01/06/2013 - 04/07/13

Me revoilà =)

Oui, mille pardons, j'ai deux semaines de retard, je m'agenouille pour quémander votre pardon, et rejette honteusement la faute sur mes amis et petits amis (ah non j'en n'ai qu'un, au temps pour moi ^^)

J'essaierai de faire mieux la prochaine fois o.o

La découverte du plan... quelque peu méchant de ce cher Sirius. Bonne lecture ;)


Lily se mordit la lèvre et s'avança sur la pointe des pieds vers le lit de Mary. Allez, du courage, que diable ! Elle avait affronté bien pire que son amie. A la réflexion... peut-être pas. Elle n'avait jamais été dans cette situation. Elle, l'irréprochable, la parfaite Lily Evans, qui devait reconnaître qu'elle était en tort et s'excuser de son attitude auprès d'une amie. Non. Pas d'une amie. Sa meilleure amie. Elle prit trois ou quatre longues respirations et posa sa main sur l'épaule de la Gryffondor pour la secouer doucement. Celle-ci ouvrit un œil vaseux.

- Grmmgn ?

- Je suis désolée de m'être montrée agressive envers toi, je te demande pardon, tu avais raison, mon attitude était stupide. Désolée.

- Quoi ?

Elle se redressa sur un coude en tentant difficilement de garder les yeux ouverts.

- C'est une raison pour me réveiller ?

La jolie rouquine hésita, perplexe.

- Euh... Oui ?

- Bon... bon. Tu es pardonnée. Maintenant, réveille-moi à nouveau à une heure décente. Bonne nuit.

- Mais...

- Oui, oui, on parlera de Potter et de tous les problèmes autour, mais pas maintenant. Dors !

Sur ce, Mary se remit allègrement à dormir.

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ooo

.

Jonathan entra dans la grande salle assez tôt, comme à son habitude. Il déjeunait comme un ogre chaque matin. Sans ça, il ne tenait pas la journée. La table des Serdaigles était occupée par une quinzaine d'élèves, répartis de manière espacée, comme toujours. Les amis et les solitaires venaient combler les trous au fur et à mesure qu'approchait le début des cours. Morne répétition quotidienne de la vie à Poudlard. Heureusement qu'il y avait de quoi la pimenter un peu. En parlant de ça... il repéra aisément la seule tête blanche et s'avança vers elle. Il s'immobilisa à deux mètres, surpris. Elle leva une paume ouverte vers lui. Son bras était plein de griffures, et bleui par endroit.

- Non. Aucun commentaire.

Il secoua la tête, un peu perplexe.

- Soit. Comme tu veux. Bien dormi ?

- On ne peut mieux. Rien ne vaut les bons lits à baldaquins de Poudlard. Dis-moi... ils ne veulent toujours pas me servir ton hibou en petit déjeuner ?

- Lutha ?

- Mmh ?

- Le hibou ne se mange pas.

- Ah ? C'est pourtant délicieux, les petits os craquent sous la dents... enfin j'imagine, bien sûr, commenta-t-elle avec un large sourire.

- Tu es répugnante.

- Merci.

Il ouvrit la bouche, s'apprêtant à dire que ce n'était pas un compliment, puis la referma, conscient que c'est ce qu'elle attendait. Il sourit.

- Bref. Je suis content que tu sois revenue. Je commençais presque à avoir une vie sociale, c'en devenait effrayant.

Elle s'écarta d'un air horrifié, comme s'il était atteint de la peste noire.

- Sérieusement ?

- Il faut dire que j'ai du parler à des... personnes, pour demander où était mon carnet de cet année. C'est curieux, mais je ne le retrouve pas.

Lutha haussa un sourcil.

- Au moins, dis-toi que personne ne déchiffrera ce que tu y as marqué, avec ton code bizarre. D'autres raisons à cette soudaine attirance par la populace ?

- Quelques questions à poser parmi les sang-purs... Curieusement, le fait que je ne connaisse absolument pas le monde moldu et que mes parents soient tous les deux des sorciers convaincus ne semble pas jouer en ma faveur. J'aurais cru pourtant...

