Bonjour à toutes et à tous ^^

Avez-vous passé deux bonnes semaines ?

Comme je l'avais indiqué initialement dans ma note de fin de chapitre du chapitre précédent, je devais commencer le procès dans ce chapitre. Mais comme souvent, une légère intrigue qui devait prendre une petite partie du chapitre se rallonge et en fait un chapitre à part entière. Mais le fameux procès pour décider de la fermeture définitive ou pas de Poudlard arrive dès le chapitre précédent. Il sera en plusieurs parties, je ne peux pas encore avancer de nombre de parties.

Un chapitre un peu plus court que les précédents mais qui nous amène vers ce fameux procès ^^

Je vous laisse avec ce nouveau chapitre ;)

Bonne lecture ;)


Chapitre 11 : Des élèves en danger

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2 août

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Ce matin-là, Harry vit arriver son père de bonne heure. Draco et Daphné avaient insisté auprès de leurs collègues pour rester au Square afin de surveiller leur condisciple, arrivés deux jours plus tôt. Depuis la veille, il restait dans sa chambre et descendait que pour les repas sans prononcer le moindre mot. Susan et Harry étaient également venus habiter au Square quelques jours car il y avait maintenant six élèves mineurs habitant la maison familiale des Black. L'organisation des gardes avait changé mais aucun élève de septième année ne s'était plaint : le bien-être des élèves était primordial.

- Bonjour, tout le monde. Comment allez-vous ?

- Tout le monde n'est pas encore levé mais il n'y a rien à signaler, dit Susan. Et à la maison ?

- Disons que nous faisons avec. Manon vous réclame sans cesse, c'est difficile de lui faire comprendre que vous êtes en mission.

- Amenez-la cet après-midi, proposa Harry. Nous devions la garder, ici ou à la maison, ça ne changera pas grand-chose. Et elle sera heureuse de nous voir. Nous lui expliquerons en lui montrant pourquoi nous sommes ici et pas à la maison.

- Bonne idée, et cela nous enlève une épine du pied, révéla son père. Nous n'avions trouvé personne pour la garder en urgence.

- Ils sont calmes et s'entendent bien, on ne les entend presque pas, répondit Daphné en entrant. Bonjour, tout le monde.

- Et comment va le jeune Serpentard ?

- On le voit à peine, répondit Draco. J'ai bien essayé de lui parler mais il refuse tout dialogue. Je ne l'ai jamais vu comme ça. Je le connais depuis cinq ans mais il me semble totalement quelqu'un d'autre.

- D'autant plus que vous faîtes partie de la même équipe de Quidditch, souligna Harry.

Draco hocha la tête au moment où Severus entra avec un homme qui devait être le médicomage. Draco et Daphné montèrent avec eux jusqu'à la chambre de Graham et les deux Préfets descendirent quelques minutes plus tard. Il se passa de longues minutes avant que les deux hommes les rejoignent.

- Je vous enverrai mon rapport dans la journée, dit le médicomage à Sirius. Mais si vous voulez mon avis, il a bien fait de venir se réfugier ici.

Alors que Sirius l'accompagna jusqu'à la sortie, les paroles avaient glacé tout le monde. Ils savaient tous que Graham avait été maltraité par son père mais jusqu'à quel point ? Sirius revint dans la cuisine.

- Vous en savez un peu plus ? demanda Daphné, inquiète.

- Cela concerne le service de Sirius à présent, répondit Severus.

- Severus, nous ne sommes plus des enfants ! répliqua Draco. Graham fait partie de ma maison depuis cinq ans et c'est mon coéquipier ! S'il y a quelqu'un qui a le droit de savoir, c'est bien moi !

- Draco, j'ai dit non.

- Tu crois que papa n'en parlera pas à maman à la maison ? ajouta Susan. Ils ne se tairont pas à chaque fois que Harry et moi entreront dans une pièce. Et que dirons-nous aux autres élèves ? Tout le monde est inquiet pour lui.

Sirius et Severus se regardèrent.

