Et me revoici avec la suite ! Chapitre plus court, mais non moins intense :)
J'ai beaucoup aimé écrire celui-ci, et j'espère qu'il vous plaira tout autant ! Bonne lecture !
Chapitre 707 – Tourbillons
Naruto et Sasuke étaient rentrés au ryokan en silence. Ils s'étaient rendus au bain l'un après l'autre comme ils s'étaient désormais habitués à le faire, et s'étaient couchés tôt, un « merci » murmuré par Naruto pour seul échange. Naruto avait besoin de la présence de Sasuke plus que de ses mots, et se réveiller près de lui l'apaisa plus que mille paroles. Ils discutèrent vaguement de la journée à venir durant leur petit-déjeuner au ryokan, puis s'aventurèrent à nouveau vers la bibliothèque, où ils retrouvèrent Inari et Tazuna. Les deux shinobi furent adoptés par l'équipe dès leur premier jour sur le chantier, et leur engouement pour le projet facilita leur intégration au sein du village entier, si bien qu'il était difficile de croire qu'ils étaient arrivés seulement quelques jours auparavant.
L'un comme l'autre, sans avoir besoin de se l'expliquer, étaient parfaitement contents de travailler de cette manière. Ils trouvaient un équilibre à travers ce quotidien, les gardant éloignés de leurs blessures passées et des questions sans réponses qui les tourmentaient. Ils se sentaient réellement utiles, et ce d'une manière si différente de celle qu'ils connaissaient – utilisant leur force pour construire plutôt que pour détruire.
Naruto et Sasuke se joignirent au reste de la troupe pour profiter d'une pause déjeuner en extérieur, passant commande au yatai installé temporairement face à la bibliothèque. La neige tombée la veille sur le Grand Pont de Naruto s'était évaporée, et n'avait pas atteint le village sur lequel régnait un doux soleil hivernal. Savourant ses brochettes de poisson, Naruto se surprit à contempler silencieusement le paysage face à lui. Inari riait avec quelques habitants de tous âges, sa voix s'élevant dans les airs tandis qu'il désignait quelque chose au loin. A côté, le cuisinier du yatai s'exclamait gaiement, occupé à tourner les brochettes dont l'odeur grillée venait chatouiller les narines de chacun. Près de lui, Sasuke se réchauffait la main avec sa tasse de thé, les yeux rivés sur le liquide fumant. Un sourire aux lèvres, il se rapprocha légèrement du brun.
– Tu veux ma veste ?
Sasuke leva les yeux vers lui, les épaules voûtées. Le matin, Naruto avait acheté un haori aux tons inévitablement oranges, en vente au ryokan.
– Je n'ai pas froid, ajouta-t-il.
Le blond était déjà en train de se dévêtir quand Sasuke voulut objecter, mais il resta muet. Naruto déposa le vêtement sur les épaules de son ami, s'assurant qu'il était bien en place, avant de lui sourire de toutes ses dents.
– Usuratonkachi, fit Sasuke en portant la tasse à ses lèvres.
– C'est comme ça que tu me remercies ?
Il fixa Sasuke quelques instants, mais son expression trahissait son manque de conviction. Il ne pouvait pas être sérieux – il n'avait rien à reprocher à Sasuke. Absolument rien. Il lui en avait voulu de l'avoir laissé, de s'être éloigné quand il avait tant besoin de lui. Mais à passer des nuits entières à y penser, Naruto avait bien fini par comprendre pourquoi Sasuke n'avait pu rester. Ni au village de Konoha, ni à ses côtés.
Sa simple présence près de lui ne cessait de constituer un miracle, et Naruto se permit, pour une fois, de laisser une once d'apaisement le traverser. Il était au pays des vagues, la porte d'entrée vers le berceau du clan Uzumaki. Une frontière familière et rassurante, un temple de souvenirs qu'il avait érigés en tant que piliers de son identité, leur effigie assise tout près de lui. Cette réalité lui donnait presque le vertige, insufflant en lui une tranquillité qu'il n'avait pas connue depuis de longues années. Une tranquillité qu'il n'avait connue que dans l'ignorance de la danse macabre qui se jouait autour de lui à chaque instant.
