Bon, je vais le dire en fin de chapitre mais je le redis ici. JOYEUX NOËL !

Vous êtes chanceux, aujourd'hui j'ai prévu 3 chapitres pour vos beaux yeux de lecteur ;)

Sur ce, bonne lecture !


« Elsa ! » S'écria Anna en examinant sa grande sœur avec inquiétude.

« Elle s'est juste évanouie » Répondis-je en tentant de rassurer Anna.

« Nous devrions la ramener chez elle » Fit Raiponce. Suite de ça, Eugène s'est proposé pour la raccompagner et Kristoff m'a aidé en portant Elsa à ma place. Et le poids fut à peine enlevé de mes bras qu'une fine douleur traversait ma côte. Même si Elsa était légère, je ne devais pas porter un poids aussi important et ça, l'infirmière me l'avait dit.

J'irai prendre mes antidouleurs plus tard, pour l'instant ce qui compte c'est Elsa.

« Oh mon Dieu » Souffla la femme derrière. « Elle s'est carrément évanou- »

À peine elle eut le temps de parler qu'Anna la coupait avec un regard que je n'avais jamais vu. De la haine et de la méfiance.

« Et si tu allais voir ailleurs, loin d'ici si possible » Dit-elle avec rage. Et l'autre femme croisa les bras, un air dédaigneux collé au visage, quelque chose de désagréable à regarder.

« Je vois qu'on ne t'a pas appris la politesse Anna » A rétorqué la femme, les sourcils froncés. Et il y avait quelque chose dans sa posture qui me rappelait vaguement Elsa.

Anna poussa un soupir énervé en éloignant son regard de la femme. « Juste, va-t-en » Grogna de nouveau la rousse. Kristoff était déjà sur le point de partir avec Eugène et le reste du groupe suivit de peu. Je jetais un dernier regard à la femme avant de les suivre. Elle fixait l'endroit où Elsa était avant et peut-être que c'était parce que j'étais un peu loin d'elle ou parce qu'il n'y avait pas beaucoup de lumière mais il m'a semblé voir un petit sourire orner ses lèvres. Et ce n'était pas un bon sourire.

Nous nous dirigions automatiquement vers la voiture et déposions Elsa sur la banquette arrière. Il était évident qu'Eugène allait conduire, que Kristoff allait monter pour porter Elsa et qu'Anna allait être à leurs côtés, mais il n'y avait pas beaucoup de place dans la voiture. Alors je me suis proposé de les rejoindre en marchant. Seulement pour me faire arrêter par Raiponce.

« Tu devrais prendre ma place dans la voiture » Dit-elle.

« Tu es sûre ? Ça ne me dérange pas de marcher » lui ai-je répondu, même si ma côte me faisait des siennes. Et elle a secoué la tête.

« Ta côte doit sûrement te faire mal » A-t-elle rétorqué en plaçant sa main sur mon épaule. Soit c'était parce que Raiponce était très observatrice ou parce que la douleur s'était inscrite sur mon visage mais j'étais surprise qu'elle l'ait remarqué. J'ai alors hoché la tête en la remerciant avant de prendre place à l'avant sur le siège passager. La maison des Winters n'était pas loin, l'histoire de 2 minutes en voiture tout au plus.

Mais je mentirai si je disais que mon cerveau ne prenait pas feu en l'espace de ces 2 minutes.

La réaction d'Elsa était étrange. Elle s'est quand même évanoui et ça ne lui arrive jamais. La seule cause évidente de cela était la femme mystérieuse. Mais qui était-elle ? Aux réactions du groupe, elle n'était pas une femme fréquentable. De ce fait, pas une femme gentille. Et puis ce sourire étrange comme si elle préparait un plan machiavélique ne me disait rien de bon. Et qu'avait-elle fait de si dangereux pour que la couleur du visage d'Elsa disparaisse et qu'elle s'évanouisse ?

J'étais la seule à ne pas connaître l'identité de cette femme et j'étais un peu curieuse de savoir ce que cette femme représentait pour Elsa.

Pendant ces deux minutes, je n'ai fait que jongler mon regard entre Elsa et la route avec les mêmes pensées.

Je voulais connaître la vérité.