- Ce n'est pas contre vous mais…

- Mais quoi ? s'exclama Harry. Mais quoi ? Vous voulez nous protéger ? Qui m'a protégé pendant treize ans face aux Dursley ? Personne ! Pourquoi ? Parce que je me taisais. Je ne disais à personne ce que j'endurais chez les Dursley. Des heures, des jours, des semaines enfermé dans mon placard parce que j'avais soit trop brûlé un repas, ou fait de la magie involontairement… Et quand ils invitaient du monde, je devait manger tôt pour me réfugier dans mon placard avec interdiction d'en sortir. Sans compter le nombre de fois où Dudley et sa bande s'en prenaient à moi… Draco et Daphné sont légitimes à savoir car Graham est un Serpentard mais je suis le plus apte à comprendre ce qu'il ressent actuellement parce que je suis passé par là moi aussi.

Personne ne parla quand Harry termina de parler. Jamais il n'avait parlé de tout cela face à Severus et Sirius et encore moins devant Draco, Daphné et Susan qui semblaient choqués.

- Très bien, dit Severus en rompant le silence. Mais nous n'entrerons pas dans les détails.

- Votre camarade présente quelques blessures sur le corps, des traumatismes anciens et des hématomes à quelques endroits.

- C'est impossible, murmura Draco. Je l'aurai forcément vu !

- Sauf s'il cachait tout cela avec la magie, supposa Sirius. Tu n'as pas à t'en vouloir, Draco, il a fait en sorte que personne ne se doute que quelque chose n'allait pas. Maintenant, la question est de savoir si tu te sens prêt à venir avec Severus, Daphné et moi chez les Vaisey ?

- Bien sûr ! riposta Draco. Ce n'est pas parce que je suis choqué d'apprendre le calvaire enduré par un élève de ma maison que je vais me soustraire à mes obligations de Préfet !

- Bien. Nous attendons que vos camarades soient levés et nous irons vers onze heures, dit Severus. Cela nous laissera le temps de planifier un plan car il faut s'attendre à ce que ça se passe assez mal.

Deux heures plus tard, ils transplanèrent près du manoir des Vaisey. Ce fut Severus qui frappa à la porte. Un homme vint leur ouvrir.

- Bonjour. Je suis le professeur Severus Rogue, je suis le Directeur-adjoint et le Directeur de la maison Serpentard et je voudrais discuter avec Mr Vaisey de son fils Graham.

- Vous savez où est mon fils ?

- En effet, je peux vous assurer qu'il est en sécurité.

- Mais où ? répéta Mr Vaisey. Et qui sont les autres ?

- Je vous présente les Préfets de la maison Serpentard qui sont venus pour représenter leur camarade, Draco Malefoy et Daphné Greengrass, répondit Severus.

- Je suis Sirius Black, je suis le Directeur du Service de la Jeunesse et je travaille au Ministère. J'ai accompagné le professeur Rogue et ses élèves pour le bien de votre fils.

- Qu'est-ce que c'est que ces sornettes ? J'exige que mon fils rentre immédiatement !

- Il ne rentrera pas chez vous tant que je ne me serai pas assuré que votre fils ne court aucun danger ici-même, répliqua Sirius.

- Un danger ? Et lequel ? Qu'osez-vous insinué ?

- Je n'insinue rien, je ne fais qu'agir au vu des éléments que j'ai. Selon le médicomage que votre fils a vu, il présente diverses blessures physiques et psychologiques. Cela signifie qu'il se passe quelque chose dans ce manoir et il est de mon devoir de le savoir en sécurité pendant une enquête approfondie de mon service.

Le regard du père de Graham s'embrasa de colère.

- Comment osez-vous vous pointer chez moi pour m'insulter ? rugit-il. Je ne me laisserai pas faire, vous avez compris ? Je fais ce que je veux chez moi et personne n'a rien à dire !

Sirius s'avança d'un pas et ne put éviter un sortilège lancé par Mr Vaisey. Il se releva aussitôt et sortit sa baguette tout comme Severus, Draco et Daphné.

- Vous pensez pouvoir me battre ? lança-t-il. Laissez-moi rire !

Un duel s'engagea entre Severus, Sirius et le père de Graham. Severus et Sirius essayaient de protéger Draco et Daphné qui restaient en retrait au cas où ils devaient rapatrier les adultes au Square, car tel était le plan. Voyant que le duel s'éternisait, Draco leva sa baguette mais fut projeté par un éclair rouge. Il se mit à hurler de douleur. Fou de colère, Sirius profita d'un duel entre les deux adultes pour lancer un rayon violet sur le père de Graham qui s'effondra au sol. Severus se retourna pour s'enquérir de l'état de Draco tandis que Sirius envoyait un Patronus.