- Que veux-tu ? Il aurait fallu qu'ils soient sorciers depuis cinq générations, et encore. Que serait l'être humain sans ségrégation ?

- Sûrement pas l'être humain.

Ils échangèrent un regard fataliste, mais satisfait, et replongèrent respectivement dans leurs assiettes. Discuter de la bêtise humaine en se plaçant comme êtres supérieurs était sans doute l'une des activités qu'ils pratiquaient le plus souvent. Le jeune homme ne garda guère le silence très longtemps.

- Tu comptes m'en dire plus ? Après tout, tu n'as plus vraiment de secrets que tu dois garder, envers moi.

Elle eut un petit sourire en coin.

- Pourquoi donc ? Te laisser deviner est tellement plus amusant.

- Pour deviner, il faudrait encore que je j'ai une vague connaissance de ta famille. Si... on peut appeler ça une famille, ce dont je commence honnêtement à douter.

Elle se contenta de rester souriante. Il l'observa attentivement quelques secondes et se lança :

- Les cheveux... je dirais que c'est une humiliation gratuite. Ça n'aurait pas le moindre autre intérêt, et tu ne les aurais jamais coupé toi-même. Ton sens de l'esthétique est douteux, mais pas à ce point, encore heureux. Tu devrais demander à Natacha de t'arranger ça, d'ailleurs. Pour les blessures que tu sembles avoir un peu partout... une bagarre ? Non, tu aurais facilement évité une bagarre par la fuite.

Elle fronça les sourcils.

- Je ne veux pas dire par la fuite pure et simple. Tu l'aurais évité naturellement, comme tu as évité brillamment que le monde s'intéresse à toi jusqu'à maintenant. Enfin, ce n'est pas le sujet. je pencha donc plus pour un combat gratuit... mmh... une mise à l'épreuve, peut-être. Alors, je chauffe ?

Le sourire s'était quasiment effacé.

- Lutha ?

- Il faut que tu saches, John... Si le fait que tu en saches autant sur ma famille venait à leur parvenir aux oreilles, je ne donne pas cher de ta peau, alors je te conseille d'être discret, et surtout...

Elle soupira et passa une main dans ses cheveux avant de marmonner :

- ... de faire attention à toi.

Il ouvrit la bouche avec un sourire moqueur mais la referma avant d'avoir parlé. Ça ne méritait pas de commentaire, pour une fois.

- Alors ? Quand ton carnet a-t-il disparu ?

- Hm... A mon avis, la veille de ton départ. Lorsque je l'ai pris le lendemain matin pour y noter ce que je voulais, je ne l'ai pas trouvé, et ce n'est pas une question de rangement.

- Tu pourrais l'avoir laissé tomber sans faire exprès ?

Il eut une moue sceptique et passa la main dans ses poils de barbe mal rasée.

- Possible, mais peu probable. Je pense qu'on me l'a volé. Mais je ne comprends pas pourquoi. Personne ne sait ce que je note dans ce carnet. Et en plus, c'est codé.

Il se leva et attendit que Lutha le suivît. Elle s'exécuta avec lenteur, l'air pensif.

- Tu crois que ça pourrait être... ?

- Black ? J'y ai pensé. Mais comment aurait-il fait pour en connaître l'existence ?

- Il veut peut-être simplement se venger et a pris le premier truc qu'il a trouvé. N'oublie pas que tu as participé à notre petite... surprise culinaire.

- Je ne crois pas que se venger de moi l'intéresse. Très sérieusement, tu es devenue sa cible privilégiée.

Ils discutèrent des problèmes plus que probables de santé mentale de Sirius Black tout en se dirigeant vers leur salle de cours. Comme tous les lundis matins, il avaient un cours de défense contre les forces du mal avec les Gryffondors. Lorsqu'ils arrivèrent devant le repère du professeur Spare, seules Lily Evans et Mary O'barton étaient présentes, discutant avec animation. Lutha interrogea son ami du regard mais il hocha négativement la tête. Leur réconciliation était toute récente.

Spare passa soudain la tête par la porte et jeta un œil aux quatre élèves.

- Attendez un instant avant d'entrer. Miss Layos ? Pouvez-vous entrer une minute ?

