JE SUIS TERRIBLEMENT DÉSOLÉE ! Je pense vous avoir fait beaucoup trop patienter et le pire c'est que ce chapitre n'est pas vraiment grand…

Double déception je sais…

Je vais faire au mieux pour avancer au maximum, j'ai eu une grosse panne d'inspiration pour cette fanfiction, Je savais quel chemin prendre mais pas comment formuler correctement…

Quoi qu'il en soit encore désolée et bonne lecture !


Parfois, avoir un sommeil léger est un vrai calvaire. À la moindre sensation de quelqu'un à côté de moi je me réveille. Quand j'entends du bruit je me réveille et surtout quand j'entends quelqu'un mâcher bruyamment des céréales comme si la personne était délibérément venue juste à côté de mon oreille.

Finalement et complètement irritée, je me suis agitée en entendant tout ce bruit, me demandant ce qui pouvait le causer. Et en ouvrant l'oeil, j'aperçus Esmeralda manger un bol de céréales et d'après mes derniers souvenirs, il n'en restait qu'un fond dans la boîte.

« Oh, et la troisième est réveillée » Dit Esmeralda en se rendant compte très vite de mon réveil. J'ai froncé les sourcils. Est-ce que j'avais bien entendu trois ?

« Comment ça trois ? » M'enquis-je en grimaçant.

« Eh bien toi, moi et ton gros en dessous de ton pyjama » Expliqua-t-elle en pointant l'endroit cité. Et quand j'ai baissé les yeux, j'ai remarqué la bosse traîtresse qui remplissait mon bas. Avec empressement je me suis légèrement compressée de sorte à ce qu'Esme n'ait plus aucune vue dessus. Elle poussa un ricanement. « Tu sais j'ai bien failli y jeter un coup d'oeil, une bosse de cette taille mérite d'être vue » Me taquina-t-elle avec un sourire. J'ai roulé des yeux et j'ai fini en position assise. En regardant une nouvelle fois dans sa direction, je voyais qu'elle s'était débarrassée du training et qu'elle se trouvait dans l'un de mes caleçons et je ne me rappelais pas du moment où je lui en avais donné un hier...

« Te gênes pas, fais comme chez toi » Lui lançais-je sarcastiquement. Et lorsqu'elle suivait mon regard jusqu'à mon caleçon qu'elle portait, elle haussait les épaules.

« J'ai eu trop chaud hier et j'ai l'habitude de dormir en sous-vêtements, et vu que tu m'as demandé de te donnertous mes vêtements je n'avais rien d'autre à me mettre alors je me suis permis d'emprunter un des tiens. Confortable hein, je devrais en porter plus souvent » Avoua-t-elle.

C'est pas vrai, aucune gêne…

Je me levais et allais me débarbouiller le visage. J'ai ensuite sorti la machine qui avait fini de tourner et je l'ai étendue, remarquant effectivement que son string était parti au lavage, un bleu turquoise à dentelle très révélateur. Après avoir fini ça, j'allais dans la cuisine pour me faire un bol de céréales, mais je ne trouvais que l'emballage du paquet vide.

Bon, pas de céréales..

À la place je me suis fait un café dans ma machine sophistiquée, une machine qui soit dit en passant m'avait coûté la peau des fesses. Mais elle faisait de très bon café alors ça en valait la peine. En accompagnement je pris mon médicament et m'assis à côté d'Esmeralda sur le canapé, un silence se posa entre nous. Je fixais son visage alors qu'elle mangeait, allumant la télévision au passage.

« Alors ? » Dis-je au bout d'un certain temps.

« Alors quoi ? »

Je soupirai d'exaspération. « Hier je t'ai pratiquement ramassé à la petite cuillère. Tu étais dans des déchets au milieu de caravanes et tu ne savais même plus où tu habitais. Je pense que je mérite quand même une petite explication » Elle se leva et déposa le bol dans le lavabo.