- Qu'avez-vous fait ? demanda Daphné.

- Je lui ai lancé un maléfice qui va le paralyser pendant quelques heures, répondit Sirius. Je ne suis pas fier de ce sortilège, il provient de ma famille. En connaître quelques-uns peut servir, je dois le reconnaître. Alors méfie-toi, ne te met jamais un Black à dos.

- Harry et Susan ne feraient jamais ça !

- Je ne leur en ai pas encore enseigné. Habituellement, on les apprend en étant enfant. Mais je ne parle pas de mes enfants mais de leur cousin que tu connais très bien.

Sirius montra du regard Draco.

- J'avais oublié que sa mère était une Black comme vous… Vous êtes frère et sœur ?

- Non, heureusement, s'esclaffa Sirius. Mais sa mère est ma cousine germaine. Comme Harry n'est pas mon fils biologique, cela ne nous pose aucun problème qu'il soit avec Draco. Pour ce qui est du Patronus, je l'ai envoyé à la cousine de Draco qui est Auror et que vous avez eu quand elle a remplacé le professeur Lupin cette année.

À ce moment-là, une dizaine de personnes apparurent dont une jeune femme aux cheveux roses.

- Que s'est-il passé ?

Sirius lui fit le récit de la venue de Graham au Square et de leur échange mouvementé avec son père. Tonks et Sirius allèrent vers l'homme inconscient.

- Dis-moi qu'il va bien, lança Tonks, méfiante.

- Oui, rassure-toi. Il reprendra conscience dans quelques heures, quand il aura fait face à tout ce qu'il a dû infliger à son fils, répondit Sirius.

- Quoi ? Sirius, ne me dis pas que…

- Je n'avais pas le choix, Draco était à terre, Severus et moi luttions difficilement, je ne pouvais pas faire autrement. Si un jour, on m'aurait dit que j'utiliserai un maléfice de la famille Black… Je te rassure, c'est le maléfice le moins puissant que j'ai appris en étant gamin. Ma mère me l'infligeait quand je faisais une bêtise.

- Et à te connaître, tu le connais par coeur, lança Severus en venant vers eux.

- Mes parents essayaient de rendre ma faute encore plus abominable mais j'étais plié de rire à chaque fois. Il m'est arrivé une seule fois où j'ai vraiment compris le sens du maléfice. Après ça, je le détournais à ma guise. Au moins, il sera peut-être un peu plus bavard quand il reprendra conscience.

- Et ça dire combien de temps ?

- Je dirais entre deux et trois heures, cela vous laisse largement le temps de vous occuper de lui. Et comment va Draco ? demanda Sirius.

- Bien, il est un peu sonné mais ça va. Vaisey lui a lancé un sortilège de découpe mais il a eu le réflexe de se jeter à terre mais le sortilège lui a éraflé le bras droit. Il a une belle entaille sur le bras mais j'ai réussi à le soigner. Heureusement que j'avais apporté quelques potions, répondit Severus.

- Il devra déposer une plainte au Bureau des Aurors dès qu'il le pourra, déclara Tonks. Et si son fils peut témoigner des sévices que son père lui a infligé…

- Nous pourrons toujours essayé mais je ne te garantis rien, répondit Severus. Il est assez renfermé, ce qui est assez étrange car à Poudlard, il est plein de vie.

- Certains sont comme ça, malheureusement. Tu ferais quand même mieux de faire examiner Draco par un médicomage et moi, je vais m'occuper de cet homme. Et la prochaine fois, prévenez-nous avant qu'il y ait des victimes.

Deux Aurors prirent l'homme en le hissant sur leurs épaules puis transplanèrent avec leurs collègues. Severus s'approcha de Draco qui était assis, Daphné à ses côtés.

- Comment te sens-tu ?

- Je ne sais pas trop, j'ai l'impression de faiblir petit à petit, répondit Draco lentement.

- Je vais t'emmener à Sainte Mangouste, déclara Severus. Sirius, peux-tu ramener Daphné et prévenir Narcissa et Remus ?