Il avait préféré faire semblant si longtemps, mais au fond de lui, il savait qu'il ne s'était jamais réellement senti accepté à Konoha. Sa gorge se noua à cette simple pensée, tant la terreur que cet amour conditionnel lui avait inspiré était impossible à effacer. Sasuke remarqua qu'il semblait perdu dans ses pensées, les sourcils légèrement froncés, et posa sur lui un regard protecteur. Naruto le sentit sans même lever les yeux.
Ses amis avaient seulement commencé à se comporter en tant que tels alors qu'il était devenu un puissant ninja, prêt à se sacrifier pour sauver le monde entier. Seul celui à ses côtés avait été prêt à se sacrifier non pas pour le monde entier, mais pour Naruto seul, simplement parce-qu'il l'avait décidé. Et ce, bien avant que Naruto ne sache maîtriser le rasengan ou faire équipe avec Kurama. Sans que Naruto ait à prouver quoi que ce soit.
Et ils avaient voulu le tuer. Son premier ami, son meilleur ami. Sasuke. Comment pourrait-il les qualifier d'amis alors qu'ils s'étaient tous mis d'accord pour l'exterminer ? Son cœur se serra alors que leurs visages défilaient un à un dans son esprit. Il ne pouvait plus se mentir. Ils n'étaient pas ses amis, et ni Kakashi, ni Jiraiya n'étaient sa famille. Ils l'avaient chargé du poids écrasant de leurs attentes démesurées alors même qu'ils n'avaient pas pris leurs propres responsabilités. Seul le visage d'Iruka lui apparut comme une étincelle de vérité, d'angoisse amère tournée en amour sincère. Il lui écrirait bientôt.
Les paroles de quelques travailleurs le sortirent de ses pensées alors qu'Inari s'était rapproché. Il tendit l'oreille à l'entente de son nom.
– J'dis pas qu'il accepterait, évidemment, c'est juste une idée… se défendait une voix.
– Laisse tomber, rit une autre, il a déjà une promise – c'est pas la peine de lui présenter ta nièce !
– En attendant, il nous en a jamais parlé, de sa promise !
Leurs regards se tournèrent vers le blond, et Naruto entendit le nom de Hinata murmuré tout bas. Il lâcha un rire nerveux en se grattant la nuque. Cette conversation semblait le suivre où qu'il se dirige.
– Et toi, Sasuke ? tu en as, une promise qui t'attend ?
Un silence s'ensuivit alors que le groupe avait les yeux rivés sur le brun. Naruto le regarda à son tour, et le visage de Sakura lui revint en mémoire.
– Je n'ai personne à Konoha.
Cette déclaration laissa les habitants du village muets un instant, et ils changèrent de sujet rapidement, inquiets à l'idée d'avoir blessé Sasuke. Quelqu'un lui apporta une nouvelle tasse de thé, et Sasuke s'efforça de les rassurer. Il n'avait simplement personne à Konoha.
Le sable froid leur était désormais familier. Naruto décida cette fois-ci de s'allonger, son bras soutenant l'arrière de sa tête, le sable caressant sa peau. Le haori qu'il avait acheté ce matin semblait réfléchir les rayons du soleil couchant, et Naruto pouffa en contemplant Sasuke un instant. Ce dernier se tourna vers lui.
– Un problème ?
– Non, le orange te sied à merveille.
Naruto laissa son regard espiègle confronter celui de Sasuke un instant de plus, et ce dernier répondit :
– Le orange ne va à personne, Naruto.
Offusqué, le blond se releva sur son coude.
– Tu es en train de me dire que je gâche le paysage avec mon yukata orange ?
Sasuke ne bougea pas. Seul son sourire s'agrandit, caché du blond.
– Quelle audace ! Je te signalerais que le orange me va très bien, et que c'est une très jolie couleur !
Naruto finit par se lever pour s'approcher du brun. Ce dernier revêtit son masque d'impassibilité alors que son ami arrivait à sa hauteur.
