Petit mot de l'auteure : ce texte a été écrit pour un atelier mené par Ju : votre personnage voit son désir augmenter à la vue de son partenaire peu vêtu.


Livai n'était pas quelqu'un de très douillet. Pourtant, même lui ne put retenir un gémissement de douleur alors que l'aiguille d'Hange s'enfonçait dans sa peau.

- Oui, oui, je sais, ça fait mal, commenta la scientifique. Mais je fais ce que je peux pour être délicate.

- Toi, délicate ? Grommela le brun. Fais moi rire. T'es aussi discrète qu'un titan lâché dans une boutique de thé.

Bien évidement, Hange s'indigna et menaça Livai de le laisser en plan se débrouiller tout seul s'il était aussi fort qu'il prétendait. Le brun répondit, et les hostilités démarrèrent. Toutefois, Erwin ne les écoutait pas vraiment.

Tout d'abord, parce qu'il était suffisamment habitué à la relation bruyante de ses deux amis pour savoir faire abstraction.

Deuxièmement, car la vue d'un Livai blessé l'inquiétait. On parlait quand même du soldat le plus fort de l'humanité, pas d'un petit débutant ! Et pourtant, un titan avait réussi à le surprendre et à le griffer en l'empoignant. Livai étant Livai, il avait finit par se reprendre et occire le monstre, mais pas été ressorti du combat avec de vilaines coupures dans le dos. Erwin était donc soucieux d'être certain que les plaies ne s'infectent pas et que Hange puisse les recoudre correctement.

Dernièrement, parce que Erwin était en train de sentir grandir en lui un autre sentiment, bien plus particulier : le désir. Il fallait dire que Livai s'était grandement dévêtu afin de permettre à Hange d'opérer, et que la vue tout en muscle du brun avait toujours eu le talent d'aiguiser son appétit. Cependant, ce n'était ni le lieu, ni le moment d'éprouver de telles sensations. Ainsi Erwin fit de son mieux pour essayer de se concentrer sur autre chose afin de cacher son trouble.

Il pensait y être finalement parvenu lorsque Livai le regarda une fois Hange partie.

- Au lieu de froncer tes sourcils bizarres comme ça et agacer mes nerfs, vient t'occuper de moi, l'interpella le brun.

- Je ne...

- Si tu, répondit l'autre en levant les yeux.

- D'accord, admit Erwin. Mais tu...

- Je vais très bien, c'est pas une interaction avec un abruti de titan qui va m'abattre. Alors maintenant arrête de parler.

Erwin ne se fit pas prier deux fois.