- Bien sûr.

Quand Sirius et Daphné atterrirent au Square, ils virent les six Préfets attendant des nouvelles.

- Mais où est Draco ? s'étonna Harry. Il s'est passé quelque chose ?

- Il a été blessé lors du combat mais ça va aller, Severus l'a emmené à Sainte Mangouste.

- Alors j'y vais.

- Harry, non, dit fermement Sirius. Cela ne va pas l'aider s'il te voit stresser comme ça.

- Sirius, que ferais-tu si c'était maman à sa place ? Tu resterais ici pour t'occuper de Manon peut-être ? rétorqua Harry.

Il se leva et se dirigea vers la cheminée.

- Tiens-nous au courant, demanda timidement Hermione.

- Promis.

Puis Harry disparut dans un tourbillon de flammes.

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4 août

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ÉCOLE DE SORCELLERIE POUDLARD : LE PROCÈS S'OUVRE AUJOURD'HUI

Ces dernières semaines, la prestigieuse école de sorcellerie Poudlard est au centre de toutes les préoccupations. Après avoir appris qu'un vampire avait été accueilli au sein de l'école depuis le début de l'année, le Ministère a pris une décision forte : la fermeture définitive de l'école de sorcellerie. Si elle aurait dû être actée à la fin de l'année scolaire qui s'est achevée fin juin, l'école de sorcellerie a bénéficié d'un sursis. L'affaire sera donc traitée à partir d'aujourd'hui devant le Magenmagot au complet et sera présidée par la Directrice de la Justice Magique, Amélia Black. Cette affaire avait provoqué une révolte de la plupart des employés et des services du Ministère. Ce procès sera suivi de près par tous les sorciers de Grande-Bretagne et d'Irlande ces prochains jours et annonce un tournant décisif pour le Ministère et l'école de sorcellerie.

- Je ne savais pas que tu présidais le procès, lança Susan alors qu'elle lisait le journal au petit-déjeuner.

Autour de lui se trouvaient Sirius, Amélia, Harry et Manon.

- Je ne pouvais pas le dire, avoua Amélia. Cela fait partie des contraintes liées à mon statut. En plus, il y avait peu de personnes qui étaient aptes à remplir ce poste. Et parmi les personnes aptes, nous avions tous un enfant ou plus à Poudlard. Mais je ne serai pas la seule à juger.

- Vivement que ce soit fini, soupira Harry. Je n'en peux plus d'en entendre parler et surtout des conséquences que ça peut entraîner. Je ne veux plus jamais revivre le cauchemar de ces deux derniers jours.

Quand Harry était arrivé à Sainte Mangouste, il avait vu Narcissa parler avec un guérisseur. Il les avait rejoint et Harry avait appris que Draco avait été touché par un mauvais maléfice. Cela aurait pu lui coûter la vie sans les soins immédiats de Severus et son arrivée à Sainte Mangouste où il avait bénéficié d'un antidote assez rapidement. Narcissa et Harry l'avaient veillé jusqu'à une heure tardive. Severus et Remus étaient venus les remplacer et avaient promis à Harry de le prévenir au moindre changement. Le jeune homme avait accepté et était rentré chez lui. Le lendemain, Draco avait repris des couleurs et allait mieux, même s'il restait un peu faible. Le guérisseur devait donner son accord pour qu'il sorte dans la journée.

- Draco est sain et sauf, il lui faudra du repos maintenant, le rassura Sirius. en tout cas, j'ai vu Tonks hier soir avant de rentrer et elle m'a dit que le père du jeune homme avait été transféré à Azkaban en attendant son procès. Son fils est libre de revenir chez lui sans crainte, sa mère étant terrifiée à l'idée qu'il lui soit arrivé quelque chose.

- Rassurez-moi, il ne va pas s'en sortir, j'espère ? répliqua Harry.

- Il y a peu de chances, avec les charges qui pèsent contre lui, il passera un long séjour à Azkaban, répondit sa mère. Je suis désolée, mais un procès d'une telle ampleur se prépare. Je vais devoir y aller. Sirius, tu es bien sûr que Molly peut garder Manon ?

