Journal de la revieweuse :
Lilinnea : Bien sûr qu'elle est en colère, n'importe qui le serait. Silesta est une bonne âme mais pas au point de tout accepter non plus. Heureusement pour elle, elle a eu l'occasion d'entraîner son psyché (même si c'était de façon cruelle). La présence de Gayle qui reste malgré tout une forme de repère pour elle l'aidera autant à tempérer sa colère qu'à la faire un peu basculer vers lui.
Reprenons l'avancée des leçons.
CHAPITRE 5 – CONTRATS MAGIQUES
Après cette nuit éprouvante mais salvatrice, Silesta dormit pendant pratiquement trois jours. Semblable à la crue d'un fleuve qui avait débordé de son lit, il fallut un peu de temps pour que son énergie magique retrouve son flux originel. Bien sûr, elle n'était pas seule dans sa convalescence. Gayle veilla avec attention sur la jeune ensorceleuse et lui tint compagnie durant les quelques périodes où elle pouvait garder les yeux ouverts. Hélas, ces instants ne duraient pas plus d'une demi-heure, juste le temps d'un repas et très vite, Silesta sombrait à nouveau dans le sommeil.
Le magicien veilla aussi sur ses nuits par crainte de nouveaux cauchemars. Fort heureusement, avoir crevé l'abcès en elle avait permis à la jeune femme de retrouver une certaine sérénité entre ses rêves. La plupart du temps, l'homme se contentait de lire au chevet de la jeune femme et relevait de temps à autre le nez quand il l'entendait remuer.
Silesta retrouva une forme physique bien plus ragaillardie aux côtés d'un esprit certes plus apaisé mais non moins mis face à un paradoxe. Elle avait vraiment reconnu sa douleur d'être séparée d'Astarion mais ses interrogations demeuraient. Bien sûr, elle n'osa avouer à Gayle son mensonge du premier jour. Pour ce dernier, son élève avait juste besoin de prendre conscience que le vampire l'avait déçue d'une façon bien cruelle malgré tout l'amour qu'il lui portait et elle n'était qu'une bonne âme assez aimante – ou naïve – pour lui pardonner. Silesta se doutait que si Gayle apprenait qu'elle faisait tout cela sans garantie de retrouver Astarion, il ne comprendrait pas.
Aussi la jeune femme décida-t-elle de tout miser sur l'espoir. Elle avait déjà éprouvé trop de colère par le passé avec Iwen. Elle devait se concentrer sur la force des sentiments la liant à Astarion et à l'espoir qu'elle lui offrirait en réussissant.
Portée par cette pensée, Silesta retrouva non seulement la santé mais aussi ses dons magiques. Elle reprit le fil de ses études avec entrain et ardeur, bien décidée à rattraper le temps perdu. Son professeur appréciait son dur labeur et continuait de l'épauler et de l'assister tout en gardant dans un œil attentif sur la façon dont réagissait la magie sauvage de son élève.
Un soir, tandis qu'elle essayait de retrouver le passage d'un livre qu'elle n'était pas certaine d'avoir compris plus tôt dans la journée, Silesta remarqua que Gayle avait l'air absent. Ses iris bruns erraient quelque part dans le vide et oscillaient quelque fois au détour d'un croisement de pensées. Elle s'attarda un instant pour l'épier du coin de l'œil avant de se laisser dériver au gré de son flot intérieur.
C'était drôle. Voilà près de six mois qu'elle vivait à la tour et pourtant, elle n'était pas spécialement plus habitée par un sentiment de familiarité. Même en partageant ses repas, même en dormant sous son toit, même en passant toutes ses soirées avec lui, ce Gayle assis près d'elle était le même que celui qu'elle avait connu après l'avoir extirpé d'un portail magique défaillant. C'était la même simplicité aimable, les mêmes sourires accompagnant quelques traits d'humour. La même présence infaillible, y compris dans les moments plus difficiles. Gayle lui avait une fois encore sauvé la vie, cette nuit-là. L'odeur de patchouli et d'ambre de sa chemise lui revenait parfois en mémoire, ainsi que la chaleur de son corps contre...
