Auteur : Lady Zalia

Type : Post-Poudlard. Humour, Romance. Pairing à venir [Harry/Drago].

Résumé du chapitre précédent : Harry espionne Drago, persuadé qu'il s'apprête à commettre un crime. Il découvre cependant que ce dernier fréquente les boîtes gay moldues. Drago est furieux d'avoir été découvert et refuse d'adresser la parole à Harry pendant des mois. Mais lorsque le Survivant fait une mauvaise chute dans l'escalier, Neville supplie le potionniste de l'aider…

Disclaimers : Désolé pour le retard ! Je croûle sous le boulot ! Ca devrait bientôt se calmer...


Chapitre 4

Harry ouvrit les yeux sur le plafond éminemment reconnaissable de l'infirmerie. Il aurait pu être amusant de voir à quel point les choses ne changeaient jamais, néanmoins il était à mille lieues de trouver la situation actuelle réjouissante.

Son cerveau était encore embrumé par les potions qu'il avait dû ingurgiter, et il se sentait désagréablement cotonneux.

Il gémit brièvement et plissa les yeux pour identifier la personne penchée sur lui. Ces cheveux blonds et cette peau pâle ne pouvaient appartenir à l'infirmière Dolly Peterson…

- Malefoy ? Je suis encore en train de rêver ?

- Parce que ça t'arrive souvent de rêver de moi, Potter ?

Le Survivant se maudit intérieurement et bailla pour se donner contenance, incapable de trouver une réponse logique sans s'enfoncer davantage.

- Euh… Qu'est-ce que… Qu'est-ce que tu fais ?

- Ça ne se voit pas ? Je te soigne…

Il gigota maladroitement ses doigts en prenant conscience qu'il était presque entièrement nu devant celui qui était à la fois son ancien rival et depuis peu son premier fantasme gay.

- Pourquoi… tu fais ça pour moi ?

Maintenant qu'il y prêtait attention, la douleur à sa jambe était étonnement supportable. Il se souvenait être tombé dans les escaliers, et sans doute avait-il été lourdement drogué, car son genou semblait anesthésié.

Drago avait gardé le silence pendant quelques minutes et Harry en profita pour scruter son visage. Il semblait concentré…

- Je ne fais pas ça pour toi, je fais ça pour Neville.

- Ah OK…

Le silence retomba sans que l'un ou l'autre ne semble savoir quoi ajouter. Finalement Harry soupira.

- Écoute… Ce je t'ai dit dans ma lettre était sincère. Je m'en veux vraiment. J'ai été stupide.

- Heureux de te l'entendre dire. Et donc, c'est pour ça que tu t'es jeté dans les escaliers ? Tu devrais savoir que ce n'est plus de ton âge.

Le Survivant roula des yeux face à la pique.

- C'est cet idiot de Peeves. Il a jeté toute une bouteille d'encre en plein milieu de l'escalier et je n'ai pas réussi à me rattraper. Quel misérable Auror je fais.

- Je vais dire au Baron d'attraper Peeves pour moi. Il doit savoir la différence entre une mauvaise plaisanterie et un accident qui aurait pu te coûter la vie.

- Merci. Je t'en serais vraiment reconnaissant…

Harry ne put s'empêcher de trouver que le Serpentard était devenu vraiment attentionné, et il se sentit d'autant plus coupable de s'être montré aussi intrusif quelques mois plus tôt.

- Et donc, est-ce que je pourrais faire quoi que ce soit pour me racheter ?

Drago s'arrêta dans son geste et lui jeta un regard perçant, comme s'il essayait de lire en lui par Legilimencie.

- Et bien, il y a peut-être quelque chose… Le moment est mal choisi pour en parler, mais tu pourrais m'être utile. Rétablis-toi convenablement et nous en reparlerons d'ici les vacances de Noël. J'ai réussi à créer un nouveau baume qui ralentit l'évolution de la malédiction. Tant que personne n'aura trouvé le contre-sort, elle continuera de dévorer ta jambe, malheureusement.

L'ex-Auror profita que les soins soient terminés pour se redresser tant bien que mal et attirer un drap sur son corps presque nu.

Le Serpentard s'était tourné pour se laver les mains et Harry prit conscience qu'il avait dû masser sa jambe pendant de longues minutes pour faire pénétrer l'émulsion. Il se sentit rougir malgré lui, et il s'efforça de penser à autre chose en espérant que le blond ne s'en aperçoive pas.

- Le taré qui m'a jeté ce maléfice s'appelle Callum Morganach. Il croupit à Azkaban actuellement, mais comme tu t'en doutes, il n'a jamais voulu dire quoi que ce soit à propos d'une manière de le lever.

- Ce nom ne me dit rien, mais je vais continuer à chercher. Et bien sûr tu n'as pas entendu la formule.

Harry secoua la tête avec un soupir.

- J'aurais bien aimé. C'était en plein échange de sorts. Je devrais m'estimer heureux qu'il n'ait touché que ma jambe…

- Tu serais sans doute mort s'il t'avait touché au torse ou à la tête. Et je suppose en effet que c'est toujours mieux que ton bras droit. Bien. Tu devrais pouvoir te lever et marcher tranquillement, mais ménage ta jambe. Si le maléfice atteint l'os, tu ne pourras plus du tout t'en servir.

Nouveau soupir de la part du Survivant.

- Ouai, c'est ce qu'on m'a dit. Ça prendra combien de temps à ton avis ?

- À en juger par l'évolution entre septembre et novembre, je dirais pas plus de quelques mois. Je vais faire mon possible pour trouver avant ça, mais j'ai mes cours et mes copies, et je ne compte pas les négliger. Je te tiendrais au courant si j'ai une piste. À plus, Potter.

Le Serpentard passa à travers le rideau qui les séparait du reste de l'infirmerie et Harry s'empressa d'attraper ses vêtements pour se rhabiller. Il ignorait quelle heure il était, mais il comptait bien regagner son appartement au plus vite, et il espérait que Miss Peterson soit moins stricte que Mme Pomfresh à ce sujet…

La maîtresse des lieux ne semblait nulle part en vue, mais alors qu'il avait presque atteint la sortie, une voix résonna derrière lui en le faisant sursauter :

- Harry, je peux savoir où vous comptez aller ?

- Et bien, dans mes appartements…

- Revenez ici ! J'ai deux mots à vous dire !

Il fit volte-face et s'approcha en claudiquant de la matrone en blouse blanche.

- Et bien, qu'y a-t-il ?

- Vous êtes tombé dans les escaliers et avez perdu connaissance. Ce fait pourrait être totalement anodin si cela n'avait révélé l'état déplorable où était votre jambe. Vous comptiez attendre encore longtemps avant de demander de l'aide ?

Harry pinça les lèvres. Il n'aimait pas tellement se faire réprimander comme un gosse et heureusement d'ailleurs que l'infirmerie était vide.

- J'ai pris l'habitude de me débrouiller. De toute façon, n'avez-vous pas déjà dit que vous ne pouviez rien faire de plus ? Je ne voulais simplement pas vous déranger. J'irai moi-même à Sainte-Mangouste si j'estime que mon état devient critique.