- Oui, confirma Sirius, tu me l'as déjà posée ce matin et une bonne dizaine de fois hier. Tout ira bien et le stress est déconseillé pour toi.

- Comme si l'avenir de centaines d'élèves n'était pas assez stressant, lança Amélia. J'y vais.

Elle sortit et ils entendirent rapidement le bruit du transplanage. Harry se leva.

- Où vas-tu ? Le procès ne commence qu'à onze heures, dit Susan.

- Laisse-moi deviner… Sainte-Mangouste, devina leur père avec un léger sourire.

- Pas que. Je vais passer d'abord à Sainte Mangouste savoir si Draco peut sortir puis j'irai au Square pour m'assurer que tout va bien. Ne vous inquiétez pas, je serai à l'heure au procès, promit Harry. Je vais chercher mon sac, je me changerai au Square.

Harry monta dans sa chambre et redescendit quelques minutes plus tard. Il salua ses sœurs et son père puis emprunta la poudre de Cheminette ce qui était plus rapide que d'y aller par transplanage.

Cinq minutes plus tard, Harry arrivait à l'étage où se trouvait la chambre de son petit-ami. Il frappa à la porte de la chambre quand il y parvint et entra. Draco était avec sa mère.

- Bonjour, dit Harry. Comment vas-tu ?

- Je me sens en pleine forme, déclara Draco en souriant. Vivement que je sorte d'ici, je n'en peux plus.

- Draco, sois raisonnable, répliqua Narcissa. Ce n'est pas parce que tu te sens mieux que tu peux faire n'importe quoi.

Draco allait répondre quand un homme entra.

- Bonjour, Mr Malefoy. Je vais prendre vos constances et si tout va bien, vous pourrez sortir.

Le guérisseur lui prit une goutte de sang au doigt et le posa sur un parchemin où apparurent de nombreuses informations.

- Bien, les potions font effet, il ne reste presque plus de traces du maléfice que vous avez reçu. Je vais maintenant regarder votre pansement.

Il enleva le pansement et Harry vit pour la première fois la cicatrice qui s'étendait presque de sa main jusqu'à son coude. Grâce aux soins qu'il avait reçu, il ne restait qu'une fine ligne sur son bras. Le guérisseur refit le pansement et nota sur son parchemin. Il en prit un autre où il marqua les médicaments que Draco devra prendre.

- Voilà pour vous. Je vous ai inscrit un traitement à prendre pendant six mois pour éviter toute rechute.

- Six mois ? s'exclama Draco.

- Étant donné que vous êtes encore élève à Poudlard, vous serez amené à utiliser la magie. Vous allez vous épuiser plus facilement qu'avant pendant les premières semaines, c'est pour cela que votre traitement contient plusieurs phases. D'autant plus que le procès de Poudlard va commencer aujourd'hui et je suppose que vous allez y aller une fois dehors…

- Je suis Préfet, je représente la parole de mes condisciples, confirma Draco.

- Ton homologue féminin peut te remplacer un ou deux jours, intervint Narcissa.

- Maman, nous avons tous vécu un mois horrible entre les examens et la préparation de la défense de Poudlard sans compter le plan que nous avons mis en place, il est hors de question que je sois mis à l'écart, répliqua Draco.

- Donc vous avez vos potions pour contrer les résidus du maléfice à prendre pendant un mois, avec un contrôle dans deux semaines et juste avant la rentrée si Poudlard rouvre. Ensuite vous vous ferez suivre par l'infirmière de Poudlard. Vous prendrez des potions vitaminées pour que vous teniez les journées du procès et des cours. Je vous conseille de vous reposer un maximum pendant votre temps libre.

- Cela risque d'être difficile, je suis Capitaine de l'équipe de Quidditch de Serpentard, révéla Draco.

- À quel poste ?

- Attrapeur.

- Mmmh… Je vous vous donner quelques potions en plus pour renforcer votre bras. Mais il est hors de question que vous jouiez sans un avis médical, est-ce clair ?

- Je ne vais pas avoir le choix. Entre Harry et Severus, je ne pourrai pas aller contre. Severus serait bien capable de me remplacer, marmonna Draco.

- C'est pour ton bien, dit Harry.

- Voilà, pour vous. De la prudence et un maximum de repos. Et interdiction de transplaner pendant deux semaines, ajouta le guérisseur. Vous pouvez y aller.

