Limite Atteinte

Harry réprima un frisson alors qu'une porte de prison était ouverte devant lui, à sa demande. Il retint un grognement en voyant son filleul assis sur le lit miteux de cette pitoyable cellule d'Azkaban.

« Allez, debout, Petit comique, » fit-il de mauvaise humeur tout en lui jetant une cape de voyage au visage. « J'ai payé ta caution. »

Son ton fit froncer les sourcils de James. Effectivement, jamais de sa vie son parrain n'avait été aussi froid avec lui. Peut-être avait-il fait une bêtise … Pourtant, il pensait que s'en être pris à son oncle était la bonne chose à faire. En réalité, la seule chose à faire… Lui et sa mère, ils avaient tout orchestré …

Il soupira et se leva pour suivre Harry jusqu'en dehors de la prison. Là, la main de son parrain se posa durement sur son épaule et il se sentit emporté par un transplanage directement à Square Grimmaurd.

« Dans la cuisine, » ordonna sèchement Harry. « Assis sur une chaise. »

« Ecoute, Parrain… »

« Va t'asseoir dans la cuisine ! » répéta le médicomage en élevant le ton. « Tout de suite ! Et évite de faire une autre bêtise ! Je n'ai pas le temps de les gérer alors que mes enfants sont seuls livrés à eux-mêmes ! Tu vas t'asseoir et tu vas réfléchir à tes actions, jeune homme ! »

« Parrain… »

« C'est un ordre ! »

« PAPA ! »

Harry se figea. Cela faisait bien longtemps que James ne l'avait pas appelé ainsi, notamment à sa demande. Qu'il le fasse aujourd'hui était étonnant après toutes ces années.

« Je sais pourquoi ils ont été emmenés ! Severus et Frieda ! »

Les yeux verts emplis de colère et de crainte se firent curieux et attentifs. Toutefois, Harry ne laissa pas le temps à son filleul de parler.

« C'est pour ça que tu étais en prison ? » demanda-t-il.

« Oui. Oncle Ron et Maman… Je les ai vus parler à des Moldus. Ils se mêlent jamais à eux en général… »

« Quand ? Où ? »

« Il y a quelques temps. Un mois, peut-être deux. C'était à Londres, pas loin du Chaudron Baveur. Je n'ai pas compris jusqu'à il y a quelques jours quand l'article concernant Severus et Frieda est apparu. J'ai directement contacté Gaby et Prim. J'ai tout de suite compris. Ce sont eux les responsables ! Ma mère ! Mon oncle ! S'ils ne les ont pas enlevés, ils sont au minimum complices ! »

James respira bruyamment mais il avait des larmes de colère et de peine qui brillaient dans ses yeux.

« Tu sais que j'ai accepté beaucoup de choses de ma mère … mais là, je ne peux pas ! Ce ne sont que des gamins ! Des enfants gentils et attentionnés ! Même Frieda alors qu'elle est à Serpentard passerait pour la plus gentille des Poufsouffles ! Je refuse de protéger ma mère de ça ! »

« Parce que tu l'as déjà protégée ? »

« Non. Disons que je ne préférais pas me mêler de ses affaires… Je la savais de mauvaises mœurs. Je ne l'ai vue, elle et Oncle Ron, que par pur hasard discuter avec ces Moldus en noir. Je pensais à ce moment-là que c'étaient des journalistes ou des … je ne sais pas… Ca n'aurait pas été la première fois qu'ils feraient un mauvais coup contre quelqu'un mais jamais je n'aurais pensé qu'ils oseraient s'en prendre ainsi à des enfants ! »

Harry soupira et se rapprocha de son filleul. Il le prit dans ses bras et le serra contre lui comme autrefois.

« Je te remercie, James. »

« Je veux t'aider. »

« Malheureusement, tu ne peux plus rien. Pas plus que moi. »

« Pourquoi ? Et ton influence ? »

« Que peut une notoriété quand la société qui s'en prend à toi n'existe pas officiellement ? »

« Quoi ?! »

Harry s'écarta pour fixer James dans les yeux.