Il espérait honnêtement que Drago trouve une solution à son problème avant qu'il n'en soit réduit à cela. Car il ne savait que trop bien ce qui l'attendait alors : l'amputation. Et c'était peut-être symbolique au vu de l'état où était sa jambe et des douleurs provoquées, mais il ne voulait pas se retrouver avec un moignon. L'idée même le révulsait…

Dolly hocha la tête avec une petite moue triste, signe qu'elle avait deviné le contenu de ses pensées.

- Très bien, je vous fais confiance Harry. Mais s'il vous plaît, n'hésitez pas à me solliciter. Je ferai toujours mon possible pour vous soulager.

Le Survivant put enfin rejoindre son appartement, marchant cahin-caha avec sa canne à travers les couloirs de Poudlard. Il était tombé la veille à l'heure du dîner, et ils étaient désormais en début d'après-midi. Par chance, c'était le weekend, donc il n'avait raté aucun cours à cause de sa chute.

Les soins prodigués par Drago l'avaient réellement soulagé et le potionniste lui avait refait tout un pot d'onguent en prime. Il n'arrivait pas à comprendre pourquoi il se montrait aussi gentil, surtout après ce qu'il lui avait fait, mais quand bien même il aurait voulu, il avait bien trop mal pour se permettre de refuser.

Désormais, il lui était vraiment redevable et il comptait bien faire tout son possible pour le remercier. Le Serpentard avait dit qu'il pourrait lui être utile, mais il n'avait pas précisé pour quoi, et cela attisait sa curiosité…

Remonter jusqu'à son appartement avait épuisé une grande partie de son énergie, et il regagna immédiatement son lit après avoir retiré ses vêtements. Le potionniste allait probablement lui dire tôt ou tard ce qu'il attendait de lui. En attendant, il devait surtout reprendre des forces pour pouvoir assurer ses cours lundi…

***/+/***

Drago rentra dans son appartement, plus perturbé qu'il ne l'aurait voulu. D'une part, Harry Potter était vraiment plaisant à voir… Sa stupeur venait surtout du fait qu'il ne s'y attendait pas. Le Survivant semblait si fatigué au quotidien qu'il ne s'était pas attendu à ce qu'il s'entretienne physiquement, mais sans doute avait-il conservé cette habitude de son métier d'Auror…

Mais d'autre part, le maléfice qui dévorait sa chair était vraiment mauvais.

Il soupira et réfléchit à la suite de sa journée : Il avait quelques copies à corriger mais il brûlait d'envie d'aller au manoir Malefoy pour fouiller la bibliothèque. Il savait que son père avait bon nombre d'ouvrages de magie noire et il espérait pouvoir trouver un contre-sort au maléfice qui consumait petit à petit son ancienne Némésis. Il était en revanche impensable de demander l'aide du propriétaire des lieux et il n'avait pas non plus très envie de voir sa mère.

Il commença à travailler mais fut bientôt forcé de reconnaître qu'il était incapable de se concentrer. La vision de la terrible blessure de Harry ne cessait de hanter ses pensées et il décida d'appeler son elfe de maison personnel.

- Caly !

Quelques secondes plus tard, la petite créature apparut à ses côtés et s'inclina en une révérence.

- Maître Drago a appelé Caly ?

- Oui. Je voudrais savoir qui est présent au manoir actuellement.

- Maître Lucius et maîtresse Narcissa sont tous deux sortis. Caly ne sait pas quand ils rentreront.

- Parfait. Amène-moi dans la bibliothèque du manoir.

Aussitôt, son serviteur lui attrapa la main pour le faire transplaner, et l'instant d'après Drago se trouvait chez lui. La gigantesque bibliothèque du manoir était sans doute la principale raison pour laquelle il vivait toujours chez ses parents pendant les grandes vacances d'été, car la quantité d'informations qui se trouvait là était bien supérieure à la bibliothèque de Poudlard, notamment pour tout ce qui concernait la magie noire.

Le Serpentard n'avait jamais cessé de l'étudier, essentiellement par curiosité scientifique, et il savait exactement où son père cachait les grimoires les plus dangereux. Ainsi, il se dirigea immédiatement vers la porte secrète, dévoilant la petite pièce cachée derrière des étagères.

Il prit un premier livre intitulé sobrement "Sortilèges réprouvés". Le fascicule était épais et l'écriture était minuscule, de ce fait il peinait à le déchiffrer. Il passa plusieurs heures à le parcourir sans voir le temps passer, et ce fut le bruit de claquement des talons de sa mère qui le fit soudain émerger de sa lecture.

- Drago, mon chéri, quelle bonne surprise. Tu resteras bien avec nous pour dîner.

Ce n'était pas une question et il le savait parfaitement. Il fit une brève moue.

- Je vous prie de m'excuser mais j'ai des obligations ce soir. Je dois participer aux rondes de surveillance.

Ce qui était faux, mais cela sa mère était bien incapable de le vérifier.

Ses lèvres peinturlurées s'étirèrent néanmoins pour former un sourire. C'était dans ses moments-là que l'on voyait que sa mère était la sœur de feu sa tante Bellatrix Lestrange, et Drago fut pris d'un frisson, se contenant pour s'empêcher de reculer.

- Nous mangerons à 18h45. Tu te changeras avant de venir à table.

Il avala sa salive et referma le livre pour se diriger vers sa chambre.

Lorsqu'il était petit, il avait pris l'habitude d'obtenir tout ce qu'il voulait de sa mère, mais elle était une Black, et à présent qu'il était adulte, il avait le plus grand mal à s'opposer à sa volonté.

Il consacra les quelques minutes qu'il lui restait à se raser de près et enfiler l'une des tenues qu'il gardait dans sa penderie puis il rejoignit ses parents dans la salle à manger du manoir.

- Ah, voilà que le professeur nous fait l'honneur de sa compagnie.

À nouveau, il retint une grimace face au mépris affiché par Lucius Malefoy.

- Père.

- Que nous vaut ta présence, Drago ? N'as-tu pas des élèves à surveiller ?

- J'avais des recherches à faire dans la bibliothèque.

Le patriarche ne sembla pas s'y intéresser plus que cela et se contenta d'un hochement de tête, pour le plus grand soulagement de Drago.

Tandis que les elfes de maison servaient les entrées, il se concentra sur son Occlumancie pour protéger ses pensées. Il ne voulait surtout pas laisser son père découvrir qu'il comptait soigner Potter de sa malédiction, sans quoi celui-ci ferait tout pour l'en empêcher. Il gardait une rancune particulièrement tenace envers le Survivant et Drago ne voulait pas lui donner une raison supplémentaire de le harceler.

Malheureusement pour lui, ce fut sa mère qui ré-attaqua.

- Je trouve que tu as l'air enflé. Est-ce que tu surveilles ton poids, Drago ? J'espère que tu ne profites pas des banquets à Poudlard pour te goinfrer.

Le potionniste cligna des yeux et se mordit l'intérieur de la joue pour se retenir de cracher ce qu'il avait sur le cœur.

- Non, mère. Je ne me préoccupe pas particulièrement de mon poids, mais je peux vous assurer que je ne me goinfre pas, comme vous dites. Je mange normalement, et par mon métier je suis amené à bouger régulièrement.

- Je dis seulement cela pour toi. Tu es déjà si difficile en matière de femme, je ne voudrais pas que celle qui te convienne refuse ta main parce qu'elle te trouve laid.

Cette fois, il ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel.

