelques pièges. John pouvait presque entendre l'ennemi respirer. Pourtant il ne les voyait pas. Les Darts continuaient à voler au dessus d'eux, déposant des troupes. Le nombre d'ennemis s'agrandissait donc. Parfois il entendait un piège se déclencher et Ronon souriait à chaque fois. John savait que son ami se retenait d'aller vérifier les prises. Il savait qu'il pouvait compter sur lui pour rester à ses côtés et surveiller ses arrières pour défendre la Cité, jusqu'à la mort.

Certaines équipes devaient être en difficultés car ils pouvaient entendre des coups de feu brefs et discontinus. Rodney dans la cité, examinait la situation grâce au scanner de longue portée de la cité et téléportait les équipes en difficultés. Puis il envoyait d'autres équipes plus fraîches. Rodney avait réussi à éviter que les différentes équipes soient encerclées par l'ennemi. Pour l'instant, il avait l'air de s'en sortir dans sa tâche. John n'avait eu vent d'aucun dégât mortel dans leur rang. John était fier de son ami, qui prenait de plus en plus de responsabilité. Côtoyer Angéla lui avait fait du bien et lui avait appris à prendre des responsabilités au niveau tactique.

- Rodney ? Combien sont ils ? demanda John en chuchotant dans son micro.

Pas de réponse mais John attendit patiemment car il savait que Rodney devait être occupé à centraliser toutes les informations.

- 7 à proximité de votre zone, répondit ce dernier. Mais des centaines arrivent.

- A proximité ? C'est à dire demanda plus de précision John.

Mais John n'attendit pas la réponse car Ronon lui faisait signe. Il s'abaissa encore plus alors que deux Wraiths passaient non loin de leur position. John se promit d'expliquer à Rodney ce que voulait dire à proximité et anticiper les déplacements de l'ennemi. Enfin de compte, Rodney avait encore des lacunes au niveau tactique militaire. Le « A proximité » n'était pas assez précis et ne suffisait pas. Ronon ne bougea pas respectant le plan de John même si John l'imaginait très bien Ronon bouillir intérieurement. Le plan était de laisser passer puis encercler. Tuer. Cacher les corps. Simple, s'ils étaient assez rapide. John en compta cinq. Il fit signe à Ronon de patienter encore. Rodney avait dit 7 et il espéra qu'il ne s'était pas trompé. Il lui en manquait donc deux. Il ne voulait pas avoir de mauvaises surprises. Mais si les deux retardataires tardaient, ils n'aurait pas d'autres choix que de lancer l'attaque surprise aux risques de laisser passer les 5 adversaires. Puis il aperçut brièvement les deux derniers. Il ordonna à son équipe d'un signe de s'occuper des 5. Ronon devait se charger des deux trainards.

Il se leva en même temps que Ronon de sa cachette mais ils prirent deux directions différentes. Ronon tira immédiatement sur les deux cibles alors que le reste de l'équipe encerclait les autres, assez facilement. John regarda en arrière quand sa cible s'écroula et vit Ronon disparaître dans les fourrées sûrement à la poursuite d'un rescapé. Comme son équipe semblait maîtriser la situation, John rebroussa chemin à la suite de son ami mais n'alla pas plus loin alors que Ronon exécutait le Wraith au sol.

- Certains Wraiths n'étaient pas armés, remarqua John surpris.

Ronon haussa les épaules. Un Wraith désarmé restait pour lui tout autant dangereux. Il ne faisait pas de différence entre les Wraiths armés ou non.

- Ils ne doivent pas organiser l'assaut et envoyer ce qu'ils ont sous la main, supposa John en examinant le corps.

- Depuis le temps qu'il rêve de détruire ou mettre la main sur la Cité, ils foncent peut-être tête baissée, rajouta Ronon. Ils n'ont pas de plan précis.

John regarda sa montre.

- Tu as le temps en 15 minutes ? demanda John.

- Cela dépend des dégâts voulus, sourit Ronon.

- Le plus possible... comme d'habitude.

A priori, ils exécutaient la seconde partie du plan.

...

« Il y a un gros vaisseau inconnu en approche » informa Rodney à la radio.

- Wraiths ? demanda John qui avait ses propres problèmes.

Poser des bombes semblait une bonne idée au départ mais maintenant cela avait apporté d'autres ennuis : les wraiths puis le feu. Ils étaient encerclés.

« Je ne sais pas » couina Rodney.

Mauvais signe. Mais John ne s'en soucia guère pour l'instant. Si ce n'était qu'un vaisseau. Un de plus un de moins, cela ne faisait aucune différence pour John. Ami ou ennemi.

« C'est ... énorme » hésita Rodney.

John se baissa et se mit dos à Ronon avant de répondre.

- C'était toujours un vaisseau ?