Suite de ça, nous sommes arrivées chez Elsa et Anna. Anna s'est empressée d'ouvrir la porte alors que Kristoff tenait Elsa dans ses bras. Dans la maison, tout était éteint. Apparemment, les parents des deux filles n'étaient pas encore rentrés à la maison. Eugène fut celui qui ouvrit la porte de la chambre d'Elsa et laissa passer Kristoff, qui déposait la forme de la blonde platine sur son lit. J'ai vite suivi et depuis, je n'ai pas quitté des yeux Elsa. À la façon dont elle était posée sur son lit, inutile de préciser qu'elle ressemblait à une princesse dans un sommeil enchanté. Mais cette pensée fut chassée de mon esprit et fut remplacée par de l'inquiétude. Je me suis ensuite agenouillée à côté du lit et je lui ai pris la main.

Réveilles-toi Elsa…

Maintenant je sais ce que ça fait de se faire un sang d'encre auprès de la personne qu'on aimait le plus alors qu'elle était plongée dans un sommeil. La boule au ventre restait et malgré le fait que je sache que c'était un simple évanouissement, je ne peux m'arrêter de penser au pire.

Et la seule chose qui s'est réveillée dans cette pièce dans les minutes qui suivaient était ma douleur à la côte. Presque automatiquement, ma main s'est glissée sur mon ancienne blessure alors qu'un grognement s'échappa de mes lèvres.

« Diana, tu vas bien ? » Demanda Anna en voyant que j'étais un peu pliée.

« O-oui, ça va » J'ai réussi à dire. « Ce qui importe pour l'instant c'est Elsa »

« Tu devrais te reposer toi aussi » Me conseillait-elle. « Il ne faudrait pas que ton état s'aggrave » Mais j'ai secoué la tête.

« Je resterai avec elle jusqu'à ce qu'elle se réveille » Ma détermination semble l'avoir convaincu et elle hocha la tête. Néanmoins, elle est allée cherché un verre d'eau pour que je puisse prendre mes médicaments. Après l'avoir pris, ma main retrouva celle de la blonde platine et j'attendis patiemment. Entre deux Raiponce et Mérida sont arrivées et ont jeté un coup d'oeil dans la pièce, pour voir que l'état d'Elsa n'avait pas changé.

Pendant qu'Eugène offrait des rafraîchissements au reste du groupe en bas, je suis restée avec Elsa en disant à sa petite sœur que j'allais la prévenir si jamais elle se réveillait. J'étais maintenant seule avec la blonde platine, fixant son visage qui paraissait si paisible lorsqu'elle dormait. Ma main dégageait une mèche qui traînait sur sa joue et revint à sa place initiale, enveloppant sa main et la caressant. Et au fur et à mesure que le temps passait et à la vue d'Elsa, mon cœur ne pouvait pas s'empêcher de s'emballer. Elle était vraiment belle...et j'aurais voulu avoir la chance de le lui dire sans que je ne paraisse bizarre. Mais tout ce que je peux lui dire c'est ''Merci''. J'aimerais lui dire qu'elle avait été la personne que j'adorais le plus au Monde. Qu'elle avait été la première qui m'avait vraiment remarqué. Qu'elle était une amie que je ne voudrais plus jamais quitter mais plus encore, j'aimerais lui dire que je l'aimais et qu'elle avait été celle qui m'a fait découvrir le bonheur.

Qu'elle avait été celle qui avait changé ma vie.

Sans m'en rendre compte, je m'étais penchée vers elle assez proche pour que je puisse compter les fines tâches de rousseurs qu'elle avait sur sa peau. Le cœur battant, j'ai fermé les yeux et je me suis rapprochée, déposant un baiser sur son front. J'avais l'impression que mon coeur allait bondir hors de ma poitrine et une vague de tristesse l'avait rejoint. J'aurais aimé le lui dire…

J'ai finalement repris ma place initiale à côté d'elle et il s'est bien écoulé 30 minutes avant que je sente Elsa bouger.

« Mmh » Le souffle traversait ses lèvres et ses sourcils se sont froncés. Puis elle cligna un peu des yeux, avant qu'elle ne se réveille.

« Anna ! » J'ai crié assez fort pour que la petite sœur m'entende et le reste du groupe n'a pas mis long feu avant de débarquer. Sous le regard de tout le monde, Elsa se remit debout.

« Elsa tu nous as faits une de ces frayeurs ! » S'écria Anna et je lui ai laissé assez de place pour qu'elle puisse étreindre sa grande sœur.

« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » A demandé Elsa tout en grimaçant. Suite à la question, le reste du groupe était un peu désorienté et surpris.

« Tu ne te souviens de rien ? » S'enquit Raiponce d'une petite voix.

« Pas vraiment... » Murmura Elsa en réponse en se frottant les tempes. Ils se sont tous un peu regardés, ne sachant pas comment répondre. Quant à moi, je ne pouvais même pas répondre à la question, je ne connaissais la femme ni d'Adam, ni d'Eve. Cela dit et pour qu'Elsa ne se souvienne pas de la femme, ça a vraiment dû être un immense choc.

Finalement, c'est Raiponce qui a répondu. « On marchait tous après être sorti du restaurant et après un moment, une personne que tu n'avais pas vue depuis un bail est apparue. Disons que c'était un choc de la voir ici » A-t-elle dit, sans mentionner une fois le nom de ladite fille.

« Elsa, c'était Honey Maren » Déclara Anna avec difficulté.

Honey Maren ?

« Honey ? » Elsa a demandé en même temps que moi, mais différemment. Son visage a de nouveau pâli. Et je voulais faire quelque chose pour aider. Lui dire que tout ira bien, de la serrer dans mes bras mais sans informations je ne pouvais rien faire. Elle avait placé une main sur sa bouche, silencieuse et soudain son calme nous avait tous alarmé.

« Elsa, tu vas bien ? » J'ai demandé, inquiète. Mais elle ne répondit pas à ma question. À la place elle se recroquevilla sur elle-même.

« J'aimerais être seule un moment... » A-t-elle exigée dans un murmure. Mais chacun de nous pouvions l'entendre et en regardant le reste du groupe, je voyais qu'ils avaient été bouleversés par la demande et qu'ils étaient réticents. Cependant et afin de respecter sa demande, nous avions tous accepté.

À ce moment je savais qu'Elsa n'allait pas bien et aussi frustrant que cela puisse être, je n'avais rien en mains afin de la sauver de ce mauvais pas…


C'était le matin, tout était calme. Les rideaux me protégeaient des rayons étrangement agressifs pour un matin d'hiver et je n'avais qu'une seule envie rester dans mon lit mou, déprimant au sujet des récents événements. Depuis que Honey Maren s'était pointée i jours exactement, l'ambiance du groupe n'avait pas été le même surtout depuis qu'Elsa avait décidé de s'enfermer dans sa chambre pendant la plupart de ses journées. Et dire que j'étais inquiète était un euphémisme. Hier alors que je continuais mon enquête avec Eugène, il a laissé glisser qu'Elsa était restée dans sa chambre pas mal de jours la dernière fois qu'elle avait été dans cet état. Il m'a aussi dit qu'elle ne parlait plus aux autres membres du groupe et ce même s'ils connaissent son passé. Et malgré ses phrases réconfortantes qui me disaient qu'elle avait simplement besoin de réfléchir dans son coin, je ne pouvais pas m'arrêter de penser qu'une chose plus gros se préparait. J'avais peur, j'ai peur qu'elle n'aille pas mieux. Peur que la situation ne s'aggrave.

Ça faisait maintenant trois jours et la seule qui pouvait me renseigner sur la santé d'Elsa était sa petite sœur. Alors je lui écrivais tous les jours pour lui demander comment elle allait. Et elle m'avouait que sa sœur avait vécu de meilleurs jours.

Et pendant ce temps je restais chez moi, à déprimer parce que je ne savais pas quoi faire. Je ne savais pas comment écrire à Elsa, comment lui dire que j'étais là pour elle. Je ne savais même pas si j'étais utile dans cette histoire, ou si je ne valais rien. Car après tout, comment réconforter quelqu'un si l'on ne connaît pas le mal qui le ronge ?

Trois jours se sont écoulés depuis la soirée avec la bande et à chaque minute qui défilait, j'ouvrais mon téléphone sur la discussion d'Elsa et hésitais à lui envoyer un message. À chaque fois je me défile et je finis par abandonner.

Je suis vraiment une lâche…

Je fixais mon plafond si intensément comme s'il pouvait me donner une réponse. Comme ce que j'allais faire par la suite. Mais la réponse ne vint jamais.

Avec agacement j'ai finalement j'ai quitté mon regard sur le plafond et j'ai fermé les yeux, me tournant en direction de la fenêtre.

Il est trop tôt pour penser, il vaut mieux que je me rendorme.

