Quelqu'un est venu m'aborder aujourd'hui, encore une fois. C'était, comme les autres, la même question concernant Elsa; Comment ai-je fais pour m'approcher d'elle?
Évidemment, je leur ai tous donné la même réponse, que j'avais un exposé à faire avec elle et que par conséquent, nous devions en discuter. Certains ont juste hoché la tête, d'autres ont marmonné et sont partis. Ils étaient bouche-bée, peut-être même impressionnés et dans un sens, moi aussi. Bouche-bée de la chance que j'aie pu avoir voiture après tout, j'avais une chance sur 22 de tomber sur elle en binôme.
Impressionnée parce que quand je parle avec elle (parce que oui nous ne parlons pas que de l'exposé) elle a tellement de connaissances concernant tous les sujets abordés que je me surprend à l'admirer, encore et plus profondément. Elle y parle avec une telle clarté que j'en viens à comprendre et aimer les sujets et son point de vue. Elle parle avec une telle ferveur que j'en viens à moi demander si je parle avec la vraie Ice Queen. Cette fille était tout simplement épatante.
Oui, je peux comprendre pourquoi les gens sont jaloux de la place que j'occupe en ce moment en tant que binôme…
Je peux comprendre les regards de travers, sachant que cette femme est une perle rare qui ne s'épanouit avec ses vrais amis.
Et maintenant moi. Même si parfois j'y vois une certaine réticence dans son épanouissement, pour une raison que j'ignore. Mais je ne veux pas le savoir, ce serait assez personnel comme question et je ne voulais pas la mettre mal à l'aise. Puis je dois faire un exposé avec elle, donc autant ne pas me la mettre à dos.
En définitif, je mentirai si je disais que ça m'importait peu si je ne lui parlais plus. Parce que je m'épanouissais en même temps qu'elle. Parce que je me retrouvais à afficher et ressentir ce que je n'avais jamais vraiment ressenti; la joie.
Cela m'a pris une semaine, une seule pour que je tombe dans ses filets et converser avec elle me faisait parfois oublier que j'étais bizarre. Parfois.
La peur qui réside au fond de moi, qui me met en état d'alerte est incontestable. Je ne pouvais pas m'empêcher de penser à quel moment elle allait découvrir mon anomalie. Je me posais d'autant plus cette question lorsque j'étais en compagnie de ses amis. Plus il y avait de monde, plus je redoutais un accident du genre '' pantalon mouillé ''. Mais plus je m'approchais d'elle, plus je voulais rester près d'elle. C'était un sentiment étrange mais agréable que je ne pouvais pas résoudre à oublier. Et puis il était un peu trop tard pour retourner en arrière, parce que si je faisais comme si de rien n'était, elle voudra des explications.
"Diana? »M'interpella d'une douce voix la belle blonde platine. J'étais vers mon casier à ranger quelques livres et je me demandais ce qu'elle faisait là étant donné que nous devions nous rejoindre devant la cafétéria pour manger avec le groupe. Évidemment, c'était Elsa qui avait insisté pour que je les rejoigne et sérieusement, comment pouvais-je lui dire non?
Je regarde ma montre et vis que j'avais du retard d'une dizaine de minutes. «Ah désolée je n'avais pas vu l'heure» Et je rangeais rapidement le reste de mes affaires avant de fermer mon casier.
«Ça va, tout va bien? »Me demanda-t-elle avec inquiétude.
«Oui, j'étais ailleurs je suppose ..» Répondis-je. Nous marchions ensuite côte à côte vers la cafétéria et j'évitais son regard interrogateur, ne voulant pas qu'elle me questionne plus à ce sujet. Je ne voulais pas lui mentir si jamais elle me posait la question, mais je ne voulais pas non plus lui dire mes craintes concernant mon mini moi. Ni même lui parler de mon mini-moi. Non. Elle risquerait d'être dégoûtée et ne voudrait plus s'approcher de moi. Dans le pire des cas, elle pourrait le dire à sa sœur, qui le dirait accidentellement à Kristoff et ainsi de suite. Et je ne voulais certainement pas que tout ceci se produise. Je pinçais mes lèvres ensemble dans l'anxiété.
