J'observais le domaine avec stupeur, impressionnée par la beauté de la maison. D'ailleurs sans trop vouloir m'avancer, je pense que c'était la plus belle maison de la ville. La porte d'entrée était faite d'un bois moderne et les murs collaient parfaitement avec le style sophistiqué mais modeste.
« Tu viens ? » Me lança Elsa. Je sortis de ma rêverie et eus le temps de voir qu'elle cachait un rire derrière sa main.
« Elle a peur » Suivit Anna avec un sourire narquois. Je fronçais des sourcils en faisant la moue.
« Bien sur que non »Commençais-je. « Mais votre maison est plutôt impressionnante, je ne savais pas qu'il y en avait une de la sorte en ville » Ma réaction leur volèrent un sourire et Anna mena le pas, proche de la porte alors qu'elle s'apprêtait à l'ouvrir.
« Eh bien c'est un architecte qui connaissait nos parents qui l'a construite et heureusement, nos parents ont eu un prix d'amis. Mais je ne vais pas te mentir, elle est plutôt cher » Dit Anna avant d'ouvrir la porte, me laissant entrevoir l'intérieur. Mais soudain, les paroles d'Anna claquèrent dans ma tête.
« Attends, cher de combien ? » Je déglutis intérieurement. Leurs parents étaient donc riche. Tout va bien, pas de pression intérieur, c'est cool.
C'est pas comme si ils pouvaient transformer une belle vie en calvaire d'un claquement de doigts..
Les deux filles ne répondirent pas et mes craintes furent évaporées par la stupéfaction de la beauté de l'intérieur, égalant celle de l'extérieur. La maison était lumineuse et ouverte. Pas comme celle de mes parents qui était étouffante et terne.
Et donc ma bouche était grande ouverte, admirant la décoration. Tout faisait...si riche.
« Ça fait très...sophistiqué. Dites moi, vos parents ne sont pas ducs ou quelques chose du genre ? » Ma pression a du se faire sentir, parce qu'Anna et Elsa se sont mirent à rire.
« Non ils ne sont pas ducs » Répondit Elsa de sa voix de soie. La, un petit chien blanc à long poil frisé qui ressemblait à un tapis qu'on met dans les salles de bains s'approchait de nous, aboyant de joie.
« Olaf ! » Criait Anna et les deux sœurs se baissèrent pour caresser le chien. Il battait la queue et sortait sa langue dans l'appréciation de revoir ses maîtresses. Et quand les deux Winters ont arrêté, le chien couru vers moi. Mon dieu.
Il me regardait avec ses yeux de chiens trop mignon et à mon avis, il attendait quelque chose de moi. Autre chose que des caresses je ne voyais pas.
« Ça vous va si je le caresse aussi ? » Demandais-je. Le premier à répondre fut le chien, qui aboyait encore en sautant une fois.
« Je crois que tu as son approbation » Répondit Elsa en souriant. Je me baissais alors et il se mit à sauter sur moi et malgré sa petite taille, cela me fit basculer en arrière, les fesses sur le plancher. Ça se voit qu'il aime les gros câlins.
« Il est vraiment trop chou » Dis-je en riant parce qu'il venait de me lécher le visage. Olaf. C'était un nom original qui lui allait bien. « Heu c'est normal qu'il me lèche beaucoup ? » Dis-je après un certain temps quand j'ai vu qu'il n'allait pas arrêter. J'ai essayé de pousser le chien sans lui faire de mal mais au final j'ai abandonné et le chien continua à me lécher. Anna se mit à rire.
« Il doit beaucoup t'aimer » Son ton était presque taquin et j'entendis Elsa tousser, bégayant une excuse.
« T-Tu ne devais pas faire un truc avec Kristoff toi ? » Comme si Anna avait été prise en flagrant délit, elle se mit à rire nerveusement.
« Oh tu sais...Il a dit qu'il avait des trucs à faire. Pas de chance hein ! »
« Mmh ''Pas de chance'' en effet. Bien hum..Nous devrions probablement commencer à travailler. Les devoirs de philosophie peuvent prendre plusieurs heures.. » Oh c'est vrai, j'avais presque oublié la raison de ma venue. Anna appela Olaf et je me levai en suivant maintenant Elsa dans les escaliers. Et à chaque pas que nous faisions loin du monde, mon cœur battait plus fort.