Elle acquiesça et le suivit à l'intérieur. Il la fixa aussitôt avec circonspection.

- Le professeur Dumbledore m'avait bien évidemment averti d'où vous étiez. Tout s'est bien passé ?

Elle sourit.

- On peut dire ça comme ça, monsieur.

Il la regarda d'un air songeur quelques secondes.

- Je suis navré d'avoir à vous le demander, mais mes responsabilités... Vous comprenez ?

Elle frémit d'agacement mais se contint aisément. Il n'en valait pas la peine. Elle le coupa donc d'une voix neutre :

- Non, monsieur, personne ne m'a rien demandé qui puisse nuire aux sang-purs.

- Vous en êtes sûre ? Il s'agit de la sécurité des élèves de quelques familles très bien placées.

- Je ne comprends pas bien ce que vous insinuez, professeur, déclara-t-elle d'un ton candide. Vous pensez que quelqu'un dans mon village pourrait me demander d'attenter à la vie d'un élève, et que, si c'était le cas, je le ferais ? Ou je n'en parlerais pas au professeur Dumbledore ?

Il sembla soudain très mal à l'aise. Il n'était pas difficile de comprendre qu'il n'avait pas eu l'accord du directeur pour la confronter ainsi, et il pourrait avoir de sérieux ennuis pour cela.

- Ce n'est naturellement pas ce que je voulais dire. Je m'assure juste que vous n'avez pas subi de menaces qui pourraient vous pousser à...

- POTTER ! NON ! IL A DIT D'ATTENDRE ! Hurla Mary O'barton dans le couloir.

Le porte de la classe s'ouvrit en grand sur l'attrapeur de Gryffondors, un large sourire aux lèvres. Derrière lui se tenait son fameux compère. Elève comme professeur se tournèrent vers eux, avant de se regarder à nouveau. La petite Serdaigle eut un sourire réfrigérant.

- Ne vous inquiétez pas, monsieur, il n'y rien de tel. Mais merci de vous en soucier. Je ne l'oublierai pas.

Elle le vit serrer les dents.

- C'est normal. Allez vous asseoir, maintenant. Vous pouvez entrer, les autres.

Sans grande surprise, Lutha vit Black arriver à grands pas et s'asseoir d'un air décidé à côté d'elle, grillant la priorité à Jonathan, comme toujours.

- Tu devrais faire attention, Black, ça va devenir une habitude de petit vieux.

Sirius eut un petit sourire.

- Qui a les cheveux blancs, ici ?

- Celle qui réfléchit le plus. Ne pas se servir de son cerveau entretient très bien les cheveux.

- Dois-je y entendre un compliment sur la splendeur de ma chevelure ?

Contre toute attente, elle pouffa derrière ses mains.

- Black ! Layos ! Ne commencez pas mal ce cours ! Lança sèchement l'enseignant, encore un peu tendu.

Ils reprirent plus bas.

- Où étais-tu la semaine dernière ?

Elle haussa un sourcil. Il avait un sourire un peu trop satisfait pour être innocent.

- Je ne vois pas en quoi ça te concerne... Dis-moi, Black... d'où t'est venue cette soudaine envie de me parler, le 1er septembre ? Non, parce que... bien que l'idée soit stupide, le fait que tu en ais eu une, franchement, je suis épatée.

Son sourire ne bougea pas.

- Je comprends, tu ne dois toi-même pas en avoir souvent.

Elle haussa un sourcil. Jonathan aurait pu dire ça. Sauf que venant de Jonathan, une telle remarque n'aurait pas paru si prétentieuse.

- Détrompe-toi, Black, détrompe-toi...

- Alors ? Il faisait beau en Grèce ?

Elle se crispa légèrement.

- Comment veux-tu que je le sache ?

- Et bien parce que c'est là-bas que tu étais, non ? Chuchota-t-il, l'air innocent.

Elle resta silencieuse, se demandant ce qu'il pouvait bien savoir de plus. Mais elle ne devrait pas avoir à s'inquiéter. A part John, il n'y avait personne qui aurait pu renseigner cet enquiquineur. Et il aurait été le dernier à le faire. Et pendant qu'elle pensait à lui...