«Oh eh bien d'accord, je suppose que tout le monde a le droit à son moment d'absence dans la journée» Comme si elle avait lu dans ma tête, elle détourna le sujet. Dieu merci. «Donc je me disais..pour le devoir de philosophie, nous devrions nous voir en dehors des heures de cours pour travailler dessus, qu'est ce que t'en dis? »Ah c'est vrai. Pendant cette semaine on parlait tellement d'autres choses que je l'avais presque oublié. Je suppose que je pourrais l'inviter chez moi… Mais l'idée qu'elle se rapproche de mon habitat me bloquait. C'était peut-être trop tôt..J'imaginais déjà le pire, qu'elle tombe accidentellement sur mes caleçons dans la salle de bain ou dans mes tiroirs.
Si j'habitais encore chez mes parents, je lui aurais dit que c'était leur ancienne chambre et que mon père avait oublié quelques caleçons mais là… Je vivais toute seule. Il y a deux ans pour mon anniversaire, mes parents m'ont donné la clé d'un appartement dans le coin qu'ils avaient acheté `` pour leur travail ''. Vu qu'ils ne l'utilisaient plus, ils ont décidé de m'offrir. Ils m'ont dit que c'était pour que j'apprenne à grandir toute seule et à devenir autonome, mais je savais très bien que c'était parce qu'ils avaient honte de la personne que j'étais et qu'ils voulaient m'éloigner l'élève.
C'était douloureux, mais au fur et à mesure que le temps passait, la plaie était de moins en moins moche. Je m'étais habituée à ce dégoût qu'ils ont de moi et je ne le prenais pas mal. À vrai dire, je les comprenais un peu ..
Je secouais la tête.
Je m'égare. Pour l'instant focalisons-nous sur le problème de l'exposé. Où est ce que nous pourrions travailler? ..
«Et si on allait à la bibliothèque? »Lui proposais-je« Demain tu peux? Mon dernier cours terminé à 16h00 »Elle ne semblait pas contre.
«Demain je finis à 15h00, mais je peux t'attendre là-bas» Me dit-elle avec un sourire.
«Ça ne te dérange pas? »Et elle secoua la tête en signe de négation.
«Non, ce sera facile de s'occuper dans une bibliothèque» Et c'est au même moment que nous arrivions à la cafétéria. De là nous étions, nous pouvions voir la petite sœur d'Elsa gesticuler dans tous les sens en faisant rire la galerie. Bien sûr, Mérida était la pour continuer la blague d'Anna, ce qui faisait tripler les rires. Nous prenions un plateau de nourriture ensemble et allions rejoindre le groupe. La première à nous avoir remarqué était Raiponce, qui nous saluait d'un geste de la main. Anna se retourna et suivit, criant nos deux prénoms.
«Oh Elsa, Diana! Venez il y a encore de la place! »Ses cris ont bien alerté deux ou trois jeunes hommes, qui regardaient Elsa et son déhanchée superbe. Je me demande comment Elsa pouvait continuer à marcher ainsi sachant que tout le monde la matait. Ce qui était sûr, c'est qu'ils ne s'étaient pas retournés pour moi. Ma démarche n'était pas horrible, mais disons qu'elle est juste normale, un pas devant l'autre.
