Hey ! Je réserve ce petit espace pour répondre aux reviews ^^ je fais pas ça souvent parce que j'oublie mais des fois j'essaie d'y penser parce que je trouve que c'est vachement important (et des fois faut pas hésiter à me rappeler de répondre xD)

Pour les guests, si vous faites un compte ou si vous vous connectez ça me va, comme ça vous êtes sûrs de voir la suite et on pourra même débattre en pv ^^

Passons aux réponses aux reviews !

Lu (guest) : héhé si tu veux j'en ai plein en stock, que je poste de base sur wattpad et que je me mets à poster ici aussi ! Et merci beaucoup ^^ ah tu me fais penser qu'il faut que je continue les ff HP aussi !

Rosesdeschamps : toi, je t'ai déjà rep en pv ^^ (c'est plus facile xD)

Akane (guest) : héhé, n'hésite pas à faire part de tes hypothèses ! Évidemment, je n'infirmerai ni ne confirmerai aucune de te propositions, faut garder le suspens pour la suite, mais je suis curieuse de voir ce à quoi tu penses :3 Et merci beaucoup !

Archange99 (guest) : oh merci beaucoup ça fait plaisir ! Après j'arrive longtemps après que la série soit terminée mais j'avoue qu'il n'y en a pas tant que ça et encore, ça, c'est le ship le plus répandu ! Encore une fois, merci ça fait grave plaisir *^* héhé, pour le moment je peux me permettre de poster rapidement parce que j'ai plusieurs chapitres d'avance sur wattpad et j'essaie de me limiter à un chapitre par jour ici pour le moment xD après, le rythme de publication sera un peu plus lent mais ça ira en vrai ! Au moins un chapitre par semaine si tout va bien.

Akane (guest), le retour ! : hey de nouveau toi ! Merci beaucoup *^* effectivement c'est du taf, ça prend du temps mais j'adore ça. J'essaie vraiment de faire quelque chose de bien, de qualité, et de pas trop court. Et j'espère que ça te plaît et si jamais y a des trucs qui sont pas ouf ou quoi, n'hésite pas à m'en faire part ^w^!

Merci à tous/toutes pour vos commentaires, je vous jure ça fait trop du bien et ça booste de ouf !


- Stiles ? Tenta Derek, peu sûr de lui.

Depuis la fin de sa tirade qui lui avait d'ailleurs fait mal au cœur, Stiles s'était tu et avait baissé la tête. Le silence qui régnait dans la pièce était complet, si l'on exceptait les battements de cœur très rapides du jeune homme, que Derek n'entendait que grâce à son ouïe surnaturelle. Le bêta appela encore doucement l'adolescent, sans obtenir de réponse, ni qu'il lève la tête. Il remonta sa main de son dos jusqu'à son épaule et à ce moment-là, Stiles se dégagea plutôt brutalement, comme si la main de Derek l'avait brûlé.

- Me touche pas.

Ton à la fois sec et apeuré. Tête toujours baissée. Main crispée.

- Stiles… ?

- Me touche pas, me parle pas, t'approche pas… S'il te plaît…

Les mots de Stiles surprirent au plus haut point Derek, qui crut de prime abord que ces mots faiblement prononcés lui étaient destinés. Mais il comprit très vite que non. La voix de l'adolescent était différente, un peu plus aiguë et trop peu sûre d'elle, presque enfantine. Autant dire que ce constat troubla le loup au plus haut point. Stiles releva alors la tête et Derek vit son visage baigné de larmes et ses yeux vitreux écarquillés de terreur. Le jeune homme se leva brusquement et se précipita dans un coin de la chambre, où il se mit en boule tout en murmurant des choses inaudibles pour toute oreille humaine. L'ouïe d'un loup comme Derek était parfaitement capable d'entendre les supplications de Stiles, qui lui demandait, terrifié et dans une souffrance qui brisait sa voix, de le laisser tranquille. Derek, très mal pour lui et désireux de le sortir du cauchemar qu'il semblait vivre, vint vite s'accroupir devant lui et posa doucement ses mains sur les genoux de Stiles qui étaient repliés contre le corps tremblotant de ce dernier.