- Enfin par Salazar, encore faudrait-il que je parvienne à trouver une future épouse qui respecte tous vos critères en plus des miens ! La dernière potiche que vous m'avez trouvée avait moins de conversation qu'une vulgaire armure hantée. Si je dois passer ma vie en sa compagnie, ce n'est pas pour mourir d'ennui.

- Mais elle te donnerait des enfants ! Drago, tu te dois d'avoir une descendance ! Il faut un héritier pour le clan Malefoy.

- Je sais cela.

- Et bien, comptes-tu attendre encore longtemps, par Merlin ? Tu as déjà dépassé l'âge auquel nous t'avons eu. Si tu tardes trop, plus aucun parti convenable ne voudra de toi et ce sera l'infamie sur notre famille.

Son père, qui avait gardé le silence jusqu'à présent, prit finalement la parole.

- Drago, la prochaine rencontre sera ta dernière chance. Si tu fais à nouveau échouer une promesse de mariage, je te garantis que tu le regretteras amèrement. Me suis-je bien fait comprendre ?

- Oui, père.

Un frisson l'avait parcouru face au regard de glace de Lucius Malefoy. Il n'avait aucun doute que la menace était tout à fait réelle. Si sa mère n'aurait pas été jusqu'à le tuer ou le blesser gravement, son père avait nettement moins de scrupule, et c'était pourquoi lui non plus ne devait pas en avoir.

Il hocha brièvement la tête tandis que ses pensées se dirigeaient vers Harry Potter. L'ex-Auror lui était plus que redevable, et serait même potentiellement heureux de lui permettre de faire tomber le patriarche. Il lui suffirait simplement de manipuler l'un et l'autre de manière suffisamment habile… Mais en attendant, rien ne devait dévoiler son plan.

Le reste du dîner se déroula dans un silence pesant et Drago regagna le château dès qu'il lui fut possible de le faire. Il avait été contraint de laisser le grimoire sur place, mais il n'avait pas le choix s'il voulait éviter certaines questions gênantes de son père…

***/+/***

Harry essuya la sueur qui perlait sur son front et libéra ses jambes liées avec un soupir. La course à pied lui manquait. Avant il était capable de passer des heures à courir avec l'impression que rien ne pourrait l'arrêter. La course lui donnait un sentiment de liberté immédiat, comme s'il devait encore fuir pour pouvoir vivre, et désormais même cela lui avait été retiré.

Après son hospitalisation, le surplus d'énergie ajouté à la douleur lui avaient semblés insupportables, accentuant encore sa colère, jusqu'à ce qu'il trouve la solution grâce à Hermione. Sa meilleure amie lui avait montré les exercices pratiqués dans les hôpitaux moldus pour les patients qui avaient perdu l'usage de leurs jambes. Il avait alors compris qu'il pouvait et même devait continuer à faire de l'exercice. Il avait créé ses propres entraînements, augmentant progressivement l'intensité jusqu'à parvenir à quelque chose qui le satisfasse réellement.

Aujourd'hui, son emploi du temps de professeur ne lui permettait pas de faire du sport tous les jours mais il se forçait à réaliser au moins 2 séances par semaine et cela lui permettait de ne pas trop se ramollir.

Il prit une douche fraîche qui lui fit le plus grand bien puis s'habilla avant de quitter son appartement en direction de la Grande Salle. Dans les couloirs, les élèves se faisaient encore rares à cette heure matinale et Harry put prendre son temps pour descendre les marches avec sa canne.

Grâce au nouveau baume de Malefoy, la douleur avait clairement diminué, mais sa jambe restait désespérément raide et marcher était pénible. Néanmoins il voulait partager les repas avec ses collègues et il s'efforçait toujours de descendre par ses propres moyens, appelant un elfe de maison pour le retour. Il était pénible d'être aussi dépendant mais il ne se sentait plus aussi honteux d'avoir besoin d'une canne pour se déplacer, et sa colère s'était grandement apaisée.

Finalement, il arriva à la table des professeurs peu après 7h, répondant au passage aux diverses salutations qui lui étaient adressées. Malgré ses débuts houleux, notamment avec les Serpentards, il avait acquis la sympathie de plusieurs élèves et en était assez fier.

Sans surprise, Drago était déjà en train de déjeuner, et Harry ne put s'empêcher de sourire face à ses gestes empreints d'une certaine ritualité. À force de l'observer, il avait fini par connaître toutes ses petites habitudes frôlant la maniaquerie et il en était devenu fasciné malgré lui. Chaque matin, le potionniste se servait une grande tasse de thé noir parfumé à l'orange, qu'il humait avec une satisfaction palpable. Puis il prenait 5 toasts qu'il recouvrait pour 3 d'entre eux de beurre et pour les 2 restants de lemon curd. Il trempait invariablement ses tartines dans son thé avant de croquer dedans et alternait entre les tartines de beurre et de lemon curd. Il terminait enfin son petit déjeuner par un petit verre de jus de citrouille frais qu'il buvait d'une traite avant de sortir de table.

- Bonjour à tous !

Il s'assit immédiatement à sa place habituelle tandis que ses collègues lui répondaient, et se servit une tasse de thé pomme-cannelle accompagnée de plusieurs viennoiseries.

Il n'était clairement pas aussi passionné par la nourriture que Ron, mais il devait bien reconnaître que la cantine des elfes de Poudlard était délicieuse et sans commune mesure avec celle du Ministère. Il avait toujours l'impression de profiter d'un restaurant de luxe, et cela participait dans une certaine mesure à lui faire passer un bon début de journée.

À peine avait-il pensé à cela qu'un oiseau au plumage mordoré se dirigea vers lui, l'interrompant immédiatement dans son geste. C'était Angi, le hibou des marais qu'il avait offert à Ginny lorsque leur fils était né, afin qu'elle puisse le contacter plus facilement.

Il tendit le bras et le rapace se posa immédiatement dessus avant de claquer du bec pour réclamer une récompense.

- Salut Angi !

Il s'empressa de récupérer la lettre et tendit une tranche de bacon au volatile qui l'avala en un clin d'œil tandis qu'il lisait le courrier. Sans surprise, le message était aussi froid que laconique :

"Harry.

Je viendrais t'amener James à Pré-au-Lard vendredi prochain à 18h.
Je dois m'absenter tout le week-end et mes parents ne peuvent pas le prendre.
Je me fiche de tes obligations, débrouille-toi comme tu veux, mais toute absence de ta part serait immédiatement transmise à mon avocat.

Ginny."

Le Survivant soupira alors que des émotions contradictoires se battaient en lui. La joie d'une part, à l'idée de revoir son fils et de pouvoir passer le weekend avec lui. Cela faisait plusieurs mois qu'il n'avait plus pu tenir son enfant dans ses bras et cela lui manquait terriblement. Mais la menace de Ginny lui laissait un goût amer et il ne parvenait désormais plus à comprendre comment il avait pu aimer la sorcière rousse.

Alors certes, il s'était conduit comme une véritable épave pendant les mois qui avaient suivis son hospitalisation, mais cela ne justifiait pas tout, et encore moins ce mélange de haine et de mépris que Ginny semblait désormais lui vouer.

Il n'avait jamais prétendu lui retirer la garde de leur fils ou même la laisser sans pension, pourtant elle avait tenu à prendre un avocat et l'avait fait passer pour un homme à moitié fou, l'empêchant de voir James plus de quelques heures par mois.

