Chapitre 4 : Le gardien des clés
BOUM !
Les murs tremblaient la poussière tomber du plafond, on aurait pu croire que la maison aller s'effondrer au moindre coup de vents actuellement, une voix retentit, une voix très forte et grondante.
—Ah mince, alors cette chambre du haut, Ou est-ce que je peux la trouver ? Disait-elle, Camille pouvait dors est déjà l'identifier comme celle d'un homme.
Les pats bourrus si firent alors ressentir bien plus fort jusqu'à arriver devant sa chambre, la poignée s'enclencher et un homme, un géant était devant Camille, plus de 2m, Camille devant cette vision recula jusqu'à toucher son bureau, sur son visage on pouvait y lire de la peur, de la terreur même. C'était connue, il avait beau être calme dans la plupart des situations, il avait peur d'énormément de chose.
—Tu es Camille, Camille Potter ?
Devant le hochement de tête de Camille le géant ne puit qu'acquiescer il sortit alors un paquet de sa poche et lui tendit avec un léger sourire malgré tout en voyant la peur inscrit sur le visage du garçon.
—Tiens joyeux anniversaire j'espère que je n'ai pas fait de fautes je les fais moi-même.
Camille prit le paquet avec précotions et l'ouvrit doucement, il vit un gâteau légèrement abimer avec une inscription dessus « Joyeu Aniversère Camile ». Lui qui adorait lire ne pouvait que grimacer mentalement fasse a cette écriture mais il acquiesça et rendit un léger sourire au géant.
—Merci beaucoup monsieur c'est très gentil, mais qui êtes-vous ?
—Je suis Rubeus Hagrid, gardien des clés et des lieux à Poudlard. Et voici ta lettre que je suppose tu as tant attendue.
Camille tendit la main pour prendre l'enveloppe de parchemin jauni sur laquelle était écrit à l'encre vert émeraude :
« Mr C.F Potter, dans la plus petite chambre du 4 privet drive. » Il ouvrit l'enveloppe et lut la lettre qu'elle contenait :
COLLÈGE POUDLARD, ÉCOLE DE SORCELLERIE
Directeur : Albus Dumbledore (Commandeur du Grand-Ordre de Merlin, Docteur ès Sorcellerie, Enchanteur-en chef, Manitou suprême de la Confédération internationale des Mages et Sorciers)
Cher Mr Potter, Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au Collège Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité. La rentrée étant fixée au 1er septembre, nous attendons votre hibou le 31 juillet au plus tard. Veuillez croire, cher Mr Potter, en l'expression de nos sentiments distingués.
Minerva McGonagall, Directrice adjointe
— Qu'est-ce que ça veut dire « nous attendons votre hibou », bredouilla-t-il.
— Mille Gorgones, j'allais oublier ! s'exclama Hagrid en se donnant sur le front une tape de la main qui aurait suffi à renverser un cheval.
D'une poche intérieure de son manteau, il tira alors un hibou… un vrai hibou bien vivant qui avait l'air un peu froissé, une longue plume d'oie et un rouleau de parchemin. La langue entre les dents, il se mit à griffonner un mot que Camille, face à lui, parvint à lire à l'envers :
Monsieur le Directeur,
J'ai donné la lettre à Camille. Je l'emmène acheter ses affaires demain. Le temps est affreux. J'espère que vous allez bien.
Hagrid
Hagrid roula le billet et le donna au hibou qui le prit dans son bec, puis il alla ouvrir la fenetre et jeta l'oiseau au-dehors, en pleine soleil. Il revint ensuite s'asseoir sur le canapé comme si ce qu'il venait de faire n'était pas plus étonnant que de passer un coup de téléphone.
—Tu sais déjà ce qu'est Poudlard, j'imagine ?
— Euh... non... répondit Camille.
Hagrid parut scandalisé.
— Je suis désolé monsieur Hagrid dit précipitamment Camille.
— Oh ne soit pas désoler mon petit, ce n'est pas ta faute, c'est celle de ton oncle et ta tante. Il avait reçu une lettre avec des explications sur ce que tu es et qui tu es. D'ailleurs où sont-ils ?
— Ils sont partie, après avoir reçu toute ces lettres jours après jours, ils ont décidé de partir en me laissant ici, pensant que je n'apportais que le malheur dans leur famille parfaite. Cracha Camille avec colère ce qui était rare avec son tempérament.
Hagrid préférait ne rien dire, il était triste pour lui, il remarqué déjà en effet que ça « famille » ne devait pas beaucoup l'apprécier, il avait l'air maigre et pas très musclé. Cela l'inquiétait d'autant plus, il se demandait ce que c'est moldu avait pu lui faire.
— Alors Camille, je suppose que tu as énormément de questions alors vas-y, pose-les-moi et je ferais en sorte d'y répondre le plus possible.