Les minutes qui suivirent furent longues, très longues pour Derek. Rassurer Stiles était une des choses les plus ardues qu'il avait eu à faire dans sa vie tant le jeune homme était ailleurs, tant il semblait ne plus être lui. Si l'on ajoutait à cela le fait que le bêta n'était pas le plus doué dans le domaine de la douceur, l'on pouvait comprendre ses difficultés à aider l'adolescent. Néanmoins, il finit tout de même par y arriver et Stiles se laissa aller dans ses bras, les joues pleines de larmes, après une bonne demi-heure de bataille. Il semblait redevenir celui qu'il était, toutefois pas complètement. Il perdit même lentement connaissance, comme épuisé par sa crise, si bien que Derek dut le porter jusqu'au lit et l'y installer confortablement. Il remonta la couverture jusqu'à ses épaules et lui enjoignit d'un murmure de se reposer, même si Stiles ne l'entendait probablement plus, emprisonné dans les limbes du sommeil. Ensuite, Derek prit le temps d'essuyer ses larmes à l'aide non pas d'un mais de deux mouchoirs. Il resta avec lui longtemps, assis au bord du lit, incapable de le laisser seul tant qu'il dormait. Son apparente fragilité lui faisait peur et Derek n'oubliait à aucun moment qu'un homme avait cherché à l'agresser chez lui. À ce moment-là, le loup comprit qu'il ne serait pas tranquille tant que Stiles serait seul. Pas qu'il était incapable de se défendre, disons simplement que son état moral ne semblait pas s'améliorer après ces quelques jours. Le jeune homme vivait sans cesse dans la peur, et Derek repensa alors à la fois où il avait dormi avec Stiles et que celui-ci avait commencé à faire une crise de panique parce qu'il l'avait pris pour quelqu'un d'autre. Sur le coup, il n'avait pas reconnu sa voix alors que Derek l'appelait pour le faire revenir à lui.

Derek leva la tête vers la fenêtre et constata que le soleil avait bien entamé sa descente. Il regarda alors l'heure sur son téléphone. Vingt heures. Stiles dormait et en soit ce n'était pas si mal puisqu'il avait besoin de se reposer, mais il fallait également qu'il mange quelque chose. Derek s'installa à côté de lui et surfa sur le net pour faire passer le temps. Il réveillerait Stiles un peu plus tard, ayant décidé de lui laisser un peu de répit.

Contre toute attente, Stiles se réveilla de lui-même une bonne vingtaine de minutes plus tard et Derek l'entendit à ses battements de cœur, qu'il ne pouvait s'empêcher de surveiller régulièrement depuis sa perte de connaissance. Les yeux du jeune homme papillonnèrent et Derek se demanda un instant comment il allait être. Redeviendrait-il le Stiles qu'il connaissait ou allait-il faire une nouvelle crise ? Il fallait bien l'avouer, le bêta avait un peu peur de la deuxième option. Calmer Stiles une fois avait été une tâche passablement complexe et Derek ne savait pas s'il serait capable d'assurer ce rôle une deuxième fois, en tout cas aussi vite. Voir Stiles dans un tel état lui avait fait extrêmement mal au cœur. Où était passé cet hyperactif on ne peut plus agaçant qui respirait la joie de vivre ? Où avait disparu son sarcasme légendaire ? Pourquoi Stiles semblait perdre sa combativité et son entêtement si particuliers de jour en jour ? Il semblait dépérir et autant dire que constater ce fait ne mettait pas Derek de bonne humeur. Pour être honnête, ça l'inquiétait de plus en plus et pourtant, dieu sait qu'il ne portait pas Stiles dans son cœur, autrefois. Maintenant, son mal-être apparent lui serrait le cœur plus que de raison, sans doute parce qu'il était plus profond qu'il ne voulait le montrer. Et Derek se demandait comment Scott, la meute et même lui, l'ancien alpha, avaient pu passer à côté de ça.

Stiles était très fort, mais ses défenses internes commençaient à céder, petit à petit.

- Oh, t'es encore là, fit Stiles d'une voix pâteuse en tournant doucement la tête vers lui.

À ce moment précis, le masque d'indifférence de Derek se morcela. Stiles semblait si… Brisé. Et il le lui montrait. Ses yeux partiellement vides de toute émotion, les légères rides au coin de ses yeux étaient là, malgré sa jeunesse, sa peau pâle comme jamais, ses joues un peu creuses. Mais oui, le pire, c'était bel et bien ses yeux. Plus aucune émotion positive n'y élisait domicile, Stiles était malheureux et ne le cachait pas le moins du monde. Et son odeur… Derek n'avait jamais senti une aussi grande souffrance psychique dans une putain de fragrance humaine.