Et tout en étant dos à moi, elle me dit « Oh ça ? Ce n'était rien. »

« Tu vas pas me faire gober ça Esme, ce n'était pas rien. Qu'est ce qu'il s'est passé ? Tu..as des ennuis peut-être ? » Supposais-je et elle se moquait.

« Moi, avoir des ennuis ? Pff »

Je roulais des yeux.« Tu as beau être une chaudasse, tu n'es pas indestructible et encore moins loin des ennuis » Rétorquais-je.

« Ce n'est rien » Répondit-elle en mettant l'accent sur les mots. « Je t'ai appelé parce qu'il n'y avait personne d'autre en qui j'avais confiance » Elle replaça l'une de ses mèches de cheveux en arrière et resta appuyée contre le lavabo quelque temps de plus.

« Tu sais, je t'aurais cru si hier tu ne m'avais pas demandé de rester dormir avec toi avec désespérance et on sait tous que tu n'es pas une fille en manque d'affection » Lui dis-je et après ça, le silence, seule la télé en bruit de fond. Je la regardais toujours, espérant qu'elle me dise quelque chose. Pas pour me moquer d'elle ensuite, mais pour qu'elle puisse se libérer de ce poids. Et jamais on ne retrouve quelqu'un à côté des poubelles pour ''rien''. Je m'avançais vers le lavabo pour y déposer ma tasse vide et posais une main sur son épaule. « Écoute, si tu ne veux pas en parler, ça me convient, mais je suis là et à moins que tu ne connaisses quelqu'un d'autre à ton écoute, je suis la seule à tes côtés. Et rien de ce que tu diras sortira en dehors de cet appartement »

Je laissais traîner ma main pour lui faire savoir que j'étais là, puis abandonnais le contact de son épaule et allais partir pour la laisser cogiter.

Quand elle commençait à parler.

« Je suis désolée » Elle a détourné son attention du lavabo pour se tourner vers moi, son regard emplit de regret. « Je ne pensais pas que Phoebus te ferait payer mes erreurs. Je ne suis pas venue en cours ce jour-là, mais tu sais..les rumeurs vont vite et j'ai su que tu t'étais fait tabasser par lui. Enfin, Eugène est arrivé complètement énervé devant chez moi et m'a dit les quatre vérités en face » Ah bon ? Eugène ne m'en avait pas parlé. Est-ce que je devrais aborder ce sujet avec lui ? « Quoi qu'il en soit il a mentionné ton état et qui t'avait fait ça. Il a supposé que c'était Pheobus et qui d'autre à part lui t'aurait fait ça ?... Personne » Elle poussa un rire amer. « Ce type est violent et c'est pourquoi je l'ai quitté »

« Qu'est ce qu'il t'a fait ? » Lui demandais-je, impavide. Elle hésitait mais après réflexion, elle abandonna sa lutte intérieure et décida de m'en parler. Je m'étais appuyée contre la table de travail derrière moi et avec une attention accrue, j'écoutais son histoire.

« Au début il était sympa. Il m'apportait de l'attention, il était prévenant et attachant. Je pensais qu'il voulait quelque chose de sérieux avec moi. Mais quand il m'a eu, il a commencé à être de plus en plus agressif. Il pétait des câbles pour des raisons de merde et frappait dans tout ce qui bougeait. Au départ je me disais que ça allait lui passer, mais tout ce pour quoi il m'utilisait concernait le sexe et rien d'autre. Et j'ai remarqué qu'il m'utilisait que pour ça quand un soir j'avais dit non.. Il a commencé à s'énerver et ce jour-là il m'avait fait peur, j'ai bien cru qu'il allait.. » Elle déglutit comme si elle voulait garder tout à l'intérieur. Qu'il allait quoi ? La tabasser ? La violer ? Je voulais savoir mais elle sauta ce passage. De toute façon, quoiqu'il eût l'intention de faire, c'était mauvais, très mauvais. « Alors j'ai pris mes précautions et je l'ai quitté. En réalité il était comme les autres, à ne vouloir que mon cul et rien d'autre. Et tu dis que je suis une manipulatrice mais il est bien pire que moi ! J'aurais dû le voir bien avant qu'il n'était pas fait pour moi, mais tu sais ce qu'on dit, l'amour rend aveugle » Elle poussa un rire aigrie. « Après j'ai commencé à jouer avec toi et entre-temps il m'écrivait des messages d'excuses et je me suis dit que j'allais le rendre jaloux en balançant cette rumeur avec toi et oublier au bout de quelque temps qu'il me traitait comme de la merde et peut-être même je reviendrais avec lui. Mais... »

