C'est l'anniversaire d'Orlando Bloom, il me fallait poster un chapitre de plus pour l'occasion. Merci encore à ma famille et mes amis qui m'encouragent à poster.

Un merci tout spécial à Dalaenor pour son commentaire :)

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Chapitre 2 : Les Neuf :

Neniel venait d'être relâchée de sa cellule après trois longues journées d'ennui, lorsqu'Arwen, fille d'Elrond, fit irruption dans son office. Neniel ne bougea pas du bureau où elle était installée elle étudiait le livre de plantes médicinales confié par Elrond plus tôt le matin même. Elle était habituée à ce qu'Arwen vienne la voir de temps à autre, et Neniel était fière de l'appeler son amie. Elle leva les yeux de son livre pour voir Arwen s'asseoir dans un fauteuil dans un coin de la pièce, visiblement troublée. Neniel reposa son livre immédiatement.

-Que se passe-t-il ?

-Les cavaliers approchent, murmura Arwen avec inquiétude. Elladan et Elrohir en ont aperçu deux rôder aux frontières Ouest de notre pays lors de leur patrouille hier.

Neniel comprit immédiatement ce qui troublait le plus son amie :

-Des nouvelles d'Aragorn ?

Arwen fit signe que non et Neniel soupira.

-Il ne doit pas être bien loin, il est parti à la recherche des hobbits il y a quelques jours déjà. Et le voyage ne doit pas être aisé si les cavaliers noirs les recherchent. S'ils avaient été attrapés, nous le saurions...

-J'ai demandé à père de me laisser partir au devant d'eux. M'aideras-tu ?

-Je ne pense pas que ton père sera enclin à me laisser quitter l'enceinte, encore moins pour ce genre d'expédition.

-Mais tu pourrais le persuader de me laisser partir, répondit Arwen avec espoir.

-Je ne suis pas sûre d'avoir les faveurs que tu me prêtes auprès de ton père ces derniers jours, ironisa Neniel en secouant la tête.

-Père te fait confiance.

-Je sors de trois jours d'enfermement, souviens-toi.

-Je peux les aider, je connais les chemins, peut-être sont-ils blessés et ont besoin de secours, argua Arwen. Je sais qu'Aragorn est capable de grandes choses, mais il n'est pas seul sur la route. Et les cavaliers...

-D'accord, d'accord, l'interrompit Neniel en grimaçant à la mention des serviteurs de l'ombre.

Neniel soupira et hocha la tête. Elle avait bien peu d'alliés à Fondcombe, et elle devait bien avouer qu'Aragorn et Arwen avaient toujours été loyaux envers elle.

-Prépare-toi, je te retrouve aux écuries dans quelques instants, céda Neniel.

Arwen se leva et attrapa les mains de son amie. Elles entrelacèrent leurs doigts un bref instant et Arwen quitta la pièce dans un tourbillon de tissus et de cheveux bruns.

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Lorsque Neniel ouvrit la porte des quartiers d'Elrond, elle s'attendit à un très mauvais accueil. Lorsqu'il lui avait donné le livre ce matin, sans un mot, elle avait su qu'il avait mieux à faire que lui faire la leçon mais que son agacement était encore bien présent. Pourtant, il n'en fut rien. Le seigneur elfe était debout sur le balcon, le regard songeur, et ne sembla pas réaliser qu'elle était entrée. Elle s'approcha quelque peu pour qu'il l'entende arriver.

-Le livre est-il fini ? S'enquit-il sans se tourner. Je ne suis pas l'humeur à enseigner aujourd'hui.

-Ni moi à lire, répondit-elle. Je viens de la part d'Arwen.

Elrond inspira profondément et l'invita à le rejoindre.

-Elle va retrouver Aragorn aux frontières de votre pays, mon seigneur. Elle pense pouvoir leur apporter une aide si l'un d'entre eux est blessé.

-Et que fera-t-elle seule face à neuf ? S'exaspéra-t-il.

-Vos fils ne sont jamais très loin avec leurs compagnons de garde. De plus, la rivière vous a toujours protégés, Arwen n'aura pas beaucoup de distance à couvrir. Vos chevaux sont rapides et plus agiles que ceux de l'ennemi. Je peux me tenir prête pour assister d'éventuels infortunés.

-Tu parles comme si c'était déjà fait.

-Vous connaissez tout comme moi votre fille, Lord Elrond, sourit discrètement Neniel.

-Et je commence à penser que passer autant de temps dans ton office ne l'amène pas sur le chemin de la sagesse, rétorqua-t-il.

Neniel fut tentée de s'offusquer mais se mordit la langue. Il y avait un temps pour tout. Elrond sembla noter qu'elle était dans la retenue et il ne put s'empêcher un léger sourire.

-Puisque je m'impatiente moi-même de recevoir nos hôtes, dit-il, envoie mes fils sur ses talons et tiens-toi prête. Il est temps que les cavaliers se souviennent que ce pays est protégé et appartient aux peuples libres de terre du milieu.