— Merci Hagrid, tout d'abord qu'est-ce que Poudlard ? Je sais que c'est une école mais pouvais vous m'en dire plus s'il vous plait.
— Poudlard est en effet une école, fondait par 4 grands sorciers légendaires, Gryffondor, Serdaigle, Poufsouffle et Serpentard, la bas tu y apprendras tout ce qu'il y'a a savoir sur la magie, tu t'y feras des amis, D'ailleurs vu le jour nous ne devrions pas tardez, je sais que tu dois avoir d'autre questions mais la rentrer approche, et tu n'a pas encore tes affaires alors nous irons faire les courses aujourd'hui.
— Bien Hagrid, nous pouvons donc y aller, juste avant Hagrid j'aimerais savoir une chose, mes parents…qui ils était et comment ils sont décédés ?
Le sourire disparut du visage de Hagrid. Il eut soudain l'air très mal à l'aise.
— Je ne m'attendais vraiment pas à ça, dit-il d'une voix inquiète. Quand Dumbledore m'a prévenu qu'il ne serait peut-être pas facile de te ramener, je ne me doutais pas que tu n'étais au courant de rien. Ah, Camille, je me demande si c'est moi qui suis le mieux placé pour te révéler tout ça, mais il faut bien que quelqu'un le fasse. Tu ne peux pas aller à Poudlard sans savoir...
Il lança un regard compatissant à Camille.
— Je vais essayer de te dire ce que je peux, mais je ne pourrai pas tout dire, il y a de trop grands mystères derrière tout cela.
Il se laissa aller contre le dossier de la chaise de son bureau et contempla la vue à travers la fenêtre pendant quelques instants avant de commencer son récit.
— Toute l'histoire commence à cause d'un personnage qui s'appelle... c'est vraiment incroyable que tu n'aies jamais entendu son nom alors que, dans notre monde, chacun connaît...
— Connaître qui ? demanda Camille.
— Je n'aime pas beaucoup prononcer son nom quand je peux l'éviter. Personne n'aime ça.
— Pourquoi ?
— Nom d'une gargouille, Camille ! Tout le monde a encore peur. Ah, bougre de diable, c'est tellement difficile ! Voilà : il y a eu un jour un sorcier qui... qui a mal tourné... Très, très mal tourné... Pire que ça, même. Pire que tout ce qu'on peut imaginer de pire. Il s'appelait...
Hagrid avala sa salive, mais aucun nom ne sortit de sa bouche.
— Vous pourriez peut-être l'écrire ? suggéra Camille.
— Non, je ne sais pas comment ça s'écrit... Bon, allons-y, il s'appelait... Voldemort.
L'immense corps du géant fut parcouru d'un frisson.
— Ne m'oblige pas à le répéter, dit-il. Il y a une vingtaine d'années, ce... ce sorcier a commencé à chercher des adeptes. Et il a réussi à en avoir. Certains l'ont suivi parce qu'ils avaient peur, d'autres voulaient simplement profiter de son pouvoir, parce que, des pouvoirs, il en avait ! C'était une sombre époque, Camille. On ne savait plus à qui faire confiance, on n'osait pas se lier d'amitié avec les sorciers ou les sorcières qu'on ne connaissait pas bien... Il s'est passé des choses terribles. Il prenait le pouvoir sur les autres. Oh, bien sûr, il y en avait encore qui lui résistaient... mais il les tuait. Et d'une manière effroyable. L'un des seuls endroits où on était encore en sécurité, c'était Poudlard. Je crois bien que Dumbledore était le seul qui arrivait à faire peur à Tu-Sais-Qui. Il n'a jamais osé s'attaquer à l'école, pas à ce moment-là, en tout cas. Ton père et ta mère étaient d'excellents sorciers. Toujours premiers de la classe à Poudlard, à l'époque où ils étaient étudiants ! Le mystère, c'est pourquoi Tu-Sais-Qui a attendu si longtemps pour essayer de les amener dans son camp... sans doute parce qu'ils étaient trop proches de Dumbledore pour avoir quelque chose à faire dans le monde des Ténèbres. Et puis il a fini par croire qu'il parviendrait à les convaincre... ou alors, il voulait simplement se débarrasser d'eux. Tout ce qu'on sait, c'est qu'il y a une dizaine d'années, le jour d'Halloween, il s'est rendu dans le village où vous habitiez tous les trois. Tu avais à peine un an. Il est arrivé devant votre maison et... et...
Hagrid sortit soudain un mouchoir à pois très sale et se moucha en faisant un bruit de corne de brume.
