Début de Cohabitation à Asgard Difficile
Dans les brumes d'Helheim, Harry attendait le retour d'Hela en compagnie de Snape.
"Vous pensez qu'il va plier ?"
"Difficile de déterminer le comportement d'une personne qu'on ne connaît pas," fit l'ombre. "Mais si ce que Sa Majesté a dit est vrai alors… Il y a des chances que cela fonctionne. Voulez-vous reprendre votre entraînement à la magie noire ?"
"Non. Hela a dit que nous devrons nous déplacer ensuite et je ne sais pas du tout où ce sera ni comment nous y rendre. Peut-être que je devrais rester frais et dispos. Peut-être à notre retour…"
"Peut-être devrais-je retourner dans les vallons dans ce cas."
"Ce ne sera pas nécessaire, Snape."
L'ombre qui avait commencé à s'éloigner se figea. Elle se retourna pour fixer son roi et le vit se lever du rocher où il s'était perché pour lui tendre un objet. Il s'agissait d'un médaillon fait dans de l'obsidienne. Il n'avait rien de particulier de prime abord pourtant, après quelques secondes d'examens, il nota qu'il y avait quelques runes gravées sur son pourtour.
"Qu'est-ce que c'est ?"
"Le symbole de votre promotion. Vous êtes conseillé royal. En plus d'être mon professeur en magie."
"Je vous demande pardon ?!"
"Vous m'avez très bien entendu, Snape."
"Pourquoi ?"
"Parce que j'ai confiance en vous et que vous serez toujours d'une terrible franchise sans craindre de me dire que je fais de la merde."
"Donc, je vous colle toujours…"
"Vous m'empêchez de faire des bêtises," corrigea Harry avec un sourire amusé. "Ce ne sera pas très différent qu'à Poudlard."
"Non, du tout. Vous êtes juste plus vieux, plus sombre, plus puissant et vous n'êtes plus seulement un survivant et héros de guerre mais un roi des morts ! Je ne suis pas sûr de vouloir porter cette responsabilité."
"Vous préféreriez que je la propose à mes parents ?"
"Votre mère acceptera peut-être. Mais votre père sûrement pas ! Ou pas sans votre mère !"
Harry resta pensif un instant, le regard dans la brume.
"Très bien. Cela fera trois conseillers. Comme dans les juges dans la mythologie grecque. N'est-ce pas merveilleux ?"
Snape émit un grognement qui fit rire Harry.
"Vous êtes incorrigible. Et insupportable !"
Cela amusa encore plus le roi.
"Vous dites cela juste pour le principe, Snape. Je le sais très bien. Vous allez prétendre vouloir refuser ou y réfléchir mais la réponse est déjà toute prête."
"Et quelle est ma réponse dans ce cas ?"
"Vous êtes honoré même si vous ne l'avouerez jamais, et vous allez accepter."
"Sauf que je ne suis pas le meilleur conseiller, Mr Potter."
"Je n'ai pas besoin d'avoir quelqu'un qui a la science infuse, personne ne l'a. Enfin, je crois… Mais j'ai besoin de personne en qui je peux avoir confiance, Snape. Pas pour me dicter ma conduite mais pour me conseiller, me dire là où je merde ou non. Ou peut-être me montrer l'existence d'une autre voie. A moi ensuite de décider si j'écoute ou non."
"Là était le problème avec vous à Poudlard," fit l'ombre. "Et vous avez raison. J'accepte."
xXxXxXx
Astrid fixait sa jambe. Elle concentrait son pouvoir de guérison en serrant les dents et, petit à petit, l'os reprit sa place dans un geste sec et le sang cessa de couler. Elle accepta avec plaisir que son fils applique lui-même son baume dessus. Elle l'aurait bien fait elle-même mais leur longue séparation rendait ce moment de complicité, de partage et d'amour que plus important encore. Elle en profita alors pour jeter des regards autour d'elle, toujours dans l'objectif de veiller sur tout danger potentiel pour ses enfants qui l'avaient rejointe.
Déjà qu'il y avait des tensions, Hela avait fait empirer les choses. Tout n'était qu'hostilités dans le regard des Asgardiens. Astrid n'aimait pas cela. Elle traçait donc d'un geste lent un cercle autour d'elle et créa un cocon de glace pour les protéger de toute menace.
Ce fut là qu'elle nota la différence sur quelques visages qui comptaient pour elle. Thor affichait étrangement un sourire et s'était assis sur les marches menant au trône. Le roi avait le visage indéchiffrable mais le regard d'un homme qui réfléchissait à la meilleure décision à prendre. Quant à la reine, blessée à son bras, approchait d'un pas lent, une lueur confiante qui pétillait dans le vert de ses yeux. Astrid l'observa faire et, au dernier instant, fit fondre une partie de la glace pour lui laisser un accès. Elle ne la craignait pas. Frigga n'était pas une femme violente et elle ne pourrait jamais s'en prendre à des enfants. C'était tout juste si ses propos pouvaient blesser et encore, ce n'était jamais volontaire. Elle était la douceur incarnée.