- Puisqu'on en est aux questions, Black, tu n'aurais pas vu le carnet de notes de Jonathan ? Il l'a malencontreusement égaré.

- Vraiment ? C'est dommage... Il faut faire attention de ne pas laisser traîner ses affaires.

Elle sourit. Il n'avait aucunement paru surpris à l'existence de ce carnet, et elle savait que ce n'était pas sous cette description que son ami avait interrogé les élèves au sujet de son précieux journal. Voilà qui résolvait l'un de ses problèmes. Elle avait sa petite idée sur comment récupérer ledit carnet. Sans se soucier de son cheminement de pensée, le Gryffondor enchaîna :

- Comment as-tu su que j'étais allergique au chocolat ?

- Je suis... très douée pour obtenir des informations. Ça ne t'a pas trop dérangé d'être raillé par tous les Serpentards après ça, j'espère ? J'ai entendu dire qu'ils ne t'appréciaient pas beaucoup... D'un autre côté, c'est compréhensible, tu es un peu un traître parmi eux...

Il serra la mâchoire.

- Dixit celle qui a toutes mes ex et amoureuses de moi à dos. Une population exclusivement féminine est bien plus à craindre qu'une bande de guignols vêtus de vert.

- Excepté quand la population féminine a un QI avoisinant deux et demi, ce qui doit être la valeur moyenne pour être attiré par toi, siffla-t-elle, furieuse d'avoir à se rappeler que son précieux anonymat avait cédé la place aux regards menaçants de ces filles.

Ils sentirent soudain une présence derrière eux et se retournèrent pour faire face à Spare, qui les observait d'un air mauvais.

- Bien que le QI de Black soit une information sûrement capitale, je ne pense pas que ce soit le sujet de ce cours. Maintenant, miss Layos, si vous avez une remarque à faire concernant les chats-garous, qui sont en revanche ledit sujet, je vous invite à la partager.

- Non, monsieur, grogna-t-elle en lui lançant un regard noir.

Il eut l'air satisfait et s'éloigna. Apparemment, elle se l'était mis à dos pour un bon moment. Elle savait qu'il était en relation avec des sang-purs et tenait beaucoup à cette position. par les temps qui couraient, c'était sans doute plus sûr. Il avait sans doute la charge implicite de veiller sur les héritiers, d'où sa suspicion envers elle. Après tout, si les chats-garous et les sang-purs ne se fréquentaient jamais, c'était bien pour éviter les bains de sang. C'était une haine qui n'aurait sans doute jamais de fin. Elle jeta un coup d'œil à son voisin. Il était occupé à envoyer un message à Potter sous la forme d'une araignée en parchemin. Elle se retint de bondir sur place ou de feuler. Un jour qu'elle était encore un chaton, une de ces sales bestioles l'avait piquée, lui laissant une fièvre monstrueuse pendant trois jours. Depuis, elle était sur les nerfs dès qu'elle voyait une forme à huit pattes.

- Dis-moi, Layos, l'interpella-t-il en chuchotant encore plus bas qu'avant. Comment vas-tu faire pour réussir à avoir une note satisfaisante aux ASPICs sachant que tu n'as pas suivi un seul cours de DCFM depuis le début de l'année ?

- Je te retourne la question, Black.

Il sourit et entortilla son doigt dans une mèche de ses cheveux noirs.

- Ma... famille a pour tradition, comme la plupart des... sang-purs, de bien informer les siens sur ses ennemis. Les chats-garous sont bien placés dans cette liste.

- N'est-ce pas un peu... de la ségrégation raciale ?

Il haussa les épaules.

- Je suis en désaccord avec les sang-purs sur quasiment tout, mais pour ce sujet... Ils sont vraiment dangereux. Ce n'est pas un hasard si on les voit en DCFM et pas en histoire de la magie. Ils ont fait des dégâts monstrueux parmi les sorciers.

- Je suppose que l'inverse est vrai aussi. Il n'y a pas de bataille sans morts des deux côtés.

- Sans doute, mais pour tout te dire, ça m'indiffère. On ne peut pas leur faire confiance.

