Okay, avant de commencer je tiens à m'excuser pour ce chapitre. Vraiment. Et pour les fautes d'orthographe s'il y en a.

Sur ce, bonne lecture:)

Je regardais depuis l'extérieur le groupe manger à la cafétéria et encore une fois ils avaient l'air d'avoir une discussion plutôt marrante, Anna riait en frappant le bras de Kristoff qui se marrait aussi. Le reste du groupe suivait de peu.

Et puis il y avait Elsa.

Elle était de dos mais je pouvais la sentir éloignée.

Aujourd'hui je ne mangeais pas avec le groupe ni ne m'asseyais à côté de la blonde pendant nos cours partagés. Son regard blessé de la veille m'a fait rendre compte que j'étais la cause de son malheur de n'importe quelle façon qu'il soit. Pendant toute la nuit je n'ai pas arrêté de penser à son regard, à cette situation et je n'avais trouvé qu'une seule chose à faire : m'éloigner pendant quelque temps. Si être proche d'Elsa la faisait souffrir, alors être loin d'elle devrait être mieux pour elle, même si cela me faisait du mal parce que je m'étais habituée à sa lumière, à sa présence. Mais tous deux semblaient avoir disparu de son être.

J'avais réussi à coincer la rousse entre deux pour lui annoncer que j'allais battre en retraite pendant quelque temps. Cela l'a bien sûr déplu et elle avait essayé de me convaincre du contraire, qu'on allait trouver une solution, mais j'étais butée sur l'idée qu'Elsa se sentirait mieux sans moi. Anna a fini par accepter mon choix et a cédé.

Et donc, ce midi je n'avais pas mangé avec le groupe. Je n'avais pas mangé tout court pour dire la vérité. Je n'avais pas faim de toute façon..

À la place j'ai aidé Esmeralda. J'étais venue vers elle et elle n'a pas manqué cette occasion pour me taquiner.

« Dis donc, tu ne peux plus te passer de moi en fin de compte » Dit-elle avec un sourire digne de rivaliser celui du Cheshire. Je n'ai rien dit et nous sommes parties faire cette mission. Je voulais vite en finir avec cette histoire et je ne compte pas laisser passer cette occasion pour lui demander de me lâcher la grappe quelque temps.

Nous nous étions retrouvées encore une fois dans le bureau du concierge vide pour déposer la clé qu'il avait ''égarée'' juste après avoir posé la clé usb à sa place initiale.

« Il y a quoi à l'intérieur pour que tu puisses risquer de te faire expulser ? » lui demandais-je, la curiosité m'emportant.

Je n'eus de sa part qu'une réponse évasive. « Je vais m'en servir avec modération » Puis elle plaçait sa main sur ma joue et la caressait. Cette simple touche avait suffi pour me donner la nausée. J'ai alors pris sa main et l'ai éloigné de mon visage.

« Pourquoi fais-tu tout ça ? » Lui demandais-je, irritée par le personnage et par son action soudaine mais pas si inconnue.

« Faire quoi ? » Elle rétorquait avec un sourire taquin et mon emprise s'est serrée, un petit rictus de douleur se manifestait sur son visage. Elle le cachait tant bien que mal avec la malice.

« Tu sais très bien de quoi je parle. Essayer de t'approcher de moi de...tenter un rapprochement. Tu ne m'aimes pas et il est clair que je ne veux pas avoir ce genre de relation avec toi. Alors pourquoi tu continues à vouloir le faire ? » À ça elle me sourit.

« Tu es un personnage très...fascinant. Et ce serait intéressant si tu tombais dans mes filets de ton plein gré, tu ne trouves pas ? » Je repoussais sa main et la regardais avec dureté.

« Jamais je ne serais attirée par quelqu'un comme toi. Jamais. » Mais mon intimidation ne fonctionnait pas sur elle.

« Si j'ai bien appris quelque chose c'est qu'il ne faut jamais dire jamais. Nous verrons bien ou cela nous mènera » Et elle sortit de la pièce avec cet air satisfait. Je la suivais de peu et pris le chemin opposé. Vraiment cette femme et son ego étaient insupportables. Sa démarche assurée était insupportable. Elle était insupportable.

Je me dirigerais vers mon casier, prenant les affaires voulues pour les prochains cours en repensant aux mots d'Esmeralda. Comment peut-elle penser que je tomberais dans ses filets ? Les siens ! Argh ! Le fait que ma première masturbation ait été à cause d'elle poussait la colère à devenir plus forte. La colère et le dégoût. Et le fait qu'elle puisse affirmer mon attirance pour elle avec tant de sûreté me faisait péter un câble. D'autant plus que cette attirance n'était que purement physique et accidentelle. Je ne sais pas comment je vais faire pour remédier à l'emprise qu'elle a sur moi, mais il fallait que je change ça et au plus vite.