La reine finit par s'agenouiller devant Astrid. Cette dernière sentit le corps frais de sa fille se coller dans son dos. Frieda se cachait. La reine releva un sourcil.
"Ce n'est pas contre vous, Mère. Frieda a subi une épreuve traumatisante il y a quelques semaines à peine. Elle s'en remet encore."
Frigga hocha la tête et offrit un sourire rassurant à la jeune fille dont elle voyait l'âme pure mais tachée par la peur et la douleur. Ce fut là qu'elle se rendit compte que l'âme qu'elle avait elle-même élevée, portait la même marque. Exactement la même. Juste… plus atténuée. Par la maturité et les années.
"M'man ?"
Astrid tourna le regard vers son fils. Il lui montrait le baume et le bras de la reine.
"Est-ce une bonne ou une mauvaise idée ?"
Elle sourit et baissa la tête, amusée.
"Laissez-vous faire, Mère," invita-t-elle. "Ce baume sera plus rapide que n'importe quel onguent de Lady Eir, vous pouvez me croire sur parole. Et il ne laissera aucune cicatrice normalement."
"Normalement ?" nota la reine.
"Tout dépend de la profondeur du coup d'Hela," grommela Severus en appliquant le baume. "Maman a hésité trop longtemps."
"Parce que vous croyiez vraiment que ce sortilège me plait ?!" s'énerva Astrid. "Non mais dans quel monde vit-on, je vous jure !"
"Un monde cruel," rétorqua son fils.
Là-dessus, elle ne pouvait pas donner tort à Severus. Le monde était cruel et dangereux. Elle le savait depuis des siècles. Elle avait appris à vivre avec. Mais ces dernières années avaient été les pires depuis sa rencontre avec l'Ordre Noir. Une véritable torture dont l'attaque d'Hela n'était que la cerise empoisonnée du gâteau.
Lui revint finalement quelque chose en mémoire et elle fixa son fils.
"Par contre, jeune homme, notez que vous êtes puni. Pour la semaine !"
"Hein ?!" s'exclama Severus, surpris, cessant d'appliquer quelques instants le baume sur le bras de la reine. "Pour quel motif ?"
"Je m'absente quelques années et je retrouve un adolescent qui jure comme charretier ! Je ne t'ai pas éduqué ainsi. Et je suis presque sûre que ton père non plus. Nous ne sommes plus en stress et danger de mort alors tu me feras le plaisir de tenir ta langue et de la tourner sept fois dans ta bouche avant de parler !"
Severus soupira et termina les soins. Puis il rangea le baume dans la sacoche de sa soeur avant de croiser les bras, frustré et vexé. Frigga pouffa, ce qui eut pour effet de gêner Severus. Il s'empourpra.
"Ce n'est pas drôle !" s'indigna-t-il.
"C'est au contraire amusant," rétorqua-t-elle doucement. "Je n'aurais jamais cru que Loki…"
"Astrid !" corrigèrent Astrid et Severus dans un souffle uni et blasé.
"... puisse être aussi strict en matière de comportement."
"Vous ne connaissez pas notre mère," rétorqua le jeune sorcier d'une voix dure. "Vous ne savez rien !"
"Severus… sur un autre ton avec la reine," réprimanda calmement Astrid. "De toutes les personnes ici, elle est…"
"Ne la fais pas passer pour innocente !"
"Severus Potter !"
"Elle est à ta mère, okay, je comprends. Enfin… mère adoptive devrais-je préciser mais bon, c'est de l'ordre du détail. Une mère fait quoi ? Elle prodigue de l'amour à son enfant, compta-t-il sur ses doigts. Ca, c'est check. Je n'en doute pas. Elle console ses enfants. Check durant l'enfance mais plus tu as grandi, plus je suis sûr que tu n'as rien reçu de tout ça. Conseillère et confidente, vu comment tu as fini lors de tes dernières années à Asgard, je dis pas check ! Laissez des brutes s'en prendre à toi alors qu'elle a le statut de reine, je dis pas check ! Prendre ta défense même quand tu dis la vérité, pas check ! Assurer un point d'appui pour que tu puisses te défendre quand il s'agit de magie ! pas check ! Je continue ?"
Le sourire amusé de la reine s'effaça alors qu'elle réfléchissait aux propos jetés, crachés même, par ce garçon vindicatif et pourtant aimant. Il prenait la défense de sa mère et révélait une justification voilée de ce que son fils était devenu. A cause d'elle, de son inaction…
Astrid de son côté, fixait son fils avec surprise légèrement teintée de colère qu'elle se garda pour le moment d'exprimer.
"D'où sors-tu cette liste ?" demanda-t-elle.
"Quand tu es partie, Papa, Sev et moi, on faisait des listes," répondit Frieda dans un murmure derrière elle. "Surtout Sev et moi quand Papa partait."
"On n'a pas ta puissance," continua Severus. "Tout ce qu'il nous restait, c'était notre capacité de réflexion et de déduction."
