Auteur: Kuro-Hagi – 02/08/2024
Genre: Romance – Yaoi – Supernatural
Disclaimer: Tout ce monde et ces personnages appartiennent à Tadatoshi Fujimaki.
Notes/Remerciements:
Salut à tous !
Juste un petit texte, un extrait issu d'une fic commencée et jamais terminée. Mais, j'ai rien posté l'année dernière pour L'anniv de kagami et je me sens frustrée et ça me manque... Alors voilà, juste un petit bout de texte pour lui souhaiter un joyeux anniversaire
2 août
Les bras de son homme s'enroulent autour de sa taille, son souffle caresse sa nuque et son nez vient se presser dans son cou. Il sourit, Daiki est toujours particulièrement câlin au réveil et aime venir respirer son odeur. Il penche la tête bien volontiers pour le laisser prendre sa dose matinale et se détend entre ses bras.
« 'Morning…
— Hey… »
Ils restent silencieux un long moment. Daiki n'est pas un bavard au réveil. Jamais et depuis que les stocks de café s'amenuisent, il lui faut encore plus de temps qu'avant pour sortir des brumes du sommeil et réellement émerger, sans être complètement grognon. Finalement, au bout de plusieurs dizaines de minutes, Daiki pose son menton sur son épaule et contemple lui aussi la vue depuis la petite terrasse en bois, sur laquelle il l'a rejoint. Il se tend légèrement et demande avec une légère inquiétude.
« Qu'est-ce-que tu regardes ? »
Même après plus de cinq ans, ils sont toujours sur le qui-vive, toujours à l'affût du moindre signe. Pourtant, Daiki sait que si la moindre menace guettait, il l'aurait réveillé depuis longtemps et celui-ci aurait été aussitôt parfaitement alerte. Ils ont mis du temps à réussir à dormir sereinement toute une nuit, même ici, s'astreignant à des tours de garde les premiers temps, renonçant à dormir dans les bras l'un de l'autre pour surveiller les alentours. Ils ont installé des systèmes d'alertes sur un périmètre de sécurité autour de la cabane, et chaque jour ils vérifient que tout est bien en place. À vivre dans la peur constante, leur ouïe, un sens très oublié dans l'époque où il vivait, s'est affûté. Ils sont extrêmement conscient des bruits de la forêt, reconnaissant le chant des oiseaux, la mélodie des insectes, les cris des animaux et le murmure de la rivière quand le vent souffle dans le bon sens. Et chaque fois que la forêt se fait silencieuse, ils sont automatiquement sur le qui vive.
Ce ne sont pas les zombies qui les inquiètent le plus. Depuis qu'ils sont ici, ils en croisent de temps en temps, ils sont rarement très nombreux, bruyants et font souvent fuir les oiseaux et les animaux. Non, ceux qui les inquiètent vraiment sont les autres survivants, ceux qui connaissent la forêt, ou on appris à survivre, à chasser comme eux et savent se faire discrets et repérer les pièges et autres. Ils sont rares ceux qui arrivent jusqu'à eux, pourtant il y en a. Ils se sentent un peu plus rassurés depuis qu'ils ont recueilli Ulysse, un chien, un bâtard sûrement mais qui s'est prouvé être un chien de garde efficace et qui sait se montrer discret et les aider quand il faut chasser. Grâce à lui, ils ont échappé à une attaque en pleine nuit d'un groupe de cinq survivants il y a deux ans. Même si leur ouïe s'est améliorée, rien ne bat celle d'Ulysse.
« J'admire simplement. Je suis content qu'on ait trouvé cet endroit. Et il fait un temps magnifique. »
Daiki se détend à ses mots et revient presser ses lèvres contre son cou, son ventre grogne légèrement et il rit dans son cou.
« Installe toi. Je vais nous chercher le petit déjeuner. »
Mais Daiki, le suit pour l'aider à transporter ce qu'il leur faut. Il entend son homme faire un arrêt derrière lui en passant devant le calendrier de fortune qu'ils ont confectionné.
« Mais quel con… »
Daiki se précipite sur lui et l'enlace en venant écraser ses lèvres des siennes avec fougue.
« J'suis désolé Tai… Happy Birthday ! »
Il rigole doucement et répond à ses baisers avec la même ferveur.
« T'inquiète pas. Merci.
— Je t'aime Taiga.
— Je t'aime aussi Daiki. »
Daiki l'embrasse encore, puis sourit.
« Bouge pas ! Je reviens. »
Il sourit en le regardant s'éloigner. Daiki met toujours un point d'honneur à lui offrir quelque chose pour son anniversaire. Des trucs qu'il glane à droite à gauche, une année c'était un plant de menthe qu'il a récupérer dans un jardin et dont il a pris soin en secret jusqu'à pouvoir lui offrir et qui depuis agrémente délicieusement leurs plats et leurs boissons, une autre fois c'était simplement une jolie pierre qu'il a trouvé dans la rivière, ou un t-shirt à l'effigie d'un de ses héros de comics préférés et parfois ce sont des choses plus sophistiquées comme la vieille montre à gousset qu'il garde toujours sur lui. Daiki est un vrai fouineur quand ils partent en expédition pour explorer la ville en quête de ce qu'ils ne savent pas récolter ou chasser seuls, comme le café, il revient toujours avec des trésors.
Daiki revient, cachant quelque chose dans son dos, un immense sourire aux lèvres. Cette fois il est particulièrement fier de lui et il ne peut pas s'empêcher d'être un peu impatient de découvrir ce qu'il a trouvé cette fois. Il est particulièrement curieux parce que ça semble un peu imposant pour qu'il le garde derrière lui comme ça.
« Ferme les yeux ! »
Il rigole, mais s'exécute, des petits crépitements d'excitation chatouillant son ventre. Il entend le mouvement de son homme quand il pose quelque chose devant lui sur le plan. Daiki se glisse derrière lui de nouveau et presse ses lèvres sur sa nuque. C'est la position préférée de son homme et il adore être dans ses bras, alors ça lui va bien.
« Tu peux ouvrir les yeux maintenant… »
Doucement, il ouvre les paupières, l'excitation chatouillant toujours son ventre, un sourire étirant ses lèvres, quoique ce soit il est content que son homme lui offre quelque chose. Son regard s'ajuste et…
« No way ! Tu as trouvé ça où ? »
Il prend le vinyl avec précaution et laisse un rire lui échapper quand il voit qu'il y en a deux autres dessous : Slipknot, Rage Against the Machine et System of a Down. De vieux groupes qu'il adore depuis qu'il est adolescents.
« Trop bien ! »
Ils se tournent entre les bras de son homme et l'embrasse avec fougue, le remerciant encore et encore. Daiki rit, heureux de lui faire ce plaisir. Il savoure encore ses lèvres et finalement le petit déjeuner oublié, il va installer l'un des disques dans le vieux gramophone et entraîne son homme pour danser au milieu de leur mini salon. Le son est un peu déformé, mais pouvoir entendre un peu de musique c'est un petit plaisir qui lui remet toujours du baume au cœur, alors que la musique a toujours eu une place très importante dans sa vie, ponctuant ses journées et ses semaines avant les événements.