Sa vue se recentra tout d'un coup dans le regard du magicien tourné dans sa direction.
« À quoi songez-vous si densément ? s'enquit-il avec placidité.
_ Je me demandais comment un érudit amoureux des livres et de la connaissance s'était retrouvé à arborer la musclature d'un soldat aguerri. »
Silesta ouvrit des yeux aussi gros que ceux de Gayle, atterrée par ce qu'elle venait d'avouer sous l'effet de la surprise. Avait-elle vraiment parlé à voix haute ? Elle plaqua ses mains contre ses joues roses tandis que la main fantomatique qu'elle avait invoquée pour son cours du soir se plaquait devant sa bouche qui en avait déjà trop dit.
Gayle ne sut trop comment réagir, lui aussi au dépourvu. Il cilla plusieurs fois tout en cherchant ses mots avant de glousser, amusé par le tableau comique face à lui.
« Votre main du mage réagit déjà à la force de votre pensée ? Je suis impressionné », la félicita-t-il avec son flegme habituel.
Son interlocutrice fit une moue gênée et chassa d'un geste agacé la main transparente qui commençait à lui gratter la joue. Le magicien se fit violence pour ne pas sourire davantage et haussa les épaules.
« Un esprit sain dans un corps sain. Un maître des arcanes doit-il se cantonner à n'entraîner que son intellect ? expliqua-t-il avant de marquer un temps de silence, plus réservé. Dans les faits, je remercie déjà mon père de m'avoir transmis sa bonne condition. Enfin, je reconnais que mon isolement forcé et le tracas que me causait mon orbe m'ont rendu un peu hyperactif. L'exercice physique me canalisait de façon efficace. »
Silesta se contenta de hocher la tête avec un sourire désolé et préféra ne pas étirer cette conversation plus que de raison.
« Vous aussi, vous étiez dans la lune, poursuivit-elle en redressant sa posture. Quelque chose vous préoccupe ?
_ Je repensais à votre démarrage chaotique. »
La jeune femme lui assura qu'elle ne souffrait plus de fatigue et que sa magie était régulière, quoique parfois un peu imprévisible. La menace de revivre un épisode semblable à celui d'il y a trois mois lui paraissait quasi-inexistante il n'y avait pas à s'inquiéter. Gayle acquiesça en signe d'approbation mais ce n'était pas tout fait la teneur de ses pensées.
« Silesta, durant votre temps avec votre compagnie, avant d'arriver ici... étiez-vous aussi fatiguée constamment ?
_ Je l'étais mais j'ai souvenir de courtes périodes où j'étais plus alerte.
_ Ces courtes périodes survenaient-elles peu après avoir frôlé une catastrophe magique ? »
Silesta réfléchit un peu avant d'écarquiller de grands yeux stupéfaits. Mais oui. Elle se souvenait même d'avoir éprouvé une atroce culpabilité au lendemain d'avoir manqué de détruire une roulotte suite à une éruption de magie sauvage. Comment pouvait-elle ressentir pareils paix et soulagement après cet accident ? Elle n'avait jamais compris.
Elle secoua la tête.
« D'accord, mais ce n'est guère surprenant. Nous savions déjà qu'une magie en stase peut affecter son porteur.
_ Son porteur Endormi, corrigea Gayle. Ce que vous n'êtes plus. »
L'ensorceleuse se pinça un peu les lèvres, incertaine de bien comprendre où il voulait en venir en pointant ce paradoxe. Que voulait-il dire ?
« Ce n'est qu'une théorie, mais elle me paraît plausible, lui dit le magicien. Votre condition de catalyseur magique ne vous contraindrait-elle pas de ne pas conserver votre magie trop longtemps en vous ? Vous avez retrouvé la santé après avoir usé de votre magie, ici ou auprès du Pas Nocturne.
