Chapitre 12

Adossé à la porte d'entrée, Bucky attendait patiemment que Ved'ma sorte de la salle de bain. Elle s'y était enfermée une demi-heure auparavant, refusant tout bonnement de sortir avant d'être prête, entre-temps il l'entendit bien sûr râler après ses cheveux, se battre avec les pinceaux à maquiller et appeler Sarah pour lui montrer son choix vestimentaire. Quand il y pense Ved'ma est l'une des femmes les plus rapides qu'il connaisse en terme de préparation.

Deux jours plus tôt Bucky l'invita à un rendez-vous. Un vrai rendez-vous. Il était un homme libre à présent, ils n'avaient plus à cacher son visage en entrant dans un pub, craindre d'être démasquer et de devoir courir. Pour la première fois depuis presque quatre-vingt ans, Bucky avait invité une fille à sortir. Que se soit la sienne rendait les choses encore plus belle.

— T'es prête poupée ?

Elle ne répondit pas, se contentant de maugréer des insultes contre les robes trop courtes et se maudire de ne pas avoir pris un pantalon de tailleur à la place. Secouant la tête de gauche à droite, amusé par sa « colocataire » Bucky attendit encore trois petites minutes avant de voir sa louve sortir de la salle de bain. Ses chevilles étaient les plus belle qu'il n'ait jamais vu, celle-ci remontaient sur une paire de mollet musclé.

Hermione haussa un sourcil en le voyant la détailler ainsi, du bas de son corps à ses hanches, de ses hanches à sa poitrine, puis enfin jusqu'à ses lèvres teintes d'un rouge flamboyant.

— Je me suis dis que tu aimerais le style, lança-t-elle taquine.

Et c'était décidément le cas. Pour leur premier rendez-vous à l'extérieur sans méfiance la brune choisit une belle robe bleu sortie tout droit des souvenirs de Bucky. Il l'imaginait très bien à son bras, plus de quatre-vingt années en arrière dans un bar dansant. Sans un mot il approcha de Ved'ma et posa sa main sur sa hanche, l'autre souleva sans hésitation les pans de tissus. Ils ne se quittèrent pas des yeux, pas même lorsque Bucky accrocha ses cuisses et ressortit un, puis deux, puis trois couteaux de sous les jupes de la demoiselle.

— Pas de bagarre ce soir.

— Mmh… On est jamais trop prudent.

— Oui, cependant ta pince à cheveux tranchante, l'arme que tu caches dans la doublure de ton sac à main et moi suffiront largement à ta protection poupée.

Hermione se mordilla la lèvre inférieure, sentant la douce caresse de James sur ses cuisses. Il ne faisait même plus semblant de chercher les autres lames qu'elle cachait, toute son attention portait sous la peau douce sous ses doigts.

— James… On devrait y aller, murmura-t-elle alors qu'il passait une main discrète le long de son fessier.

Merde. Cet abruti savait toujours comment lui faire de l'effet. Depuis les Flags Smasheur et la mort de Karly, ils n'avaient rien tenté ensemble si ce n'est quelques massages, et bon Merlin la sorcière eu envie de jeter toutes motivations à sortir pour effectuer leur rendez-vous sous la couette. Un minuscule gémissement déçu sortit d'entre ses lèvres lorsque James s'écarta. Le froid effleurait maintenant sa peau en manque d'attention.

— Si Madame veut bien se donner la peine.

Galant, son sergent lui tendit un bras et elle l'accepta avec plaisir avant de sortir de l'appartement. Bientôt ils retrouvèrent leur fonctionnement habituel, lui passant un bras par-dessus ses épaules pour la tenir contre lui, elle une main sur sa hanche à l'emplacement où il cachait un couteau en vibranium… Enfin. Pas aujourd'hui.

— Tu ne l'as pas pris ? demanda-t-elle surprise.

— Je te l'ai dis Ved'ma : je ne veux pas me battre aujourd'hui. On attend ce rencard depuis tellement longtemps, je ne voudrais pas le gâcher comme ça, et puis tu es déjà bien armée pour nous deux.

Il lui susurra ces mots à l'oreille. Bucky savait que ça la rendait folle, ces gestes agissant comme des promesses, il avait hâte de lui retirer chacune de ses lames. À travers les rues de Brooklyn, le brun guida Ved'ma jusqu'à son bar habituel. Un soupir de soulagement passa ses lèvres en n'y apercevant pas son bien aimé voisin, il tient alors la porte à Hermione pour la laisser passer en premier.

