Petit mot de l'auteure : Voici en retard le thème du 28 mars, qui était " UA". J'ai choisi de faire un UA façon Mulan.

Merci à Angelica, Marina, Guest et Lassa pour leurs reviews sur les drabble précédents.

Rar (Lassa) : merci pour ta review ! C'était bien en moderne, mais si t'as hésité c'est cool, ça veut dire que les éléments de la série étaient bien retransmis !

Rar (Guest) : Merci pour ta review ! Je te rajoute à la liste des personnes intéressées alors !


Brienne.

Il – non. Elle. Elle s'appelle Brienne.

Jaime se demande comment par les Sept il n'a pas pu s'en rendre compte plus tôt. Duncan se baignait seul, prétextant pudeur. Duncan refusait tous les jeux idiots des garnisons, prétextant maturité – ce dont Jaime ne pouvait lui en vouloir. Lui aussi trouver ces divertissements idiots. Mais de là à imaginer que Duncan était... était une fille !

C'était superbement logique, mais très déconcertant. Évidement, dès que le régiment s'en était rendu compte, la sentence était tombée : la mort. Et c'était Jaime, le général responsable de la troupe, qui avait reçu la mission d'exécuter la hors-la-loi – car la loi était très claire.

Les femmes ne peuvent s'engager dans l'armée.

Jaime se fiche de la loi. Qu'elle se soit travestie en homme ne le dérange pas ; qu'elle soit femme et qu'elle ai pris les armes non plus. Ce qui le dérange, lui, c'est qu'elle lui ai menti, pendant des semaines. Durant la formation de la jeune recrue, Jaime n'y avait pas prêté plus attention que cela, si ce n'est pour soulever son manque de compétences. Mais alors qu'elle s'améliorait et que le moment était venu de véritablement de rejoindre le front, leurs rapports avaient changé. Ils étaient devenus des camarades – il osait même dire des amis. Et se rendre compte que tout cela était faux lui brisait le cœur.

Mais cela ne lui brisait pas le cœur autant que de devoir la mettre à mort.

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Elle le regarde fixement, droite, fière. Sa bouche est entravée d'un lien, mais il sait que si elle pouvait parler, elle lui dirait d'accomplir son devoir. Parce que fille ou garçon, Brienne ou Duncan, elle restait la même personne honorable et courageuse. C'était la même personne qui leur avait permis de repousser les Marcheurs Blancs lors de cette terrible attaque au col.

Et c'était la même personne dont il était tombé amoureux. Peut-être était-ce cela qui lui faisait le plus peur. Découvrir qu'il avait des sentiments plus qu'amicaux envers son camarade avait été éprouvant. Mais s'apercevoir, alors qu'elle se tenait devant lui, sa féminité dévoilée, que son amour n'avait en rien baissé était... terrifiant. Comment pouvait-il expliquer ce qu'il ressentait de manière logique, concrète ?

Il le comprit lorsqu'il posa ses yeux dans les siens, et qu'il retrouva les saphirs qui avaient fait si intensément battre son cœur. Il se fichait bien du genre de Duncan – Brienne, ou qu'importe son nom. Il n'était pas tombé amoureux d'un sexe ou d'un genre. Il était tombé amoureux de son âme, de son cœur, de sa personnalité. Et que Duncan se soit révélé être Brienne, ne changeait rien en sa personne – celle-ci était toujours juste, butée, têtue, fière, franche, intelligente... et il aurait pu continuer la liste sans jamais l'achever.

Ce fut en réalisant cela qu'il baissa son arme.

Il avait la désagréable impression que s'il la tuait, il ne pourrait plus jamais respirer.

Évidement, ce ne fut pas l'argument qu'il choisit de présenter devant ses supérieurs pour justifier le fait qu'il l'avait laissé s'en aller, la vie sauve. Il expliqua plutôt comment elle avait sauvé la vie de milliers de soldats avec intelligence et courage – et caché dans sa poche, il gardait le foulard du jeune soldat, en espérant le lui rendre un jour.