– Qu'est-ce que tu peux être critique, Sasuke, vraiment.
Naruto soupira alors qu'il redirigeait son regard vers l'horizon, en cet instant une étendue orange teintée de nuages parmes. Naruto lui lança un regard, prêt à ajouter une remarque, et vit Sasuke resserrer le haori autour de ses épaules. Il sourit. Puis il s'avança vers la mer, décidé à tremper ses pieds dans l'eau. La vaguelette qui déferla sur sa peau le refroidit, et il laissa échapper une exclamation de surprise avant de s'éloigner.
– La mer est froide, en hiver, lui lança Sasuke.
Naruto lui tira la langue, et s'accroupit afin d'observer quelques coquillages. Sasuke le rejoignit, et s'accroupit à son tour. Un long silence passa entre eux avant que Naruto ne lâche :
– Je suis sûr que Sakura-chan t'attend à Konoha.
Sasuke lui rit au nez.
– Tu ne voulais pas – tu ne voulais pas restaurer ton clan ?
Le brun le dévisagea avec une telle perplexité que Naruto préféra détourner le regard.
– Et qu'est-ce que Sakura a à voir là-dedans ?
Naruto hésita un instant, puis reprit d'une voix faible :
– Tu sais, si tu veux…
Sasuke lui épargna quelques instants d'inconfort en le coupant :
– Restaurer mon clan ne veut pas dire me reproduire. Et de toutes les personnes avec qui je pourrais me reproduire, je ne vois pas pourquoi je choisirais Sakura.
Naruto rougit.
– Parce-qu'elle…
Il s'interrompit. Le regard de Sasuke, par hasard ou à dessein, lui rappela celui glacé de Sakura, prête à le tuer sans même savoir pourquoi, sans même lui donner une chance, sans même essayer de le comprendre. Ses pleurs, pour elle-même. Jamais pour lui. Elle ne portait aucun intérêt à la réalité de Sasuke, hors des frontières de l'illusion parfaite qu'elle s'était créée.
Il rencontra à nouveau le regard du brun, et acquiesça lentement. Naruto avait cru pendant si longtemps que Sakura aimait Sasuke sincèrement. Il s'était habitué à le croire. Parce-que c'était si simple pour lui, de prétendre tomber amoureux de celle qui n'avait d'yeux que pour son rival. De celle qui jamais ne s'intéresserait à lui. De celle dont jamais il ne tomberait amoureux.
Il se leva d'un bond.
– On y va ?
Naruto n'attendit pas de réponse, son regard fixé sur un point inexistant au loin.
Le chemin jusque chez Tazuna lui parut plus long que d'habitude, et Sasuke fronça les sourcils en voyant Naruto hâter le pas. Plus tôt dans la journée, Inari leur avait proposé de passer chez eux pour dîner ensemble, et le blond s'était empressé d'accepter. Sasuke se demanda vaguement si Naruto était fatigué de passer autant de temps avec lui, tout en sachant qu'il s'agissait d'autre chose.
Naruto s'élança dans le jardin, et ne tarda pas à y découvrir Tazuna, occupé à déguster une coupelle de saké. Il aperçut le blond et l'invita à l'intérieur, et Sasuke suivit l'ombre de son compagnon sans un bruit, le laissant les annoncer. Naruto répondit gaiement à l'enthousiasme de Tazuna, et ils s'attablèrent rapidement, encouragés par Tsunami.
– C'est un plaisir de vous recevoir à nouveau, fit-elle.
– Il faut fêter ça, même, ajouta Tazuna en leur servant à chacun une coupelle de ce qu'il expliqua être son saké favori.
– Merci, fit rapidement Sasuke en constatant que la bouteille était loin d'être vide.
– Vraiment, c'est un alcool local, fabriqué par des artisans que je connais bien – et vous ne trouverez rien de meilleur dans ce pays, ni dans le vôtre !