Ils s'installèrent à une table au centre de la pièce. Hermione ne fut d'abord pas du tout à l'aise, elle détestait la foule, détestait les gens, ou du moins les dangers qu'ils représentaient. Ce ne fut qu'après un concours de shot avec un groupe d'étudiant (ils terminèrent ivre bien avant elle), et un billard ontre une troupe de motard, qu'elle réussit enfin à se détendre.

— Ça c'est ma louve ! entonna Bucky lorsque Ved'ma mit la boule décisive au fond de son trou.

La tête des motards avec lesquels ils jouaient étaient mémorable, et avant même que la brune n'esquisse un geste Bucky l'embrassa à pleine bouche sous les acclamations du groupe. Ravie Ved'ma répondit goulument à son baiser et en profita pour lui mordre l'oreille, il ignora donc le regard noir qu'elle lança à la pauvre serveuse au fond de la salle.

— Et ce suçon il est en quel honneur ? demanda le sergent une fois qu'ils furent à nouveau assis devant un verre.

— La fille là-bas te regardait comme un putain de morceau de viande.

— Donc tu marques ton territoire ? Ne t'en fais pas pour Léah, Yori m'avait incité à sortir avec elle, je suis parti avant même d'avoir fini mon verre. Je ne pensais qu'à toi, c'était injuste envers elle.

Étant donné que la dernière fois qu'ils avaient vu Nott, le cou de sa « colocataire » était dans un bien pire état que le sien : chaque mètre carré de peau possédait au minimum soit une morsure, soit un suçon et qu'il avait littérralement grogner contre lui, Bucky n'avait rien à redire sur le marquage de Ved'ma. Il savait pourtant qu'ils devraient commencer à se calmer, ils n'étaient plus au Wakanda cela pourrait être mal interpréter ici.

— Depuis quand tu te soucis des autres ? l'interrompit Ved'ma dans son fil de pensée, arquant un sourcil dans sa direction.

Un ricanement lui répondit, Bucky profitant de cette magnifique occasion pour la mordre à son tour.

Comme jamais auparavant ils profitèrent d'un moment dehors sans se méfier de personne, ou du moins sans appréhension d'être arrêter. Ils riaient bruyamment, se racontant des histoires du passé, du présent ou planifiant le futur. Jamais ce dernier ne parut si brillant, si beau, car Bucky était libre de toute responsabilité et s'il ignorait encore quoi faire de sa nouvelle vie, il s'en fichait royalement tant que chaque matin Ved'ma se réveillait au creux de ses bras.

Perdus dans les yeux l'un de l'autre, le couple ne remarqua pas l'arrivé de Yori Nakajima, ni le minuscule sourire sur ses lèvres en les apercevant. L'homme avait compris, le soldat d'hiver n'était pas Bucky et Bucky n'était plus le soldat d'hiver, alors il se contenta de commander son verre habituel et pouffa intérieurement en se rappelant les allusions du jeune homme sur son « ex-colocataire ».

Comment parvinrent-ils à rentrer à l'appartement sans se perdre ? Hermione n'en avait aucune putain d'idée. La seule chose qui lui importait était les lèvres de son loup parcourant son cou, elles suivaient son tatouage magique et descendaient sur son épaule alors que son dos accusait le mur derrière elle. Merde. Elle avait tellement envie de lui maintenant.

À travers les couches de vêtements, le membre tendu de son compagnon taquinait sa cuisse. Lâchant le contrôle sur son corps Hermione lui donna un coup de hanche, déclenchant un grognement de la part de James. Elle ne pouvait pas le toucher, il maintenait ses mains contre le mur.

Délicat, Bucky dénicha les dernières lames cachées dans la tenue de sa sorcière. Ses mains câleuses effleuraient le ventre de sa sorcière par-dessus sa robe, enfin il retira la pince à cheveux mortelle (un couteau à double tranchant) et la lança dans le mur pour ne pas marcher dessus.

Les lèvres de son loup goutaient son cou, suivaient sa jugulaire, embrassaient ses points sensibles. Il lui avait manqué. Putain son corps était en feu. Le simple toucher de James l'enflammait, sentir ses doigts glisser sous sa robe vintage rendaient ses jambes molles, avec lui elle redécouvrait la tendresse et diable elle la lui donnerait toute sa vie s'il le demandait.