Elle sourit. Elle le trouvait odieux de dire ça sans en connaître un, mais c'était vrai. La nature même des chats-garous en faisaient des êtres individualistes, et, mis à part dans quelques portées, il n'y avait personne à qui se fier. Mais c'était la règle du jeu, pas une raison de les voir comme des monstres. D'autant que les sangs-purs ne valaient guère mieux, pour la plupart.

- Enfin, quoiqu'il en soit, poursuivit-il, étant donné que tu réponds allègrement à ma charmante conversation, ne viens pas m'accuser si tu t'en tires avec un P sur ton BUSE de DCFM.

Elle se retint de prendre un air condescendant. Pour avoir combattu à plusieurs reprises des chats-garous, elle pensait s'en sortir aisément sur cette partie du programme. Cela dit, en décembre, ils changeraient de sujet, et elle devrait commencer à écouter le cours. Pour l'heure, elle pouvait continuer à se défouler sur l'imbécile heureux assis à côté d'elle. Et elle allait le cuisiner pour savoir ce qu'il mijotait.

- Je suis surprise que tu n'ais pas encore fait de coup foireux pour venger ton orgueil bafoué.

Il prit l'ait offusqué.

- Je ne suis pas puéril au point de continuer à me venger éternellement et continuer cette guerre stupide. Te harceler en cours me suffit.

Elle pencha la tête, le regard on ne peut plus sceptique.

- Tu as conscience que tu n'es absolument pas crédible, j'espère ?

Il lui ressortit son large sourire idiot.

- Si tu en es certaine, je te dirai que tout vient à point qui sait attendre.

- J'en frémis déjà d'impatience, maugréa-t-elle en le fixant d'un œil noir.

Il n'eut pas le temps de répliquer, le gong sonnant leur délivrance au moment où il ouvrait la bouche.

- A la prochaine, ma petite Layos, lança-t-il, tout content, en s'élançant à la poursuite de ses amis.

Jonathan rejoignit la jeune fille.

- Alors ?

- C'est lui qui a ton journal, et j'ai bien peur qu'il l'ait déchiffré.

Ils soupirèrent de concert en se dirigeant vers la prochaine salle de cours.

- Quel dommage qu'un brillant cerveau soit si mal utilisé, conclut le Serdaigle d'un ton dramatique. Pour en revenir au début de ce cours... que te voulait Spare, et comment as-tu fait pour le rendre si... nerveux ?

- Rien de bien important. Le nom de Dumbledore a suffi à le calmer. Spare n'est pas méchant, il est juste terrorisé par la monté en puissance des extrémistes sangs-purs, et il aimerait se les mettre dans la poche. J'imagine que leur servir un chat-garou sur un plateau pourrait en contenter quelques uns.

- Il parait que le chat a le goût de lapin.

Lutha s'arrêta net et fusilla son ami du regard.

- Tu ne vas pas t'y mettre ? Lupin m'a fait la même réflexion !

- Ah tiens ? Je pense que c'était innocent de sa part. En revanche, pour moi, c'est une juste vengeance pour tes allusions insultantes envers mon adorable hibou.

- John ?

- Lutha ?

- Tu es une personne flippante, sérieusement.

- Tu me flattes au plus haut point.

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ooo

.

Sirius sifflotait d'un air satisfait sous le regard amusé de James. Ils étaient en pleine partie de cartes avec Peter, comme souvent, et Remus lisait à côté d'eux.

- Tes filatures et ton manque de sommeil ont l'air de te rendre bien joyeux, Patmol. je ne pensais pas que la vie d'une élève sérieuse de Serdaigle pourrait être aussi passionnante.

- Et bien tu imaginais mal, mon cher Cornedrue. Parce que miss Lutha Layos est bien loin d'être une élève sérieuse. J'irai même jusqu'à dire qu'elle ferait une excellente fauteuse de troubles, si elle n'avait pas un si petit sens de l'humour.