Nous finîmes par nous asseoir côte à côte, Elsa entre Anna et moi. À côté d'Anna il y avait Kristoff et en face Mérida, Raiponce et Eugène. Anna nous disait que nous avions raté la blague la plus drôle du siècle et nous la racontait une deuxième fois avec l'aide de Mérida. Et dans cette histoire ce qui me fit rire n'était pas la blague en elle-même, mais le visage d'Elsa qui se tordait d'incompréhension. Au début Elsa ne comprend pas bien comprend et posait tout le temps des questions. Anna essayait tant bien que mal de lui expliquer ce qui était drôle mais la blonde platine n'arrivait toujours pas à saisir la chute. Et quand finalement elle comprit, elle ne riait pas. Anna lui disait qu'elle avait bousillé la blague et j'ai choisi le mauvais moment pour mettre de la nourriture dans ma bouche parce que quand je vis la moue vexée d'Elsa, j'ai du rassembler toute mes forces pour ne pas pleurer de rire. Je mis mes deux mains devant ma bouche et avec difficulté, je déglutis, m'étouffant sur la fin. Apparemment, Eugène avait vu ma détresse et se moqua de moi ouvertement. Raiponce et Mérida la même ont choisi.
«Hé ne meurs pas déjà, tu viens d'arriver» Balança Mérida avec un rire étouffé, ce qui évidemment, fit pouffer Eugène et Raiponce.
«Oh tu sais quoi il m'est arrivée la même chose! »S'écria Raiponce. Elle se pliait déjà d'anticipation à l'anecdote qu'elle allait lancer. «Une fois j'ai bu de l'eau et ne me demande pas comment j'ai fait, mais c'est sortit par mes trous de nez! »Anna riait et pointait du doigts Raiponce.
«Ah je m'en souviens! C'était au dîner de famille, Eugène t'avais fait rire et t'avais recraché ton eau sur lui! »Tout le groupe, même Elsa finit par rire. Je devais l'avouer, ça me plaisait d'être dans un groupe pour une fois. Je n'avais pas beaucoup d'amis avant parce que je devais tout le temps faire attention, mais maintenant que je faisais partie à part entière de leur bande, je me demande comment j'ai pu ne pas vivre sans quelques amis autours.
La suite de la discussion s'est suivie par des récits d'enchaînement de malheurs.
Quand la cloche se mit à sonner, le groupe s'est séparé. Elsa avec moi, Anna avec Kristoff, Mérida et Raiponce et enfin Eugène tout seul.
La suite de cet après midi s'est passée plutôt vite. Lors de nos cours ensemble, Elsa qui avait l'habitude d'être assise toute seule s'asseyait à côté de moi, comme lors de la semaine passée. Et il m'était plus difficile de lui voler certaines salutations. C'est pas faute d'avoir essayé mais à la seconde ou je regarde dans sa direction, son regard croisait le mien. C'est sûr, je suis la personne la moins discrète au Monde.
Avant de partir chez moi sous les fausses injures d'Elsa (parce que je finissais une heure plus tôt qu'elle aujourd'hui) nous avons échangé nos numéros et elle me disait qu'elle allait m'écrire quand elle rentrerait chez elle. Je lui ai répondu par un sourire et un hochement de tête et je suis partie en la saluant d'un signe de la main. J'avais enfin son numéro de téléphone. Étrange d'avoir le numéro que tout le monde convoitait. C'est comme si d'une part j'avais gagné au loto.
FIN du chapitre
Salut tout le monde, j'espère que vous allez bien! JOYEUX NOËL, PADORU PADORUUU (Vous n'allez peut-être pas comprendre Padoru xD)
La relation avec Elsa semble grimper positivement. Elle a d'ailleurs son numéro!
J'espère avoir bien présenté le fait que les craintes du protagoniste ne la quittent pas et l'empêche de vivre pleinement sa vie… Dites moi si vous avez une certaine préférence pour le développement des personnages! Pour ce qui est du protagoniste nous verrons plus tard (un peu plus tard) la relation avec ses parents (si cela vous dit bien sur ^^)
Si le chapitre vous aura plu, continuez à suivre et je vous dit à une prochaine! :)
Oh. À BIENTÔT EN 2021! (Je crois que ça porte malheur de fêter une bonne année en avance. En prenant en compte les superstitieux / ses, je ne le ferai pas: P)