Bientôt Bucky remonta sur la peau de Ved'ma jusqu'à sa machoire, puis de sa machoire à ses lèvres. Il mordilla sa lèvre inférieure quémandant un passage. Leurs langues se mêlèrent alors dans un balet enjoué. Ce moment était comme hors du temps. Ses mains passèrent du ventre d'Hermione à ses cuisses et de ses cuisses à ses fesses, puis la soulevèrent.

Appuyée sur le mur, Hermiona rit contre ses lèvres. Son odorat amélioré percevait le fluide au niveau de son entre-jambe, Bucky sentait son odeur, elle le rendait fou et pourtant il s'arrêta net.

Les jambes enroulés autour de la taille du sergent, Hermione détourna le regard lorsqu'il cessa de l'embrasser. Ses yeux fixaient les siens, cherchaient un éclat différent, une hésitation particulière. Comment arrivait-il si bien à la comprendre ? De sa main de métal, James la maintient dans les airs, son pouce caressa tendrement sa joue.

— Tu ne veux pas ? lui demanda-t-il inquiet.

— Bien sûr que si James c'est juste…

— Parles-moi poupée, je n'agirai jamais contre ta volonté.

— Je suis différente d'il y a cinq ans James, tu t'en rends compte ? Mon corps a changé, est marqué, je suis moins souple, j'ai du sang sur les mains et…

Et James l'écouta déblatérer des absurdités. Aux yeux du monde Ved'ma parassait tout aussi impudique que d'habitude, mais maintenant Bucky reconnaissait son trouble. Il posa son front contre le sien, la faisant taire.

— Tu es toujours aussi magnifique à mes yeux Ved'ma, je t'aimais avant le snap et je t'aimerais bien après qu'on soit vieux, ridé et moche.

— Même si je prenais vingt kilos ? ricana-t-elle.

—Si tu te sens bien dans ton corps je m'en moque. Et puis… J'ai bon espoir que cela soit de ma faute, lui susurra-t-il à l'oreille.

L'allusion à peine voilé agita ses reins. Hermione sourit et embrassa son loup, toutes pensées négatives envolés. Ses yeux étincelaient dans la pénombre, une lueur prédatrice y résidait. La main de James passa dans son dos, la caressant, enflammant ses sens. D'un coup sec, il déchira les boutons de sa robe.

— Je rêvais de te l'arracher toute la soirée.

— Je venais de l'acheter, rit-elle en tombant sur le lit.

— Je t'en aurais une autre. Tu prends toujours ta potion ?

— Oui…

Ved'ma ne portait pas de soutien à gorge, ses seins nus et exposés n'attendaient que ses dents pour pointer. Les yeux dans les yeux, les dernières couches de vêtements tombèrent sur le sol. Plus aucune crainte ne fut évoquée, seuls gémissements, grognements et mots d'amour furent entendu.

Assise sur le membre de son petit ami, embrassant chaque partie de sa peau, elle se sentait partir un peu plus à chacun de ses va et viens. Les mains de James sur ses hanches ils prirent leur temps, se vénérèrent l'un l'autre, profitèrent ensemble de leur première fois depuis de longues années. Et c'est en criant son nom qu'elle toucha les étoiles.

Viens pour moi poupée, l'appela-t-il.

— Oh Bucky !

Ce son était le plus beau du monde. Ved'ma resserrait incroyablement bien sa bite, sa tête basculant en arrière alors qu'elle atteignait son apogée.

Hermione redescendit lentement, consciente du mouvement constant à l'intérieur d'elle. La tête de lit cognait dans le mur, et si elle s'en moqua sur le coup la brune se promit de lancer un sortilège de silence la prochaine fois.

Elle accrocha les yeux noirs de désir de son loup. Il allait bientôt venir, elle reconnaîtrait ses tics entre milles autres. D'une force typique de super-soldate, Hermione le redressa et accéléra la cadence, calant son rythme sur le sien pour approfondir ses plongées. Bon Merlin, il lui avait manqué. Tout entier. Cinq ans sans lui c'était si long, comment avait-elle pu juste… Survivre ?

Donne-le moi mon amour, je suis prête.