Tsunami lui donna un léger coup de coude avant de se lever pour servir la table. Sasuke se leva pour l'aider, content d'échapper à sa coupelle de saké. Tazuna trinqua avec Naruto, dont la grimace le fit rire de bon cœur.
– Alors, comment ça se passe sur le chantier ?
– Super, l'équipe est vraiment chaleureuse, répondit Naruto dans un sourire.
– C'est sûr, ça doit vous changer des missions du genre, sauver le monde !
Naruto rit avant de répondre :
– Ça fait du bien, de construire quelque chose.
Tazuna acquiesça avant de lui servir une nouvelle coupelle. Sasuke s'assit près de Naruto, et Tazuna en profita pour trinquer à nouveau.
Des couleurs s'installèrent rapidement sur les joues du blond, qui ne semblait pas compter le nombre de fois que Tazuna le servait. Sasuke, en revanche, dont l'expression était toujours impassible, comptait pour lui – et le nombre excédait grandement ce qu'il estimait être raisonnable.
– Et qu'est-ce que tu lui as dit, au mec ?
Il avait apparemment commencé à tutoyer Tazuna.
– D'aller voir ailleurs si j'y étais !
Naruto éclata de rire. Tazuna s'apprêtait à le resservir quand il constata que sa coupelle était déjà pleine. La bouteille, en revanche, était vide – ainsi se leva-t-il pour aller en chercher une autre. Sasuke en profita pour saisir le verre du blond et le vider à sa place. Naruto ne comprit pas et resta bouche bée un instant. Sasuke n'était pas sûr d'avoir compris son propre geste non plus. Il s'essuya la bouche du revers de la main et se rassit correctement.
– J'en ai trouvé un vraiment ancien, il promet d'être un régal, fit Tazuna gaiement.
– Peut-être ont-ils assez bu, interjecta Tsunami.
– Ces braves gaillards ? Ils en sont encore à l'apéritif, tu veux dire !
– Non, non, je crois qu'ils en sont plutôt au dessert. Laisse-les faire une pause, veux-tu ?
Sasuke lança un regard empli de reconnaissance à Tsunami, qui leur servit rapidement deux grands verres d'eau. Le mal était pourtant fait. Tazuna poursuivit sa dégustation dans son coin, et Inari, amusé, changea le sujet :
– Plusieurs collègues discutaient de Konoha aujourd'hui, je crois qu'ils sont assez curieux.
– A quel sujet ? demanda Naruto avec une clarté remarquable.
– Oh, au sujet de Konoha en tant que tel, fit-il. La plupart des habitants n'y sont jamais allés, ils se demandent à quoi le village ressemble.
– Ah, répondit Naruto.
– Mh, répondit Sasuke.
Inari poursuivit :
– Moi-même, je n'ai vu Konoha qu'en pleine reconstruction. Le paysage doit être bien différent à présent.
– Pour sûr, fit Sasuke, tête baissée.
Il avait déjà fini deux verres d'eau et tentait de respirer profondément afin de calmer ses vertiges.
– Et puis, c'est vrai, ils s'interrogent aussi sur votre présence ici.
Sa petite voix parvint clairement aux oreilles des deux shinobi, qui échangèrent un regard.
– Ils sont vraiment contents, tout comme nous, de vous avoir ici – ils se demandent seulement si c'est bien là qu'est votre place.
– On est de passage, Inari, de passage. On n'a pas prévu de s'établir au pays des vagues non plus, fit Naruto avec de grands gestes. T'imagines, voir le Grand Pont de Naruto tous les jours ? reprit-il à l'intention de Sasuke.
Ce dernier ricana avant de se reprendre, car il glissait dangereusement de sa chaise.
– C'est plutôt marrant, c'est un souvenir des exploits que vous avez accompli quand vous étiez plus jeunes.
Naruto et Sasuke restèrent muets.
– Enfin, tout ça pour dire… avez-vous une idée de quand vous comptez rentrer à Konoha ?
– Jamais, répondit Sasuke avant de s'effondrer au sol.