Son soupir avait dû interpeller Drago assis à ses côtés, car le Serpentard prit la parole, le faisant émerger de ses pensées.

- Une mauvaise nouvelle ?

Nouveau soupir de sa part.

- Oui et non. Je vais avoir mon fils tout le weekend prochain, mais Ginny… elle ne me laisse pas le choix sur l'horaire pour le récupérer. Je suis en cours à cette heure-là, et si je ne suis pas disponible, elle compte le dire à son avocat.

Il avala péniblement sa salive tandis que le blond écarquillait les yeux sous la stupeur.

- Et bien, je ne pensais pas que Weasley serait aussi mesquine. N'oublie pas de prévenir Minerva, mais ça ne devrait pas poser de problème. Les élèves seront très contents de terminer une heure plus tôt.

Cette fois, il hocha la tête tandis qu'un maigre sourire se recomposait sur son visage.

- Merci. Je vais faire ça dès aujourd'hui. J'ai hâte de le retrouver.

Il termina son petit-déjeuner en vitesse et regagna sa salle, la tête pleine de ce qu'il allait pouvoir faire avec son fils. Du même coup, la journée lui sembla désormais se dérouler sous les meilleurs augures, et pas même la mauvaise volonté évidente de certains élèves ne parvint à entamer son enthousiasme.

À midi, ce fut avec plaisir qu'il retrouva Neville à table pour l'en informer.

- Neville ! Mon fils va venir à Poudlard ! Ginny va me déposer James vendredi soir et je le garde jusqu'à dimanche soir.

- Génial ! En voilà une bonne nouvelle. J'ai hâte de voir ton petit bout d'chou. Ça fait plus d'un an que je ne l'ai pas revu. Il doit avoir bien grandi !

- Moi aussi ça fait longtemps que je ne l'ai pas vu. Je sais bien qu'il doit vivre avec sa mère, mais il me manque terriblement.

Une fois n'est pas coutume, Drago osa s'incruster dans la conversation.

- Je ne comprends pas, comment les droits de garde ont-ils été définis ?

- Ginny a la garde exclusive. À ce moment-là, je n'étais pas au meilleur de ma forme, j'étais vraiment déprimé et obsédé par ma blessure et la perte de mon métier. Je n'avais pas l'esprit à m'occuper de James et je ne me suis pas battu. Je pensais qu'il valait mieux qu'il reste avec sa mère et je le pense toujours. Et puis il est souvent chez Molly et Arthur Weasley, il voit ses cousins…

Le visage du Serpentard se tordit d'une expression acide.

- Donc tu laisses ton ex-femme décider quand et comment tu as le droit de voir ton fils… ? Et ça te convient ?! Potter, tu sais que tu peux exiger de le voir bien plus souvent… Cette situation est injuste pour toi comme pour lui.

Harry se frotta la nuque avec un certain malaise. Il n'imaginait pas encore s'opposer à Ginny sur cela.

- Oui sans doute mais… Je ne sais pas. Elle va dire que quand il sera à Poudlard, je le verrais tous les jours et pas elle. Et puis je ne sais pas ce que diront Arthur et Molly. J'ai peur qu'ils… Enfin, je ne voudrais pas perdre la seule famille qu'il me reste.

Neville vida son verre de jus de citrouille avant de s'essuyer les lèvres et de prendre la parole.

- Harry, tu penses vraiment que Molly et Arthur décideraient de ne plus te fréquenter simplement parce que tu demandes à voir ton fils plus souvent ?

- Je ne sais pas. Je ne veux pas leur demander d'avoir à choisir entre leur fille et moi.

Drago roula des yeux.

- Ce n'est pas comme si tu lui déclarais la guerre. Je pense juste normal que la garde de ton fils soit partagée plus équitablement. Ne serait-ce que pour que tu puisses le voir pendant les vacances de Noël ou d'été.

- Je suppose que vous avez raison. Je vais… essayer d'en discuter un peu avec elle vendredi.

- Je t'ai connu plus frondeur !

Harry sourit face à la pique du Serpentard.

- Crois-moi, les femmes sont parfois plus terrifiantes que Voldemort.

Il avait ponctué sa phrase avec un clin d'œil et Drago avait éclaté de rire, bientôt rejoint par Neville, sous le regard perplexe de leurs collègues.

Ils reprirent peu à peu leur calme, mais Harry devait reconnaître que la conversation lui avait fait du bien. Il n'avait jamais trop osé parler de cela avec Ron, et Hermione était bien trop prise par son travail. Il était soulagé à l'idée d'avoir le soutien du botaniste, et même les conseils de son ancienne Némésis l'avaient rassuré.
Il était dans son bon droit de réclamer son fils, et il comptait bien l'utiliser.

***/+/***

Drago laissa ses pensées vagabonder alors que toute la classe était en train de travailler. Ce jour-là, il avait donné aux élèves de 5e année un contrôle de théorie et tous les étudiants étaient concentrés et silencieux. Il allait sans doute passer des heures à les corriger, mais au moins pour le moment il avait la paix.

Assis derrière son bureau, il ne put s'empêcher de penser à Harry Potter, et à cette malédiction qu'il ne pouvait que ralentir. Il était persuadé que la solution était du côté des potions plutôt que dans les sortilèges, mais il fallait absolument qu'il retrouve quel maléfice en était la cause avant de pouvoir faire quoi que ce soit…

Il était en train de passer en revue tous les ingrédients de potion liés à la guérison lorsqu'un mouvement attira son attention.

- Monsieur Monroe, monsieur Pewsey, je vous conseille de vous concentrer sur VOTRE parchemin sans quoi je me verrais obligé de vous mettre un T pour tricherie !

Immédiatement, les élèves susnommés se repenchèrent sur leur copie respective avec un air effrayé tandis qu'il ricanait intérieurement. Il aurait presque pu aller se préparer un thé dans son appartement, mais il savait que les élèves pouvaient saisir la moindre opportunité pour faire n'importe quoi et il était hors de question de la leur offrir.

Il invoqua une bulle de silence et appela un elfe qui revint bientôt avec une tasse de thé. Il avait encore presque 2 heures devant lui, et l'inactivité le ramena bientôt au Survivant.

Il avait été sincèrement choqué d'apprendre comment la dernière des Weasley se comportait avec son ex-époux. Potter n'avait clairement pas mérité une telle mesquinerie, d'autant que c'était elle qui avait décidé de le quitter.

Compte tenu de son orientation, lui-même avait plus ou moins fait une croix sur la possibilité d'avoir des enfants, néanmoins il était sensible à la cause du Gryffondor.

S'il en avait eu l'occasion, il aurait aimé être père, ne serait-ce que pour prouver qu'il était meilleur que son géniteur. Par ailleurs, il ne se souvenait pas avoir déjà fréquenté d'enfant aussi jeune, il nourrissait donc aussi une certaine curiosité vis à vis du petit James Potter qui arriverait le soir-même.

Il pouvait déjà imaginer Filius Flitwick, Dolly Peterson ou encore Minerva McGonagall s'extasier devant le petit garçon… Quant au sourire du Survivant…

Chaque fois qu'il parlait de son fils, ses yeux s'illuminaient et son sourire devenait magnétique, et Drago avait hâte de le voir en sa présence.