"Ils tiennent de toi, c'est certain," complimenta la reine Frigg bien qu'avec un sourire crispé. "Ai-je vraiment été… une si mauvaise mère, Loki ?" demanda-t-elle ensuite pour être certaine.
"Au début non," répondit Astrid dans un soupir. "Mais quand les lois et les préceptes d'Asgard ont commencé à me dénigrer, oui. Tout est parti en vrille quand je suis entré en apprentissage pour devenir un guerrier d'Asgard et qu'on a découvert que je n'en serai jamais un. Maintenant, j'en connais toutes les raisons : je suis un sorcier et un jotunn."
"Surprise ! Le mensonge," intervint Severus en élevant encore un doigt. "Ce qui fait un nouveau pas check car les parents devraient dire la vérité à leurs enfants !"
"Je voulais protéger Loki."
"On voit comment cela a fini," railla l'adolescent.
Astrid pinça les lèvres et claqua des doigts, attirant le regard de son fils. Elle leva ensuite un index pour le mettre en garde.
"Deuxième fois, Severus. Tu n'as pas oublié ce qui arrive à trois, j'espère."
"Je t'en prie, enferme-moi dans ma chambre avec pour seul repas du pain sec et de l'eau et pour seule compagnie mes pensées. Je ne m'arrêterai pas en si bon chemin. Au moins, cette femme écoute ! On ne peut pas en dire autant des autres Asgardiens !"
"Peut-être parce que je ne suis pas une Ase mais une Vane," expliqua la reine.
"Sans blague !"
Le jeune homme était insolent et pourtant elle n'arrivait pas à être vexée ou en colère par ses propos. Elle n'entendait que la voix de l'enfant qui protégeait et défendait sa mère qui pourtant exigeait de lui de se taire.
Elle vit Astrid se lever, la jambe plus que guérie.
"Et de trois, jeune homme. Tu as gagné !"
Severus se leva à son tour et se fit attraper fermement par le cou et pousser vers un coin de la salle.
"Tu regardes ce mur et tu ne bouges pas. Pas un mot tant que je ne t'en donne pas l'autorisation, est-ce que c'est clair ?"
"Mais…"
"Les yeux sur ce coin de mur !"
Severus souffla bruyamment mais finit par obéir.
"D'accord," maugréa-t-il. "Je l'ai cherché."
"Tu peux le dire," soupira sa mère sans pour autant perdre de sa fermeté.
Après avoir placé un sortilège de protection autour de lui, Astrid se frotta les yeux et revint vers sa mère. Elle nota que dans sa précipitation, elle avait fait fondre le cocon de glace, sauf à un endroit et Frieda s'y cachait. Elle s'approcha de sa fille qui vint directement s'accrocher à sa robe, la tête dissimulée sous ses cheveux sombres.
"Les adolescents…," soupira Astrid en serrant sa fille contre elle.
"Il a ton tempérament," commenta la reine qui s'était relevée elle aussi.
"Pire, le mélange du mien et celui de son père. Et à cause de la décision d'Odin il y a quelques années, il est devenu amer. Et dire qu'il était joyeux et farceur la dernière fois que je l'ai vu… Tous les deux…"
Elle frotta doucement le bras de Frieda sous le regard soudain attendri mais toujours peiné et blessé de sa mère. Severus avait été loin. Il avait visé juste mais la manière qu'il l'avait énoncé était trop brutale à son goût. La reine ne méritait peut-être pas ça. C'était trop… cruel.
xXxXxXx
Frigga approcha de son époux, toujours une main sur son bras. La blessure guérissait à une vitesse qu'elle ne connaissait que quand son cadet se donnait à fond. Le pouvoir de ce baume était sans pareil connu. La civilisation midgardienne était-elle si avancée en matière de magie de guérison ? Pourtant, n'était-elle pas bien plus jeune et éphémère ? Avait-elle vraiment raté quelque chose ? A vrai dire, elle ne se souvenait pas qu'il y avait encore des sorciers auprès de ce peuple.
Elle resta pensive un instant alors qu'elle approchait de son mari. Puis, reprenant ses esprits, elle lui prit la main, rassurante quant à son état, et se pencha pour lui souffler quelques mots à l'oreille.
"Je suis pour leur laisser leur chance."
Odin se tendit.
"Qu'ils vivent avec nous au palais. Observons-les interagir. Et seulement après, un jugement juste et équitable en vue de la personne qu'il est devenu sera fait. Il est encore jeune. Il a montré si peu son caractère fourbe et sournois ces derniers temps. Encore moins son côté protecteur qu'en cet instant. Je souhaite lui laisser sa chance. Etes-vous avec moi ?."
Le roi d'Asgard fixa un instant son épouse avant de reporter le bleu de son unique oeil sur celle qui ressemblait autrefois à son fils Loki.
"Que vois-tu ?" demanda-t-il.
"Des enfants blessés mais déterminés à rester auprès de leur mère. Ils n'ont plus nulle part où aller désormais. Et ils ont l'air normaux. Ce ne sont pas des monstres. Juste des sorciers."