Je stressais un peu à l'idée d'être seule avec la Ice Queen, mais ce sentiment fut remplacée par l'excitation. Après tout, combien de personnes pouvaient se venter d'être invitée chez Elsa en personne ?
Elle ouvrit une porte et me fit signe d'entrer. Et je me suis rendue compte qu'elle m'avait amené dans sa chambre. Et je trouvais la chambre aussi belle que sa propriétaire.
Les murs étaient bleu pastel et à droite se trouvait son bureau d'un bois vintage ou son ordinateur portable fermé y était posé avec plusieurs autres accessoires de bureau autour. En face dans le coin opposé de la chambre se trouvait son lit simple. Des draps blancs et un plaid avec des flocons de neige recouvrait le lit. Il y avait une bibliothèque dans le coin de la pièce au fond, une armoire en face et au fond de la pièce une grande fenêtre, en dessous se trouvait un petit coin qui avait l'air confortable. De fins coussins en mousses violet couvraient la partie en bois en dessous et quelques autres petits coussins étaient dispersées autour.
« Ça te ressemble beaucoup » Lançais-je dans un murmure, fascinée par l'endroit qui me faisait penser à un nid tout chaud et douillet. Elsa leva un sourcil, émettant un petit rire.
« Je ne suis pas sure si je dois le prendre comme un compliment ou pas » Me dit elle.
« Oui c'est un compliment ! C'est ordonné et très beau » Lui répondis-je sans réfléchir et je me claquais mentalement après avoir dis la deuxième partie. Et bégayer une excuse n'allait certainement pas aider mon cas, alors j'ai préféré ne rien dire.
« O-oh et bien fais comme chez toi, tu peux t'asseoir ou tu veux. Est ce que tu aimerais boire quelque chose ? Du thé froid ou de l'eau peut-être ? »
« De l'eau ira très bien, merci » Puis elle hocha la tête et partit chercher les boissons. Pendant ce temps, je regardais sa bibliothèque de livres. Il y avait beaucoup de livres que je ne connaissais pas et la plupart d'entre eux étaient sur des recherches avancées des cours que nous pratiquons au collège. Wow, elle est vraiment intelligente, aucuns doutes la dessus. J'entendis des pas dans le couloir et eut à peine le temps de me retourner qu'Elsa se trouvait déjà dans la chambre avec deux verres d'eau.
« Désolé de t'avoir fait attendre » Me dit-elle. Je secouai la tête et souris en prenant le verre.
« C'est rien, merci. » Lui répondis-je et je prenais le verre pour y boire une gorgée d'eau. « Tu as beaucoup de livres d'étude supérieur. C'est impressionnant »
« Oh merci. Mes parents veulent que j'aie le meilleur et je veux les rendre fiers » Expliqua-t-elle.
« Est ce qu'ils sont stricte? Tu sais, en mode cliché des parents riche qui crient tout le temps sur leurs enfants en leur disant que c'est pour leur bien »
« Non non, pas mes parents. Ils sont aimable et ne manquent pas une opportunité de nous faire plaisir à Anna et moi, mais avec modérations bien sur. Ils ne veulent pas non que nous soyons des enfants gâtés. Pour moi ils sont une source d'inspiration et j'espère devenir aussi passionnée qu'eux » Elle sourit, sûrement un pensée positive lui traversa l'esprit alors que j'émis un petit ''oh'' et je bus encore une gorgée. Mes parents c'était tout le contraire. Je suppose que de voir que je ne suis pas née correctement n'a pas amélioré la chose. Tout ce dont je me souviens c'est qu'ils travaillaient beaucoup et me laissaient souvent jouer seule dehors. Ils me disaient toujours de ne pas me coller aux autres enfants, alors je devais jouer dans le bac à sable loin des autres ou sur la balançoire. Une fois je me suis habillée comme un garçon et tous les enfants croyaient que j'étais un nouveau venu. Évidemment je leur cachais la vérité en disant que j'étais le fils d'un cousin éloigné de quelqu'un qui venait de temps en temps et ils me croyaient. C'était la seule fois ou je m'amusais. Jusqu'à ce que mes parents découvrent la vérité et me punissent. Pour mes anniversaires mes parents ne m'offraient pas grand-chose ; un ballon chaque année et de la même couleur ; rouge. Et les fêtes de Noël malgré mon essai à rassembler toute la famille, ma mère se noyait dans de l'alcool et mon père dans le travail. Ouais..je ne pouvais décidément pas comparer mes parents avec les siens.