Il avait noté l'hésitation et l'excitation dans la voix de Rodney. Une excitation positive ce qui était plutôt bon signe et piqua sa curiosité. Le silence s'installa, Rodney ne sembla pas vouloir lui répondre. Mais la réponse n'était plus attendue, car John avait un visuel direct du nouveau venu. Et ce n'était pas énorme mais gigantesque. Ce n'était pas un vaisseau c'était certain.

- Ce n'est pas vrai, souffla John en se levant oubliant presque les Wraiths.

Heureusement que Ronon était toujours là, il tua un Wraith avant d'interroger du regard John.

- C'est ce que je crois, Lieutenant Colonel ? dit un des soldats qui regardait lui aussi le ciel.

Ronon leva à son tour les yeux. Les Wraiths avaient eux aussi cessé le combat, alors qu'une voix douce et sévère retentit partout, sortant de nulle part.

- C'est... commença Ronon bouche-bée.

- Une cité, finit le soldat pour confirmer.

- Non des Cités, corrigea John qui était complètement sorti de sa cachette, distinguant bien toutes les cités.

Il se mit encore plus en danger. D'ailleurs un Wraith avait reprit son esprit et s'attaqua à John. Mais une lame ressortit de la gorge de l'adversaire. John, bloqué ne réagit pas, regardant l'adversaire s'écrouler et se vider de son sang. C'était Rhennan. Il la reconnut de suite. Elle portait une longue tresse et une tunique courte laissant apparaître ses formes musclées.

- Nous sommes venus en renfort terrestre pour vous évacuer, expliqua Rhennan à l'interrogation muette de John. Anéa va...

- Entrer en guerre, comprit Ronon avec joie.

- Je dois vous évacuer, répéta Rhennan en guise de réponse.

- Et les autres ? demanda John s'inquiétant pour ses hommes.

- Vos hommes ont déjà perdu le contrôle de la Cité, s'excusa Rhennan. Anéa a prit le contrôle. Je dois lui faire mon rapport rapidement. Anéa aura besoin d'aide pour la suite du plan.

- Qu'est ce qu'elle fait ? demanda Ronon alors que la Terre trembla autour d'eux.

- Elle fait décoller la Cité, jura John.

John vit alors des monticules de terres dégringolées et la Cité se surélevait. La cité décollait doucement mais sûrement. Anéa contrôlait tout et envoyait la Cité vers les autres. Les autres étaient restaient dans le ciel et semblaient tisser une toile dans le ciel autour de la planète en orbite comme des arcs blancs électriques.

- Elle empêche toute fuite, comprit John. Mais comment...

John était en colère. Il avait eu besoin d'Anéa pour combattre l'ennemi et c'était maintenant qu'elle intervenait en leur « volant » la cité. Il ne se protégea même pas contre les débris rejetés par le départ de la Cité alors qu'il regarda la Cité partir médusé.

- Elle ne veut pas tuer qu'Elijah, ajouta Ronon.

Elle voulait les tuer tous.

- Et comment allons nous nous sauver, coupa John.

- Je suis désolée, elle ne fera pas de quartiers, nous allons évacuer par la porte des Etoiles.

- Comment ? Elle n'est plus sous notre contrôle, rappela Ronon.

L'ennemi l'avait encerclé.

- Nous l'avons volée. Prêt ? As'... Vas-y tu peux y aller, ordonna Rhennan.

John et son équipe se regardèrent. Une lumière blanche les envahit. C'était la téléportation.

...

John réapparut dans un vaisseau et il entendit une voix connu et reconnaissable.

- On est foutu, j'ai perdu le contrôle... Mais qui a osé me téléporter ? Je...

Rodney s'interrompit en voyant John et Ronon. Lui aussi ne comprenait pas la situation. Puis il regarda Rhennan un peu perdu.

Ils étaient sur l'Espoir.

- Je suis désolé, vous devez être Rodney, le grincheux... intervint une petite voix alors que Rhennan se dirigeait vers l'interlocuteur.

Elle s'agenouilla et regarda les différentes hommes. D'autres membres de SGA étaient présents sur le pont.

- Ce sera tout As', nous n'avons pas la consigne de tous les amener.

- Mais je n'ai pas... Ils sont que 82, répliqua l'enfant. Il m'en manque.

- Attendez... c'est lui qui... commença Rodney. Mais c'est un gosse !

- Ouvres un vortex, ordonna Rhennan ignorant Rodney. Sauver tout le monde n'est pas ton rôle, elle n'aimerait pas savoir que tu es ici...

- Nous sommes en orbite invisible sur l'Espoir, intervient Daniel.

Il avait reconnu le vaisseau et la rosace sur le sol du pont de commandement qui était lumineux.

- Oui, Daniel, je vous ai transporté ici, confirma le garçon fier de lui. Je suis Astyan Junior, enchanté.

