Petit mot de l'auteure : Le thème du 4 mars est Défaite. Pour l'anecdote, c'est le premier que j'ai écrit ! Il répond aussi à des défis de la Gazette : le Mille prompt (612. époque : la Grande Guerre) et collection restreinte (43. Pas de saut dans le temps)

Merci à Marina, Angelica, Lassa pour leurs review sur le drabble précédent !

RAR (Lassa) : merci de ta review ! Elle m'a fait sourire quand j'ai vu le mot par laquelle tu la terminais (défaite) vu que c'est précisément le thème d'aujourd'hui. Sinon tu as tout à fait résumé Daenerys...


Des flèches volaient tout autour de lui, mais Jaime continua d'avancer. Il pouvait entendre des cris de panique que poussaient près de lui les soldats qui se bâtaient à ses côtés, tout comme il pouvait sentir leur terreur. Mais là encore, Jaime n'y prêta aucune attention, pas plus qu'aux Marcheurs Blancs qui continuaient de venir vers lui, encore et encore. Il se contentait de les repousser rageusement, presque automatiquement, car toutes ses pensées étaient dirigées vers une seule et même chose : Brienne.

Depuis le début de la bataille, ils ne s'étaient pas perdus de vue une seule fois, restant côtes à côtes, défendant avec Podrick le même espace du château. Mais malgré leur relative proximité, Jaime voulait se rapprocher d'avantage de la blonde. Cette envie n'était plus un simple souhait ou même un désir, mais était devenue un besoin.

Parce qu'ils avaient perdus.

Ils n'étaient pas encore morts, mais ils ne tarderaient pas à l'être. Le Roi de la nuit avait réussi à tuer Arya et Bran Stark, rendant tous les espoirs de victoires vains. Dès que la nouvelle s'était propagée dans le chaos qu'était devenu Winterfell, les réactions dans les rangs humains s'étaient faits diverses : certains avaient commencé à fuir, d'autres à prier, quelques uns comme Lyana Mormont continuaient à se battre coûte que coûte...

Jaime, lui, ne fit rien de tout cela. Il se contenta de se démener pour parcourir les mètres qui le séparaient de Brienne – qu'aurait-il pu faire d'autre, si ce n'est que de faire en sorte de partir avec le moins de regrets possible ? C'est ainsi qu'une fois arrivé à sa hauteur, il se saisit de ses lèvres, et l'embrassa.

« Que... » fut tout ce que put prononcer une Brienne surprise – avant de s'abandonner au baiser, comprenant que lutter d'avantage serait vain.

La mort vint alors les trouver ainsi enlacés, s'ayant avoué juste avant qu'il ne soit trop tard qu'ils s'aimaient.


C'est quand même un peu fluff non ? Genre ils s'embrassent...