« Le SHIELD n'existe pas, » dit-il avec sérieux. « Ou du moins, c'est une agence secrète gouvernementale qui a le bras long et ce sur plusieurs continents. Elle s'en prend à des créatures magiques un peu particulières. Les Mutants comme les Moldus les appellent. Mes contacts au MACUSA ne peuvent rien. Cela fait des années qu'ils cherchent des informations sans n'avoir rien de concret dans l'immédiat, notamment à cause de toute la technologie moldue qui se fait chaque jour plus perfectionnée. Malheureusement, je me retrouve à nouveau seul, ou presque, face à un ennemi rusé et sournois. » Il soupira. « Je n'avais déjà pas assez avec Astrid au loin … La seule chose que j'avais à faire était de protéger nos enfants et les voilà maintenant en danger sans que je ne puisse savoir quoi faire… »

Ils restèrent un instant silencieux. Harry savait maintenant réellement ce qu'il en était, du moins d'une partie de la situation.

« Tu serais contre le fait que j'intente un procès à ta mère au risque de l'envoyer pour une dizaine d'années à Azkaban ? » demanda-t-il pour être sûr. « Et aller jusqu'à témoigner puisque tu es le seul à avoir une preuve pour l'incriminer. »

« Pour moi, elle peut y rester à vie après ce qu'elle a fait, » fit James après un léger instant d'hésitation. « Après Lily… et Albus … et Teddy… et Rose, comment peut-elle faire ça à d'autres enfants ?! Juste pour que tu souffres ! Même si ses raisons sont déraisonnables, passe encore qu'elle s'en prenne à toi, mais pas à deux gamins qui n'ont rien demandé ! »

« Bien, » fit alors Harry en se retournant pour sortir.

Il s'arrêta devant la porte du Square.

« James. Va voir Drago et explique-lui tout dans le détail, tout ce que tu as vu et donne-lui un souvenir. Il va se charger avec plaisir de la suite. »

« Et toi ? Qu'est-ce que tu vas faire ? »

« La dernière chose que je peux encore faire avant de prendre la toute dernière décision qui s'impose. »

« La décision qui s'impose ? »

« Mourir et devenir Maître d'Helheim, » répondit amèrement Harry. « Je commence à croire que je n'aurais la paix et que ma famille sera enfin en sécurité qu'une fois que j'aurais atteint ce stade. »

« Mais … et Severus et Frieda ?! Tu vas te suicider et les abandonner ? »

Le médicomage fit partiellement demi-tour et regarda son filleul de biais.

« Non. Je n'ai pas l'intention de les abandonner James. Justement, j'ai attendu bien longtemps pour retarder cette solution que j'entrevois depuis des années. Mes enfants sont au courant de la situation depuis presque le début. Ils savent très bien que je peux mourir. C'était la solution extrême que j'avais pour sauver leur mère. Je ne l'ai pas fait encore parce qu'ils sont encore des enfants et qu'ils avaient besoin de moi auprès d'eux. Maintenant ils sont loin, là où je ne peux les atteindre. Ils ont besoin de bien plus que leur pauvre vieux père. Ils ont besoin d'un dieu qui vienne les délivrer. Ils ont besoin de Loki ou d'Hela. Et j'ai bien l'intention de ramener l'un ou l'autre sur Terre, quitte à ce que cela finisse dans un bain de sang pour les misérables qui ont osé s'en prendre à ma famille. »

« Tu déclencherais une autre guerre ? » demanda James, sidéré.

« La guerre a déjà été déclarée alors que je n'aspirais qu'à la paix. Et ma quête, en tant que père mais aussi en tant que Lord, est tout à fait légitime. Mais ne te méprends pas, James. Je tâcherais de jouer de diplomatie avant de faire couler le sang. J'ai toujours autant horreur de me battre. » Il se dirigea vers la sortie et fit un simple signe de la main. « Evite de faire trop de bêtises pendant que je règle ça. Et préviens Drago surtout. Je veux que les Weasley responsables finissent à Azkaban dans les plus brefs délais. »

« Et tu vas où là ? »

« Aux Etats-Unis rencontrer … de vieux amis à ma femme. »

xXxXxXx

Astrid était penchée sur un chaudron bouillonnant. Toute concentrée à sa tâche, elle n'avait pas entendu son ex-femme et ses deux fils rentrer dans ses appartements. Ils revenaient souvent, notamment sous ordre du roi.

Odin n'avait définitivement pas apprécié que Syginn ne puisse rien rapporter de ce qu'il se passait à l'intérieur de ses quartiers. Il en avait même hurlé de rage. Cela n'avait fait qu'amuser légèrement la Jotunn. Et quand le roi le lui avait reproché, elle avait réagi avec le calme olympien qu'était son comportement au palais depuis son retour.