- Toujours, répondit Derek d'une voix rendue un peu rauque à cause de l'émotion.

Oui, Stiles commençait sérieusement à le bouleverser, c'était un fait.

- Ma crise t'a pas fait fuir ?

Derek fut troublé par le détachement apparent dont faisait preuve l'adolescent.

- Tu t'en souviens ? S'étonna le bêta.

- Une partie de moi reste consciente, quand ça arrive, expliqua Stiles en se redressant, l'air indifférent.

- Ça arrive souvent ?

- Ça dépend, répondit l'adolescent avec cet air toujours aussi détaché.

Pourtant, Derek sentait la peur et la tristesse dans son odeur. Pourquoi faisait-il comme si ça ne lui faisait rien ?

- Je ne comprends pas comment tu peux rester après ma crise. Elle aurait dû te faire fuir.

Enfin, Derek commençait à percevoir une émotion sur ce visage vide : un soupçon d'étonnement.

- Ce que moi je ne comprends pas, c'est comment tu peux avoir l'air aussi indifférent après ça, lui dit-il en le regardant se lever.

Il vit Stiles, dos à lui, s'étirer et réajuster son haut. Le jeune homme fit quelques pas le temps de se dégourdir rapidement les jambes. Son odeur ne changeait pas, toujours aussi piquante.

- J'essaie de pas m'effondrer, Derek, avoua Stiles d'un ton neutre sans se retourner vers lui.

Ces paroles simples brisèrent le cœur du loup, qui se leva instantanément, s'approcha de Stiles et se mit devant lui. Le visage de l'adolescent affichait toujours cette effrayante indifférence qui lui glaça le sang. Le reste du masque de Derek termina de se briser et ses yeux à lui exprimaient clairement ce qu'il ressentait. Colère et tristesse étaient les émotions qui prédominaient en lui. Une chose était sûre, il retrouverait celui qui avait osé faire du mal à Stiles et il le tuerait de ses propres mains. Quel monstre était cet inconnu pour avoir brisé un jeune adolescent ? Ou plutôt un enfant, car Stiles avait mentionné le fait que son secret datait de sept ans. C'était encore pire. La tristesse intervenait ici, car Derek ne pouvait pas imaginer comment Stiles avait dû se sentir à garder ce secret seul, pendant ces sept longues années. Néanmoins, percevoir toute la douleur de Stiles lui brisait le cœur, tout blindé qu'il était. Impossible de rester insensible face à ça.

- Tu veux toujours pas me laisser ?

Et cette voix sans émotion qui continuait de sortir de la bouche de Stiles… Ce dernier, voyant que le bêta ne bougeait pas et le regardait toujours, ahuri, soupira.

- Sérieusement Derek, j'ai vraiment honte que tu aies assisté à ça et j'en suis désolé. Alors si tu pouvais… Si tu pouvais partir, ça rendrait peut-être ce moment… Moins gênant.

Stiles désigna la porte d'un geste pour accompagner ses paroles. Il disait vrai, la honte le submergeait et il ne comprenait même pas comment Derek avait pu rester avec lui jusque-là. Il aurait dû fuir depuis bien longtemps, fuir l'adolescent brisé qu'il était. C'était bien connu, beaucoup de gens qui allaient mal se retrouvaient seuls, souvent au moment où ils en avaient le plus besoin. Le problème avec Stiles était que s'il s'écoutait, il aurait tout le temps besoin de quelqu'un, tant qu'il gardait son secret pour lui. Il ne fallait pas qu'il commence à se reposer sur Derek ou bien il risquait d'en devenir dépendant. Ou plutôt… D'être dépendant de son soutien. N'était-ce pas déjà en train d'arriver ? Il appréciait chacun de ses gestes envers lui, chacune de leurs entrevues, chacun de leurs contacts. La présence de Derek l'aidait à garder la tête hors de l'eau malgré tout.