Remus leva les yeux au ciel, et Peter soupira. Mais les deux autres étaient lancés. Il leur fallait un os à ronger, et, même si James se contentait d'observer, c'était le sujet idéal pour leur occuper l'esprit. Le loup-garou regarda sa montre, se demandant s'il serait très en avance en partant maintenant. Apparemment pas tellement. Il rassembla donc ses affaires et les rangea soigneusement dans son sac. Sirius se redressa brusquement et le fixa avec insistance.

- Tu vas travailler ton dossier de runes, c'est ça ?

L'air étonné, Lunard le dévisagea.

- Et bien oui, mais depuis quand ça t'intéresse ?

Il pencha la tête, arborant son plus beau sourire innocent, ce qui en tira un moqueur à James.

- Oh, c'est juste pour me renseigner. Ça a l'air de vous prendre beaucoup de temps, ce truc.

- En s'y prenant à l'avance, c'est plus vit fini. Je pense que d'ici quelques semaines, Layos aura fini de rédiger le sien d'ailleurs. Et même avec les pleines lunes à rattraper, je ne devrais pas mettre beaucoup plus de temps.

Il se figea, l'air soudain méfiant.

- Attends une minute. Tu ne me demandes pas ça uniquement parce que je travaille avec Lutha, j'espère ?

Sirius croisa les bras d'un air boudeur.

- Ce que tu es suspicieux ! Ah, c'est beau l'amitié !

- Mais oui mais oui... Laisse-moi en dehors de tes histoires avec elle. Je ne veux pas m'en mêler, c'est clair ?

Cornedrue eut un petit sourire. Il était sûrement pleinement conscient qu'un coup fourré se préparait. Après tout, il connaissait son ami mieux que lui-même, et il savait qu'il préparait quelque chose depuis plusieurs jours. Sirius ne s'en était pas caché depuis le retour de sa petite victime. Sans s'en préoccuper plus, Remus sortit pour la rejoindre, quelques parchemins coincés sous le bras. A peine était-il hors de vue que Patmol se leva à son tour.

- Tu ne vois pas d'inconvénient à ce que je t'emprunte la cape, James ? J'ai euh... une petite course à faire.

- On te croit, bien sûr, lâcha Peter en ricanant. Va courir après la jupe de ta Serdaigle, on saura s'occuper sans toi.

Sirius en resta bouche bée, ses deux amis riant tout leur soûl.

- Mais... ce n'est pas...

Le plus petit le fixa d'un œil moqueur.

- Ce n'est pas ça, finit-il par grogner. Pas ça du tout, non. Je lui apprends la politesse, c'est tout. Et pour ton information, Pet', elle ne me plaît pas du tout.

Il les planta là, s'éloignant à grands pas. James le regarda faire, songeur.

- Je ne pensais pas qu'il le prendrait comme ça, il est toujours enclin aux plaisanteries de ce genre, d'ordinaire, fit remarquer Queudver.

- C'est justement ça qui m'intrigue. Choisir comme nouvelle obsession une fille n'était peut-être pas très judicieux pour lui, mais ça devrait être amusant.

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- Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises.

Tandis que les contours de Poudlard se dessinaient sous ses yeux, Sirius sourit en songeant une fois de plus aux longues heures que leur avait pris la réalisation de la carte. Explorer le château, dessiner la carte, et trouver tous les sortilèges permettant de la camoufler, et surtout, d'afficher les personnes qui déambulaient dans l'école. le résultat était à leurs yeux un véritable chef d'oeuvre, et il doutait que quiconque regardant la carte simplement se doute du temps qu'il leur avait fallu pour la mettre au point. Il l'étudia soigneusement, et mit trois minutes à repérer les eux points qu'il cherchait. Dans une salle de classe probablement désaffectée, les étiquettes portant les noms de "Remus Lupin" et "Lutha Layos" étaient quasiment immobiles. C'était parfait. Il se dirigea sans hésiter vers la salle en question, prenant bien soin de maintenir la précieuse cape de James sur ses épaules.

Une fois posté dans le couloir, il tendit l'oreille, curieux. Les voix animées de son ami et de la Serdaigle étaient ponctuées de rires. Il fronça les sourcils. Remus avait l'air de s'entendre bien mieux qu'il ne le disait avec elle. Mais, après tout, Lunard discutait aimablement avec tout le monde sans en être forcément proche. Il fallait bien admettre que les trois maraudeurs restants avaient, contrairement à lui, ignoré le reste du monde s'il ne leur apportait rien.