Dix minutes plus tard, ils étaient dans le hall de l'hôpital des sorciers.

- Je dois aller au Square pour m'assurer que tout va bien et je les accompagnerai au Ministère.

- Je viens aussi, dit Draco.

- Draco, tu as entendu…

- J'ai entendu, maman. Mais je suis avant tout Préfet et je veux voir Graham avant le procès. Et ne t'inquiète pas, j'ai mon garde-du-corps auprès de moi.

- Je vous promets de faire bien attention à lui, promit Harry. Allons-y, sinon nous n'aurons plus assez de temps.

Draco et Harry utilisèrent la poudre de Cheminette pour aller au Square. Quand il arriva, Draco fut surpris de voir Alice.

- Que fais-tu ici ?

- Tu crois que j'allais vous attendre sagement chez toi alors qu'ici, je peux avoir de la compagnie ? Et j'ai l'accord de ta mère et de Gary, lança Alice. Mais surtout, comment vas-tu ?

- Moi ? Bien, répondit Draco. Oh…

Il s'agrippa au bras de Harry alors qu'Hermione plaçait une chaise près de lui.

- Merci.

- C'est… normal ? s'inquiéta Hermione en regardant Harry.

- Il doit faire attention pendant quelques jours et ça ira ensuite mais il ne doit pas faire de trop gros efforts.

- Harry, veux-tu aller chercher Graham ? Je dois lui parler, demanda Draco.

- Tout ce que tu voudras, murmura Harry en l'embrassant.

Il sortit de la cuisine et monta au premier étage au moment où Graham sortit de sa chambre. Il se figea en voyant Harry.

- Que… que fais-tu ici ? demanda-t-il.

- Je me demandais comment tu allais. Hermione, Neville et Ernie m'ont dit que tu restais enfermé dans ta chambre et que tu ne voulais pas avoir de nouvelles de Draco, c'est vrai ?

- Je ne leur ai rien demandé, répliqua furieusement le Serpentard. De quel droit pourrais-je faire cette demande alors que c'est à cause de moi qu'il s'est retrouvé à deux pas de la mort ?

- Je comprends ton sentiment de culpabilité mais tu n'en es pas du tout responsable. C'est ton père qui l'est et rien de plus. Draco et toi avez été ses victimes, tout simplement. Si Draco a accompagné le professeur Rogue et mon père, c'est parce qu'il le voulait et qu'il prend son rôle de Préfet à coeur. Et je te rassure, il ne pense pas du tout que tu es responsable de ce qu'il lui est arrivé.

Graham détourna le regard.

- Si je suis venu, c'est avant tout pour m'assurer qu'il n'y a pas de problèmes avant le procès…

- Je n'irai pas.

- Pardon ? demanda Harry, surpris. Pourquoi ?

- Je ne veux pas le croiser, murmura le Serpentard.

Harry soupira en comprenant qu'il parlait de Draco.

- Personne ne te laissera seul ici. Mais j'ai une solution. Tu peux retourner chez toi.

- Tu es malade ? s'exclama Graham. Si je suis venu ici, c'est pour une bonne raison !

- Ton père est à Azkaban et il n'en sortira pas de sitôt, sauf pour le procès à la rigueur. J'ai l'autorisation de mon père pour te le dire. Ta mère t'attend dès que tu le voudras. Mais j'ai comme l'impression qu'elle serait surprise de te voir dans dix minutes alors que tu es censé venir au procès… Et en plus tu es dans la promotion d'Alice, tu dois y être, argumenta Harry. Ah et descends un peu, cela fera plaisir à tout le monde vu que tu es un véritable fantôme depuis trois jours. Pas sûr que mon oncle apprécierait d'avoir un fantôme dans sa maison…

Harry tourna les talons et descendit lentement. Soudain il entendit des pas le suivre et sourit. Il rejoignit la cuisine où un petit-déjeuner avait été servi.

- Dobby et Winky font un super travail, dit Ernie.

- C'est vrai, nous nous régalons à chaque fois, ajouta Colin. Salut, Graham. Tu veux manger quelque chose ?

Graham hocha la tête et s'installa à table quand il vit tous les sorciers présents. Il se figea quand il vit Draco puis se tourna vers Harry.