Contre toute attente, Derek ne s'en alla pas et se dirigea plutôt vers le petit frigo à l'angle près de l'entrée. Sans rien dire, il l'ouvrit, fronça les sourcils et le referma. Il fit de même avec les petits placards et fut surpris de n'y trouver qu'un paquet de biscuits. Il le prit dans sa main et se retourna vers Stiles.

- T'as rien d'autre ? Demanda le bêta, surprenant l'adolescent.

- C'est tout ce que j'ai, désolé… Lui dit Stiles, l'air penaud.

Et même si Derek n'aimait pas voir cet air désolé peint sur son visage, il préférait ça que cet effroyable détachement dont il avait fait preuve quelques secondes plus tôt.

- Après, continua-t-il, commençant à être réellement gêné, l'hôtel a un restaurant au rez-de-chaussée et… Il y a un kebab à l'autre bout de la rue. Si t'as faim, tu peux te faire plaisir.

Nerveux, il était nerveux. Derek commençait à connaître certaines de ses habitudes, dont celle qu'il avait de se triturer les doigts puis de serrer les poings quand il n'était pas à son aise. Ensuite, il se grattait un peu l'arête du nez, dans un geste qui aurait pu paraître naturel pour n'importe qui. Sauf lui.

- Et toi ? Demanda simplement Derek.

- Tu as mon repas dans ta main, avoua Stiles en détournant le regard.

- Mange.

La voix de Derek était douce, mais ferme. Assis en face de Stiles, il voyait bien que celui-ci hésitait, devant son assiette de pâtes carbonara. Derek, lui, avait choisi une belle entrecôte accompagnée de pommes de terre sarladaise. Un vrai repas de loup.

Convaincre l'adolescent de sortir de sa chambre d'hôtel pour manger un vrai repas dans le restaurant de l'hôtel n'avait pas été facile. Stiles était fauché, il l'avait deviné lorsque celui-ci lui avait avoué que son repas n'était constitué que de son paquet de biscuits, ou plutôt la moitié, comme il l'avait précisé un peu plus tard. Refusant de le laisser seul et surtout qu'il se nourrisse de cette façon, c'est-à-dire insuffisante. Il l'avait alors traîné de force ici et obligé à choisir un plat. Bien sûr, c'était Derek qui payait, il n'y avait pas de négociation possible.

Finalement, Stiles finit par céder à son envie de manger et dévora ses pâtes sous l'œil bienveillant de Derek, qui ne se priva pas de son côté et ne fit qu'une bouchée de son entrecôte. Peu à peu, un semblant de discussion naquit, Stiles se dérida un peu et se laissa aller à la conversation. Il semblait reprendre des couleurs, de la vie. Derek était satisfait mais n'oubliait pas son air indifférent et le détachement dont il avait fait preuve, pas plus que sa crise, qui ne serait sans doute pas la dernière.

Le problème de Stiles n'était pas encore réglé, après tout. Ce moment était une simple accalmie, rien de plus.

Bien que fauché, ce petit filou tenta tout de même de payer sa part à la fin du repas, en douce. Mais on ne la faisait pas à un loup-garou. Derek l'en empêcha donc et régla la totalité des deux commandes, au grand dam de Stiles.

Alors qu'il le raccompagnait à sa chambre, Derek pensa au fait que c'était le moment pour lui de s'en aller. Il se surprit alors à se demander s'il avait réellement envie de partir. Ladite question était, en soi, une réponse. Non, il ne voulait pas rentrer chez lui, retrouver son oncle mais aussi, paradoxalement, sa solitude. Laisser Stiles seul ne le remplissait pas non plus de joie, surtout en sachant son état moral, qu'il cachait un minimum de temps en temps, même si quelques accalmies comme celle du repas avaient parfois lieu.

Stiles, de son côté, appréhendait. Ils se rapprochaient de la porte de sa chambre et il était clair qu'il n'avait pas envie que Derek parte. Qui était-il pour le retenir et lui demander de rester ? Personne. Il n'était personne. Juste Stiles, l'humain brisé de la meute. Juste un ado perdu à cause de ses blessures personnelles. Il se demandait encore ce que Derek faisait là avec lui, au lieu d'être au loft, avec la meute. Il n'avait pas le droit de le retenir, pas une personne comme lui. Et pourtant… Et pourtant il avait besoin de lui, de sa présence, de son contact. Était-il déjà en train de tomber dans la dépendance ? Peut-être que oui, peut-être que non. Peut-être commençait-il à un peu trop apprécier Derek.

