Je ne possède aucun des personnages de la série TV.

Un recueil de textes courts sur l'univers de la série Cameron Black l'illusionniste (Déception, 2018) nous plongeant dans un instant ou une pensée des protagonistes de l'histoire.

C'était une sensation étrange, celle d'avoir l'impression de se retrouver vide, privé de toute cette substance vitale qui faisait de vous un être humain. C'était comme si on vous avait tout pris, votre vie et votre âme.

Ce texte a été écrit dans le cadre des Nuits du FoF sur le thème "Vide"

(Rappel des règles : 1 thème pour une 1 heure entre 21h et 4h du matin)

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


SE SENTIR VIDE

C'était une sensation étrange, celle d'avoir l'impression de se retrouver vide, privé de toute cette substance vitale qui faisait de vous un être humain. C'était comme si on vous avait tout pris, votre vie et votre âme. Votre corps n'était plus qu'une coquille, morne,une enveloppe qui n'avait plus de sens, une machine qui continuait à marcher parce que le sang circulait encore dans vos veines. C'était mécanique, mais ce n'était plus physique… Il n'y avait plus rien…

Et Cameron avait froid. Ce n'est pas que la pièce soit privée de chauffage, non, ça c'était bon, c'était qu'il avait l'impression d'être gelé de l'intérieur. C'était une sensation terrible, qui venait de cette trahison qu'il ne comprenait pas, ou plutôt si, bien sûr qu'il la comprenait !

Jonathan était son jumeau, son double parfait, une partie de lui-même ! Il aurait dû faire n'importe quoi pour le sortir de prison. Au lieu de cela, il avait perdu pied, il l'avait abandonné et son frère avait choisi de continuer sa route seul, l'abandonnant dans la prison… l'abandonnant à sa place.

Dans les premiers instants, il avait été tellement sidéré qu'il avait envisagé de se taire, de rester dans cette prison et de purger sa peine à la place de son frère, mais c'était sans compter Kay.

Kay qui était assise en face de lui avec un regard triste. La jeune femme en voulait à plein de monde ! Elle en voulait à Jonathan, au FBI et elle s'en voulait aussi. Elle en voulait au FBI pour avoir conclu un accord avec cette femme mystérieuse qui avait déjà fait tant de mal aux deux frères. Elle s'en voulait parce qu'elle n'avait pas compris qu'elle avait ouvert son cœur au mauvais frère et qu'elle savait qu'elle serait incapable de recommencer. Elle en voulait à Jonathan parce qu'il avait abandonné Cameron sans remord, transformant son ami en cette coquille vide qui ne réagissait même pas quand elle lui parlait. Mais qu'est-ce qui lui était passé par la tête bon sang ? Cameron n'avait pas cessé de lui expliqué que les deux jumeaux s'était faites des promesses de soutien éternel depuis qu'ils étaient enfants, comment il avait pu les bafouer à ce point ? Comment il pouvait lui faire aussi mal sans remord et choisir cette garce à la place de son frère ?

- Cameron ? Tenta de nouveau la jeune femme en lui pressant le bras.

Son ami sursauta un peu et redressa la tête dans sa direction. La tristesse et le vide dans son regard poignardèrent la jeune femme.

- Tu n'as rien écouté de ce que j'ai dit ?

- Désolé, bredouilla Cameron. C'était sincère, mais là, tout de suite, il ne pouvait pas penser à autre chose qu'à l'évasion et à l'abandon de Jonathan de toute façon.

- Ne fais pas ça.

Le jeune homme fronça les sourcils.

- Cette enquête te ferait du bien. Elle te ferait penser à autre chose.

- Je n'ai pas envie de…

- Cameron. Je comprends que tu sois bouleversé, mais ton frère à fait son choix.

- Mais sans lui, je ne suis rien… Nous avons toujours été deux, Kay… Je me sens… inutile…

- Alors raison de plus ! Cette enquête te prouvera à quel point tu peux être utile.

- Kay, je sais ce que tu veux faire mais…

- Non Cameron, ne finis pas cette phrase. Viens avec moi, sors d'ici… Ne laisse pas tout ça te détruire.

- Pourquoi je ferais ça ? Qu'est-ce qu'il me reste ?

- Moi ! Lui répondit la jeune femme sur un ton sérieux en se penchant vers lui.