Le visage de l'elfe brune s'illumina et elle fit volte-face pour courir rejoindre Arwen et lui annoncer la bonne nouvelle.

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Les jumeaux furent surpris lorsqu'ils découvrirent que le cheval qui approchait était monté par Neniel équipée de son armure légère. Elle s'arrêta devant eux et les salua. Elrohir attrapa la bride de l'animal alors qu'elle descendait. Elle demanda immédiatement des nouvelles et Elladan l'informa qu'en trois jours depuis le départ de leur sœur, rien n'avait bougé. Ils ne semblaient pas inquiets, juste un peu lassés. Des éclaireurs furent renvoyés et Neniel s'assit avec les jumeaux sur un tronc d'arbre. Ils restèrent ainsi plusieurs heures, discutant de temps à autres, ou cédant la place à un silence pesant d'incertitudes.

Alors que l'après-midi avait bien avancé, Elladan proposa un duel d'épées à Neniel qui accepta en lui promettant de le battre. Aucun ne ménagea les coups. Elrohir les regarda se chamailler avec un sourire exaspéré : seule Neniel pouvait rendre un entraînement amical aussi compétitif et brutal.

Ils étaient passés à un duel d'archers lorsqu'ils entendirent la rivière bouillonner non loin. Le son fut étouffé par le bruit des sabots des chevaux des éclaireurs qui revinrent à bride abattue.

-Les neuf ! Les neuf sont au passage derrière la dame Arwen !

Tout le monde bondit à cheval, y compris Neniel et ils galopèrent vers le bruit de la rivière à travers la forêt. Épées et arcs avaient été empoignés, prêts à protéger la princesse de Fondcombe.

Lorsqu'ils arrivèrent, les quelques cavaliers restant après le passage de la rivière enchantée avaient rebroussé chemin et s'éloignaient dans de grands cris stridents. Elrohir et Elladan ordonnèrent de ne pas les suivre alors que Neniel sautait à bas de son cheval pour courir vers Arwen qui semblait serrer un enfant inanimé dans ses bras en murmurant désespérément. Neniel s'agenouilla et put voir que l'enfant était en fait un hobbit adulte inconscient.

-Que s'est-il passé ? s'enquit-elle en passant sa main sur le front gelé du pauvre hobbit qu'Arwen tenait toujours.

-Une lame de Morgul, gémit Arwen.

-C'est bien au delà de mes compétences, s'affola Neniel. Il faut l'amener à ton père immédiatement. Son esprit est-il toujours avec nous ?

-Je pense qu'il nous entend, acquiesça Arwen. Mais il s'éloigne... Son nom est Frodo.

Neniel se figea : elle avait entre ses mains la vie du neveu de son cher ami Bilbo. N'écoutant que son cœur, elle attrapa le semi-homme et l'installa sur son cheval avant de monter derrière lui.

-Ta jument est fatiguée, dit-elle, j'irai plus vite avec mon cheval qui est reposé. Je l'amène à Fondcombe sans tarder.

Elle partit dans un tourbillon de cape et poussières alors qu'Arwen se redressait pour saluer ses frères. Ils parurent soulagés de la voir saine et sauve.

-Aragorn n'est pas très loin derrière, deux ou trois jours tout au plus. Il est accompagné de trois autres hobbits inquiets et un poney, informa-t-elle.

-Nous irons à leur devant pour nous assurer que les neuf ne reviennent pas sur leur pas, répondit Elrohir en appelant son cheval.

-Rentre à Fondcombe, Arwen, intima Elladan. Nous t'envoyons une escorte, tu dois être fatiguée de ton aventure. Ce n'est pas tous les jours qu'on sème une menace telle que celle des neuf.

-Et je le ferai encore, affirma-t-elle sérieusement.

-Nous n'en doutons pas, sourit Elrohir en posant une main sur l'épaule de sa sœur. Mais une bataille à la fois est largement suffisante même pour le plus aguerri des soldats.

Arwen acquiesça et consentit à rejoindre les trois elfes qui l'attendaient pour rentrer à Fondcombe. Elle n'aimait pas l'idée de laisser ses frères si proche d'un tel péril. Elle était néanmoins raisonnable, elle avait chevauché des jours durant et son corps bien qu'habitué à peu de sommeil, ne pouvait guère endurer plus. Elle serait plus dangereuse qu'utile et c'était un risque qu'elle ne pouvait pas prendre. Ni pour ses frères, ni pour Aragorn.

Les jumeaux lui firent un signe de tête, conscients des tiraillements qui habitaient leur sœur, puis ils prirent les commandes d'une petite troupe de guerriers elfes et traversèrent la rivière qui avait baissé de nouveau.

Arwen resta un instant à les regarder s'éloigner, elle murmura quelques mots de bon voyage dans sa langue natale, puis remonta à cheval et suivit son escorte vers son foyer.

Ce soir, les neuf rentreraient les mains vides, l'ombre n'avait pas gagné Fondcombe.

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N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez et si vous voulez la suite !