_ Comme... une marmite qui ne déborde plus quand on retire son couvercle ? »
L'homme confirma d'un signe de tête. Cette comparaison n'était pas des plus valorisantes mais à l'instar d'une batterie gnome qui se déchargeait sous l'inactivité, Silesta devrait user régulièrement de sa magie afin de ne pas la laisser se venger sur son propre corps. Celle-ci n'eut guère davantage besoin pour être convaincue. Tout était logique et concordait, même si Gayle aurait souhaité avoir plus de preuves étayant ses dires.
« Si ce n'est que ça, rien de plus simple, décréta l'ensorceleuse avec aplomb. Je ne fais plus de magie pendant quelques temps et nous verrons si le phénomène revient. »
Silence consterné pendant lequel Gayle fixa son élève avec un franc dépit. Il soupira avec tant de lassitude que sa main du mage alla lui tapoter l'épaule en signe de soutien.
« Vous êtes aussi vaillante que désespérante. » Il lui administra une pichenette sur le front pour la punir de sa bêtise. « Nous ne sommes plus dans une course après la montre comme au temps de nos parasites. Cessez de raisonner de façon inconsidérée. »
Silesta grimaça et se frotta la petite trace rouge en gonflant les joues.
« Oui, papa. »
Gayle ne prit pas ombrage de sa bouderie vexée. Papa ? Peut-être la protégeait-il avec la même ferveur que si elle avait été sa fille... mais c'était néanmoins une jeune femme pleine de ressources, drôle et entêtée qui bousculait son monde bien ordonné comme elle avait aitrefois bousculé son existence en péril.
Après près d'une année entière sous le mentorat de Gayle, Silesta fut en mesure d'esquisser enfin une première ébauche de la mage qu'elle serait, bien que rien ne soit gravé dans la pierre. Ses dons naturels d'ensorceleuse lui octroyaient une certaine aisance sans toutefois faire d'elle une prodige parfaite en tous points. Comme tout le monde, la jeune femme avait ses points forts et ses faiblesses.
Ainsi, Silesta se révéla être particulièrement virtuose dans la manipulation de la magie d'abjuration, notamment dans les sorts de protection. Gayle fut admiratif de la qualité des barrières que son élève était capable d'ériger dès la première leçon mais n'en fut pas très surpris. Après avoir subit trois années effroyables de torture qui l'avaient contrainte à se préserver d'une façon ou d'une autre, quoi de plus normal que Silesta ressente la magie protectrice de façon si instinctive ?
A contrario, de manière aussi logique qu'ironique, la jeune femme bataillait avec vaillance contre les sortilèges d'enchantement. Son esprit cruellement marqué par les mauvais traitements s'était tant durci qu'elle n'atteignait pas la finesse nécessaire lui permettant de caresser l'esprit de sa cible pour le charmer d'une quelconque façon. Lors de sa dernière tentative d'endormir Gayle, l'ensorceleuse n'avait fait que le gratifier d'un terrible mal de tête qui avait duré une semaine. La magie sauvage avait aussi hélas très souvent son mot à dire.
D'ailleurs, en parlant de magie sauvage, il s'agissait là un élément qui ajoutait sa touche d'aléatoire à la fois excitante et redoutée à laquelle les deux mages essayaient de s'habituer encore. Il n'était pas rare qu'une surprise survienne de temps à autre, même lors du plus simple exercice exigeant de Silesta de changer sa coupe de vin en jus de fruit. De la simple pluie de pétales de fleurs dans la pièce jusqu'à imprégner son aura d'un terrible sort d'effroi en passant par changer ses mots en miaulements, la jeune femme ne savait jamais ce que son héritage magique lui octroierait au détour de chaque incantation.