J'étais plongée dans mes pensées devant mon casier jusqu'à ce que j'entende des chuchotements à côté de moi.

« C'est elle ? » Dit l'une.

« Ouais, il paraît qu'elle a été vu dans le bureau du concierge avec Esme » Quoi ?

« Quand ? »

« Hier ! Quelqu'un les a vu et a balancé la nouvelle » Oh non

« Tu penses que c'est la nouvelle proie d'Esme ? » Non !

« C'est obligé, qu'est-ce qu'elle ferait avec quelqu'un dans le bureau du concierge d'après toi ? »

« Tu penses qu'elles l'ont déjà fait ? » Putain que non ! Tout ça n'est qu'un mal entendu !

« D'après les rumeurs, Esme avait l'air satisfaite alors je pense que oui. Et pis t'as vu les photos ? » Quoi, quelles photos ?!

« En tout cas ça ne va pas plaire à certains garçons. Surtout Phoebus avec qui Esme est sorti peu de temps avant » Je déglutis avec difficulté et fermais les casiers. Quand je levais les yeux, plusieurs autres personnes me regardaient. Certains avec incompréhension, d'autres parce que j'étais le nouveau sujet du collège et il semblerait que la nouvelle se soit répandue comme une traînée de sable. Je tentais tant bien que mal de marcher la tête haute devant tous ces regards mais je n'arrivais pas. Comment diable Elsa faisait-elle ?

Oh mon Dieu.

Si tout le monde avait eu vent de cette rumeur,

alors elle aussi ?!

Mon estomac s'était brouillé dans un océan de malaise. Je voulais arrêter cette rumeur mais personne ne me croirait. Il n'y avait qu'une seule personne qui pourrait changer la donne et c'était Esmeralda. Mais à coup sûr ce démon ne le voudra pas, surtout après sa déclaration dans le bureau du concierge.

Je serrais les poings et ma mâchoire. Je devais essayer !

Je me suis mise à la rechercher dans tous les couloirs mais c'est comme si elle s'était volatilisée. Au bout du couloir, quelqu'un me prit à part par le bras. Quand je me suis retournée, Eugène m'avait emmené dans un coin en dehors, loin des regards indiscrets.

« Qu'est ce que tu fais ?! » Demanda soudainement Eugène. « Tu te retrouves dans la merde jusqu'au cou à cause de ta proximité avec Esme! »

« T'en fais pas, rien ne va m'arriver » Je tentai de calmer Eugène mais moi-même je n'étais pas sûre de ce qui allait m'arriver.

« Tu te fous de moi ? Tout le monde sait que tu sors avec elle, mais non toi tu penses que rien ne pourrait t'arriver ! » Balança-t-il sarcastiquement. Le sang est parti de mon visage.

« Alors tout le monde pense que je sors avec elle... » Murmurais-je à moi même pour affirmer mes doutes, mais Eugène me répondit quand même.

« Évidemment ! Écoute, tu devrais peut-être faire messe basse quelque temps. T'éloigner d'elle. Ce n'est pas bon la position dans laquelle tu es »

«Ce n'est pas pour rien que je marchais dans les couloirs, je voulais lui parler de ça ! » M'exclamais-je.

« Elle n'est pas du genre à abandonner une proie ou une idée comme ça. Quand elle a un plan dans la tête, rien ne l'arrête et pour l'instant tu es carrément dans sa ligne de mire alors..s'il te plaît, reste loin d'elle quand elle t'en donne l'occasion. Et à l'avenir, refuse toutes les avances qu'elle te fait » M'avertissait-il. Il croit que j'ai accepté certaines avances ?

« Qu-quoi ? Crois-tu vraiment que j- »Je pris une grande respiration. « Je n'ai jamais accepté l'une de ses avances »

« Ce n'est pas ce qu'on dit »

« Ce ne sont que des rumeurs ça ! »

« Ce n'est pas ce que montrent les photos non plus »

« Mais quelles images ? » Demandais-je, paniquée. Il sortait son téléphone et me montrait les images en question. La première était une image assez floue de moi tenant la main d'Esme en courant dans une direction de nuit. Cette photo avait sûrement été prise Vendredi soir quand j'ai fui avec elle. Elle ne prouvait absolument rien mais tout le monde pouvait se faire une idée dessus..

Ça n'avait pas été l'image la plus significative. Non.

C'était celle qui suivait.

Cette image était très nette. C'était quand nous nous étions arrêtées dans la ruelle et qu'elle m'avait embrassé le cou. Puis une autre image ou ma main était sur sa poitrine.

IMAGE COMPLÈTEMENT SORTIE DE SON CONTEXTE !