« Pourquoi devrais-je satisfaire le moindre de vos désirs ou curiosités, Roi Odin ? Vous pensez réellement qu'un prisonnier voudrait obéir à son geôlier, même si ce dernier tente de lui faire croire qu'il n'est pas dans une cellule ? Je ne. Suis pas. Stupide ! Vous voulez me faire souffrir, me faire plier ? Mais je vous en prie. Amusez-vous donc. Rien de ce que vous pourrez faire pourrait me surprendre ou me faire souffrir plus que je ne souffre déjà. Vous n'avez absolument rien contre moi. »

« Je pourrais toujours m'en prendre à cet humain que tu sembles tant chérir, Loki ! »

Le visage du Jotunn devint sombre. Toutefois, Astrid resta campée sur ses positions, confiante. Même Harry mort, tant qu'il restait Maître d'Helheim, il n'y avait rien à craindre.

« Vous ne risquerez jamais la sécurité de la cité d'Argent, » rétorqua-t-elle simplement.

« Loki ! » s'exclama la reine Frigg, scandalisée.

« Mon choix est fait, Mère. Si Harry meurt autrement que de manière naturelle, plus particulièrement d'une main asgardienne, alors tout brûlera avec lui. Je n'aurais. Aucune. Pitié. Pour personne. »

« Et tes fils ? »

« Jusqu'à preuve du contraire, ils sont de mon sang, de ce fait à moitié Jotunns. Ils bénéficieront de ma protection. Et naturellement, même si cela me déplait, Syginn aussi. Contrairement à la croyance populaire, je ne suis pas un monstre sans le moindre cœur. »

« Avec des commentaires pareils, on pourrait le croire, mon fils, » dit durement la reine.

« Mon cœur, n'est pas froid, Mère, » rétorqua Astrid sur le même ton en se levant. « Il est brisé. En mille morceaux. Essentiellement à cause d'Asgard et ses habitants. Et surtout la famille royale. »

Sur ces mots, elle était sortie pour rejoindre ses appartements et préparer la potion qu'elle faisait maintenant réduire doucement.

« Tu y as été un peu fort, » commenta Syginn dans un soupir.

Astrid sursauta à peine mais ne réagit pas au ton désapprobateur de son ex-femme. Elle réagit toutefois d'un geste vif quand elle vit une main approcher de sa paillasse pour se saisir d'un ingrédient.

« Si tu ne veux pas mourir stupidement, Vali, » dit-elle avec autorité. « Je te suggère de demander avant de toucher des ingrédients quand je fais des potions. »

« Loki ! »

« Je suis occupée à préparer du poison, Syginn. Du poison ! Tu veux vraiment qu'il meurt empoisonné ? Moi, pas ! »

L'Ase se figea, surprise. Puis, elle approcha, légèrement inquiète.

« Pourquoi tu prépares du poison ? Tu vas tuer quelqu'un ? »

« Non, » répondit Astrid.

Syginn sut que c'était la vérité. Ici, personne ne pouvait mentir.

« Alors pourquoi ? »

« Pour moi ? »

« Tu vas te suicider ? »

« Non plus, » soupira la Jotunn.

« Alors pourquoi ? »

« Pour m'empoisonner et tomber dans le profond sommeil. J'ai besoin de parler avec quelqu'un qui me comprend. »

« Qui ? »

« A ton avis ? »

« Mais … »

« Je suis la mère d'Hela, Syginn… Je vais lui parler. C'est la seule façon que j'ai d'être présente pour elle. Et ce n'est clairement pas sans difficulté ! Je souffre terriblement pour le faire ! »

« Pourquoi ?! C'est un monstre ! »

« Et si c'était Narfi ou Vali qui avaient cette difformité ? Et si c'était l'un d'eux qui était destiné à générer Ragnarok ? Et si c'étaient tes enfants qui étaient catégorisés comme des monstres ? »

« Ils ne le sont pas ! »

« ILS SONT A MOITIE JOTUNNS SYGINN ! ILS NE SERONT JAMAIS DE PARFAITS ASGARDIENS ! UN JOUR OU L'AUTRE, CELA SE VERRA QU'ILS SONT DIFFERENTS ! »

Astrid inspira profondément pour reprendre son calme. Elle coupa le feu sous le chaudron et transvasa le poison dans des fioles qu'elle rangea hors de portée des enfants.