« On s'y met? » Proposais-je, voulant éloigner ses pensées sombres de mon esprit. Elle hocha la tête et nous nous posâmes toutes les deux sur son lit en terminant le sujet travaillé la veille. Au final, le sujet ''Qu'est ce que l'art ?'' s'est étendu à '' Il y a t-il même une limite dans l'art ?'' Et chacune de nos phrases partaient toujours plus loin que la simple question qui nous avait été donné. Et au cas ou quelqu'un dans la classe nous poserait une question, nous avions déjà préparé la réponse.
Au bout d'un certain temps à bosser, nous finîmes enfin notre travail et je buvais cul sec le reste de mon verre d'eau. Je soupirai et me frottais la nuque.
Travailler en ayant la tête baissée n'était peut-être pas la meilleure idée.
« Comment sont tes parents ? » me demanda soudainement Elsa. La question sortait de nul part et il s'était passé un long moment avec un blanc dans ma tête. Je la fixais inconsciemment et elle finit par détourner le regard, gênée. « Désolé, je n'aurais pas du te demander ça » Je la stoppais.
« Non t'en fais pas, je-j'étais..surprise c'est tout » Je pris une respiration. « Mes parents… » Commençais-je alors que j'avais des images d'eux dans ma tête. « Pour commencer je ne vis plus avec eux. Ils m'ont donné les clés d'un appartement qu'ils avaient achetés et je vis dedans depuis mes 16 ans »
« C'est gentil de leur part » Dit-elle doucement. Je poussais un rire amère.
« Je ne le dirai pas comme ça. Je ne sais même pas si je devrais les appeler papa et maman. Mes parents sont... » Est ce qu'au fond je peux vraiment les en vouloir de ne pas m'avoir aimé à ma juste valeur ? Ai-je même une valeur ? Ces questions je me les posais depuis un bon bout de temps et je n'aurais sans doute jamais de réponses. Tout ce qu'ils voulaient c'était d'avoir un enfant normal et quand ils vont vu la déception qu'ils avaient crée ils n'ont pas pu l'aimer. « Disons que je suis différente et ils n'ont pas aimé sa. Je peux un peu les comprendre..J'ai toujours eu l'impression d'être un monstre » Je regardais le sol et je pensais à toutes les fois ou mes parents n'ont pas témoignés leur amour en retour. Et pas que sa. Toutes les fois ou je me suis traitée de monstre quand je me regardais dans le miroir ou quand je me libérais d'une excitation inattendue..
« Diana regarde moi » Je ne pouvais pas me résoudre à la regarder, je ne voulais pas qu'elle voit cette faiblesse dans mes yeux. Je sentis néanmoins ses deux mains de chaque côté de mon visage qui me poussaient dans sa direction et je la vis, les larmes aux yeux « Diana ce n'est pas à toi de les comprendre, mais à eux de le faire. La différence n'est pas une maladie ni même une anomalie. Cela fait partie de toi. De ce que tu représentes en tant qu'humain. Tu n'es pas un monstre, tu ne devrais pas dire ça de toi et je le pense sincèrement.. Si tes parents ne t'ont pas aimé à ta juste valeur alors tant pis pour eux, ils ne voient pas ce que tout le monde peut voir. Une fille intelligente et aimable, qui est timide mais qui a un grand coeur. Et qui est très belle » Wow. Pourquoi avait-elle les larmes aux yeux et semblait consternée par mon histoire ? Je ne savais pas, mais mon coeur avait raté un battement alors qu'elle me lançait le regard le plus doux et le plus sincère, un sourire réconfortant et une douce caresse émit par son pouce contre ma joue l'accompagnait. Je ne m'attendais à ce qu'elle me dise tout cela, toutes...ces belles choses que personnes d'autres avant de m'avaient encore dites. Et ce qu'elle m'a dit résonnait au fond de ma tête, sa voix sonnant comme un écho. Mais est ce qu'elle continuerait à me dire ça si elle savait vraiment ce qui me rendait différente ? J'ouvris la bouche pour dire quelque chose mais la fermais aussitôt et c'est au même moment que quelqu'un entrait. J'étais bloqué entre les mains d'Elsa et dos à la porte mais je savais que c'était Anna aux premiers mots.