Il n'en fallut pas plus à Bucky. D'un coup de tête il changea leur position. Ces derniers allers-retours furent erratiques, passionnés, ses mains agrippaient étroitement les hanches de sa louve alors qu'il la pénétrait aussi profondément qu'il le pouvait. Enfin il termina, lui offrant à nouveau les étoiles. Son sperme jaillit et Ved'ma cria son nom tel une litanie. Bucky la serra étroitement dans ses bras.

James mit un moment avant de bouger, allongé sur elle, en elle. Sa tête reposait paresseusement dans son cou, Hermione joua avec les cheveux bruns de son compagnon, un sourire aux lèvres et prête à s'endormir.

— Jamie…

— Hmm ? râla-t-il.

— Je dois aller aux toilettes.

— Je suis bien là, bouda-t-il refusant de bouger.

— Je sais mon amour.

— Tu reviens ?

James parut bien enfantin avec cette mine de loup battu sur le visage. D'un autre côté Hermione le comprenait, elle non plus n'avait pas envie de le quitter mais elle ne voulait pas risquer l'infection urinaire.

— Bien sûr.

À contrecœur, Bucky se redressa sortant sa queue encore à moitié-dur de Ved'ma et s'affala sur le côté. Il maugréa jusqu'à ce qu'elle ne revienne avec un gant de toilette. Dieu ce que Bucky aimait prendre soin d'elle. Il la nettoya lui-même, enlevant la sueur sur sa peau et le sperme coulant en dehors de sa cavité. En fait, cela lui plaisait de voir dans quel état il arrivait à la mettre. Le gâchis qui s'écoulait, ses cheveux mus par une volonté propre crépitant encore de magie et la peau marquée ça-et-là par les lèvres du loup.

Le travail de James terminé, Hermione le sentit s'affaler sur elle de tout son poids et remercia Merlin qu'elle soit une super-sorcière pleine de force. Cet homme réclamait des câlins et une présence physique constante après l'amour. Un ours en peluche géant, voilà ce qu'il était.

Ils s'endormirent alors. Bucky ronfla, la tête reposant entre les seins de sa sorcière, et Hermione emmêla ses jambes à celle du sergent le laissant dans l'impossibilité de s'échapper.

Avachie dans le canapé du salon, Hermione scrutait les petites annonces un plaid sur les genoux. Sur son écran d'ordinateur des tas de maisons défilaient et aucune ne lui plaisaient réellement, aucunes ne respectaient tous ses critères. Un bruit de pas se fit entendre du couloir et la brune sourit d'avance : elle reconnaissait sa démarche sans même le voir. Après quelques secondes, la porte d'entrée s'ouvrit sur James et un sac de course.

— Hey poupée je suis rentré !

Quittant la chaleur de son plaid, la sorcière rejoignit le brun et l'embrassa chaleureusement sur les lèvres.

— Tu m'as manquée, le lit était froid quand je me suis levée. Cauchemar ?

— Ouai, désolé je voulais pas te réveiller… Mais du coup j'ai eu le temps de faire les courses, normalement je n'ai rien oublié de ta liste.

— Merci mon loup.

Accueillant l'étreinte de sa Ved'ma, Bucky laissa la tension quitter ses épaules. Ils avaient fait beaucoup de chemin depuis qu'il la chercha à Baltimore avec Sam. Il jeta un coup d'œil par-dessus la tignasse brune et aperçut l'ordinateur ouvert sur la table basse.

— Ça avance tes recherches ? demanda-t-il.

— Mmh… Ce sera plus simple d'aller voir directement sur place je pense. La plupart des maisons à vendre à Delacroix sont sur les sites depuis des années, et je n'ai jamais vu un seul panneau là-bas.

— N'hésite pas si tu as besoin d'aide avec ça.

Hermione embrassa rapidement la machoire de son loup et quitta ses bras, elle déposa le sac de course sur le plan de travail. À eux deux, ils rangèrent les nouveaux achats.