« Imagine seulement, » continua-t-elle ensuite. « Que serais-tu capable de faire pour eux ? Moi, je n'ai rien pu faire à une époque parce que j'étais tétanisé par la peur. J'étais jeune et inexpérimenté. Encore un adolescent sur qui ont imposait de lourdes responsabilités juste parce que c'était plus facile de me faire porter le chapeau. Je ne peux rien faire pour trois de mes enfants. Sleipnirr est même le destrier du roi. Mon fils ! Le destrier de ce roi que je hais ! Si jamais Narfi et Vali développent des capacités quelconques et se rapprochent un peu plus des Jotunns, que crois-tu qu'il va faire ? Je suis soi-disant un monstre mais lui, regarde-le, regarde ses actions ! Il m'a adopté. Il a fait de moi son fils ! Est-ce qu'exiler des enfants – des bébés ! – est digne d'un roi ?! »

« Ce sont des monstres, Loki…, » fit Syginn, un peu plus incertaine.

« Sur Midgard, tu sais combien de créatures magiques différentes, et vraiment dangereuses pour certaines, vivent en plus ou moins harmonie ? La plupart sont sous surveillance ! D'autres sont même aidées pour palier à leurs problèmes violents qu'ils ne peuvent parfois pas contrôler ! Les Asgardiens sont des barbares qui tuent et détruisent tout ce qu'ils ne peuvent pas comprendre ! Ou alors, ils en font leurs petits animaux de compagnie ! »

« C'est ça que tu penses de moi ? » demanda l'Ase, furibonde.

« Toi, c'est différent. Tu es une femme. Et même pas une guerrière. Mais tu as été élevée ici. Tu penses toi-même que les Jotunns sont monstrueux. Ou même mes enfants ! Je commence à en avoir assez de votre étroitesse d'esprit ! Plus jamais je n'aiderais ou ferais plaisir à un seul Asgardien ! Et si un jour, vous êtes en danger, à moi d'être lié à moi par le sang, je vous laisserais tous mourir ! »

« Tu ne défendrais même pas la Reine ? »

Astrid ferma les yeux et une larme coula sur sa joue, traitresse. Cela lui coutait énormément mais son cœur souffrait déjà depuis trop longtemps.

« Non. Elle a fait son choix. Elle a décidé de me voir avec l'œil des Ases au lieu de me voir avec ses yeux de sorcière. Qu'elle en assume les conséquences. » Elle soupira. « J'en suis venue à regretter d'être intervenue lors de l'attaque des elfes noirs, Syginn. Toi, tu vois grandir Narfi et Vali depuis le début. Et ils grandissent lentement. Severus et Frieda… Ils vieillissent comme des Midgardiens. Severus sera bientôt adulte. Il va bientôt passer son diplôme et devenir un sorcier midgardien accompli et je ne serais même pas là pour le féliciter. Je ne serais pas là quand il se trouvera une compagne. Ni même là à son mariage ou quand il fondera sa propre famille ! Je ne serais pas là pour aider Frieda à se choisir une robe de mariée ! Ou l'aider et la conseiller quand elle aura à son tour à porter des enfants ! Je ne pourrais les revoir que quand ils seront vieux et qu'ils seront enfin à Helheim ! Tu comprends ! »

Tout à ses révélations, les larmes s'étaient faites plus nombreuses. A bout depuis tout ce temps à supporter et ruminer ces états de fait, Astrid finit par craquer et s'effondrer à genoux, le visage enfoui dans ses mains. Syginn ne sut que faire. Jamais elle ne l'avait vu pleurer, pas ainsi. Pas une seule fois. Le grand et sournois Loki avait réellement un cœur. Le cœur d'une femme. Le cœur d'une épouse. Le cœur d'une mère.

Et ce cœur, il était brisé.

Syginn fit alors la seule chose qu'une femme pouvait faire auprès d'une autre, même si là il s'agissait techniquement de son ex-mari, elle le prit dans ses bras et le serra contre elle pour le consoler du mieux qu'elle pouvait. C'était tout ce qu'elle pouvait faire. Sécher ses larmes tout en comprenant ce qu'il endurait. Elle-même ne pouvait imaginer sa vie sans pouvoir voir ses deux fils grandir et être présente à chacun des moments de leur vie.

Enfin, maintenant, elle comprenait la souffrance de son ex-mari. Il avait fallu qu'il s'effondre devant elle, brisé au-delà du réparable, pour qu'elle s'en rende compte. Syginn s'en voulait tellement.