- Pourquoi tu ne m'as pas dit qu'il était ici ? s'exclama Graham. C'était un piège, c'est ça ?

- Ce n'est pas ce que tu crois, répondit calmement Harry. Premièrement, je suis venu pour t'annoncer que tu pouvais retourner chez toi sans crainte. Deuxièmement, je ne m'attendais pas à ce que tu te sentes responsable. Je devais effectivement te dire que Draco souhaitais te parler mais vu ce que tu m'as dit, je n'ai pas osé. C'est ton choix de lui parler ou pas, personne n'insistera pour que tu le fasses.

Graham fixa Draco avant de baisser le regard.

- D'accord, dit-il.

Après le petit-déjeuner, les deux Serpentard montèrent dans la chambre de Graham, ce dernier préparant sa valise.

- Si je voulais te parler, c'était pour savoir comment tu allais.

- Je vais bien.

- C'est pour cela que tu es resté non-stop dans cette chambre ? De ce que je sais sur toi, tu es plutôt sociable ou alors il y a deux Graham dans un même corps, un pour l'été et un pour l'année scolaire.

- Tu ne sais rien de moi, répliqua Graham. D'accord, nous sommes dans la même maison. D'accord, nous sommes dans la même équipe. Et alors ? Tu connais tous tes condisciples ? Tous tes coéquipiers ? Non, alors laisse-moi tranquille.

- Tiens, c'est le contact d'une super psychomage. Elle pourrait t'aider si tu le souhaites, dit Draco en mettant un morceau de parchemin dans la valise du Serpentard. Le reste, tu verras ça avec le professeur Rogue, Mr Black et ta mère. Maintenant que tu rentres chez toi en sécurité, mon rôle s'arrête là. Mais je serai toujours disponible si tu veux me parler, tout comme tous les autres Préfets sans exception. Maintenant, parlons un peu de ce qu'il m'est arrivé.

- Je ne veux pas en parler.

- C'est important, au contraire. J'ai cru comprendre que tu te sentais responsable car si tu n'étais pas venu ici, je n'aurais pas été blessé. C'est un risque que Daphné et moi avions connaissance et que nous avions accepté de prendre. Nous avons toujours un plan quand nous intervenons chez des parents. Nous savions que c'était risqué. Alors oui, j'ai été blessé mais ça pouvait tout aussi bien touché Daphné que le professeur Rogue ou Mr Black. C'était le hasard.

- Non, répliqua Graham. Il savait parfaitement ce qu'il faisait.

- Comment ça ?

- Normalement, mon père voulait me faire épouser la sœur de Daphné qui a un an de moins que moi. Mais quand les rumeurs concernant l'annulement de ton mariage avec Daphné ont commencé à courir et qu'étant à Poudlard, mon père m'a chargé de savoir si c'était vrai ce que j'ai confirmé. Il est devenu fou de rage. Car il y trouvait un certain intérêt à avoir les Malefoy comme alliance, ce n'est pas pour rien que j'étais promis à Astoria. Entre nous, il aurait bien aimé entrer au service de Tu-Sais-Qui. Alors quand il est mort, j'étais super heureux car tôt ou tard, mon père aurait voulu m'enrôler. Mon père a toujours été sévère avec moi mais ça a empiré après la mort de Tu-Sais-Qui. C'est pour ça que je me sens un peu coupable de ce qu'il t'a fait. Si je t'avais prévenu avant…

- On ne peut rien changer pour le passé. Par contre, pour le futur, j'ai bien des idées, lança Draco.

- Comment ça ?

- À part moi, tu es le plus ancien joueur de l'équipe. Et vu que je suis en septième année, je dois penser à mon successeur en tant que Capitaine.

- Attends, il te reste encore un an si Poudlard reste ouverte.

- Faisons comme si nous y retournons en septembre. Pour ne rien te cacher, j'ai quelques effets indésirables mais qui devraient s'estomper avec le temps. J'ai des potions, des contrôles réguliers, tout ira bien. Sauf que je dois me rendre à l'évidence, je devrais me ménager pour le Quidditch et il est hors de question que j'arrête le Quidditch.

- Tu as toujours l'ambition de gagner contre Gryffondor, avoue-le, dit Graham, amusé.