« Hé Papa et Maman ont commandé des- Ooh, étiez vous en pleine déclaration d'amour ?» Puis elle ricana, nous poussant dans l'embarras. Je pouvais imaginer le sourire taquin de la petite sœur et rougis abondamment. Elsa aussi, sa peau de nature claire se transforma en une nuance beaucoup plus colorée. Elle me libéra de son emprise aussi vite que le commentaire était sorti de la bouche de sa petite sœur et se racla la gorge.
« Pas du tout, nous discutions simplement » Clarifia Elsa. Je ne sais pas pourquoi mais j'étais un peu déçue d'entendre ça de sa bouche. Bien sûre qu'Elsa était très belle et que parfois, mon corps pouvait réagir d'une façon dont je ne voudrais pas. Elle m'attirait physiquement, c'était une évidence même. Inutile de se poser la question. « Tu disais ? »
Mais cela ne s'arrêtait qu'à un vœux pieux d'un désir charnel…non ?
« Papa et Maman ont commandé des pizzas, ils arriveront dans pas longtemps » Répondit Anna et Elsa fronça des sourcils.
« Mais ils ne sont pas censé finir avant 18h00... » Dit l'aîné.
« Il est 18h40 chère sœur, es-tu aussi déboussolée que ça ? » Taquina-t-elle. Ce n'était pas possible, nous avions commencé à 14h00..
Je regardais ma montre en même temps qu'Elsa et effectivement, il était 18:40, 41 pour être précise.
« Ah oui.. » Souffla Elsa. Juste après on entendait le bruit de la porte d'entrée s'ouvrir, suivit de deux voix et de l'aboiement du chien. Les yeux d'Anna ont grossi comme deux gros ballons et elle se lécha les lèvres en soufflant ''Pizza''
« Je devrais y aller » Leur dis-je.
« Ne dis pas de bêtises ! Restes manger avec nous, Papa et maman m'ont dit qu'ils ont pris en double exprès parce que tu étais la » Dit Anna. Honnêtement, je ne voulais pas partir. À la maison je me sentais si seule et ici..eh bien le vide est comblé par la présence d'Elsa. Mais je ne voulais pas non plus m'immiscer..
« Je sais pas vraiment, ça ne me dérangerait pas de rentrer et de vous laisser manger en famille » Chose que je ne faisais jamais chez moi. Dans mon appartement, le silence était complet et je me préparais seule ma nourriture, même si la plupart du temps je mangeais des plats déjà faits.
« Tu sais une personne en plus nous ferait très plaisir, et puis comme l'a dit Anna ils ont pris en double » La voix d'Elsa était basse, et je trouvais son air mi-insistant mi-timide extrêmement mignon, son petit sourire en coin étant d'autant plus encourageant.
Au bout d'un certain temps à la regarder, j'ai craqué. Je ne pouvais pas lui dire non, pas à ce visage vraiment, vraiment mignon. « B-Eh bien pourquoi pas. Mais après ce que vous m'avez dit propos du fait qu'ils sont riche, ça me fait un peu peur » Avouais-je.
Anna se mit à rire. « Ça va, ils ne te jetteront pas dans un trou si jamais tu venais à dire quelque chose de mal. Ou si tu venais à faire quelque chose d'autre encore pire » Anna jeta un coup d'oeil sur sa sœur. Cette phrase m'a mise en alerte et je déglutis.
« Qu'est ce je pourrais faire de pire ? » J'étais presque sûre que la couleur sur mon visage avait disparu et mon âme était partie avec, ma voix les élevant haut dans le ciel. Mais cela semblait faire rire les deux autres.
« Rien, tu ne feras rien de pire » Elsa posa une main sur mon épaule et ce geste me calma aussitôt, la petite chaleur émise par son contact fondait la tension de mes muscles « Anna arrête de lui faire peur ! »
« Mais j'ai pas fais exprès ! » Anna se défendait et levait les deux mains en l'air. Suite à ça, la voix de leur père les appelait.
« Les filles, on est rentré. On a les pizzas ! » Cria-t-il. Anna ne pouvant résister à l'appel de la pizza, fonça en première vers la nourriture. Elsa sourit, me prit la main et m'emmena jusque dans le salon. Je regardais nos mains liées en pensant à plusieurs choses à la fois. Tout d'abord c'est que c'est la première fois qu'elle me prenait la main, une constatation liant celle ci est que sa main s'emboîtait parfaitement avec la mienne. Ensuite, la sensation de sa douce main m'envoyait des picotements au contact et la dernière chose, c'est que j'ai l'impression d'avoir un tourbillon flottant dans mon estomac.