« Je suis sûre que les choses vont s'arranger, » murmura-t-elle, tentant de le rassurer. « Tu es Loki. Tu trouves toujours une solution. »

« Pas cette fois, » murmura pitoyablement le sorcier.

Narfi et Vali observèrent leurs parents sans trop savoir quoi faire. Puis, ils finirent par se rapprocher et eux aussi tentèrent de consoler leur père qui avait été si gentil, aimant et compréhensif avec eux malgré sa mauvaise réputation.

xXxXxXx

Harry pénétra dans la base Avengers sans y être invité.

« Toc toc, » fit-il d'une voix sombre en marchant dans le salon.

Il alla au bar se servir un verre de whisky sans rien demander. Il sentait les regards des Avengers dans son dos. Tous sans exception. Ils étaient tous là.

« Il a de la colère en lui, » fit une voix de femme. « De la rage même. »

« Je vous prierais de ne pas rentrer dans mon esprit, Wanda Maximoff. Je n'aimerais pas détraquer le vôtre en rendant la monnaie de votre pièce. Je déteste la violence. »

« Est-ce que c'est une menace ? » demanda un homme en se relevant.

« On va dire cela, Hawkeye. » Harry soupira et se retourna, son verre à la main. « J'ai des questions et je ne partirais pas d'ici tant que je n'aurais pas les réponses. »

« Monsieur, vous n'avez pas réellement l'air de savoir à qui … »

« Je suis marié à Loki, alors si, je sais parfaitement à qui je m'adresse, » rétorqua calmenent le sorcier. « Et non, je ne suis pas ici pour lui. Je sais très bien où il est et ce n'est pas de votre fait mais bien celui d'Asgard. »

Les Avengers s'étaient tous tendus, et relevés pour certains, prêts à se battre. La mention de Loki en était la raison. Evidemment, Astrid était la méchante de l'histoire. Que quelqu'un se lie à elle signifierait que la personne était tout aussi malveillante sans doute.

« Qui êtes-vous et que voulez-vous ? » demanda une femme rousse, une Moldue.

« Natasha Romanoff, je me trompe ? » demandai-je.

« Non. Vous ne vous trompez pas. »

« Je m'appelle Harry Potter, » répondit le sorcier toujours dangereusement calme. « Et je suis ici parce que vous êtes les seuls personnes que je connaisse de réputation qui ont contact avec une organisation gouvernementale qu'on nomme… le SHIELD. »

Un silence se fit. Harry les observa échanger des regards.

« Que voulez-vous au SHIELD ? » demanda Capitaine America.

Pour toute réponse, le sorcier sortit quelques photos de sa poche et les posa sur la table de salon. Des photos de familles et deux individuelles, une de Severus et l'autre de Frieda.

« Mes enfants, voilà ce que je veux. »

« Le SHIELD ne s'en prend pas aux enfants, » dit directement Hawkeye.

« Même quand les enfants en question ne sont pas normaux ? » demanda Harry d'une voix dure. « Qu'ils ont du sang divin dans les veines ? Le sang de Loki ? » Il but une gorgée de son verre. « Mes enfants étaient avec mon cousin pour une journée tout ce qu'il y avait de plus banal pendant que je faisais des courses à l'étranger. Et qu'est-ce qu'il s'est passé ? Mon cousin m'a appelé pour me dire que mes deux enfants, les deux qu'il me reste encore, ont été emmené par des fédéraux d'une organisation nommée le SHIELD. Et, surprise, cette organisation n'en est pas à ses premiers actes de barbarie envers des êtres que je qualifierais d'anormaux par rapport à la majorité des humains. »

« Vous parlez des Mutants, » fit un homme dont le sorcier ignorait tout à part son origine africaine.

« En effet. C'est le terme que vous employez. Personnellement, je préfère celui de créature magique ou d'hybride en fonction de leur affiliation. Severus et Frieda font partie de ces hybrides. Pire encore, imaginez la tête que fera Loki qu'il apprendra que malgré son sacrifice, ses deux enfants souffrent malgré tout de la main des Midgardiens… »

« Est-ce une menace ? »

« Non. Une promesse de déclarer la guerre envers des êtres que nous avons protégés, tant lui que moi, chacun à notre façon. »

« Loki ? Nous protéger ? » fit un homme avant de ricaner.