De ce fait, Gayle peinait à entraîner son élève vers la magie d'évocation et d'invocation. Les angoisses de Silesta de créer quelque chose de dangereux ou d'invoquer quelque créature maléfique étaient assez ancrées en elle pour la faire renâcler quand il fallait aborder ces chapitres. Le magicien avait beau tenter de la rassurer ou de la dérider en lui assurant que le premier « Courgette » qu'elle invoquerait – même involontairement – serait le bienvenu à la tour, pour peu qu'il soit un minimum docile et de taille raisonnable, l'ensorceleuse demeurait tiède à cette idée.
« Vous savez que votre magie sauvage est un peu liée à l'évocation, n'est-ce pas ? lui avait rappelé Gayle avec sagesse. Maîtriser cette école vous aiderait à limiter les dégâts dans une certaine mesure. Et puis, votre virtuosité pour l'abjuration vous protégerait des mauvaises surprises.
_ Je préfère avoir des appuis plus solides. À ce propos, quand me jugerez-vous prête à passer à l'étape suivante ? »
L'homme ne répondit pas tout de suite et considéra son élève avec attention. Il savait à quelle « étape » elle faisait allusion. Il ne s'agissait pas d'accéder à des sorts de magie plus difficiles et/ou spectaculaires Silesta avait pleine confiance dans la courbe de difficulté qu'avait tracée son mentor pour son enseignement. Elle voulait parler de l'autre type de connaissance auquel elle aspirait en venant frapper à la porte de la tour : le moyen de libérer Astarion de la menace du soleil.
Telle était la condition que Gayle avait imposée à Silesta en acceptant de la former et de l'aider dans son objectif : ils ne se pencheraient sur la question Astarion qu'une fois que la jeune ensorceleuse se soit assez accommodée à ses dons afin de lui assurer un minimum d'aisance.
L'homme lut l'impatience teintée d'espoir pétiller dans les yeux de pluie de son élève. Il y vit aussi la force de l'affection qu'elle portait à son compagnon vampire. Silesta ne mentionnait presque jamais le nom d'Astarion lors de leurs conversations peut-être par pudeur. Cependant, à en juger les quantités d'encre que la jeune femme allait acheter en ville, il était facile de deviner l'abondance de la correspondance qu'elle envoyait à Astarion pour la sauver du manque créé par son absence.
« Vous sentez-vous prête ?
_ Je m'en remets à vous, professeur Dekarios, lui répondit la jeune femme. Je serais bien présomptueuse de me croire plus clairvoyante que vous quant à mes capacités. »
Gayle étira faiblement un coin de sourire. La confiance qu'elle avait en lui l'honorait mais elle se posa sur lui avec plus de poids qu'elle ne le devrait. Qu'est-ce qui lui imposait de poursuivre davantage la formation de son élève douée en dépit de ses maladresses chaotiques ? Son sens aigu de l'exigence et de la perfection ou le plaisir de cette compagnie qui formait sa nouvelle routine ? Les deux, assurément. Mais quelle raison l'emportait sur l'autre ?
Silesta lui avait assuré qu'elle avait tout le temps du monde pour atteindre son objectif. Gayle savait qu'elle ne chercherait pas à négocier ou à supplier s'il jugeait qu'il serait préférable de la perfectionner encore. Sa foi en lui n'avait jamais failli depuis qu'il la connaissait. Jusqu'où avait-il le droit d'en abuser avant que la culpabilité ne vienne le prendre ?
« À une condition. Je veux que vous essayiez d'invoquer une créature. »
Il n'était qu'un lâche. Remettre sa propre faiblesse entre les mains qui se tendaient vers lui...
Cette proposition prit Silesta de court qui en gonfla les joues de frustration. En temps normal, elle aurait protesté ou se serait encore dérobée. Hélas, l'avancée de son chemin de retour vers Astarion était en jeu.
« Quelle créature ? grimaça-t-elle avec appréhension.