— Je ne comprends pas comment tu peux me laisser carte blanche. C'est une maison dans laquelle on va habiter ensemble, pas juste un pull que tu n'as pas envie de choisir…

— Ved'ma tu me demanderais d'habiter dans une hutte sans eau courrante j'accepterais si je suis avec toi. Et puis je n'ai jamais eu de vrai endroit à moi, je ne saurais jamais comment choisir entre tout ces trucs : deux ou trois chambres ? Salon-salle à manger ou pièces séparés ? J'en sais foutrement rien. Je vivais dans un 30 mètre carré avec mes parents et ma petite sœur, puis dans un endroit encore plus petit avec Steve et maintenant dans cet appartement choisi par le gouvernement américain…

— Ce sera quatre chambres, avec un garage pour ta moto, un jardin pour l'été et une cave pour entreposer mon matériel de potion et nos armes, sourit-elle amusée face à la tête totalement indifférente de James.

— Si on ne trouve pas je te la construirais ta maison parfaite poupée.

— Qui aurais crû que James Buchanan Barnes puisse être si romantique ?

Suspendu à son cou, Hermione joua avec les courts cheveux du sergent. À ses yeux, elle avait l'impression d'être la huitième merveille du monde.

— Pas lui en tout cas, ricana-t-il avant de l'embrasser rapidement à la commissure des lèvres. Retourne à tes recherches ma belle, je termine de ranger ça.

Plus tard dans la journée, après une balade dans le parc et un nettoyage express de l'appartement, Bucky regardait le plafond de sa chambre. Avant qu'Hermione ne vienne emménager chez lui, il n'utilisait jamais cette pièce, aujourd'hui il ne voudrait être nul par ailleurs que dans son lit. Ved'ma somnolait, traçant la ligne de ses abdominaux du bout des doigts. Un BIP sonore se fit alors entendre, la faisant bondir.

Un rictus naquit sur les lèvres de l'ancien soldat lorsqu'il la vit redressée et alerte, un couteau (dont il ne connaissait l'exacte provenance) entre les mains. Bucky maudissait intérieurement les sorciers : dans certaine situation le SSPT de Ved'ma surplombait le sien.

— C'est rien poupée, juste le portable, annonça-t-il en attrapant la maudite chose.

D'un geste Hermione balança le couteau sur la magnifique cible, rembourrée à la magie qu'ils avaient installé sur le mur de la chambre, et se rallongea au près de James. Elle reposa sa tête sur son torse, fatiguée. Téléphone en main, il vérifia rapidement qui les importunait à 15 heures 47 exactement.

— Sam nous invite chez lui pour une fête de quartier. Il dit que tout le monde veut nous revoir, surtout Mme Nilborn elle a hâte de pouvoir te raconter les derniers potins.

— Ce serait quand ?

— Le 31.

— Jour de malheur, maugréa-t-elle. C'est d'accord, l'humour du pigeon me manque presque, ne te moque pas Buchanan j'ai dis presque !

Si sur le moment le regard furieux de sa brune et le ton qu'elle utilisa contre Bucky lui fit penser à sa mère, il n'en dit rien. Il profita simplement du souvenir qui passait lentement dans son esprit.

« — JAMES BUCHANAN BARNES ! Tututut revient immédiatement ici petit garnement ! Ou as-tu encore traîné pour revenir aussi sale et amoché !?

Mais Maman c'est Steve…

Le « Mais » n'existe pas jeune homme, le sermonna son père en lisant son journal, levant à peine la tête pour observer la scène.

Pardon Maman, c'est Steve il se faisait encore bousculer j'ai juste pris sa défense.

Et bien il serait peut-être temps de donner des cours de boxe à ce garçon. Allons te débarbouiller avant que nous passions à table. »

— À quoi penses-tu ? l'interrogea soudain Ved'ma le ramenant à la réalité.

— À mes parents… Ils t'auraient adorée.

La brune emmêla ses doigts aux siens en guise de soutient, elle savait ce que cela faisait de perdre ses parents (même si techniquement les Granger n'étaient pas morts).

— Tu veux me parler d'eux ?

— Je préferais te montrer.

Ils échangèrent leurs positions, un léger rictus sur les lèvres et les larmes menaçant de rouler sur ses joues, Buck s'installa sur les seins de sa copine et enserra sa taille. Les doigts de Ved'ma vinrent lui tripoter les cheveux. Une certaine sérénité s'abattit alors sur le couple, une légère lueur bleuté s'échappant là où la brune massait son cuir chevelu.

— Je t'aime ma louve, murmura-t-il après plusieurs minutes à profiter du calme.

Bonjour, bonsoir, bon week-end ! J'espère que ce chapitre vous a plu. N'hésitez pas, laissez un commentaire ! Prenez soin de vous, bisous.

Ericaly