- Alors, au plus profond de moi, oui. Après je sais parfaitement que face à Harry, ce serait impossible. Dans le cas où je serai obligé de ne pas jouer, tu prendrais ma place en tant que remplaçant mais également en tant que Capitaine. Donc voilà ce que je te propose : dirigeons l'équipe à deux cette année et si le rôle te plaît, je demanderai à Se… au professeur Rogue de te nommer Capitaine l'année prochaine.

- Je peux y réfléchir ?

- Bien sûr, pouffa Draco. Allez, descendons, il est presque l'heure.

Ils descendirent en discutant et rejoignirent leurs camarades. L'un après l'autre, ils disparurent dans l'âtre de la cheminée du Square Grimmaurd pour arriver au Ministère.

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Alors qu'Harry allait voir Draco, Amélia s'était rendue au Ministère. Elle se trouvait seule dans son bureau quand quelqu'un frappa. Son assistant entra.

- Excusez-moi de vous déranger mais Mr le Ministre voudrait vous parler.

- Faîtes-le entrer, dit Amélia, méfiante. Veuillez rester, s'il vous plaît, vous servirez de témoin.

Rufus Scrimgeour entra.

- Bonjour, Amélia.

- Mr le Ministre. Que puis-je pour vous ?

- C'est une conversation privée, votre assistant…

- Restera là où il est. Que puis-je pour vous ? répéta Amélia.

- Je viens vous parler du procès…

- Je vous arrête tout de suite, Mr le Ministre. Si vous êtes venu pour me dire quoi faire, vous perdez votre temps.

- Et dois-je vous rappeler qui est votre supérieur ? lança Scrimgeour.

- Ne me menacez pas, Scrimgeour, répliqua Amélia. Je n'ai jamais cédé face à un quelconque chantage et les personnes qui s'y sont essayées l'ont payé cher. Que vous soyez Ministre de la Magie ou non, je ne ferai aucune distinction.

- N'outrepassez pas vos droits, Black. Ce n'est pas parce que vous allez présider un procès important que cela vous donne tous les droits.

- Excusez-moi mais vous êtes venu ici dans l'unique but de me convaincre de juger en votre faveur alors que le procès n'a même pas encore débuté. Vous avez essayé de me corrompre et cela est intolérable. Maintenant, avant de sortir de mon bureau, je vais vous dire ma plus profonde pensée. Vous aviez la chance de partir sur de nouvelles bases en tant que Ministre mais vous avez continué dans la même ligne que Fudge. Résultat : le Ministère est au bord de l'implosion, les sorciers vous font de moins en moins confiance, ils commencent à se révolter. Vous pouviez tout arrêter, mais vous n'avez rien fait. Aujourd'hui, je vais présider un procès qui engage l'intégrité du Ministère. J'ai accepté ce poste car personne ne voulait assurer un tel rôle. Mais je vous préviens : si vous gagnez ce procès, vous aurez ma démission dès le lendemain. Dès que les sorciers apprendront que je ne travaille plus au Ministère, vous aurez des dizaines de démission. Alors pensez-y une dernière fois. Il vous reste moins de deux heures pour tout arrêter.

- Vous ne changerez pas d'avis ?

Amélia le regarda fixement.

- À votre avis ?

Scrimgeour la regarda une dernière fois avant de tourner les talons et de sortir.

- Veuillez rédiger un rapport sur cette entrevue et me le remettre avant le début du procès, ordonna Amélia.

- Oui, madame.

Il sortit. Amélia soupira et se mit au travail.

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Peu avant onze heures, les élèves et les professeurs arrivèrent petit à petit. Un employé du Ministère les fit entrer et les directeurs de maison les répartirent par année. La salle d'audience avait été agrandie par magie pour accueillir autant de monde. Puis des employés du Ministère prirent place en face. Enfin le Magenmagot entra, suivi d'Amélia. À ce moment-là, tous les sorciers présents dans cette salle savaient que dans quelques jours, ils connaîtraient le destin de Poudlard.

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Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?

Je vous donne rendez-vous le dimanche 14 juillet avec un nouveau chapitre intitulé "Poudlard: le procès - partie 1".

Je vous souhaite un bon week-end, prenez soin de vous et de vos proches ;)