« Ça ne s'est pas passé comme prévu » Je finissais sa phrase et elle hochait la tête, retenant les larmes qui menaçaient de couler. Ça me faisait mal de me dire que dans cette histoire je n'étais qu'un dommage collatéral et que si jamais elle n'était pas sorti avec lui, je n'aurais jamais fini comme ça.

« Je savais qu'il était du genre possessif et qu'il n'allait pas me laisser partir. Mais de là à ce qu'il te frappe jusqu'à l'évanouissement, jusqu'à ce qu'il te plonge dans le coma, non… Je n'ai pas pu l'accepter. » Quelques larmes s'étaient perdues dans le processus. « Et je savais que s'il t'avait fait ça, il le continuerait avec moi et peut-être même que je me retrouverais six pieds sous terre. Alors je lui ai envoyé un message vocal assez violent où je criais que je ne voulais plus jamais le revoir et qu'entre nous c'était définitivement fini. Mais bien sûr il n'a pas arrêté… Il s'est de nouveau énervé et il a balancé une mauvaise rumeur sur moi auprès de l'homme qui me gardait chez lui. Cet homme a fini par me virer et je me suis retrouvée à la rue. Maintenant je n'ai plus rien...» Je voyais son visage pâlir à vue d'œil et je me sentais mal pour elle. Je posais une main sur son épaule, la caressant avec mon pouce pour la calmer, même si moi-même je ne l'étais pas. J'avais cette boule dans mon ventre et je ressentais de la compassion envers elle. Même si je ne l'aimais pas, elle ne méritait en rien tout ça, certainement pas un gars aussi barbare que Phoebus.

Mon geste n'a fait que de la rendre encore plus fragile. Elle a fini par tomber à genoux, sanglotant dans une désolation profonde. Je m'agenouillais aussi et l'ai pris dans mes bras. Et elle tirait sur mon t-shirt comme si sa vie en dépendait, laissant toute la peine contenue en plusieurs jours se déferler comme une tornade. Je tentais de faire du mieux que je pouvais en lui chuchotant que j'étais là pour elle et qu'elle était en sécurité maintenant. Mais en réalité, tant que Phoebus n'avait pas eu la monnaie de sa pièce il allait continuer à agir ainsi et donc, nous étions encore loin de la sécurité.

Au bout de 20 minutes elle s'est calmée mais elle ne m'avait pas lâchée d'une semelle, reniflant de temps en temps alors que son visage était caché dans le creux de mon cou. C'était différent de la Esmeralda que je connaissais. Celle que je côtoyais se cachait derrière son sex appeal et je ne savais jamais quand elle plaisantait ou non. Elle avec un fort caractère et n'hésitait pas à se faire entendre par son sarcasme.

Mais celle qui est devant moi est une femme fragile, pratiquement brisée à cause de ce qu'on lui a fait. Elle pleurait librement dans mes bras et montrait sa faiblesse. Elle a enduré la souffrance et à présent ne se cache que dans mes bras avec affliction.

« On va trouver quelque chose pour renverser la situation, ne t'en fais pas. Et pour l'instant tu peux rester chez moi, ok ? » Je sentis sa tête bouger comme pour acquiescer et elle renifla de nouveau.

Il fallait que je trouve un moyen de contrer Phoebus. Et pour ça j'allais avoir besoin d'aide.


FIN du chapitre

Je suis dééééésolé encore pour le retard monumental.

J'aurais voulu qu'il y ait au moins une apparition d'Elsa mais quand j'ai écris le passage en larmes d'Esme je me suis dit que le chapitre était bien comme ça.

Des impressions ?