"Des enfants de Loki."
"Tu as accepté Loki. Tu l'as élevé et vu sa différence dès l'enfance. Ils ne sont pas différents de lui. Laisse leur une chance. Comme tu l'as fait avec Narfi et Vali."
"Ils ne sont pas des sorciers."
"Ils restent des enfants de Loki."
Frigga réfléchit un instant à ses prochaines paroles pour convaincre son époux.
"J'ai observé leurs âmes. Elles sont pures. Du moins autant que possible. Encore plus que leur père. Ils ont juste enduré un traumatisme qui teinte leur âme d'une légère touche d'obscurité. Mais pas malveillante. Juste éprouvante. Laissez-leur leur chance," termina-t-elle. "A tous. S'il vous plait."
Odin garda un long instant le silence. Puis il se leva et prononça la décision que tout le monde attendait. Et pourtant, il sut après les avoir dit que beaucoup de personnes, surtout parmi les conseillers, n'étaient pas de son avis. Il ferait avec. Le plus important, c'était Loki. Et ses deux enfants. Après un instant à les observer, Odin put déterminer sans difficultés que la plus jeune était bien plus timide qu'elle ne devrait l'être en temps normal. Le rapport de Loki concernant ces enfants enlevés prenait tout son sens. C'étaient eux les enfants enlevés. Et il avait pris la place d'un point de vue scientifique. Où il n'avait pas encore tout compris. La science midgardienne était tellement plus obscure que la magie. Même celle de Loki.
Frigga avait raison, ce serait l'occasion de les voir interagir et, si nécessaire, les arrêter, les enfermer, ou les détruire.
xXxXxXx
"Où tu m'emmènes ?" demanda Harry en suivant Hela sur les branches d'Yggdrasil.
"Tu verras."
"Hela…"
"J'ai un cadeau à t'offrir. Tu es mon roi désormais. Il te faut un présent digne d'un roi. Un objet de prestige !"
"Hela, ce n'est pas nécessaire…"
"J'insiste. Tout roi doit avoir son attribut."
"J'ai ma baguette. Et à mon grand déplaisir, une couronne."
"Il te faut une arme qui te permet de gagner le respect des civilisations d'Asgard et Vanaheim."
Harry ralentit l'allure, obligeant Hela à en faire autant.
"Oh pitié, une épée ? Ce n'est pas un peu vieux-jeu ?"
"Oui et non. Cela dépend où tu te places. Crois-moi, il te faut une épée, même si tu ne t'en serviras peut-être jamais. Et j'ai passé commande auprès des nains. Elle est prête. Digne d'un roi, je n'en doute pas."
"Tu ne l'as jamais vue ?"
"Non, mais je connais le travail d'Eitri. Il est ce que l'on trouve de meilleurs dans l'art de la forge naine. Qu'importe ce qu'il crée, ce sera toujours un chef-d'oeuvre. Tu viens ?"
"C'est bon, je te suis. C'est encore loin ?"
"Vu que tu es encore d'une lenteur, oui, assez…" soupira-t-elle. "Mais il faut que tu t'entraines."
xXxXxXx
Astrid observait ses enfants jouer avec un regard bienveillant. Frieda et Vali s'entendaient à merveille et se lançaient l'un l'autre un petit ballon en mousse moldu. Ici, dans le jardin privé de la reine, en sécurité loin de toutes brutes et pervers, sa fille retrouvait un peu de sa superbe et de son innocence et veillait à amuser son petit frère pourtant plus âgé qu'elle. La déesse tourna la tête et fixa son fils allongé dans l'herbe, le nez plongé, fidèle à lui-même, dans livre de runes.
Elle sourit, heureuse de voir ses enfants auprès d'elle. Elle ne s'y attendait pas de la clémence d'Odin. Pas à ce point. Elle savait devoir remercier la reine Frigg pour ce geste mais tout de même, quand on réfléchissait à ce qu'il était advenu de Jormungandr, Hela et Fenrir, elle avait eu bien peur de ce qu'il aurait pu décider pour ses deux enfants midgardiens. Au moins, après leurs dernières épreuves et l'absence d'un père vivant, elle pouvait veiller sur eux et s'assurer qu'ils se remettaient tout doucement de tout.
Elle sursauta soudain quand elle sentit un petit être poilu bondir sur ses genoux. Elle baissa les yeux et son sourire s'élargit. Elle se saisit du chat noir dans ses mains délicates et le porta tout contre son coeur, lui prodiguant douces caresses et tendre baiser sur son pelage. L'animal ronronnait les yeux fermés. Quand elle le vit bailler largement, elle pouffa quelques secondes, attirant sur son regard vert et curieux. Elle le rallongea alors sur ses genoux et le laissa s'installer confortablement pour dormir. Et sans s'arrêter, elle lui offrit toujours plus de caresses en chantonnant, sachant qu'il apprécierait d'entendre sa voix.