Un groupe de trois Serpentards de quatrième années s'avançait vers lui. Il eut un large sourire. C'était plus que parfait pour mettre son plan à exécution. Il lança sur le sol un petit objet ovale et se plaça juste à côté de la porte. Se régalant du spectacle, il observa l'objet exploser et répandre une substance glissante sur le sol. Les Serpentards poussèrent de cris de surprise, s'accrochant les uns aux autres pour garder l'équilibre, ce qui n'eut pas vraiment l'effet désiré. La porte de la salle de classe s'ouvrit à la volée, et Layos et Remus en sortirent avant de se figer devant la scène. Les deux garçons Serpentards semblaient plutôt mal en point, mais ils lancèrent tout de même un sale regard au Gryffondor. En revanche, ils ne firent aucune remarque à Layos. Il devaient compatir au fait qu'elle soit devenue la nouvelle tête de Turc de Sirius.

- Ça va aller ? Tu ne devrais pas poser ce pied, vu l'angle de la cheville, j'ai bien peur qu'il y ait un os cassé. Qu'est-ce qui s'est passé ?

Ce fut la fille, apparemment indemne, si ce n'est qu'elle se frottait le bras avec des grimaces, qui lui répondit :

- Le sol est devenu glissant d'un coup. Sûrement encore un coup foireux des Gryffondors.

Remus ne s'offusqua pas ; c'était plus que probable, en effet.

- Vous devriez aller à l'infirmerie, lança la chat-garou en passant un doigts sur les dalles. Recurvit ! Ca ne posera pas de nouveau problème. Ceux qui ont fait ça sont vraiment des abrutis. Désolée, Lupin.

- Oh, je n'en suis pas. J'en parlerai à Mary, elle sait peut-être quelque chose.

Il jeta un œil aux Serpentards qui peinaient à y aller.

- On devrait les aider.

Elle parut mécontente mais hocha la tête. Pointant sa baguette vers la porte, elle murmura quelque chose avant de le suivre. Satisfait, Sirius vit s'éloigner les deux travailleurs ainsi que ses trois victimes. Il se précipita sur la porte. Evidemment, elle l'avait verrouillée. Mais ça ne saurait lui résister bien longtemps. En deux minutes, il se retrouva dans la pièce. Des tables avaient été rassemblées pour former un grand bureau, et il remarqua tout de suite la différence des deux côtés. Les affaires de Remus étaient soigneusement posées, de manière cohérentes, et seule le parchemin sur lequel il travaillait était devant lui. En revanche, du côté de la Serdaigle, un classeur d'où débordait plein de feuilles faisait office de rangement, et trois ou quatre parchemins étaient étalés n'importe comment. Il n'y toucha pas, préférant ouvrir d'un air décidé le classeur.

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ooo

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- Tu crois que ça peut être qui ? Demanda distraitement Lutha en sortant de l'infirmerie.

Le loup-garou haussa les épaules.

- Un plaisantin actuellement dans l'école. Peut-être James, Sirius et Peter. Mais j'en doute, ils semblaient avoir autre chose à faire cet après-midi. Probablement un autre Gryffondor, ou alors un de ces Poufsouffles de cinquième année, qui sont de beau fauteurs de troubles aussi.

- J'ai du mal à saisir l'intérêt de ce genre de blague, honnêtement.

Il sourit.

- Ça ne m'étonne pas. Je n'aime pas tellement faire des farces méchantes non plus, mais je reconnais que faire une plaisanterie de grande envergure, qui n'est pas réellement nocive, ne m'a jamais dérangé. Mais tu es plutôt solitaire, donc te préoccuper des autres, pour ça ou autre chose, ne doit pas tellement te tenter, je suppose.

Elle ne répondit rien, le visage insondable. Elle n'aimait pas que quiconque se permette des réflexions sur elle ou lui pose des questions, hormis Jonathan, et plus vite Lupin le comprendrait, mieux ce serait. Ils continuèrent donc en silence.