..Eh bien, à moitié en tout cas.

« Je n'ai rien fait de tel. Je sais que les images le montrent mais tu dois me croire, c'est sorti de son contexte, elle m'a surprise et je ne voulais rien de tout ça »

«Même si tu dis vrai, tout le monde s'est déjà fait une opinion de ta relation entre Esme et toi. En plus du fait que vous soyez sorties du local du concierge je veux dire... » Me dit-il. J'ai poussé un soupir.

Je suis dans la merde.

« Bon je vais essayer de tenir ton conseil et m'éloigner d'elle tant que je le peux, mais je n'aurais pas le choix si elle venait à m'appeler de nouveau » Ai-je dit.

« Mais qu'est-ce qu'elle sait sur toi pour te tenir en laisse à ce point ? » Murmura-t-il. Je pinçais mes lèvres ensemble.

« Je ne peux p- »

« Oui tu ne peux pas me dire, je comprends...Juste..fais attention à toi, d'accord ? » Il me regardait avec inquiétude.

« Je ferai de mon mieux » Lui répondis-je avant que la cloche ne sonne.

Pendant mon premier cours de l'après-midi mon attention était sur mon natel. Entre deux j'avais écrit un message à Esmeralda à propos de la rumeur et je lui ai demandé aussi gentiment que possible de bien vouloir l'étouffer par n'importe quelle manière qu'il soit. Évidemment elle avait choisi le mauvais moment pour disparaître et elle ne vit pas mon message de la journée.

Aujourd'hui à 16h00 mon dernier cours sonnait et je devais passer chez le serrurier pour récupérer la clé et ainsi rentrer chez moi. Et dans toute cette journée horrible et déprimante c'était le seul moment que j'attendais avec impatiente. Rentrer chez moi, prendre une douche relaxante, me plonger sous ma couette et essayer d'oublier cette journée.

Arrivée chez moi, je pensais à Elsa. Durant notre cours commun elle se concentrait sur le cours aussi froide que jamais, son regard au loin sur le prof. Qu'avais-je fait pour mériter son silence ? Je me demandais ça à chaque fois que je ne pensais pas à cette putain de rumeur à propos d'Esme et moi. Et l'activité de mon cerveau ne se limitait qu'à ces deux choses pendant plus de 2 jours.

Et j'étais abattue, je déprimais chaque jour un peu plus alors que cette rumeur avait maintenant fait le tour de la ville. Entre-temps le groupe m'avait parlé individuellement pour savoir si j'allais bien. Mais celle avec qui je parlais le plus c'était Anna, elle me donnait entre autres des nouvelles d' Elsa. D'après elle, Elsa s'était renfermée sur elle-même et ne parlait quasiment jamais à la maison. Entre ma situation de recevoir des regards tout le temps et la sienne, ce qui me préoccupait le plus était Elsa. Au moins elle mangeait, mais de la savoir comme ça me fendait le cœur. Je voulais faire quelque chose mais si je tente d'aller la voir, elle se sentira sûrement encore pire et son état pourrait se dégrader. Je me retrouvais dans une impasse et il n'y aurait pas pu avoir pire...

Enfin, c'est ce que je croyais...

Vendredi lors de mon dernier cours j'étais épuisée, fatiguée, claquée. Je voulais rentrer et rester chez moi pour toujours. Je voulais faire partir cette dépression, ne plus avoir affaire à elle. Je voulais écrire à Elsa, l'aider à aller mieux mais je ne pouvais pas. Je n'arrêtais pas de me dire qu'elle serait mieux aujourd'hui si je ne la connaissais pas. De cette pensée s'ensuit celle où j'aurais préféré être comme avant, seule, sans problème, sans en causer aucuns mais je ne pouvais pas. En bref, je voulais que tout ça cesse.

Quand je suis sortie du bâtiment pour rentrer chez moi vendredi soir, une main me pris par la capuche et me projetai contre le mur, mon dos se fracassant contre la paroi en pierre avec douleur, l'air s'échappant de mes poumons. En relevant mon regard, je vis en face de moi 3 gars. Les deux derrière n'avaient pas l'air énervé, en tout cas pas comme celui du milieu Phoebus. Il n'était clairement pas content de me voir. Sans une explication, Phoebus commençait à me frapper. Un coup au visage, puis un autre et avant qu'un troisième ne puisse m'atteindre j'avais réussi à me baisser pour l'esquiver. Il ne montrait aucun signe de douleur alors que son poing s'écrasait violemment contre le mur. Malgré tout, il ne bougeait pas pendant un court instant, alors j'en profitais pour lui donner un coup dans le ventre. Je le poussais ensuite pour l'éloigner de moi en pensant que j'allais pouvoir m'enfuir mais avant que je ne puisse faire quoique se soit, les deux autres types m'ont épinglé et Phoebus s'approchait de moi, me battant, encore et encore et encore. J'encaissais tant bien que mal les premiers coups. Les trois premiers étaient les plus faciles, les suivants beaucoup moins. À chaque coup la douleur devenait de plus en plus forte, s'amplifiant, se multipliant. Au bout d'un moment j'avais la sensation que ses phalanges pénétraient mon ventre et la douleur devenait insoutenable. Quand je croyais qu'il en avait fini, il recommençait, jusqu'à ce que je n'aie plus de force pour me tordre de douleur.

