Petit mot de l'auteure : Le thème du 16 mars était " frisson". Il répond aussi au prompt 528 du mille prompt (objet - couverture de fourrure)
Merci à Angelica, Marina, Lassa, Mana2702 pour leur reviews sur les drabble précédents.
Rar (Lassa) : j'aime ton idée ! xD
Lorsque Tyrion s'était excusé auprès d'elle sur son absence à venir à leur soirée raclette du lendemain, Brienne ne s'était pas méfiée. Les nombreuses sorties en boîtes, bordels et autres lieux de divertissement du jeune lion n'étaient un secret pour personne, et ce n'était pas la première fois que celui-ci préférait une nuit de débauche à un sage dîner.
Lorsque Bronn avait annulé lui aussi, une heure après que Tyrion en eut fait de même, Brienne avait haussé les sourcils devant la coïncidence mais ne s'était pas posé plus de questions que cela – et puis même si Tyrion et Bronn étaient absents, il y aurait toujours Podrick, Sansa et Yara pour partager leur soirée raclette.
Elle s'était un peu inquiétée lorsqu'elle avait reçu un message de son ancienne colocataire, annulant elle aussi sa présence, et de ce fait celle de sa petite amie. Brienne était cette fois ci plus inquiète, les décommandations n'étant guère une habitude de Sansa Stark. Mais après tout, peut-être avait-elle décidé de profiter de son vendredi soir et du week-end qu'il ouvrait pour se faire un week-end en amoureuses. Brienne allait ainsi lui répondre de profiter de la fer née, lorsqu'elle avait reçu un deuxième message de la rousse qui venait compléter le premier.
Bon courage.
Bon courage pour quoi ?
La réponse lui fut fournie par Podrick qui, lui, prit la peine de l'appeler pour décommander. Cette fois-ci, Brienne était vraiment suspicieuse. Une annulation pouvait passer. Deux c'était étrange, mais puisqu'elles concernaient Bronn et Tyrion, ce n'était pas improbable. Mais cinq ? Il y avait décidément anguille sous roche, et elle était bien déterminée à savoir quoi. Elle interrogea alors sans relâche Podrick pour connaître la raison de toutes ces absences à venir, et celui-ci inventa mille raisons sans qu'elle ne tombe jamais dans le panneau – elle connaissait trop bien son protégé pour savoir quand il mentait. Celui-ci fini par lâcher :
- Tyrion m'a appelé pour me dire que Jaime était malade.
Brienne s'était attendue à tout sauf à ça et c'est étonnée qu'elle fini par bredouiller :
- Et bien... c'est vrai qu'il reniflait un peu aujourd'hui, mais rien de...
- Rien de grave ? la coupa Prodrick. Crois moi, c'est grave. Il ne tombe presque jamais malade, mais quand il l'est, c'est une horreur. Aujourd'hui ce n'est qu'un début de rhume, mais demain il sera morvant, reniflant, insupportable, drama queen. Fuis le pendant qu'il en est encore temps.
- Je... tu exagères, voyons ! Et puis... s'il est vraiment si malade, je ne peux pas l'abandonner, le pauvre.
- Tu fais comme tu le veux. Mais tu ne pourras pas dire que je ne t'ai pas prévenu.
Sur ce, il raccrocha, et Brienne se demanda pourquoi sa dernière phrase sonnait comme un adieu.
.
Elle allait mourir.
Jaime allait la tuer.
Ou alors elle allait le tuer. Elle ne savait pas bien. Mais ce qui était sûr, c'est qu'ils n'en sortirait pas tous les deux vivants.
Elle jeta un coup d'œil exaspéré à la forme pathétiquement recroquevillée sur le canapé du salon, qui gémissait lamentablement. Elle essaya de conserver son calme, mais fini par exploser lorsqu'un énième frisson parcourra son corps.
- Mais c'est pas un peu fini là ? On dirait un Marcheur Blanc ! C'est juste un rhume, un peu de dignité par les Sept !
Un grognement plaintif fut la seule réponse qu'elle obtint. Levant les yeux au ciel, Brienne décida de se réfugier dans la cuisine en grommelant qu'elle avait vraiment dû louper une clause dans le contrat de colocation qu'elle avait signé car il était impossible que personne ne l'ai prévenu de l'état dans lequel son colocataire était malade ! Cela faisait maintenant quatre jours, et elle n'en pouvait tout simplement plus. Si elle avait été tout d'abord attendrie de le voir enrhumé, l'air endormi et quelques cernes sous les yeux, elle avait rapidement déchanté en comprenant que l'avertissement de Podrick était vrai.
Jaime Lannister était insupportable lorsqu'il était malade. Il ne faisait que geindre et parler d'une voix éteinte comme s'il était sûr le point de rendre son dernier souffle. Brienne était persuadée que même pendant ses années dans l'armée royale – et même lorsqu'un groupe de rebelles lui avaient coupés la main – il n'avait pas été dans un tel état déplorable. C'était tout bonnement... oui, insupportable était le mot.
Elle avait envie de le fuir le plus loin possible, et pourtant... et pourtant elle ne l'aurait fait pour rien au monde. Elle essayait de se convaincre en se disant que c'était parce qu'il n'était qu'un enfant incapable de prendre soin de lui et de penser tout seul à prendre ses médicaments, mais elle savait au fond que ce n'était pas l'unique raison.
Quelle était cette autre raison en revanche, elle n'en avait aucune idée.
Après s'être octroyée quelques minutes de répit, elle fini par revenir au salon, où Jaime était toujours allongé sur le canapé. Il s'était endormi, emmitouflé sous sa couverture en fourrure qu'il traînait partout comme un doudou, et un mince filet de bave s'échappait de sa bouche. Cette dernière constatation lui fit plaisir – ainsi, même le grand, beau et incroyablement magnifique Jaime Lannister bavait dans son sommeil. C'était assez rassurant de savoir que même lui n'était pas parfait et constamment mignon – même si sa bave était assez mignonne, et...
Attendez. Est-ce qu'elle venait de trouver sa bave mignonne ?
Oh par les sept, Brienne venait de trouver la seconde raison au fait qu'elle restait près de lui coûte que coûte.
Elle était amoureuse de lui.
Petit mot (de fin) : vous aurez la suite demain !
Et j'ai écrit ce truc avant que ça ne soit la panique avec le virus, donc rassurez vous, Jaime n'a rien. Quant à vous, restez tranquillement chez vous. Bises !