Naruto haussa les épaules, et Tsunami se précipita vers Sasuke afin de l'aider à se redresser. Inari lui lança un coup d'œil avant de s'adresser à Naruto :
– Tu ne voulais pas devenir Hokage ?
– Devenir Hokage, épouser Hinata, avoir de beaux enfants et faire régner la paix dans le monde !
Puis il éclata de rire, rapidement rejoint par Sasuke qui ajouta :
– Et moi je vais restaurer mon clan avec Sakura ! Les Uchiha auront les cheveux roses à partir de maintenant.
Leur rire s'intensifia, tandis qu'Inari les regardait sans comprendre. De longues minutes s'écoulèrent avant que leur hilarité ne s'adoucisse. Un air pensif sur le visage, Naruto baissa le regard vers sa coupelle vide. Soudain, il leva les yeux vers Tazuna, et s'exclama :
– Vous êtes le seul à ne pas m'avoir demandé si j'allais épouser Hinata.
Ce dernier lui sourit.
– Si tu comptais en faire ta femme, c'est avec elle que tu voyagerais, non ?
Il s'esclaffa à son tour. Sasuke s'éclaircit la voix et demanda à Tsunami s'il était possible d'obtenir un nouveau verre d'eau. Naruto laissa échapper un rot, et s'empressa de trouver les toilettes. Il évacua douloureusement tout ce qu'il avait bu. Sasuke s'empara d'une serviette déposée sur la table et rejoignit Naruto. Il se laissa tomber au sol près de lui et lui mit la serviette sur l'épaule. Il l'attendit patiemment, lui tapant le dos. Naruto expira longuement et s'allongea au sol, les yeux rivés sur la blancheur du plafond. Il laissa échapper un rire.
De longues minutes passèrent ainsi avant qu'ils ne fassent à nouveau leur apparition dans la salle à manger. Sasuke avait passé le bras de Naruto autour de son cou afin de l'aider à marcher. Tazuna ne put s'empêcher de sourire pour lui-même, et Tsunami s'approcha rapidement d'eux avec des infusions.
– Je suis désolé, fit Sasuke, je crois qu'on va rentrer…
– Ce n'est pas raisonnable, répondit Tazuna.
Sasuke se demanda vaguement si cet homme avait une idée de ce qu'était la raison, avant de le laisser poursuivre :
– Restez dormir.
Tsunami et Inari acquiescèrent vivement, et Sasuke n'attendit pas de se faire prier pour accepter. Tsunami leur indiqua la chambre qu'ils avaient déjà utilisée quelques jours auparavant, et Sasuke s'efforça d'y transporter Naruto. Le temps du trajet, Tsunami s'était déjà affairée à déplier deux shikibuton et à les préparer. Elle déposa les infusions au sol, s'assura qu'ils n'avaient besoin de rien et les laissa seuls. Sasuke la remercia, avant d'aider Naruto à s'allonger sur l'un des futon. Naruto reposait pratiquement tout son poids contre le corps de Sasuke, ses cheveux blonds caressant sa joue, ses doigts effleurant sa nuque. Il glissa contre Sasuke, et ce dernier manqua de tomber avec lui. Il soupira, et lâcha lentement le bras du blond. Une fois libre, ce ne fut pas la sensation de légèreté qu'il attendait qui l'envahit. Il déglutit puis s'allongea à son tour, incapable de faire un mouvement de plus. Il tentait toujours de calmer sa respiration quand une voix résonna près de lui, l'appelant.
– Sas'ke.
Il tourna la tête en direction du blond, le regard dans le vide, les sourcils légèrement froncés.
– Sas'ke, je veux aller à Uzushio.
Ses yeux bleus scintillaient dans l'obscurité. Sasuke n'aurait su dire si cet éclat était une preuve de son ivresse ou bien de sa plus pure spontanéité, mais l'effet était le même, et son cœur rata un battement. Ils se fixèrent un long moment, et Sasuke n'était pas sûr de pouvoir soutenir son regard un instant de plus, quand Naruto ajouta :
– Viens avec moi.
Merci d'avoir lu :) Vos retours sont toujours appréciés !
