Je ne possède aucun des personnages de la série
SAISON 4 EPISODE 1 : Mozzie se tenait sur la plage, les pieds enfouis dans le sable chaud du Cap-Vert, ses lunettes de soleil légèrement abaissées alors qu'il observait l'horizon et sur Neal qui était assis un peu plus loin.
Ce texte a été écrit pour la bibliothèque de Fiction avec les contraintes suivantes : Un personnage chauve / A la mer
En espérant que cela vous plaise !
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
REFLEXION SUR LA LIBERTE
Mozzie se tenait sur la plage, les pieds enfouis dans le sable chaud du Cap-Vert, ses lunettes de soleil légèrement abaissées alors qu'il observait l'horizon. Le soleil se couchait, teintant le ciel d'une palette de rouges et d'oranges éclatants. C'était un endroit paradisiaque, un coin de paradis loin des regards indiscrets, parfait pour quelqu'un comme lui, mais malgré la beauté de ce paysage idyllique, une ombre planait sur son esprit. Il tourna lentement la tête et aperçut Neal, assis un peu plus loin, sur une large pierre surplombant la mer. Le voleur d'art, habituellement si charmeur et plein de vie, semblait étrangement silencieux, perdu dans ses pensées. Neal fixait l'horizon, mais Mozzie savait qu'il voyait bien au-delà. Il voyait New York, la ville qu'ils avaient quittée, cette ville qu'il aimait tant.
Mozzie poussa un soupir discret avant de s'approcher de lui. Le sable crissait sous ses pas, mais Neal ne bougea pas, absorbé par ses réflexions. Mozzie s'assit à côté de lui, sans un mot. Pendant un moment, le seul bruit qu'ils entendirent fut celui des vagues qui venaient lécher doucement le rivage.
- Le Cap-Vert est magnifique, non ? Lança Mozzie finalement, brisant le silence.
Neal hocha la tête lentement, un sourire faible, presque absent, effleurant ses lèvres.
- Oui... C'est beau, vraiment. Mais... c'est pas New York.
Mozzie fronça les sourcils derrière ses lunettes. Il savait que Neal éprouvait des sentiments partagés depuis leur départ précipité de la ville. Ils avaient échappé à de nombreux dangers, Neal avait réussi un grand coup en échappant à Kramer, mais il y avait aussi tant de choses que Neal avait dû laisser derrière lui. Sa vie à New York avait été pleine de complications, certes, mais c'était aussi là qu'il avait trouvé une forme de famille, des amitiés sincères, quelque chose qui ressemblait à une vraie vie, malgré tout… et qu'il avait dû abandonner à cause de ce pourri de Kramer… contrairement à Burke, lui c'était vraiment le type d'agent de l'état que Mozzie détestait.
- New York... répéta Mozzie, comme si le mot portait un poids lourd. C'est une ville difficile à oublier, mais ici, on est libres, Neal. Personne ne peut nous atteindre.
Son ami tourna enfin la tête vers lui, et Mozzie vit la tristesse dans ses yeux. Ce n'était pas seulement la ville qu'il regrettait. C'étaient les gens. Peter Burke, l'agent du FBI devenu bien plus qu'un simple adversaire ou mentor, Elizabeth, la douceur incarnée, June, qui lui avait offert un foyer et puis, il y avait Sara, bien sûr. Neal n'avait jamais parlé de son départ, mais Mozzie savait qu'elle lui manquait terriblement.
- Je sais qu'on est libres, dit Neal doucement, mais à quel prix.
Mozzie ne répondit pas immédiatement. Il comprenait. La liberté qu'ils avaient acquise était précieuse, mais elle venait avec un sacrifice. Ils avaient dû tout abandonner. Pour Mozzie, c'était plus facile. Il n'avait jamais été aussi enraciné, aussi attaché à un endroit ou à des personnes que Neal l'était à New York, mais pour Neal, la rupture avait été brutale.
- Tu sais, dit Mozzie après un long moment, la liberté n'est jamais simple. On doit toujours abandonner quelque chose en échange. Mais… est-ce que tu regrettes de l'avoir choisie ?
Neal resta silencieux, son regard retournant à l'horizon. Il réfléchit, pesant ses mots.
- Non... je ne regrette pas, Peter lui-même m'a encouragé à partir, mais je me demande parfois si c'était la bonne décision. Tout quitter, fuir encore. J'ai passé ma vie à fuir, Mozzie… et maintenant que j'ai ce que je voulais, je me demande ce que ça vaut sans les gens qui comptent vraiment.
Mozzie se mordit légèrement la lèvre, ne sachant pas quoi dire. C'était rare pour lui d'être à court de mots, mais Neal avait raison. La Liberté, dans toute sa splendeur, pouvait aussi être synonyme de solitude. Cependant, il ne pouvait pas laisser son ami s'enfermer dans ce sentiment de regret.
- Neal, New York sera toujours là. Les gens qui t'aiment aussi. Peut-être qu'un jour… peut-être que tu pourras retourner là-bas, différemment, mais pour l'instant, tu dois vivre avec les choix que tu as faits… et je serai là pour t'aider à les rendre plus supportables.
Neal le regarda, et pour la première fois depuis qu'ils avaient quitté New York, un vrai sourire apparut sur son visage.
- Merci, Mozz. Je sais que tu as raison… et je suis content que tu sois là."
Mozzie hocha la tête.
- Toujours, mon ami. Toujours.
Les deux amis restèrent là, côte à côte, regardant le soleil disparaître derrière l'horizon. La nuit commençait à tomber, enveloppant la plage d'une douce obscurité. Le Cap-Vert était magnifique et peut-être qu'un jour, Neal pourrait vraiment s'y sentir chez lui, même si pour l'instant, il savait qu'il devait apprendre à faire la paix avec son passé, et surtout, à accepter que la Liberté n'était jamais sans compromis.