Le temps passa et l'après-midi s'écoula lentement. Quand vint Narfi, Astrid tourna la tête, suspicieuse. Elle s'attendait à se faire une fois de plus agressée par son fils odieux. Elle s'était un peu plus détendue et avait glissé ses doigts derrière les oreilles du chat tout en restant attentive. Il allait vers son petit frère. Elle ne s'en sentait pas plus rassurée.
"Pourquoi tu restes à jouer avec ces monstres ? Tu devrais t'entrainer avec nous à la palestre !"
Le chat se redressa et fixa quelques instants la situation avant de se redresser, le dos rond. Un grognement mécontent s'échappa de sa gorge. Comme Narfi n'avait rien remarqué et continuait à s'en prendre à son petit frère, l'animal rejoignit Vali qui regardait son grand frère, la lèvre tremblante. Il se posta devant lui et feula contre le rustre qui ne respectait pas le sens même de la famille pour les valeurs mêmes qui avaient détruites la relation qui existait autrefois entre Thor et Loki. Et quand Narfi chercha à se rapprocher, un regard dédaigneux pour le chat, ce dernier cracha plus encore et donna quelques coups de griffes pour le dissuader.
"Va-t'en, sale bête !" maugréa Narfi en donnant un coup de pied.
"Papa !" cria Frieda.
"Eh !" s'outragea Severus en se redressant, baguette en main.
Astrid, quant à elle, elle s'était redressée, elle aussi, peu inquiète pour son époux qui s'ébrouait un peu plus loin, sonné par le coup, et attrapa le plus âgé de ses fils par le bras. Narfi réagit et tentait de se défaire de son emprise. Elle para un coup, puis un autre avant de faire à contrecoeur une clef de bras à son fils récalcitrant. Elle se pencha à son oreille, la voix dangereuse.
"Trouve-toi un adversaire à ta taille plutôt que t'en prendre à ton petit frère ou à des animaux !"
Elle repoussa son fils loin des autres et leva un doigt menaçant.
"Et si je te vois encore t'en prendre à tes frères ou à ce chat, je te promets la correction de ta vie ! Me suis-je bien faite comprendre ?"
"Je n'ai pas peur de toi !"
Astrid pinça les lèvres.
"Je ne souhaite pas que mes enfants aient peur de moi. Si je le voulais vraiment, je pourrais te faire trembler de peur par un simple tour de magie sur tes sens. Je ne l'ai jamais fait car je t'aime et je suis ton parent. Mon rôle est de te protéger, pas t'effrayer !"
Elle se redressa de toute sa hauteur et fusilla son fils du regard.
"Maintenant, si tu continues à te comporter comme un goujat envers ta propre famille, tu devras apprendre à faire extrêmement attention ou cela finira très mal pour toi ! Je te préviens, Narfi, tant que tu n'auras pas appris les bonnes manières, tu es interdit de t'approcher à moins de cinq mètres de tes frères et soeurs !"
"Tu ne peux pas m'interdire d'être près de mon frère !"
"Tout au contraire. Pour protéger Vali, j'en ai le droit ! Et sache que ta mère sera au courant de ton comportement odieux !"
"Mère ne te croira jamais !"
"Même à l'intérieur de mes appartements, là où je ne peux mentir ?"
Narfi pinça les lèvres.
"Va jouer ailleurs au guerrier asgardien et ne t'approche plus de tes frères et soeur tant que tu ne leur auras pas fait des excuses en bonne et due forme ! Oust !"
Le jeune adolescent partit, furibond. Astrid se pinça l'arête du nez.
"Pourquoi faut-il toujours que l'histoire se répète ?"murmura-t-elle.
"Parce que les mortels sont ainsi," commenta son mari qui avait repris forme humaine. "Des idiots et des cons qui n'apprennent rien du passé. Il semblerait que les races dites divines n'échappent pas à cette règle."
Astrid se tourna vers lui et le vit se masser lentement le flanc droit.
"Ca va ?"
"Une broutille. Ma forme féline est un peu plus faible. Je ne pensais pas un de tes enfants capable de cruauté envers les animaux."
"Moi non plus," soupira-t-elle. "Enfin, je veux dire en dehors de la chasse."
"Cela finira très mal, cette histoire. La rivalité va s'envenimer et devenir meurtrière," poursuivit sombrement Harry.
"Je ne pense pas. Je n'ai pas tué Thor."
"Tu es plus retenue et roublarde que lui. Il a un tempérament fougueux et explosif. Il va falloir le tenir à l'œil."
"Je resterai près de Vali," intervint Severus. "J'ai suffisamment de maturité et aussi de bons réflexes en matière de magie pour nous protéger de ce, pardon pour le terme, petit con !"