Il était persuadé que le Gryffondor devait être un excellent père, il fallait seulement qu'il s'en convainque !

Cet idiot était tellement transparent. Toutes ses émotions se lisaient sur son visage. Que ce soit sa culpabilité, quand il avait pris conscience de son erreur, sa tristesse quand il lui avait parlé de son ex-femme, ou sa joie à l'idée de revoir son fils, Harry Potter projetait presque ses émotions à la tête de ses interlocuteurs.

Un chuchotement dans la classe l'incita à relever la tête et il retint un soupir, fusillant du regard la coupable.

- Pardon monsieur, je demandai juste si Melissa pouvait me prêter une plume ! Le sortilège sur ma plume à vérificateur d'orthographe est usé et elle écrit n'importe quoi…

Il agita sa baguette en direction du tiroir de son bureau d'où une plume sortit et vola jusqu'à l'élève en question.

- Vous devriez avoir votre propre matériel de secours, Miss Randle. Le jour des BUSE, vous ne pourrez pas demander une plume à un camarade.

- Oui monsieur, merci monsieur.

Vingt minutes plus tard, il était à nouveau interrompu par un élève qui avait malencontreusement renversé son encrier, et à l'issue des deux heures, il avait retiré 15 points à un élève de Poufsouffle parce qu'il mangeait des plumes en sucre.

Les multiples interruptions avaient diminué sa patience et lors du dernier cours de la journée, il se montra intransigeant, y compris avec les élèves de Serpentard.

À 19 heures, il s'empressa de ranger sa classe de quelques coups de baguette magique avant de rejoindre le rez-de-chaussée à pas vifs.
Même s'il refusait de se l'avouer, il était très impatient de voir Harry et son fils et lorsqu'il arriva, ce fut pour trouver sans surprise la plupart de ses collègues rassemblés autour des deux Potter.

Flitwick avait fabriqué un petit dragon en origami et l'avait enchanté pour voler autour du bambin qui riait aux éclats en essayant de l'attraper, sous le regard attendri des autres professeurs.

Le Survivant s'était assis et massait distraitement sa jambe, le regard fixé sur son fils comme s'il avait le plus unique des trésors sous les yeux.

Et alors que tout le monde n'avait d'yeux que pour le petit garçon, Drago ne put s'empêcher d'être fasciné par l'expression de son père, au point que ce dernier leva finalement la tête vers lui.

- Bonsoir Malefoy ! Tu voulais me dire quelque chose ?

Il se secoua, priant pour qu'aucune rougeur ne soit apparue sur ses joues pâles.

- Quoi ? Euh non, je… enfin je voulais dire que si tu avais besoin de quoi que ce soit ce weekend, n'hésite pas à me le faire savoir…

- Oh, merci c'est gentil ! À priori sa mère a prévu tout ce qu'il faut, mais je garde ta proposition en tête.

Drago se détourna rapidement pour poser quelques affaires dans son casier, mais alors qu'il se redressait, ce fut pour croiser le regard de Neville, nonchalamment appuyé contre le mur. Il avait un sourire espiègle et il désigna son ami du menton.

- Alors… ?

Il serra les dents et tâcha d'ignorer son cœur qui tentait de sortir de sa poitrine.

- Alors quoi ?

- Harry est plutôt mignon avec son petit, tu ne trouves pas ?

Il hocha la tête. Sans doute le botaniste voulait-il seulement le taquiner sur son obstination à ne pas prendre de femme.

- C'est vrai, la manière dont il regarde son fils… On voit que c'est la chose la plus précieuse à ses yeux. Mais quand je vois comment se comporte son ex, cela ne fait que me conforter dans mon souhait de ne pas me marier avec n'importe qui.

Le Gryffondor pouffa brièvement à sa réponse et lui tapota l'épaule.

- Je suis persuadé que tu finiras par trouver quelqu'un qui te convienne réellement. Et Harry aussi. Vous le méritez amplement.

Drago décida de ne pas trop réfléchir à l'énigmatique réponse de son ami. Comme un aimant, ses yeux s'étaient de nouveau posés sur le Survivant.

La cohorte de professeurs rejoignit bientôt la Grande Salle pour dîner, et Drago se trouva comme souvent à côté de Neville tandis que Harry et son fils se trouvaient de l'autre.

James faisait des commentaires à voix haute sur tout ce qu'il voyait, parfaitement inconscient des nombreux regards attendris qu'il attirait. Plusieurs élèves semblaient en pâmoison devant tant de mignonnerie et à la fin du repas, quelques filles s'étaient approchées pour poser des questions à Harry.

- Il s'appelle comment ?

- James.

- Il est trop mignon !

- Il a quel âge ?

- 4 ans.

- Il va vivre à Poudlard ?

- Juste pour le weekend, sa mère est en déplacement.

Le petit garçon était en train de manger consciencieusement une glace tandis que son père répondait aux questions sans se lasser. Finalement, ce fut Neville qui dû intervenir alors que les questions se faisaient de plus en plus intimes.

- Bon, mesdemoiselles ! Il va être temps de remonter dans vos dortoirs. Je vous prierai par ailleurs de respecter la vie privée du professeur Potter. Allez !

Harry hocha la tête avec un sourire.

- Merci, Nev'. De toute façon, je vais rejoindre tranquillement mon appartement. James a encore besoin de se coucher tôt à son âge.

- Non, papa ! Je veux visiter !

- Nous visiterons demain, chéri. On a toute la journée de samedi et de dimanche pour visiter.

- Je veux aller à Pwélar aussi !

- Pré-au-Lard. D'accord. Neville, est-ce que tu veux me rejoindre d'ici une heure ? Le temps qu'il prenne sa douche et que je lui lise une histoire.

- Ça marche.

Le regard trop vert du Survivant se tourna vers Drago qui baissa immédiatement les yeux. Il aurait aimé passer davantage de temps avec lui mais il ne voulait pas que Potter lise son désir sur son visage et l'invite parce qu'il se sentait obligé.

- Malefoy, est-ce que tu veux venir aussi ?

- Oh oui, avec plaisir !

Il espéra que son empressement à répondre n'avait pas été trop flagrant, mais le ricanement silencieux de Neville avait l'air de suggérer que non.

Il se maudit intérieurement pour le ridicule dont il faisait preuve, mais le sourire de Harry le réconforta un peu.

- Génial. Allez viens James, on remonte à l'appartement !

Le petit garçon bondit de sa chaise et se mit à courir en direction de la sortie, sous le regard médusé de quelques élèves, et celui vaguement inquiet de son père qui peinait à le suivre.

Drago était resté à observer le Survivant, lorsque la voix de Neville le sortit de ses pensées.

- Tu veux venir un instant chez moi le temps qu'Harry couche son fils ?

- Volontiers, ça m'évitera les aller-retours.

Si la plupart des appartements professoraux se trouvaient dans les étages, ceux de Neville étaient au rez-de-chaussée, à proximité de ses précieuses serres. Il avait même aménagé une partie de son appartement avec des bacs contenant ses plantes personnelles, au point que Drago craignait qu'on le retrouve un jour dévoré par l'une d'elle.

Le botaniste l'invita à s'installer dans son salon et lui servit un petit verre d'hydromel.