Avec une certaine lassitude et un manque d'envie évident, Stiles déverrouilla sa porte à l'aide de sa carte magnétique et abaissa la poignée. Il commença à entrer et se retourna finalement vers Derek, qui s'était arrêté devant le seuil.

- Eh bien, merci pour aujourd'hui… Pour ma crise et pour… Pour le repas.

Le faible sourire qu'esquissa Stiles fut toutefois sincère. Assez en tout cas pour troubler Derek.

- Je te souhaite une bonne soirée et j'espère que tu n'auras plus à assister à mes déboires, rit-il doucement.

Voyant que celui-ci ne disait rien, Stiles détourna le regard et se mordit la lèvre inférieure. Ça y était, Derek commençait à se rendre compte de son erreur de rester avec lui. Pour quand était la fuite ? Ce soir, ou demain ? Serait-il subtil ou direct ? Stiles savait que ça arriverait. C'était toujours la même chose lorsqu'il montrait ce qu'il ressentait réellement et qu'il faisait part, même partiellement, de son mal-être. La douleur fait fuir.

Pourtant, Derek ne bougeait pas. Il restait là, sur le seuil, son regard alternant entre Stiles et le sol, comme s'il ne savait pas où se mettre ou qu'il hésitait.

- Tout va bien ? Lui demanda honnêtement Stiles. Tu as besoin de quelque chose ?

Si Derek répondait par la positive à la seconde question, nul doute que l'hyperactif ferait en sorte de le contenter, même s'il n'avait rien dans sa chambre à part un paquet de biscuit, ses affaires scolaires et vêtements. Néanmoins, il était clair que Stiles n'hésiterait sans doute pas à gratter quelques secondes ou minutes avec lui, tant il avait besoin de lui. Depuis sa crise, son cœur était plutôt calme, battait à un rythme qui n'avait peut-être jamais été aussi régulier.

Pour la plus grande surprise de Stiles, Derek fit un pas, puis deux. L'hésitation qui se lisait dans son attitude perturba l'adolescent qui ne le quittait pas des yeux. Que… ?

- J'ai pas envie de partir, finit par avouer Derek.

Stiles tomba des nues lorsque l'information fut acheminée jusqu'à son cerveau. Le loup était-il réellement en train de lui dire qu'il voulait rester ici, cette nuit ?

- Tu… Tu voudrais rester cette nuit ? C'est ça que tu veux dire ? Demanda Stiles, pour être sûr de voir s'il avait bien interprété les paroles de son aîné.

- Ouais, confirma-t-il. Après, si tu veux pas, franchement, hésite pas à me le dire. Je veux pas te forcer à quoi que ce soit.

L'air doux qu'affichait Derek et sa précipitation pour le mettre à l'aise firent esquisser un léger sourire à Stiles, qui ne put s'empêcher de trouver ça adorable. Décidément, Derek était plein de surprises, il ne cessait de le surprendre de jours en jours.

- Je bouge parfois beaucoup, la nuit, le prévint l'adolescent en guise de réponse.

- Aucune importance.

Stiles le tira alors dans la chambre et Derek ferma la porte, qui se verrouilla automatiquement. Bien qu'il cacha sa joie de savoir que le loup désirait rester, Derek sentit à son odeur cette douce fragrance semblable à un peu de bonheur. Il sourit. Lui aussi était content de pouvoir rester. Sans plus parler car ils n'en avaient pas besoin, les deux jeunes gens se lavèrent les dents et Derek se débrouilla avec les moyens du bord, autrement dit ses griffes et le dentifrice de son hôte.

Puis, enfin, ils se glissèrent dans le lit, sans un mot, chacun en boxer et en t-shirt.

Et Stiles ferma les yeux et retint un soupir d'aise, se sentant, pour la première fois depuis longtemps, en réelle sécurité. À cet instant, ses démons lui semblaient loin, tant la simple présence de Derek l'apaisait. Ils ne se touchèrent pas, ne se collèrent pas. Et pourtant, la dernière pensée qui traversa la tête de Stiles avant que celui-ci ne s'endorme fut qu'il avait cette impression folle d'être enserré avec douceur dans un cocon protecteur.