« JOYEUX NOËL ! » Le cri d'Esme depuis l'autre bout de la pièce me fit sursauter et j'eus juste le temps de me mettre sur le dos avant que je ne vois Esme sauter sur moi. Quand je sentis son genou écraser petit à petit mes parties inférieures, un cri s'étrangla au fond de ma gorge.

« ESME ! » Mon visage était devenu rouge et il lui a fallu un petit temps de réflexion avant qu'elle ne comprenne qu'elle m'écrasait.

« Oh merde » Haleta-t-elle en retirant son genou. J'ai de suite joint mes mains dans un automatisme sur mes parties intimes et me suis mise sur le côté, pliée en deux. « Tu..vas bien ? Tu veux un verre d'eau ou quelque chose ? T'as besoin que je te malaxe Excalibur? » Je voyais sa tête se pencher dans ma direction avec inquiétude.

« Non ne fais plus rien je t'en supplie ! » Grognais-je à travers mes dents.

« Merde j'ai écrasé Excalibur, et si je l'avais cassé ? Il faut que tu me laisses y jeter un coup d'œil » je sentis ses mains se poser sur mon épaule droite et elle me retourna. J'étais maintenant sur le dos, les jambes pliées.

« Ne regarde pas Excalibur ! » Soufflais-je en l'a regardant. « et puis arrête de l'appeler Excalibur tu veux ! »

À cette demande, elle renifla. « Il faut appeler un chat un chat et jusqu'à preuve du contraire le matin c'était définitivement Excalibur que t'as là-dessous » Ses yeux avaient quitté un instant mon visage pour jeter un coup d'oeil plus au Sud, là où mes mains résidaient. « je connais quelqu'un qui pissait de travers après s'être fait violemment écraser, il pourrait t'arriver la même chose »

« Eh bien tu seras la première au courant s'il m'arrivait la même chose » Murmurais-je. « Quoi qu'il en soit, je peux savoir ce qui t'a pris de me sauter dessus comme ça ? »

Elle rit d'un air penaud. « Surprise ! C'est Noël ! »

« Si c'est ça ta surprise, j'aimerais passer celle pour l'an prochain, ou les autres années » rétorquais-je en malaxant légèrement pour calmer la douleur.

« C'était un petit accident, je ne voulais pas te blesser » Dit-elle en pinçant ses lèvres ensemble. « tu es sûre que tu ne veux pas quelque chose pour calmer la douleur ? » Puis elle levait ses mains en les secouant. « J'ai des mains magiques qui permettent de calmer la douleur » Un sourire taquin traversait ses lèvres et je poussais un rire.

« Merci mais non merci » Répondis-je et elle semblait presque déçue avant qu'elle n'abandonne. Elle se coucha alors à côté de moi, fixant le plafond.

« C'est dommage » Fit-elle simplement. Puis un silence vint se mettre entre nous. Et au fur et à mesure que le temps passait, la douleur disparaissait. Pendant un instant je fixais Esme regarder le plafond.

C'était la première personne qui m'avait souhaité un joyeux Noël depuis...depuis toujours en fait. Mes parents ne l'avaient jamais fait et ne m'avaient encore moins accueilli comme Esme l'avait fait ce matin, avec une grande joie. Alors oui, elle m'a écrasé et j'ai très mal mais son intention principale était positive. Et jamais je n'aurais pensé qu'un jour nous serions toutes deux posées l'une à côté de l'autre sans animosité quelconque ou sans avoir la sensation d'être contrôlée et manipulée.

Et tout ça s'est produit en l'espace de quelques mois seulement. Tout a changé en l'espace de quelques mois. Mon amitié avec Elsa et avec le groupe, mon secret découvert, la bagarre avec Pheobus, mes blessures externes et le fait que je m'avoue enfin à moi-même de l'amour que je porte pour Elsa. Puis Honey est arrivée comme un serpent dans mon jardin d'Eden et a enlevé la joie d'Elsa.

De retour à Esme, les seuls mots qui me venait en tête avaient été je pense qu'elle méritait un petit cadeau de remerciement. Mais je suis affreusement nulle en cadeaux et ne sais quoi lui donner. Alors je me suis contentée de lui dire deux mots.

« Joyeux Noël » Murmurais-je en fixant à mon tour le plafond, encore une fois.