Harry et Astrid pincèrent les lèvres au terme mais ne réprimandèrent pas leur fils. Il s'était déjà excusé pour l'avoir employé. Et son idée n'était pas mauvaise. Ils en convinrent ainsi et passèrent un moment en famille, Vali se sentant parfaitement intégré parmi ce petit groupe de sorciers. Même si l'un d'eux était le roi des morts lui-même !
xXxXxXx
Severus travaillait sur une potion, la tête penchée sur un livre. Il rattrapait peu à peu son retard scolaire en se basant sur les livres de cours de son père. Ils n'étaient peut-être pas très à jour mais c'était suffisant dans l'immédiat pour apprendre les antidotes. Et la bibliothèque de sa mère était bien fournie.
"C'est beau ce que tu fais," commenta Vali.
Curieux, Severus leva deux secondes la tête. Frieda peignait. Ce n'était pas très réaliste mais effectivement, c'était beau. Des lutins vêtus de vert dansant autour d'un chaudron rempli d'or d'où naissait un arc-en-ciel. Du folklore irlandais. Il sourit. Elle reprenait peu à peu. Vivre loin de Midgard aidait aussi probablement. L'ombre dans son regard restait là mais cela ne faisait qu'un petit mois depuis le sauvetage.
Il reporta son attention sur son chaudron fumant et y jeta quelques racines avant de mélanger. Un tour, deux tours, trois tours. Sens inverse. Un. Deux. Il devait être méticuleux. S'il faisait une erreur, il devrait tout recommencer de zéro pour faire son antidote.
"Pourquoi tu as fait un trèfle à quatre feuilles ? Ca en a trois…"
"Parfois tu peux en trouver avec quatre," commenta Frieda d'une voix douce et encore fort basse. "On dit que cela porte chance."
Elle ne criait plus ou à peine en certaines occasions. Comme un imbécile qui donne un coup de pied dans un chat… Le reste du temps, elle restait en retrait, proche de Severus ou de sa mère. La plupart du temps, elle demeurait dans la sécurité des appartements d'Astrid, loin des critiques asgardiennes. Elle n'en recevait pas beaucoup, la majorité venait surtout de l'influence et la renommée de Loki. Cela déteignait sur Severus et elle. Mais ils ne s'en plaignaient pas. Ils laissaient dire et partaient.
"Papa aime bien peindre aussi," confia soudain Vali. "Regarde, il a fait ça !"
Il descendit de son tabouret et pointa du doigt un tableau accroché au mur. Les deux sorciers sourirent en avisant le portrait de famille. Il y avait tout le monde. Narfi, Vali, Sigynn, Hela, un serpent et un loup, leur père et eux-mêmes. Ils étaient tous là, autour d'elle. Cela réchauffait le cœur des midgardiens, même séquestrée au loin, les pensées de leur mère étaient toujours tournées vers eux, vers la famille.
Quelques coups furent donnés contre la porte. Vali bondit de son tabouret et alla voir.
"Laisse-moi rentrer, il faut qu'on parle."
Vali s'écarta de la porte et Narfi pénétra dans la pièce. Ses yeux se posèrent immédiatement sur Severus qui était bien visible depuis la porte.
"Je dois parler à Vali."
"Rien ne t'en empêche," rétorqua le sorcier sans même le regarder.
"Sors d'ici, c'est privé."
Il vit alors Frieda occupée à peindre et précisa.
"Sortez tous les deux."
Frieda hésita un instant et jeta un oeil à son frère aîné. Severus secoua la tête.
"Cela ne va pas être possible tout de suite. Je ne peux pas lâcher mon chaudron maintenant."
"Tu sors. Maintenant."
"C'est dangereux. Je dois stabiliser la potion."
L'Ase s'avança à pas vif vers lui et lui saisit le col. Severus sortit sa baguette pour le repousser. Un petit repulso assez léger mais suffisant pour l'écarter. Narfi ne se laissa pas faire et ne le lâcha pas. Il grogna. Décidément, les Ases étaient forts ! Le sorcier se débattit.
Vali arriva.
"Laisse-le tranquille. Papa dit toujours de ne pas déranger quand il fait des potions ! C'est dangereux !"
"La ferme ! Ils sortent !"
Tout en disant cela, il se saisit du bras de son frère pour le repousser.
"Aïe !"
Severus lança son sortilège un peu plus fort et réussit à se débarrasser de son demi-frère qu'il commençait de plus en plus à détester. Il se tourna ensuite vers Vali qui venait de se cogner contre la table et tomber à terre.
"Est-ce que ça va ?" lui demanda-t-il doucement.
"Oui, je crois…," murmura le jeune ase.
"Severus, le… !" s'exclama Frieda.
Le sorcier leva la tête et vit avec horreur son chaudron vaciller. Il sauta sur Vali pour le repousser et aussi, le protéger au mieux de la substance qu'il savait déjà dangereuse et corrosive. Et brûlante aussi.
Il hurla. Et il ne fut pas le seul. Le cri de son demi-frère résonna directement dans son oreille.
"Sev !"
"Va… chercher…"
Severus perdit connaissance. Frieda se leva et jeta un regard noir à Narfi.
"Emmène-les tous les deux à la salle de bain," dit-elle sèchement tout en se dirigeant vers la sortie. "Mets-les dans la baignoire et nettoie-les tout de suite ! Je vais chercher Maman."