Quand nous fûmes dans le salon, elle lâcha ma main pour faire un câlin à ses deux parents et je fus presque déçue qu'elle le fasse, la chaleur fantôme de la sensation de nos mains entrelacés picotait encore ma main.
« Papa, maman ! » Dit-elle en les serrant fort dans ses bras. Son père bascula légèrement en arrière mais reprit vite l'équilibre dans un petit rire et renvoya l'affection de sa fille aussi fort qu'elle, arborant un sourire aux lèvres. Anna était déjà vers les pizzas, observant avec voracité la nourriture devant elle, ses yeux scintillant face à une telle quantité de fromage fondu et brillant.
Quant à moi j'attendais bêtement mon tour pour saluer ses parents, droite comme un piquet. J'étais tendue, très tendue et j'étais sûre que ça se voyait à des kilomètres.
Quand je pus finalement voir ses parents, je fus toute de suite frappée par leur beauté. Mais bon ça ne me surprenait pas, après tout Anna et Elsa étaient toutes deux des filles magnifiques.
Son père était grand mais pas trop et maigre. Il avait des cheveux court et blonds bien coiffés, son nez était pointu et ses yeux verts étaient doux. Une petite moustache ornait le dessus de sa lèvre supérieur. Il avait un air plutôt noble et un très bel homme si je devais juger la couverture.
Je reconnaissais leur mère sans difficulté puisque le dessin qu'Elsa avait fait d'elle lui ressemblait trait pour trait. À un détail près, elle était beaucoup plus colorée en vrai. Ses cheveux bruns étaient attachés en un chignon parfait malgré le fait qu'elle ait passé sa journée à travailler. Elle était plus petite que son mari et son nez était en trompette avec de belles pommettes et des yeux bleus. Il n'y avait pas à dire, Elsa et Anna avaient beaucoup pris de leur mère.
Et j'étais surprise à regarder leur parents alors que la voix du père transcendait mes pensées. « Alors voici ton amie ? » Questionna-t-il d'un ton sérieux. Elsa hochait la tête. Et je me sentis encore plus crispée par son regard fixe sur moi.
« Voici Diana. Diana, je te présente mes parents »
Son père s'avança vers moi avec sévérité et me tendit la main. Je ne savais pas ce que je devais dire. Monsieur Winters ? Juste Monsieur ? Ou par son prénom peut-être ? Mais il ne m'a pas donné son prénom et Elsa ne me l'a pas dit non plus en nous présentant ! Et comment devais-je réagir ? Une poignée de main énergique ? Simple ou sérieuse ?
Toutes ces possibilités se refermèrent alors que je sentis son regard dur sur moi. Ne m'aime-t-il pas ? Qu'est ce que j'ai fait ? Anna avait raison, j'ai fait quelque chose de travers et il m'enverra dans un trou !
Là j'entendis le rire d'Elsa et de sa mère détendre l'atmosphère. Cette dernière toucha le bras de son mari. « Agnarr chéri, cesse donc de l'embêter, elle est déjà assez stressée » J'entendis ensuite Agnarr rire et poser une main sur mon épaule.
Quoi ?
Son regard s'était adouci « Désolé je ne pouvais pas m'en empêcher en te voyant tendue. Je suis Agnarr, enchanté » Il me tendait sa main droite. Et ça avait fonctionné. Sa petite plaisanterie me détendait un peu plus et je sentais la pression se baisser alors que les petits rires s'éparpillaient dans la pièce.
Je pris sa main sans hésiter avec un petit sourire « De même Monsieur Winters »
La mère me serra la main juste après, un sourire sur son visage. « Iduna, enchantée. Enfin nous rencontrons une des amies d'Elsa. Et qui plus est la Diana. J'ai tellement entendue parlé de t- » Sa mère se fit couper par une toux d'Elsa assez forte, toux à laquelle je me suis inquiétée. Tout le monde, même Anna qui avait pourtant son attention sur sa prochaine cible, regardait la blonde.