- Alors, on dirait bien que Harry t'a tapé dans l'œil…

Drago se pétrifia sur place avant de sonder le visage de son ami. Il ne semblait ni choqué, ni dégoûté mais plutôt amusé… Il n'avait pourtant jamais osé lui avouer qu'il était gay, et il soupira de soulagement. Manifestement, cela ne semblait pas le gêner outre mesure.

- C'est si visible que ça ?

Neville haussa les épaules.

- Je commence à te connaître. J'ai additionné les indices et… Tu as eu quelques expressions assez révélatrices.

Le Serpentard baissa les yeux.

- Et tu ne m'en veux pas ?

- Pour avoir des sentiments pour Harry ? Par Merlin non, pourquoi t'en voudrais-je ?

- Je veux dire, pour t'avoir caché que j'étais…

- Drago, je n'ai rien contre les homos, et du reste c'est quelque chose d'assez… personnel. Je te rassure, je comprends parfaitement que tu n'aies pas osé me le dire. Toutes les familles de Sang Pur que je connais ont un avis assez tranché sur la question.

Le potionniste grimaça.

- Comme tu dis. Je n'ai jamais osé le dire à qui que ce soit.

- Ne t'inquiète pas, ça ne sortira jamais de cette pièce. Alors, est-ce que tu comptes faire quelque chose pour Harry ?

Drago fit la moue.

- Aux dernières nouvelles, il me détestait. Il se sent toujours coupable de m'avoir suivi et m'est reconnaissant pour le baume que je lui prépare, mais…

- Tu crois vraiment qu'il t'aurait invité chez lui si c'était le cas ? Admettre qu'il avait fait une erreur sur ton compte lui a permis de prendre conscience que tu étais quelqu'un de bien. Je pense que maintenant il aimerait être ton ami, mais il n'ose pas te parler franchement de peur que tu ne l'envoies balader. Il faut dire que tu as un petit air de Severus Rogue parfois…

Neville éclata de rire et Drago lui donna un coup de coude en guise de représailles.

- C'est ça, moque-toi. Mais est-ce que tu crois qu'il pourrait être intéressé pour être… un peu plus qu'un ami ?

- Franchement, je ne sais pas. Il s'est mis si vite avec Ginny que je ne crois pas qu'il y ait beaucoup réfléchi. Il a fait ce qu'on attendait de lui après la guerre, et quand j'entends "ce qu'on attendait de lui", je parle des Weasley. Mais dans le dortoir de Gryffondor, je me souviens l'avoir déjà entendu dire qu'un garçon était séduisant. Au pire des cas, je doute qu'il ait le moindre préjugé.

Le Serpentard se plongea dans ses pensées, se remémorant ce soir où Potter l'avait suivi jusqu'au club. L'ex-Auror aurait pu quitter les lieux dès qu'il avait compris qu'il n'était pas un dangereux criminel, mais au lieu de cela il l'avait observé jusqu'à ce qu'il le surprenne. Était-il possible qu'il soit resté parce qu'il appréciait ce qu'il voyait ?

Une part de lui avait envie de croire qu'il était possible de séduire Harry Potter mais l'autre partie lui hurlait continuellement de ne pas se faire d'espoir…

- Je vois… Peut-être…

- Essaye de le charmer ! Tu es plutôt pas mal, et c'est un pur hétéro qui te dit ça, alors aie confiance en toi. Il faut que tu passes du temps avec lui, et le reste se fera tout seul. Au mieux tu auras un petit ami et au pire tu auras un nouvel ami.

Drago sourit face à l'optimisme forcené de Neville.

- "Plutôt pas mal", c'est tout ce que tu trouves à dire sur mon physique princier ?!

Il désigna son corps d'un vague geste de la main tandis que le botaniste éclatait de rire.

- Superbe. Et j'avais oublié ta modestie exceptionnelle… En attendant, tout ce que je te demande si tu parviens à gagner son affection, c'est de ne jamais le faire souffrir. Harry en a déjà bien assez bavé et il est capable de tout pour la personne qu'il aime. Il mérite quelqu'un qui saura lui en offrir tout autant.

- Ne t'inquiète pas. Je ne compte pas jouer avec lui. Je te promets que quoi qu'il arrive je ne lui ferai pas de mal.

- Dans ce cas, tu peux compter sur mon aide. Allez, James devrait être au lit. Je pense qu'on peut y aller.

Lorsqu'ils atteignirent l'appartement du professeur de Défense contre les Forces du Mal, Harry avait laissé ouvert la porte entre sa salle de classe et son salon pour leur éviter d'avoir à frapper. Il s'était installé sur le canapé avec une théière, un broc de café fumant et trois mugs.

Sans doute avait-il jeté un sortilège de silence en direction de la chambre, car il les accueillit sans prendre la peine de chuchoter.

- Drago, Neville, venez, entrez ! Drago, bienvenue chez moi. Asseyez-vous.

Le Serpentard prit le temps d'observer la déco, s'amusant du style assez bordélique du Gryffondor : sa bibliothèque recelait toute sorte de livres rangés de manière aléatoire mais aussi plusieurs bibelots. Des livres de sortilèges et de magizoologie côtoyaient ceux sur la médicomagie ou l'histoire.

Un album de coloriage était resté ouvert sur la table basse du salon en compagnie d'une boîte de jeu manifestement moldue, et une balle de Souafle miniature était posée dans un coin.

Le fils de Harry semblait s'être approprié les lieux en un temps record et Drago récupéra quelques crayons de couleurs qui s'étaient glissés entre les coussins du canapé avant d'y prendre place.

- Merci de m'avoir invité.

Harry haussa les épaules.

- Ça me fait plaisir. Avec tout ce que tu fais pour moi. Alors, est-ce que vous avez prévu quelque chose pour demain ?

Neville répondit en premier.

- Je dois surveiller une retenue le matin mais l'aprem je suis libre. Tu voudrais qu'on t'accompagne ?

- J'avoue que je serais heureux d'avoir un peu de compagnie. Je vais passer la matinée ici seul avec James mais ça pourrait être sympa qu'il s'habitue un peu à fréquenter de nouvelles personnes. Et toi, Drago ?

Il hésita un instant mais un regard appuyé du botaniste acheva de le convaincre.

- Je n'ai rien de prévu.

Il avait l'intention de retourner au Manoir Malefoy pour continuer ses recherches, mais profiter de la présence de ses amis était tout de même plus réjouissant, d'autant plus que Neville ne semblait pas vouloir lui laisser le choix.

Le Survivant eut un sourire radieux.

- Génial ! On se retrouve demain dans mon bureau ? On utilisera la cheminée pour aller directement aux Trois Balais ! Rendez-vous à 14h30 !

***/+/***

Ils avaient passé plusieurs heures à discuter gaiement autour d'une tasse de thé ou de café et Harry devait bien admettre qu'il appréciait de plus en plus la présence de Drago Malefoy.

Le Serpentard avait un humour très pince-sans-rire, mais terriblement drôle lorsqu'on y était habitué. Mais il était aussi gentil et attentionné lorsqu'on faisait partie de ses amis, et Neville adorait manifestement le taquiner à ce propos.

Finalement, ils avaient veillé jusqu'à presque minuit sans voir le temps passer et lorsque la petite main de James le réveilla le lendemain matin à 7h, Harry eut quelques difficultés à émerger.

- Papaaaaa ! On va à Pwélard !