_ Ce que vous voudrez, tant qu'elle est viable. »
Face à la moue peu enthousiaste que la jeune femme arborait, le magicien la rassura une nouvelle fois et lui promit qu'en cas de débordement, il serait là pour l'aider. Elle hocha la tête puis se leva de la table d'étude pour se rendre au centre de la bibliothèque afin d'avoir un peu d'espace.
« Vous avez prévu si grand ? railla gentiment Gayle. Ma tour ne sera pas assez grande pour un dragon, vous savez ?
_ Je préfère rester prudente. »
L'homme fit silence afin de ne pas troubler sa concentration. Silesta ferma les yeux et laissa son esprit se vider. Ne pas penser à quelque chose d'horrible. Penser à quelque chose d'agréable ou une sensation plaisante. Elle joignit ses mains et entama les quelques gestes rituels avant de réciter la formule avec clarté.
« Veni ad me ! »
Un bref flash de lumière apparut, suivi d'un bruit humide.
« Que... »
Silesta dut mettre un genou à terre pour observer de plus près le petit blob gluant de la taille d'une paume humaine qui venait d'apparaître à ses pieds. Sa couleur acidulée rappelait celle du citron vert, tout comme l'odeur piquante que la créature exhalait.
Lui aussi étonné par ce résultat, Gayle approcha de la créature et l'analysa.
« Une... gelée. Je suppose que c'est un début. À quoi pensiez-vous, exactement ?
_ Rien de spécial. Mais je crois que mon ventre affamé m'a fait penser au pudding de ce soir... »
Silesta contempla avec émerveillement le fruit de sa première invocation concrète. C'était loin d'être impressionnant mais elle était fière. Même sans être certaine que ces deux petites bulles figées dans la matière suintante soient les yeux de la créature, la jeune femme ne pouvait s'empêcher de la trouver terriblement mignonne. Le blob dodelina en bloblotant et émit un étrange bruit spongieux. Il bougeait !
« Courgette ! » s'exclama Silesta avec attendrissement, des étoiles ravies plein les yeux.
Splorch. Courgette venait d'éclater comme une bulle paresseuse d'une préparation épaisse sous ébullition pour finir en petit tas de confiture d'agrume vert. Le ravissement de sa maîtresse se désagrégea tout aussi vite.
« Courgette... »
Elle se tourna lentement vers son voisin mage, aussi dépitée qu'angoissée. Il avait exigé une créature viable et cette gelée avait tenu aussi longtemps qu'une flamme sous une Giboulée de Gayle. Le magicien éprouvait beaucoup de compassion pour son élève assez pour lui offrir un sourire confiant. Elle avait de la ressource et il la voulait heureuse.
« Il a vécu, même un instant. La mort de Courgette ne sera pas vaine. Nous allons commencer à nous pencher suuuUUUR.. ? »
La voix de Gayle dérapa sous l'assaut inopiné de Silesta qui venait de lui bondir dessus avec tant de joie qu'il avait failli en être renversé par terre. Elle le serrait en trépignant comme une enfant et poussait des petits cris surexcités.
« Merci ! Merci merci merci ! C'est grâce à vous, tout ça ! Vous êtes le meilleur ! »
Elle le relâcha tout aussi vite et sautilla d'un pas allègre vers la sortie tout en clamant qu'il fallait fêter cette magnifique avancée avec une belle part de pudding en dessert. L'homme la suivit des yeux et inspira avant d'expirer un soupir vaincu. Cette femme n'était pas ensorceleuse pour rien. Chacun de ses faits et gestes était une manifestation inattendue que même un homme d'expérience comme lui ne savait appréhender, à la différence que lui n'y voyait qu'un charmant chaos.
Mdr. Je rigole de mes conneries. Pauvre petit Courgette. Splorch. Et ces mains de mage qui agissent par elles-mêmes... XD
Je continue de semer mes pitits cailloux par-ci par-là mais Gayle commence à replonger doucement. Silesta ne commence qu'à baisser sa garde sans trop savoir pourquoi, on s'attaquera plus méchamment à elle lors du chapitre suivant.