Puis il se dirigea dans le couloir, obéissant à Rhennan qui commençait à s'impatienter.

- C'est un gosse ! répéta Rodney éberlué.

En quoi ce morveux avait-il le droit de les téléporter ?

Daniel s'avança à la suite de Rhennan sans poser de questions. Il se sentait à nouveau chez lui. Shola suivit immédiatement après plus par curiosité. L'enfant trottinait en tête et se dirigeait parfaitement dans le vaisseau, vers l'hangar. Daniel s'arrêta brusquement car cette partie là était restée longtemps inaccessible.

- Notre Porte ... volée, s'exclama Rodney.

- Oui je l'ai volée ! dit l'enfant fier de lui encore. Pour éviter toute fuite. Elle restera bien sûre inactive car le vaisseau possède la sienne.

Rodney était déjà au courant que deux portes ne pouvaient pas être actives au même endroit au même moment, il connaissait la théorie des portes dominantes. Sur le côté de l'hangar, Daniel aperçut le fameux aquarium que l'on pouvait voir du réfectoire. Ils devaient se situer de l'autre côté, ce bassin était ouvert donnant accès à l'eau par un escalier. Deux jumpers étaient entreposés dans un coin, longtemps inactifs. Ils étaient recouverts de poussières. Juste à côté, il y avait un immense lit de branches et de feuilles. Daniel remarqua de la mousse aussi. Il y avait au centre du lit un trou comme un nid, un trou immense. Daniel s'y attarda, curieux.

- Le nid des dragons, indiqua As' l'air de rien.

Ce dernier s'était approché de la Porte. Il alla l'effleurer alors que John et Daniel avaient du mal à quitter des yeux le fameux nid, si immense. L'un par curiosité d'observer une nouvelle créature, l'autre par vigilance, dû à des années d'entraînement. John réussit à quitter le nid du regard pour observer le nouveau vortex se former.

- Suivez moi, proposa le garçon. Certains de vos hommes sont déjà sur place.

Ce qui voulait dire pas tous, pensa John. Il hésita un instant en s'approchant du vortex. Rodney et Ronon regardaient le petit garçon puis John. Ce dernier ne remarqua pas leur manège car il hésitait à partir. On n'abandonnait jamais ses hommes.

- Ne vous inquiétez pas, chuchota le garçon rassurant en attente devant la porte. Je suis sûr qu'Anéa y a pensé... puis mère ne le tolérerait pas.

- Mère ? demanda Rodney, étonné.

Il se doutait bien que l'enfant avait une mère mais il avait pensé à Anéa. John interrogea du regard Rodney et Ronon qui haussèrent les épaules. Ils semblait n'avoir guère le choix. John prit alors les devants montrant son choix. Il passa juste devant l'enfant qui lui sourit.

- Vous ne trouvez pas que l'enfant... chuchota Rodney alors que Rhennan les pressait un peu.

- Oui, ils se ressemblent marmonna Ronon, confirmant les pensées de Rodney.

...

John et son équipe prirent quelques secondes pour s'habituer à la nouvelle luminosité. L'étoile semblait être au point culminant de la journée et ils accueillirent avec joie la chaleur de ses rayons. Même Rodney ne sembla pas s'inquiéter des effets des UV sur sa peau et son oubli de crème solaire à haute protection. Ils étaient admiratifs car le paysage était accueillant et apaisant. Daniel repéra de suite les ruines et les habitations ainsi que Teyla. Il devait déjà les dater et les analyser de son oeil expert. Il regardait surtout les ruines à la frontière des habitations. Des campagnes de Rhennan les accueillirent avec leur lance mais sans menace. Rhennan les salua brièvement d'un signe de la tête mais s'arrêta. Quelques choses clochaient, elles étaient hésitantes.

- Que se passe-t-il ? demanda Rhennan.

Les femmes se regardèrent.

- Dites à mère que nous avons accompli notre mission. Anéa avait entamé la phase finale. La cité sera presque complète. Atlantide est resplendissante ... leur dit le petit garçon en les dépassant et allant rejoindre le centre du camp.

- As', s'il te plait... coupa Rhennan. Elle est partie, n'est ce pas ?

L'enfant s'arrêta. Elle regardait le ciel.

- Avec lui et 15 des meilleurs soldats, confirma une des femmes. Des volontaires...

- Les montures aussi, finit Rhennan.

Elle avait remarqué que les cieux étaient bien silencieux et elle ne les voyaient pas.

- Les dragons, chuchota Daniel.

- Que se passe-t-il ? interrogea John.

- Angéla est partie combattre. Ce n'était pas le plan, remarqua le petit garçon contrarié et un peu boudeur.

- Oui, As' mais ta mère en fait qu'à sa tête, soupira Rhennan.

Fin du chapitre