- James, mon chéri. On est samedi… Papa a travaillé toute la semaine. Tu ne veux pas venir faire un câlin et dormir encore un peu ?

- Non ! Je veux aller jouer ! Allez viens papa, tu m'avais pomis !

Harry maugréa intérieurement et bailla à s'en décrocher la mâchoire avant de se lever lentement. Pour une fois qu'il avait son fils, il ne pouvait tout de même pas perdre de temps à dormir…

Il maudit l'heure à laquelle il s'était couché et embrassa le front de son fils d'un baiser avant de rouler jusqu'au bord du lit. Il avait besoin d'une bonne douche fraîche pour se réveiller.

- Est-ce que tu veux déjeuner tout de suite ? Je vais prendre ma douche mais je peux appeler un elfe de maison pour s'occuper de toi. On peut manger ici ou dans la Grande Salle.

- Je vais t'attende papa ! On va manger dans la Gande Salle !

- Ok. Je fais vite.

Lorsqu'il ressortit de la douche, son fils avait essayé de s'habiller tout seul, néanmoins il avait mis son sweat par-dessus son haut de pyjama et une chaussette à l'envers.

Harry le rhabilla convenablement et ils purent descendre tranquillement jusqu'au rez-de-chaussée. Dans les couloirs, le petit garçon ne cessait de courir avant de revenir vers lui, riant à gorge déployée tandis qu'il traversait les fantômes et fonçait dans les armures. Il le rappela tout de même lorsqu'ils atteignirent le grand escalier et lorsqu'ils arrivèrent dans la Grande Salle, Draco était déjà attablé pour prendre son petit déjeuner.

- Salut Drago.

- Bonjou Dwago ! On va déjeuner !

Le Serpentard sembla secoué d'un fou rire silencieux face à l'enthousiasme débordant de James et descendit de sa chaise pour venir lui serrer la main.

- Bonjour James. Salut Harry. Alors, prêts pour aller à Pré-au-Lard ?

- Ouiiiii ! J'ai trop hâte !

- Nous irons en milieu d'après-midi après la sieste. Ce matin on va visiter le château.

- Tu devrais l'emmener voir Hagrid. Il a tout une famille de Boursoufs qu'il fait étudier aux élèves de 3e année.

- Bonne idée. Je pensais l'emmener dans la tour de l'horloge, la volière et peut-être visiter une serre. Déjà ça devrait nous prendre pas mal de temps et on continuera dimanche. Je veux profiter du samedi pour l'emmener chez Honeydukes.

Harry installa son fils sur une chaise magiquement surélevée pour lui permettre d'être à la bonne hauteur, et il lui servit un bol de lait au chocolat.

- Papaaaa ! Je peux avoi un muffin ? S'il te plaiiit ?!

Drago attrapa le plat de petits gâteaux aux pépites de chocolat et en mit un dans l'assiette du bambin qui s'empressa de l'attraper. Le muffin fut trempé dans le lait au chocolat avant d'être englouti avec un plaisir manifeste.

Le potionniste ne semblait plus vouloir lâcher James des yeux, comme s'il était fasciné, et cela fit sourire Harry.

- On dirait que tu n'en reviens pas.

- Oh ? C'est que… c'est la première fois que je côtoie un enfant aussi jeune. Dans ma famille, tant que les enfants ont moins de 8 ans, ce sont les elfes de maison qui s'en occupent. C'est mal vu de leur consacrer du temps tant qu'ils sont trop petits pour connaître toutes les règles de bienséance…

Il avait grimacé en disant cela et Harry écarquilla les yeux.

- Quoi ? Tu veux dire que tu n'avais jamais vu tes parents avant tes 8 ans ?

- Je les voyais mais ils ne s'occupaient pas de moi. Pas d'histoire le soir, ils ne sont jamais venus me border et encore moins m'embrasser. Ma mère était un peu plus expansive, mais pour ce qui est de mon père, il a toujours été ainsi.

- C'est vraiment triste. Comment peut-on avoir un enfant et refuser de s'en occuper !

- Tu es bien placé pour le savoir, mes parents ne sont pas exactement des modèles d'humanité et de gentillesse.

Il tendit un second muffin au petit garçon qui avait à présent une belle moustache de chocolat, et ce dernier lui sourit de toutes ses dents.

- Meci Dwago !

- Merci, ne le gave pas trop de muffins, sinon il va vomir.

Après le petit déjeuner, il débarbouilla son fils avec une serviette et se dirigea en direction de la cabane de Hagrid.

Le demi-géant avait aménagé un espace de cours avec une sorte de vivarium rudimentaire pour contenir les boursoufs qui bourdonnaient joyeusement. Hagrid était dans sa cabane et Harry toqua à la porte pour lui présenter son fils.

- Harry ! J'ai appris hier que ton fils était avec toi ! Bonjour James ! Je m'appelle Hagrid !

Le petit ouvrit des yeux ronds face à la carrure massive du garde-chasse et Harry le prit dans ses bras pour le rassurer.

- James, Hagrid est le premier sorcier que j'ai rencontré ! C'est lui qui m'a appris que j'étais un sorcier. Il est très gentil.

- Bonjou Hagid.

- Il est adorable ! Ça lui fait quel âge maintenant ?

- 4 ans. J'étais venu pour lui montrer les Boursoufs. C'est possible d'en sortir un pour qu'il puisse le caresser ?

- Bien sûr !

Hagrid ouvrit le vivarium et attrapa une boule de poils au creux de sa main avant de la tendre à James qui sembla émerveillé.

- Papaaaa ! C'est tout douuux !

La créature faisait la taille d'un gros lapin et Harry le caressa à son tour, faisant bourdonner l'animal de plaisir.

- Peut-être que maman serait d'accord pour que tu aies un Boursouflet à la maison. C'est comme un boursouf mais en plus petit. Il faudrait que je demande à tonton Ron et tonton George s'ils en vendent encore dans leur boutique.

- Oui ! Je veux un Bousouflet !

- Si tu veux, je pourrais te donner un Boursouf, Harry ! Ils se reproduisent bien ici. Chaque année, il y a des élèves qui décident d'en adopter.

- Merci Hagrid mais c'est un peu gros pour James. Un Boursouflet lui irait mieux. Et puis encore faut-il que Ginny accepte.

Ils restèrent encore quelques minutes à caresser la créature, puis Harry le remit dans son vivarium et se dirigea jusqu'à la volière. Sa chouette Frigg vola immédiatement à sa rencontre et il laissa son fils la caresser avant de lui donner quelques friandises qu'il avait emporté en prévision.

De retour dans le château, Harry profita que la chorale de Poudlard était en répétition pour y emmener James, puis il se rendit dans la tour de l'Horloge pour lui montrer l'énorme balancier qui égrenait les heures.

James s'extasiait sur tout ce qu'il voyait et ne cessait de prononcer des "ooooh" des plus adorables, pour le plus grand plaisir de Harry et à l'émerveillement de ceux qu'ils croisaient.

Neville leur fit visiter une serre où des Cricasses étaient en train de chantonner en accord avec une harpe enchantée, faisant danser en rythme les autres plantes magiques présentes à proximité.

La matinée était déjà bien avancée et ils rejoignirent la Grande Salle pour le repas du midi en compagnie de ses deux amis.