Les heures ont défilé et avec malheureusement j'aurais aimé que mes problèmes disparaissent avec. J'étais toujours dans l'incapacité d'écrire quoi que ce soit à Elsa. Un ''Joyeux Noël'' aurait vraiment été déplacé alors qu'elle n'allait visiblement pas bien. Mais est-ce qu'un ''Comment ça va'' était beaucoup plus utile ?

Oh j'en peux plus d'être inutile pour aider Elsa.

« Passer une journée avec moi t'ennuie ou… ? » A soudain sorti Esme en faisant la moue.

« Non c'est juste que... » J'en ai marre d'être une poule mouillée, c'est tout... « Je suis une lâche »

« Toi ? » A dit Esme, surprise. « Si je sais bien un truc, c'est que tu es la personne la plus courageuse que j'aie jamais vue » Je l'ai regardé un moment, un sourcil levé. Puis elle s'est reprise. « Bon en même temps pas compliqué de faire plus courageux entre un gars qui tape les filles et Frost qui balancerait n'importe qui pour sauver sa peau » J'ai soupiré.

« Donc j'avais raison... » J'ai murmuré, abattue.

« Et si tu me disais ce qui n'allait pas ? » A proposé ma coloc en se tournant complètement vers moi.

J'ai soupiré. « Il s'est passé quelque chose le jour où j'ai mangé avec le groupe au resto et depuis Elsa va mal »

« Elle n'a pas découvert ton secret ? » A suggéré Esme et j'ai secoué la tête en signe de négation.

« Non mais... » J'ai marmonné. « Elsa s'est évanouie à cause d'un événement et je ne sais pas pourquoi »

Esme fronça les sourcils. « Attends quoi ? Tu pourrais pas m'expliquer depuis le début que je comprenne ? »

« On marchait tous après avoir mangé et une femme a déboulé de nulle part en appelant Elsa. Elsa est tombée dans les pommes donc nous l'avons ramené chez elle et quand elle s'est réveillée elle ne s'est même plus souvenue de ce qu'il s'était passé »

« Étrange » Commenta Esme.

« On est d'accord ! » J'ai répondu d'un petit cri. « Et je ne sais pas pourquoi Elsa s'est évanouie en la voyant et ça me frustre. Mais ensuite elle nous a demandé de quitter la chambre et depuis elle s'est enfermée et ne parle plus à personne »

« Wow, elle fait pas les choses à moitié la Ice Queen » A soufflé avec stupéfaction Esme. « Et donc c'est la raison pour laquelle tu soupires depuis avant ? »

« En partie. J'aimerais lui écrire et lui demander comment elle va mais j'y arrive pas, d'un autre côté je me dis que ce serait mieux d'aller directement chez elle »

« Et qu'est ce que tu as envie de faire toi ? » A demandé la femme à côté de moi et j'ai regardé dans le vide un instant, réfléchissant. Ce que je voulais était simple, je voulais aller voir Elsa et la prendre dans mes bras.

« Aller chez elle et lui dire que je suis là pour elle » J'ai répondu d'une petite voix. Je ne m'attendais pas à ce qu'Esme me claque le bras par la suite mais ça fit tourner mon regard vers elle, boudant.

« Qu'est-ce que tu attends pour aller là-bas alors ? Tu te prends trop la tête. Parfois il faut juste agir sans réfléchir » Elle m'a sermonné.

« Mais et si elle n'aime pas le fait que je vienne ? Et si elle me repoussait ? »

« On s'en fout de ça, tu ne peux pas savoir avant d'essayer. Et fuir toujours ne va pas t'aider à avancer. Si tu continues comme ça tu finiras toute seule comme avant ! » Ses propos étaient peut-être exagérés, néanmoins je comprenais le sens de sa phrase. C'est vrai que de ne rien tenter viendrait à fuir d'un côté et la dernière chose que je voulais c'était me séparer d'Elsa. Alors avec tout mon courage, je me suis enfin décidée.

Je devais faire quelque chose.


Fin du chapitre

MERRY CHRISTMAS !

Bon, au cas-où, le secret dont je parlais était celui mentionné dans le chapitre 19. Bien sûr, rien n'a été révélé. POUR L'INSTANT

Et s'il y a une incohérence, hésitez pas à m'en faire part, j'ai modifié plusieurs fois ce chapitre du coup ça ne m'étonnerait pas qu'il y ait quelques fautes.

Sinon des impressions ?