"Je ne…"
"Tu le fais ! Tout de suite ! C'est de ta faute ! Et gare à toi si tu ne le fais pas ! Je ne sais pas ce que faisait Sev mais leur vie peut en dépendre ! Alors grouille !"
Elle sortit au pas de course.
xXxXxXx
Astrid était assise à rédiger un document comme autrefois, reprenant mieux le rôle de Loki qu'elle ne l'avait jamais pris ces dernières années. La plume habile et grande manipulatrice des mots… Elle ne le faisait pas de gaieté de cœur mais elle préférait se remettre un peu le roi de son côté avec ses deux enfants présents ici.
Autour d'elle étaient présents Odin, bien évidemment, Thor, quelques nobliaux et conseillers d'Asgard, Tyr, et une série de chefs et hauts dignitaires de Vanaheim. Des traités commerciaux donnant des avantages à Asgard principalement mais elle ne lésait pas pour autant les tribus vanes.
Ces derniers étaient surpris par son apparence féminine d'ailleurs mais après quelques propos rassurants et confiant qu'elle était plus en accord avec elle-même de cette façon, et surtout avec sa famille, entre quelques échanges cordiaux et petites anecdotes entre amis pour certains, tout était revenu dans l'ordre pour le rassemblement officiel.
Astrid était prête à apposer le dernier point du contrat quand un hurlement la fit sursauter. Elle renversa son encrier et le parchemin se couvrit de noir. Elle se retourna vivement, les sourcils froncés. Elle connaissait cette voix.
Un miaulement attira ensuite son regard. Le chat noir qui l'attendait depuis quelques heures déjà s'étirait sur un appui de fenêtre en plein soleil avant d'atterrir sur le sol.
"Je vais voir ce qu'il se passe," dit Harry en reprenant forme humaine.
Il y eut quelques exclamations surprise à la métamorphose et Odin voulut s'outrager mais le roi d'Helheim continua.
"La dernière fois que Severus a hurlé comme ça, il s'était cassé la jambe au ski."
Astrid hocha la tête et finit par soupirer. Elle n'avait pas à bouger, elle pouvait reprendre son traité. Elle le nettoya d'un geste leste de la main et lui retira l'excédent d'encre dans lequel le parchemin était noyé.
"MAMAN !" hurla soudain Frieda.
Elle se retourna encore. Odin se redressa. Astrid l'attrapa par le bras, craignant pour la sécurité de sa benjamine et tourna la tête.
"Ecoutez-la avant de vous énerver," lui demanda-t-elle doucement.
Frieda débarquait dans la pièce au pas de course, les joues rouges et le souffle court.
"Oh Papa ! T'es là !"
"Qu'y a-t-il ?" demanda Harry.
"C'est Severus et Vali ! Un chaudron leur est tombé dessus et ils sont recouverts de potions !"
"Qu'est-ce que Severus préparait ?" demanda Astrid, soudain plus inquiète.
"Je ne sais pas. Mais c'était dangereux selon lui. Et Narfi est venu le provoquer pour le faire quitter la pièce ! Tout ça juste pour parler à Vali ! Résultat des courses, ils sont tous les deux blessés et Narfi a rien du tout."
"Je vais voir," dit alors Harry en passant un bras autour des épaules de sa fille.
"Appelle-moi au besoin," dit alors Astrid. "Je reste meilleure que toi en potions."
Son mari hocha la tête et ils disparurent tous les deux dans l'embrasure de la porte. Astrid poussa alors un soupir et se passa une main sur le visage. Elle souffla une deuxième fois avant de reprendre ce pourquoi elle était là. Elle écrivit les derniers mots nécessaires et fit tourner le document sur la table pour les signatures.
Elle attendit patiemment que tout le monde ait apposé son sceau. Elle réfléchissait à ses fils. Qu'est-ce que Narfi avait encore fait ? Elle allait devoir le corriger mais il ne semblait plus les écouter. Ni elle, ni même Syginn. Qu'allait-elle devoir faire ?
Alors qu'elle y pensait, elle entendit les portes s'ouvrir sur Harry qui tenait justement son fils par le bras.
"Tu as bien de la chance que je ne suis pas ton père !" crachait-il, surprenant Astrid par son ton à la fois sec et froid.
Il ne l'avait jamais employé que contre certains Weasley ou des personnes véreuses du ministère…
"Lâchez-moi !"
"Non, tu vas avoir des explications avec ton père tout de suite ! Astrid, je suis désolé mais il va falloir faire ton Loki ! Comme un homme ! Il n'y a que cela qu'il semble comprendre !"
Astrid retint un soupir et les fixa tous les deux, encore consciente de la présence de tous les dignitaires.
"J'ai été forcé de plonger Severus dans un pseudo-coma le temps qu'il récupère tellement il souffre ! Heureusement Vali n'a presque rien mais il va devoir porter des bandages pendant une bonne semaine tellement la potion de Severus était instable et corrosive alors qu'il travaillait pour faire un antidote. Et cet idiot n'a pas été foutu d'écouter ce que Frieda lui a demandé !"