Au final, ses deux sbires m'ont lâché et je suis tombée au sol.

« Alors comme ça c'est à cause de toi qu'Esme ne veut plus de moi ? » Dit Phoebus en reprenant son souffle. En fixant mon visage, il me dit avec dégoût « Qu'est-ce qu'elle peut te trouver, vraiment..Tu ne sais même pas te battre et tu n'as clairement pas la même carrure que moi » C'est là que je lui soufflais une réponse, qu'il ne semblait pas entendre. « Répète ? » J'eus un peu de force pour lever le haut de mon corps et répétais :

« Nous ne sommes pas ensemble » et face à ma déclaration Phoebus se mit à rire frénétiquement.

« Et tu penses que je vais gober ça ?! » Il s'écria et comme si je n'avais pas déjà été assez battue, il me frappa au sol avec des coups de pied et j'ai bien pris quelques secondes avant de me remettre à respirer après.

« Demande-lui... je ne suis pas avec elle » Affirmais-je avec difficulté, le goût du métal accompagnant ma douleur.

Après quelques secondes il souffla « Nous verrons cela » Et il s'en alla, ses sbires le suivant. Ils m'ont laissé agoniser au sol et je ne les ai presque pas vu partir puisque ma vue avait été troublée. Un sifflement persistait dans mes oreilles et pendant un instant je me suis demandée ce que j'allais faire. Devais-je appeler une ambulance ? Pourrais-je parvenir à leur donner ma position ? Arriverais-je à le faire toute seule ?

J'ai lentement sorti mon téléphone de ma poche quand j'ai vu que la vitre était cassée, que je ne voyais rien.

Je suis restée dans cette position plusieurs secondes, à fixer mon téléphone.

Je ne pouvais pas appeler sur mon téléphone mais peut-être pourrais-je atteindre l'infirmerie. J'espère.

Je puisais dans ma force restante pour pouvoir atteindre l'infirmerie, en espérant qu'elle soit toujours ouverte. Quoique dans mon état je ne suis pas sûre qu'elle puisse me prescrire quoique se soit...

J'ai attendu d'avoir assez de force pour bouger.

1 seconde...

2 secondes...

3 secondes...

Jusqu'à 20 pour pouvoir me relever. Jusqu'à 50 secondes pour pouvoir marcher et jusqu'à 70 pour atteindre la porte d'entrée. À peine ai-je pris appui sur la poignée d'entrée que ma vision se troublait plus encore et je m'écroulais au sol. J'ai de nouveau attendu.

1 seconde...

2 secondes...

3 secondes…

Jusqu'à 10 secondes pour me relever. Et 10 de plus pour trouver la force d'ouvrir la porte. Les couloirs étaient vides et ce n'était pas plus mal. Je ne voulais pas attirer l'attention plus que je ne l'avais.

Chaque fois que je déglutissais, le goût du sang revenait en force. Chaque fois que je faisais un pas de plus vers l'infirmerie, je me sentais faiblir plus encore. Je persistais à avancer sans savoir si j'atteindrais à temps l'infirmerie. Je fis 1 pas, puis 2, traînant du pied et je réussissais à en faire deux douzaines avant que je ne m'écroule vraiment. Mes oreilles sonnaient trop, ma vue était trop trouble et ma douleur trop intense pour tenter de passer outre afin d'avancer. J'avais essayé de me relever mais impossible. Je…n'arrivais plus..Je ne sentais plus rien. C'était devenu trop dur..

« …. » Puis une voix. Douce, étouffée comme un écho dans mes oreilles. J'essayais de me relever et ai réussi à me mettre à quatre pattes, puis à lever la tête assez pour n'apercevoir qu'un amas de cheveux blonds et d'autres trucs bouger avant je ne puisse vraiment plus rien voir.

Je m'étais écroulée sur le sol pour la troisième fois et ne pouvais plus me lever.

FIN du chapitre

Bon… Avant de continuer, je tiens à vous assurer qu'elle n'est pas morte, même si les circonstances pourraient prouver le contraire..

Des impressions ?ENCORE DÉSOLÉE