- Lutha ?

Elle se crispa légèrement. Elle ne lui avait jamais permis de l'appeler par son prénom ! Et elle aurait préféré qu'il s'en garde. Elle n'avait aucune envie de devenir plus familière avec lui.

- Mmh ? Grogna-t-elle.

- Je propose qu'on ne s'y remette pas aujourd'hui. On a déjà bien bossé, et cette intervention m'a coupé dans mon élan.

- Ça me va. J'ai plus tellement envie non plus. On continue la semaine prochaine du coup ?

Il acquiesça, et ils rangèrent donc leurs affaires en arrivant. En sortant de la salle, elle sapprêta à le saluer et s'éloigner, mais il lui coupa l'herbe sous le pied :

- Je sais que tu n'es pas très sociable, mais je pense que ça te préserverait des... idioties de Sirius de... enfin de faire croire que nous sommes amis.

Elle haussa un sourcil.

- Je t'apprécie déjà, Lupin. Et Black est le cadet de mes soucis, très honnêtement, mais merci.

Il parut embarrassé.

- Ne le prends pas à la légère. Il te voit vraiment comme son nouveau jouet.

- Ce doit être un soulagement pour Rogue, je suppose, commenta-t-elle, indifférente.

Il sourit malgré lui, et elle enchaîna :

- Ecoute Lupin. Je t'aime bien, mais je ne peux pas devenir ton amie. Je sais des choses sur toi, et tu n'en sauras jamais sur moi, désolée. Je ne pense pas qu'il puisse y avoir d'amitié sans pied d'égalité, et c'est bien dommage.

Il hocha lentement la tête, un peu surpris.

- Je pense qu'il peut y avoir de l'amitié, mais je vais avoir l'impression de paraître lourd et insistant. Je me fais penser à James, pour tout dire, sentiments en moins.

Elle éclata de rire.

- Non, ce n'est pas un râteau de l'amitié. Je veux bien essayer, honnêtement, même si ça veut dire des crises de jalousie de John, mais tu dois promettre de ne pas me poser de questions personnelles ou de ne pas essayer d'en savoir plus. Je n'ai pas envie d'avoir à te menacer pour que ce soit le cas.

Il fronça les sourcils.

- Et bien tu n'as jamais eu envie de révéler mon... problème à qui que ce soit, et je ne t'en aurais jamais parlé de moi-même, donc je suppose que c'est faisable.

Ils se sourirent, et elle lui tendit la main, l'air faussement solennel.

- Remus Lupin, veux-tu être mon ami, pour le meilleur et pour le pire, et à tes risques et périls ?

Il rétorqua avec un sourire amusé.

- J'ai comme l'impression que j'aurais du me renseigner avant de...

- ...te jeter dans la gueule du loup ? Je présume, oui. Mais ne t'inquiète pas, je suis supportable... quand je dors.

Il sourit, et serra sa main de bon cœur.

- A la semaine prochaine, ou avant !

- C'est ça, c'est ça... Allez, va retrouver tes amis bizarres.

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Merci pour les reviews, j'en veux bien d'autres ! :D

Et pour répondre à ceux (celles ^^) qui ne sont pas inscrits :

TheGoldFish - oui elle compte, ça me fait plaisir de te rendre hystérique :p Et comme je l'ai dit, si tout le monde avait un cerveau, le réchauffement climatique irait beaucoup trop vite, il faut donc bien que quelques uns n'en ait pas, comme... Sirius Black ? ^^

Jugumi - Merci merci, ça me fait plaisir, c'est tout un art de faire des gens désagréable auquel on s'attache, mais je triche, mes amis sont comme ça, donc j'ai de l'inspiration xD J'espère que tu continueras à me lire :)

Je ne vais pas promettre de délai, sinon vous allez encore m'en vouloir -"

Mais je fais des efforts, promis O=)

D'autant que certains passages sont déjà prêts à être tapés... Mais non, pas comme ça, bande de dégénérés !

bref, j'arrête mes âneries, et maintenant que je me sens moins coupable d'avoir enfin écrit ce chapitre, je vais rattraper mes autres retards xD

A la prochaine ! :)