"C'est-à-dire ?"
"Les plonger sous l'eau."
Le regard de la déesse se fit bien plus dur quand il se posa sur son fils.
"Ils vont être défigurés… à quel point ?"
"Seul le temps pourra nous le dire. Je n'en sais rien."
Elle hocha la tête.
"Très bien. Tu peux retourner auprès de Severus et Vali, je m'occupe de Narfi. Personnellement."
Alors qu'elle disait cela, elle se levait lentement. Harry hocha la tête et lâcha l'adolescent qui méritait la leçon du siècle. Narfi lança un regard de dédain et de provocation à Astrid avant de faire demi-tour pour partir. Elle ne le laissa pas faire. Elle claqua des doigts et il flotta dans les airs à deux centimètres du sol. Il marchait sans pouvoir bouger.
"Facile de fuir et de ne pas assumer les conséquences de ses actes. Tu es lâche, Narfi."
"Je ne suis pas un lâche ! Toi, tu l'es !"
"Moi, en attendant, je ne mettrai jamais la vie de mon frère en danger comme tu l'as fait !"
"Techniquement tu l'as fait !" commenta Thor.
"J'espère que tu plaisantes !" rétorqua Astrid en fusillant ce dernier du regard. "Jamais je ne t'ai blessé au point que tu sois défiguré ! Et tu as toujours fait attention à ne pas trainer autour de moi quand j'étais penché à faire de la magie !"
Astrid approcha de son fils et l'attrapa par le menton avec une certaine force qui allait pourtant ne laisser aucune marque. Elle voulait mettre vraiment son fils en garde. Il fallait qu'il apprenne. Et faire ce qu'elle allait faire, prendre cette décision, était grave mais nécessaire.
"A partir de maintenant, je t'interdis formellement de t'approcher de Severus, Vali et Frieda, tu m'entends ! Pas à moins de cinquante mètres avec pour seule exception les repas où il y aura au minimum cinq chaises de distances entre vous !"
"Tu ne peux pas !"
"Non seulement je le peux, mais je prends ce droit, Narfi ! Tu es un danger pour tes frère ! Tu les dénigres et tu les traites comme des moins que rien car ils ne sont pas les parfaits petits guerriers Ases comme les quatre crétins qui te servent d'instructeurs te font devenir. Autrement dit, une brute épaisse sans la moindre cervelle ! D'ailleurs, tu me feras le plaisir de ne plus retourner travailler avec eux !"
"Je fais ce que je veux !"
"C'est aux parents de choisir les instructeurs de leurs enfants ! Et je vais m'arranger avec ta mère pour les choisir avec soin. Le trio palatin et Sif, c'est fini ! File dans ta chambre, tu es puni pour le reste de la semaine ! Interdiction d'aller à la palestre. Ta seule activité possible sera la bibliothèque ! En compagnie de ta mère ou la reine !"
"Je te déteste !"
"Déteste-moi autant que tu voudras, je reste ton parent que tu le veuilles ou non ! Et ma décision est prise ! Et la magie agira pour que tu la respectes," ajouta-t-elle en claquant des doigts. "File !"
Narfi put refaire quelques pas sur le sol. Il fit demi-tour et tenta de donner un coup à Astrid. Elle bloqua et se saisit de son bras.
"Tu me prends pour un être faible et sans défense, capable que de magie et de fourberie. Je suis bien plus forte que tu ne le penses, Narfi ! Beaucoup plus forte ! Et différente ! Et tu apprendras les vraies valeurs d'Asgard auprès de meilleures personnes !"
"Certainement pas toi !"
"Je n'ai pas l'intention de t'enseigner quoi que ce soit ! Ce serait une perte de temps ! Mais peut-être que ton oncle pourrait prendre part à ton éducation ? Qu'en penses-tu, Thor ? Quand tu as du temps ?"
"Je suis toujours avec les autres…"
"Mais tu as des valeurs. Et si je demande à Heimdall également… Ce garnement pourrait devenir un bien meilleur guerrier que ce que tes maudits amis sont en train de faire de lui."
"D'accord. Mais il va falloir que tu trouves un troisième instructeur. C'est la loi."
"J'en parlerai avec Syginn. On prendra cette décision ensemble."
Astrid soupira et secoua la tête.
"Il faut d'ailleurs que je la prévienne pour Vali. Elle va être furieuse…"
Elle s'éloigna d'un pas vif.
"Tes ennuis ne font que commencer, Narfi, tu as ma parole !"
Bonjour !
Une suite porteuse d'espoir mais avec un chemin semé d'embuche. Petite question : qui veut donner la raclée du siècle à Narfi ? Moi la première ! Des idées pour une troisième personne qui éduque ce petit con ?
Voilà, j'espère que vous avez apprécié votre lecture et je vous retrouve bientôt j'espère pour un autre chapitre :)
Bon baiser de Belgique,
Memepotter952504
