Petit mot de l'auteure : ce texte a été écrit pour la nuit du FoF sur le thème "Inventaire"
- Erwin ! Ya un problème, amène toi !
Livai avait à peine donné son ordre qu'il était déjà reparti dans le couloir. Erwin détestait quand son caporal partait du principe qu'il allait tout abandonner sur place pour le suivre sans poser de questions.
(Il détestait encore plus le fait qu'il ait raison)
Abandonnant ses rapports sur un coin de son bureau, Erwin partit donc à la poursuite du brun, presque au pas de course. C'était quelque chose qui ne manquait jamais de l'étonner ; comment il arrivait à aller aussi vite avec ses petites jambes ? Bien évidement, le blond ne c'était jamais aventuré à en faire la remarque à ce dernier. Il tenait trop à la vie.
Après l'avoir donc suivi en silence, Erwin se retrouva dans les réserves des cuisines. Livai tapotait du pied d'un air énervé, comme si l'outrage pour lequel il l'avait fait venir devait lui sauter aux yeux. Ce qui n'était pas le cas, évidement.
- Et donc... commença prudemment le blond.
- Le thé Erwin !
Ah. Il comprenait mieux pourquoi Livai était si énervé. Si il y avait un problème avec son précieux thé...
- Quelqu'un m'en a volé !
- Livai, de un le thé ne t'es pas réservé, de...
- Il n'y a que moi qui aime ce type de thé, donc en voler, c'est m'en voler à moi !
- Et de deux, continua Erwin comme si il n'avait pas été interrompu, le stock n'a peut-être pas été refait, c'est tout.
- Non ! C'est un vol ! J'ai vérifié l'inventaire et le stock avait bien été refait le mois dernier. Je te le dis : quelqu'un en a après moi.
Erwin connaissait bien Livai. C'est pour ça qu'il ne dit pas que la disparition de quelques sachets de thé n'était pas la fin du monde, ni que personne allait lui faire une vendetta à bas de thé. Il se contenta donc d'un « Si j'ai des nouvelles sur l'affaire, je te tiendrais au courant ».
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- Major ! Il y a un problème !
L'interruption fut si violente qu'Erwin en fit tomber son encrier de surprise.
- Arlelt ! Mais qu'est-ce qui vous prend d'entrer sans mon autorisation ?
- Désolé Major, répondit le Cadet en se remettant au garde à vous. Mais il y a un problème. Le caporal chef est en train d'essayer de tuer le chef d'escouade Hange !
Erwin soupira en posant sa plume. Qu'est-ce qu'ils leur avait encore pris à ces deux là ? Résigné, il suivit le cadet qui s'empressa de l'amener vers les fosses aux titans.
- Je vais te jeter dedans, tu vas voir si ils apprécient aussi ! Criait Livai en étranglant à moitié Hange.
- Livai ! Tonna Erwin. Mais ça va pas la tête ! Relache Hange immédiatement !
- C'est de sa faute !
- Hein ?
- Mon thé ! C'est elle qui la pris ! Et pour en faire quoi ? En donner à ces « pauvres titans » qui apprécieraient peut-être ? Tu pensais vraiment que j'allais te pardonner ? Hurla-t-il à Hange qui ne paraissait pas vraiment effrayée par sa colère.
- T'avais l'air autant l'aimer que je me suis dit que ça leur ferait du bien...
Un ange passa avant que Livai ne reparte de plus belle à coup de justement si je les aime autant, c'est pas pour les donner à des titans abrutie binoclarde ! Et Erwin en perdit le compte. Il s'approcha du duo explosif pour demander calmement à Livai de lâcher Hange.
- Jamais de la vie, grogna le brun.
- Tu vas pas la tuer quand même.
- Essaie de m'en empêcher.
Erwin envisagea un instant d'assommer Livai mais le brun était tout à fait capable de le combattre tout en continuant de tenir Hange. Il opta donc pour une solution prudente. Vérifiant que les spectateurs étaient trop loin pour les entendre, il s'approcha encore plus pour murmurer à Livai :
- Si tu la relâches, je veux bien essayer le truc que tu voulais essayer hier soir.
Hange tomba lourdement sur le sol alors que Livai marcha avec de grandes enjambées vers le bureau d'Erwin.