« Oui, Mr Stark. »

« Il m'a fait tomber du haut de ma tour ! »

« Mieux vaut vous qu'une personne incapable de voler, » fit remarquer le sorcier. « Vous avez cette … armure, je crois. Il aurait très bien pu la détruire s'il l'avait réellement voulu. »

Il termina son verre et claqua des doigts. Sous les yeux surpris des Avengers, la bouteille de Whisky s'éleva pour le resservir sans qu'il n'ait à la manipuler.

« Par ailleurs, qu'aurait pu faire Loki alors qu'il était lui-même manipulé par quelqu'un d'autres au-dessus de lui ? Et qu'aurait-il fait s'il voulait vraiment vous envahir ? N'oubliez pas les mythes, Loki est fourbe et sournois. Pourquoi quelqu'un comme lui aurait-il foncé tête baissée et aurait perdu de cette façon ? »

« Parce qu'il est cinglé ? »

« Non. Brisé, aigri et amer, oui. Fou, non, il ne l'est pas. Mais il pourrait le devenir sans savoir ce qu'il est advenu de ses enfants, les seuls qu'il pense être en sécurité. Voyez-vous, Loki a eu quatre enfants avant de se mettre avec moi. Pardon, six. Mais il en avait mis quatre lui-même au monde. Il les avait portés en son sein. Sleipnirr est devenu le destrier du roi d'Asgard. Fenrir a été enfermé dans une île avec une lance plantée dans sa gueule, Jormungandr propulsé dans un océan profond de notre planète alors qu'il n'était qu'un bébé. Quant à Hela, elle a été envoyée dans une autre réalité pour sa … macabre difformité, dirons-nous ? »

Harry but à nouveau une gorgée.

« Loki a vu ses quatre enfants souffrir sans pouvoir intervenir. Que ferait une mère pour son enfant ? N'importe quoi ! J'avais un devoir simple quand il a décidé de se rendre à la justice d'Asgard, protéger notre famille. Protéger nos deux enfants. J'ai échoué à cause du SHIELD. Alors je vous le demande, mettez-moi en contact avec cette organisation de malheur et je … consentirais à ne pas tout détruire sur mon passage pour les retrouver. Ou pire encore, demandez à une entité que vous pourriez qualifier de démoniaque de les retrouver pour moi. Mais sachez déjà ceci, si j'y mêle la magie, il y aura indéniablement des morts. »

« Si … si ces enfants ont été emmenés, » commença Capitaine America, mal à l'aise « Et qu'ils sont réellement les enfants de Loki, alors ils sont dangereux. »

« Non, ils ne le sont pas, » rétorqua le sorcier d'une voix dure. « Ils avaient promis de ne jamais usé de leurs pouvoirs divins. Du moins pas sur des Moldus. »

« Moldus ? »

« Des êtres sans pouvoirs magiques, » expliqua Harry dans un soupir. « La seule exception était le cas où des Asgardiens se présenteraient à notre porte. » Il termina son verre et se leva. « Vous avez une semaine pour contacter le SHIELD et les convaincre de me ramener mes enfants vivants et bien portants. Passez ce délai, je promets une ère de peur et de chaos digne de Loki. Et s'il s'avère qu'ils sont morts… Je promets de tuer toutes les personnes responsables de leurs souffrances dans la plus lente et terrible agonie quitte à ce que je devienne moi-même un mage noir ! La balle est dans votre camp. Vous avez une semaine. Pas un jour de plus. »

Sur ces mots, il quitta les lieux d'un pas rapide et disparut dans un transplanage avant de pouvoir être suivi par l'un des Avengers.

« Mais c'est quoi ce bordel ? » demanda Stark. « Depuis quand le SHIELD s'en prendrait à des gosses ? Et depuis quand Loki a des enfants ? »

« Même si c'est surprenant, » fit Hawkeye en se penchant sur les photos. « Je pense que cet homme dit la vérité. Et il est désespéré au point de faire une énorme boulette rien que pour eux. Il va vraiment commettre des meurtres si on ne se bouge pas. »

« Au moins, il a la politesse et la présence d'esprit de venir menacer les gens avant de frapper directement avec violence, » commenta Natasha Romanoff. « Je vais contacter Fury. »

« Jarvis, » fit Stark. « Fais des recherches sur ces gamins. Quand bien même Loki est un mauvais bougre, faire du mal à des enfants … »

« Oui, Monsieur. Je le fais tout de suite. »


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