« Elsa, tu vas bien ? » Demandais-je, préoccupé et je m'apprêtais presque à m'élancer vers elle pour m'assurer qu'elle allait bien mais elle fit un geste de la main.
« Ç-Ça va, je me suis juste un peu étouffée avec ma salive » Elle s'excusa et la prochaine chose que je savais, c'est que leur père me traînait dans la cuisine en me posant quelques questions.
« Alors tu es souvent en cours avec Elsa il paraît ? » Me demanda son père. J'apportais mon attention sur lui et hochais la tête, affirmant ses dits. Comment ça ''il paraît'' ?
« Oui, j'ai juste trois cours que je n'ai pas avec elle » Il me fit asseoir sur une chaise dans la salle à manger alors qu'Anna apportait avec joie les assiettes, les pizzas étant déjà disposées sur la table. Tout le monde nous rejoignait après.
« Ça va, elle ne te mène pas la vie dure ? » S'enquit-il et suite à ça, il fit réagir Elsa de façon presque démesuré mais mignonne, criant le nom de son père en faisant la moue.
« Papa ! » Agnarr se mit à rire et prit une pizza entre ses mains tout comme Anna, qui ne pouvait pas tenir en place sur sa chaise.
« Ça va, je rigolais. Mais tu dois avouer que parfois tu peux te montrer froide » Dit-il.
Anna, la bouche pleine, hocha la tête. « Cha ch'est vrai » Du fromage fondant lui créant une barbe sur le menton et je me moquais silencieusement du personnage enfantin qu'elle était quand elle était devant de la nourriture.
« Anna » Avertit sa mère. « On ne parle pas la bouche pleine » Anna avala sa nourriture et s'excusa au passage.
« Je-c'est..peut être un peu vrai » Avoua Elsa dans la défaite, ses joues légèrement roses.
Anna se mit à glousser. « En tout cas personne n'est aussi populaire qu'Elsa au lycée, et je pense que tout le monde aime son tempérament glacial » Dit-elle en secouant ses épaules de façon coquette. Et je ne pouvais pas être plus d'accord avec qu'elle qu'en ce moment. C'est sûre qu'Elsa avait son tempérament et ça faisait partie son charme. Mais pour une quelconque raison, je préfère encore plus l'Elsa avec qui je traîne maintenant. Elle semble plus accessible et sa beauté semble avoir décuplée.
Agnarr plissa les yeux. « Peut-être que tout le monde est conquis par son charme, mais personne n'est assez sûr pour ma fille. Personne en qui je n'aurais pas l'entière sûreté qu'il est bien » Il le dit dans un ton avertisseur en arrachant un bout de sa part avec les dents. Et son ton me fit froid dans le dos. C'était un homme imposant quand il le voulait, c'était presque terrifiant.
« Et sinon c'était des devoirs de philosophie d'après ce qu'Elsa m'a dit, non ? » Demanda Iduna pour combler le silence gênant qu'Agnarr venait de poser avec son ton protecteur. Je déglutis, encore choquée par la voix de leur père pour ensuite détourner mon regard sur sa femme tout en répondant du mieux que je pouvais.
« O-oui et notre professeur est vraiment pointilleuse pour ce qui est des devoirs. Elle a sûrement déjà toutes les questions en tête. Heureusement, Elsa est aussi très bonne en philosophie et a donc réfléchit à toutes les éventualités » Avouais-je, ce qui était vrai. Et si les parents de la blonde pouvaient être fiers de quelque chose, se serait sans doute de son intelligence.
« Oui mais tu as aussi poussé les questions plus loin, ce qui m'a permis de le faire. Je pense que c'est un travail que nous avons fait toutes les deux. Comme une équipe » Elsa ajoutait à cela un sourire que je lui renvoyais automatiquement. Elle était juste..tout ce que je n'étais pas. Elle était parfaite. Et cela me touchait qu'elle pense que nous étions une équipe.
Et avant que je puisse me perdre à nouveau dans son regard, Anna, et je l'en remercie, prit la parole. « Ouais, une équipe qui n'a pas voulu de moi dedans ! » Je sentais le ton ironiquement méprisant et blessée qu'elle prenait et cela nous avait tous fait rire à part Elsa.
« Tu nous aurais déconcentré » Dit la blonde platine avec la tête haute, ce à quoi Anna répondit. :
« C'est pas vrai ! » Avec un air faussement blessé et leur mère se mit à ébouriffer les cheveux de la rousse en poussant un petit rire.