En début d'après-midi, Harry profita de la sieste de James pour dormir un peu. Il était épuisé d'avoir dû autant marcher, mais il voulait se rattraper pour les mois où il n'avait pas pu le voir, et il s'efforçait d'ignorer la douleur, s'appuyant sur sa canne tandis que le garçon trottinait à ses côtés.

Neville et Drago le rejoignirent à son appartement sous les coups de 14h30 comme prévu et ils utilisèrent la cheminée de son bureau pour rejoindre les Trois Balais.

En cette fin de mois de novembre, Pré-au-Lard s'était déjà paré de ses décorations de Noël, et un immense sapin illuminé trônait au milieu de la ville. Mme Rosmerta diffusait des cantiques de saison dans son pub et une bonne odeur de vin chaud flottait dans l'air.

Leur première étape fut Honeydukes. Harry acheta du chocolat tandis que Drago prenait des bonbons à la menthe et des baguettes à la réglisse et Neville un sachet de nougats. Ils prirent aussi une boîte d'Éléphants à bicyclette, cette friandise qui permettait de faire des cris d'animaux, pour amuser James.

Ils allèrent ensuite chez Zonko, puis retournèrent aux Trois-Balais pour un goûter bien mérité. À la fin de la journée, James était épuisé par toutes ces nouvelles expériences et Harry n'était pas mieux.

***/+/***

Drago et Neville avaient accompagné Harry et son fils durant presque tout le weekend, et le Serpentard avait passé un moment si agréable qu'il ne se souvenait pas avoir autant ri depuis bien longtemps.

Le dimanche, Neville avait suggéré de demander à la Salle-sur-Demande de créer une aire de jeu pour le petit garçon, et encore une fois le château ne les avait pas déçus. Ils avaient découvert une grande pièce colorée au sol entièrement recouvert de coussins moelleux et aux murs molletonnés. Il y avait des piscines à balle, des trampolines, des toboggans et des murs d'escalade. James s'était dépensé comme jamais et à la fin de la journée, il s'était endormi entre les bras de son père tandis que ce dernier s'apprêtait à retourner à Pré-au-Lard pour le rendre à sa mère.

L'idée avait trotté dans la tête de Drago une bonne partie de l'après-midi, et alors que Harry allait pénétrer dans la cheminée, il l'arrêta.

- Euh, Potter… Est-ce que tu veux que je t'accompagne ?

Le Survivant grimaça.

- Ce serait sans doute bien que je ne sois pas seul mais… Si elle te voit, elle va faire une scène.

- Il suffit que je me désillusionne. Tu lui as parlé de ton désir de voir James plus souvent ?

- Non, je n'ai pas osé. Je me suis dit que si James passait un bon weekend avec moi, ça ferait un argument de plus…

- Je ne vais pas intervenir, mais au moins tu auras un témoin si jamais elle te menace. Je m'y connais en droit sorcier. Si elle veut vraiment utiliser son avocat contre toi, je pourrais t'aider.

Harry soupira, raffermissant sa prise sur le petit corps endormi entre ses bras.

- Merci. C'est dingue comme je n'arrive pas à l'affronter alors que…

- Personne ne te juge. Elle te menace avec ton fils, c'est normal que tu aies peur. Allons-y.

Ils empruntèrent le réseau de cheminées pour rejoindre les Trois Balais, et Ginny ne tarda pas à les rejoindre, dans l'un des petits salons du pub.

Drago n'avait pas revu la benjamine des Weasley depuis plusieurs années, cependant il n'eut aucun mal à la reconnaître tant elle avait peu changé. Elle était assise sur une chaise, jambes croisées en une attitude résolument fermée.

- Bonjour Harry. Comment se fait-il que James dorme déjà ?

- Bonjour Ginny. Il s'est dépensé toute la journée. Il a bien fait sa sieste, mais j'ai demandé à la Salle-sur-Demande de lui créer un parc de jeu et il n'a pas arrêté de faire du toboggan et du trampoline. Je lui ai fait prendre un bain car ses vêtements étaient trempés, il s'est endormi juste après.

- Je vois.

- Je lui ai montré un Boursouf et il a adoré le caresser, donc je me demandais si ça te dérangerait si je lui offrais un Boursouflet.

- Inutile, je demanderai à Ron d'en apporter un la semaine prochaine.

Drago grimaça. Manifestement elle voulait empêcher Harry d'être présent dans la vie de son fils, ne serait-ce que pour quelque chose d'aussi anodin qu'en lui offrant un animal de compagnie.

- Je voulais aussi te parler des vacances de Noël. J'ai deux semaines comme tu le sais, et j'aimerais avoir James pendant une semaine.

- C'est nouveau ça. Tu t'es souvenu que tu avais un fils et maintenant tu le réclames ?

- Ginny, je sais que je n'ai pas été présent pour lui ces derniers temps, je l'ai négligé et je m'en veux, mais je veux me rattraper. Je l'aime et même si tu me détestes, il a le droit de voir son père.

La rouquine pinça les lèvres.

- Très bien, je vais prévenir mon avocat que tu souhaites renégocier les termes de la garde. Tu seras sans doute convoqué pour prouver que tu es de nouveau capable de t'en occuper.

- Je m'y plierai. Je suis prêt à tout pour le voir plus souvent.

- Nous verrons cela. Au revoir.

Harry attrapa Ginny avant qu'elle ne passe le pas de la porte pour embrasser son fils qui se réveilla.

- Papa…

- Bonne nuit mon ange. On se revoit bientôt.

- Nuit papa…

Harry soupira longuement et Drago dissipa le sortilège qui le rendait invisible une fois la porte refermée.

- Ne t'inquiète pas. Je ne vois pas quel juge te refuserait de voir ton fils pendant la moitié des vacances.

- On verra. Je ne sais que trop bien de quoi Ginny est capable. Je préfère m'attendre au pire…


Fin du chapitre 4 !

Désolé pour le retard, je suis en plein rush de fin d'année ! Les journées interminables, les copies, les bulletins, les conseils de classe, les journées portes-ouvertes, les rapport d'activité... JE SUIS CLAQUÉE ! D'où cette semaine supplémentaire. Je vais essayer de poser le chapitre 5 d'ici 2 semaines mais je termine tard presque tous les soirs dans les 2 semaines à venir donc je ne peux pas vous le promettre.

J'espère que ce chapitre vous aura plus ! J'ai adoré écrire la scène avec Neville qui capte que Drago a des sentiments pour Harry et décide de s'en mêler XD Ils sont trop mignons !

Harry et Drago se rapprochent ! J'espère que cela ne vous semble pas trop rapide (il s'est passé plusieurs mois quand même). J'essaye toujours autant que possible de faire une histoire logique et cohérente. Je n'ai pas particulièrement prévu de faire du bashing abusif de Ginny mais je me dis qu'une femme déçue et rancunnière peut se montrer particulièrement mesquine et je n'ai aucune difficulté à imaginer Ginny comme telle. Elle considérait que Harry devait être son époux mais il l'a négligé, d'abord pour son travail puis à cause de son accident. Elle a été seule pour élever leur fils. Sa colère peut se comprendre, je suppose, même si je sais que les lecteurs vont la détester pour cela. 😅

N'hésitez pas à écrire un petit commentaire pour me dire ce que vous en avez pensé ! J'adore vous lire ! 😘