— Excuse-moi, dit-il, mais c'est tellement triste... Je connaissais ton papa et ta maman et c'étaient les gens les plus charmants qu'on puisse imaginer... Enfin, c'est comme ça... Tu-Sais-Qui les a tués. Ensuite… et c'est là qu'est le vrai mystère… il a essayé de te tuer aussi. Il voulait sans doute faire le travail jusqu'au bout, ou alors il aimait tuer tout simplement. Mais il n'a pas réussi. Tu ne t'es jamais demandé d'où te venait la cicatrice que tu as sur le front ? Ce n'est pas une blessure ordinaire. C'est la trace du mauvais sort qu'il a lancé contre, toi, un mauvais sort si puissant qu'il a détruit tes parents et leur maison. Mais avec toi, ça n'a pas marché, et c'est pour cette raison que tu es célèbre, Camille. Personne n'a jamais pu lui échapper parmi ceux qu'il avait décidé de tuer, personne sauf toi. Et pourtant, il a supprimé quelques-uns des plus grands sorciers et sorcières de l'époque, les McKinnon, les Bones, les Prewett. Mais toi qui n'étais qu'un bébé, tu as survécu.
Il se passait quelque chose de très douloureux dans la tête de Camille. À mesure que Hagrid approchait de la fin de son récit, il revoyait l'éclair de lumière verte plus nettement que jamais…et pour la première fois de sa vie, il se rappelait aussi un rire cruel, sonore, glacé.
Hagrid le regarda avec tristesse.
— C'est à moi que Dumbledore a confié la mission d'aller te chercher dans la maison en ruine. Et c'est comme ça que je t'ai amené chez ces gens...bon arrêtons de recasser des choses aussi tristes il est temp d'y aller, viens Camille nous allons prendre le magicobus, c'est un bus réservé au sorcier, pour l'appeler il suffit juste de lever sa baguette en l'air et le bus viendras jusqu'à nous.
—Très bien Hagrid, mais aux faites comment vais-je payer toute mes affaires, je n'ai pas d'argent.
— Ne t'inquiète pas pour ça, répondit Hagrid en se levant. Tu crois donc que tes parents ne t'ont rien laissé ?
— Mais leur maison a été détruite...
— Ils ne gardaient pas leur or à la maison. On va commencer par s'arrêter chez Gringotts. C'est la banque des sorciers.
— Il y a des banques de sorciers ?
— Il n'y en a qu'une seule, c'est Gringotts. Elle est dirigée par des gobelins.
— Des gobelins ?
— Oui, et il faudrait être fou pour essayer de leur voler quoi que ce soit. Gringotts est l'endroit le plus sûr du monde. A part Poudlard, peut-être. De toute façon, je dois y passer, Dumbledore m'a demandé d'aller lui chercher quelque chose là-bas. Il me fait confiance pour toutes les missions importantes, assura Hagrid avec fierté. Tu es prêt ? Alors, viens.
Camille suivit Hagrid hors de la maison. Le ciel était clair, et le soleil resplendissait. D'un mouvement de parapluie rose, il entendit quelque seconde plus-tard une forte détonation, l'obligeant à se boucher les oreilles. Il eut un petit sursaut. Deux roues gigantesques surmontées d'énormes phares s'immobilisèrent dans un crissement de pneus à l'endroit précis où il avait sursauté un instant auparavant. En levant la tête, Camille s'aperçut que les roues appartenaient à un bus violet à double impériale qui venait de surgir du néant. Sur le pare-brise était écrit en lettres d'or : Magicobus.
Sur la marche du bus un contrôleur en uniforme violet sauta alors du bus en lançant d'une voix sonore :
— Bienvenue à bord du Magicobus, transport d'urgence pour sorcières et sorciers en perdition. Faites un signe avec votre baguette magique et montez, montez, nous vous emmènerons où vous voudrez. Je m'appelle Stan Rocade et je serai votre contrôleur ce...matin…
L'homme s'interrompit. Il venait d'apercevoir Camille. Camille aperçut que Stan Rocade était bien sûr plus âgé que lui. Il devait avoir dix-huit ou dix-neuf ans tout au plus. Ses oreilles étaient largement décollées et il avait pas mal de boutons sur la figure.
—Bonjour Stan, comment ça-vas ? Nous aimerions aller au chemin de traverse s'il te plait.
—Bonjour Hagrid, la journée commence bien et en route, on peut y aller, Ern, dit Stan en prenant place dans un autre fauteuil de salon, à côté du chauffeur.
Il y eut une nouvelle détonation assourdissante et Camille bascula en arrière, déséquilibré par le démarrage en trombe du Magicobus recula jusqu'à s'écraser sur le ventre d'Hagrid. Il se redressa et regarda à travers la vitre. A présent, l'autobus filait le long d'une tout autre rue, très différente de celle qu'il venait de quitter. Stan prenait grand plaisir à observer l'expression stupéfaite de Camille.
Quelque minute plus tard, la même détonation retentit, Camille suivit Hagrid qui disait au revoir à Stan.
—Alors ça Camille c'est l'entrée du chemin de traverse, viens suis moi et il vaut mieux que tu sois discret, vu ta célébrité nous allons nous faire harponner a chaque mouvement.