« Si chérie, c'est vrai » Je souriais avec appréciation aux interactions sociales de la famille Winters. Si j'avais été dans cette famille tout aurait peut-être pu être mieux. Que dis-je, tout est mieux que mes parents et la situation dans laquelle j'étais. Et je ne pouvais que me sentir envieuse face à de tels parents. Prévenants, sociables et attachants, aux petits soins et par dessus tout : qui aime leurs progénitures. Bien sûr ils sont strictes et ne ménagent pas leurs enfants, mais c'est pour leur bien qu'ils font ça et plus tard, quand l'éducation qu'elles ont eu et la maturation porteront leur fruits, ils seront d'autant plus fiers d'avoir créer deux filles talentueuses. Les miens n'ont même pas essayé de m'éduquer. Ils n'ont pas eu l'ombre d'un doute que je pourrais les satisfaire par mon intelligence ou mon talent.
Alors inutile de comparer nos parents plus longtemps puisque c'est avec une victoire écrasante que les Winters l'ont remporté.
Au final, nous continuâmes de manger jusqu'à ce qu'il ne reste que 4 parts dans la dernière boîte. On avait tous bien mangé, en particulier Anna qui ne pouvait s'empêcher de déboutonner le bouton de son pantalon. Elsa avait aidé sa mère à débarrasser tandis que je regardais ma montre. Le temps avait vite défilé et il commençait à se faire tard.
« Je devrais probablement rentrer, le dernier bus est dans pas longtemps » Leur annonçais-je.
« Laisse moi te raccompagner en voiture » Proposa Agnarr et j'allais refuser quand il me sortit un argument irréfragable. « Tu arriveras beaucoup plus vite avec mon aide. Et puis c'est pour te remercier » Me remercier de quoi ? Je ne savais pas, mais ce qui est sûre c'est que je commençais à fatiguer après avoir passé tant d'heure à travailler et l'idée d'arriver plus vite chez moi était vraiment accueillante.
« Dans ce cas merci beaucoup, et merci aussi pour la nourriture, c'était vraiment bon » Leur remerciais-je. Anna était entrain de comater suite à la grande dose de nourriture ingurgité mais me fit un signe de la main tout en soufflant ''c'était de la bombe''. Elsa et sa mère arrivèrent juste après.
« Tu t'en vas ? » S'enquit Iduna.
« Je vais la ramener chez elle » Répondit son mari.
« Bonne idée »Lui dit-elle.
« Je devrais chercher mes affaires alors » J'allais me rendre à l'étage quand Elsa me devança, disant qu'elle allait les chercher à ma place. Je mis mes chaussures et ma veste et à peine quelque secondes plus tard, Elsa me tendit mon sac. En voulant le prendre, j'avais eu un contact accidentel avec le bout de ses doigts et encore une fois, ça avait ravivé le torrent dans mon estomac. C'EST QUOI MON PROBLÈME !?
« Fais attention à toi » Me dit Elsa et ne faisant pas confiance à ma voix, j'ai préféré hocher la tête. Sa mère arrivait derrière elle.
« La prochaine fois tu devrais rester plus longtemps, ça nous ferait plaisir »
« J'y penserai » J'ai répondu. Anna avait fait l'effort de se lever pour me saluer et tous me raccompagnèrent à la porte, même Olaf. Je leur fis un dernier signe de main et la porte se ferma. Agnarr ouvrit la porte du garage et je le suivis jusque dans la voiture, une belle Mercedes noir où je m'assis sur le siège passager à l'avant. Après avoir enclenché le moteur et avoir mis sa ceinture, Monsieur Winters avança la voiture, puis referma la porte à l'aide d'une télécommande.
« Tu habites où ? » Me demanda-t-il.
« Dans le quartier ouest » Lui répondis-je. Suite à ça il hocha la tête et nous nous mîmes en route. Le paysage défilait sous mes yeux alors que les rues étaient vides, quelques passants animaient parfois les trottoirs. Et au bout de quelques minutes passées dans le silence, la voix grave de Monsieur Winters prit le dessus sur le silence.
« Tu sembles bien apprécier Elsa » La constatation me prit au dépourvu et je me suis étouffée avec ma propre salive, le stresse montant avec la rougeur sur mes joues.
« P-pardon ? » Je bégayais. Dans quel sens ''apprécier'' ?
« Là où nous habitions avant, Elsa...Enfin elle avait du mal à se faire des amis. La situation a empiré et on a du déménager. Elle ne pouvait compter que sur sa sœur. Alors on a décidé de déménager dans cette ville. Là au moins, Anna et Elsa pouvait compter sur leur cousine et sur son petit ami. Et puis il y a eu Kristoff et les autres. Ils étaient tous amis de longues dates et je savais qu'ils n'utiliseront pas mes filles à des fins personnelles, pour leur argent entre autre » Mon dieu, des gens faisaient réellement ce genre de chose dans leur ancienne ville ?
« Je n'utilise pas votre fille pour quoique se soit et encore moins pour son argent si c'est ce qui vous inquiète » Lui répondis-je, voulant qu'il me croit. Jamais je ne voudrais traîner avec Elsa à cause de son argent et les personnes qui ont faits ça rien que dans l'idée d'approcher la fortune des Winters devraient avoir honte. Une colère en crescendo montait à l'intérieur de moi au fur et à mesure que je pensais aux enculés qui avaient pensé à Elsa de cette façon. Et je sais que si jamais je venais à croiser l'un d'eux, ce jour je ne répondrais plus de rien.
« J'espère bien » Me dit-il. « Je ne veux pas voir Elsa se perdre à nouveau…Je ne te menace pas Diana, tu as l'air d'être une bonne personne. Mais si jamais tu penses comme les autres à son argent, je t'arrête tout de suite et te demande de ne plus fréquenter ma fille »
« Je comprend votre inquiétude Monsieur et je suis désolée pour ce qui est arrivé à votre famille. Mais vous devrez me croire sur parole quand je vous dis que mon intention n'est pas mauvaise. Si je faisais ça, j'aurais tout à perdre. En particulier l'amitié d'Elsa et je ne veux pas la perdre » Je regardais mes mains en repensant au soleil qu'elle a apporté à ma vie par sa simple présence et souriais. Avant Elsa je n'avais pas vraiment d'amis. Mais depuis qu'elle est la, je commence à prendre goût à la vie, qui me paraissait jusqu'à alors sans saveur. C'est en quelque sorte ma sauveuse et je me sens très redevable envers elle. Alors est-ce que je veux son argent ? Non, je n'en ai rien à faire. qu'elle soit pauvre ou riche m'importe peu. Parce que ce qui m'importe le plus, c'est la richesse du bonheur qu'elle peut m'offrir. Je voyais que Monsieur Winters réfléchissait à ce que j'avais dit et j'espère que je l'ai convaincu que je ne suis pas un profiteuse. Quand je jetais un coup d'oeil à la route, je voyais que nous étions pas loin de chez moi. « Vous pouvez me déposer ici, j'habite l'immeuble juste à côté »
« Bien » Il me répondit et se mit en double file sur le trottoir.
« Merci beaucoup pour m'avoir ramené et pour tout le reste »
« Ce n'est rien. Reviens chez nous à l'occasion » J'ouvris la porte et avant de partir je l'entendis m'appeler alors qu'il baissait la fenêtre de sa voiture. « Diana » Je me retournais et me penchais à la hauteur de la vitre.
« Oui ? »
« Prends bien soin d'Elsa » Me dit-il et je ne sais pas si c'était sa façon à lui de dire qu'il voulait me faire confiance mais je me sentais importante maintenant qu'il m'avait confié cette tâche. Je souriais, joyeuse et déterminée et hochais la tête.
« Comptez sur moi Monsieur »
FIN du chapitre
Helloo comment ça va ? Bien ? JE SUIS EN RETARD JE SAIS.
Heureusement pour moi, les audiences sont peu nombreuses alors je n'ai pas trop à m'inquiéter xD BON !
Monsieur Winters est plutôt imposant non ? Il m'a fait avaler mes tripes quand il parlait sérieusement. Il a dévoilé le passée des jeunes Winters, qui n'était pas si joyeux que ça. Il est encore méfiant mais il approuve néanmoins la présence de notre protagoniste autour d'Elsa. Est ce un bon signe ? A-t-il eu tort de donner sa confiance auprès de notre protagoniste ?
J'espère que vous avez apprécié ! CONTINUEZ À SUIVRE MA FANFIC SI C'EST LE CAS !
