04/06/13 - 12/09/13 (oh la la, là ça déraille -")

tada tada tadaaaaaa ! Me revoilà ! Avec de nouvelles aventuuuuures ! Lutha, Jonathan, Sirius, Remus, James, Lily, et peut-être Peter (mais bof parce que je l'aime pas... OH quelle surprise !), et Severus, mais on verra ^^

Je commence à écrire, rien que pour vos yeux, hein :p

Les réponses aux reviews seront à la fin pour les non-inscrits sur :)

Ah, et mille pardons pour les quelques fautes de frappe du chapitre précédent, je vais faire attention pour celui-là (tapant à des heures où tout être normalement constitué devrait dormir, mes yeux sont quelques peu fatigués quand j'écris xD). Il semble aussi que j'ai parlé de BUSE au lieu d'ASPIC, mais ils sont bien en 7ème année, donc les BUSEs sont déjà acquis depuis longtemps (et brillamment obtenus pour les personnages principaux ^^)

Bonne lecture *_*

PS est-il nécessaire de me répandre en excuse une fois de plus pour avoir tardé, en promettant que je recommencerai pas alors que... je risque de recommencer -" ?


- Tiens, mais c'est ce vieux Servilus !

James leva le nez pour dévisager le Serpentard qui marchait devant eux, l'air décidé. Il regarda autour de lui. A part Sirius et l'autre, il n'y avait personne. Pas étonnant un dimanche matin à cette heure-ci. Difficile de résister à la tentation, surtout vu la façon dont les Serpentards de septième année traitaient les plus jeunes des autres maisons.

- Une petite exception à notre nouvelle règle de conduite, ça te tente ? Lança-t-il donc à son meilleur ami.

Un grand sourire s'étala sur le visage de celui-ci. Ça, c'était James comme il ne l'avait pas vu depuis un moment !

- Et comment !

Ils pressèrent le pas.

- Eh ! Rogue !

Le jeune homme se retourna par réflexe.

- Tiens tiens... Les traîtres à leur sang... Pas fatigués de harceler une fillette de Serdaigle ? Ce doit être épuisant pour vous, non ?

Cornedrue plissa les yeux, ses dernières réticences oubliées. Dès qu'il ouvrait la bouche, il se rappelait pourquoi il le haïssait tellement, lui, et toutes ses manigances de magie noire.

- Pourquoi cette question, Servilus ? Grogna Sirius. On t'a manqué ?

- Je répondrais oui, si je supportais de m'adresser à un proscrit qui a trahi sa propre famille, rétorqua l'autre avec un sourire doucereux.

Le Gryffondor serra les mâchoires et leva sa baguette très rapidement. Rogue réagit aussi rapidement, mais c'était sans compter James. A deux contre un, l'affrontement était plus qu'inégal. Au bout d'une minute, il fut désarmé.

- Tu as pris un peu trop d'assurance toi et tes petits copains, nous avons manqué de vigilance ces temps-ci, le menaça l'attrapeur. Alors tu peux les prévenir qu'on va vous surveiller, que vous ne causiez plus d'ennuis aux nés-moldus, c'est clair ?

Rogue ne répondit rien, muselé par un sort de silence de Sirius. Celui-ci sourit.

- Médite bien ces paroles, Servilus. A une prochaine fois !

Ils s'éloignèrent d'un pas tranquille, le laissant immobilisé et muet au milieu du couloir désert, au comble de l'humiliation.

- Ah ! Tu ne peux pas savoir comme ça me fait du bien de remettre à sa place cette petite ordure, s'exclama joyeusement Patmol.

James sourit à ces mots. Son ami restait et resterait sans doute un gamin un bon bout de temps.

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ooo

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Severus fulminait de rage en tentant d'attraper sa baguette. Si on le trouvait ici ainsi... Des bruits de pas se firent entendre. Il leva des yeux furieux, et vit apparaître un Serdaigle. Il ne l'avait jamais particulièrement remarqué avant. Grand et maigre avec des cheveux blond paille et l'air débraillé. Il s'arrêta en le voyant au sol sans paraître le moins du monde surpris. Sans prononcer une seule formule, il le libéra du maléfice de Saucisson et du mutisme. Humilié, il se voyait dans l'obligation de le remercier.

- Je me serais débrouillé tout seul, grogna-t-il. Mais merci.

Le Serdaigle haussa un sourcil.

- De rien. J'imagine qu'il s'agit du duo Black, Potter ?

Le regard haineux que lui renvoya Severus devrait lui suffire comme réponse. Sans un mot de plus, le jeune Serpentard s'éclipsa d'un pas vif, encore rouge de colère.

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ooo

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Jonathan observa d'un air songeur Rogue tandis que celui-ci partait. Il avait plusieurs raisons de détester les Maraudeurs, mais la plus douloureuse était sans doute le revirement de James Potter par rapport à Lily Evans, et les conséquences que cela entraînait. Le jeune homme ne doutait pas que Rogue continuait d'observer son ancienne amie avec espoir, ou même seulement par amour. Il se demanda si c'était lui qui avait attaqué Potter ou l'inverse. Il demanderait peut-être son avis à Lutha. A son grand déplaisir, elle en savait plus que lui sur cette affaire. Elle avait apparemment discuté avec Lily Evans, et il la soupçonnait d'avoir essayé de la pousser dans les bras du Gryffondor, bien qu'il ne comprît pas encore pourquoi.

De retour à la salle commune, il s'installa à côté de Lucy, plongée dans un devoir d'astronomie.

- Tiens, salut, marmonna-t-elle sans relever la tête.

- Tu m'as l'air absorbée...

- D'après le professeur Sinistra, ce sujet a des chances de tomber aux ASPICs, donc je préfère le travailler à fond maintenant, comme ça, au moins, c'est fait.

Il hocha distraitement la tête. Voilà le genre de décision sensée qu'il n'aurait jamais prise, même avec un revolver sur la tempe. D'ailleurs, il ne savait pas ce qu'était un revolver... Sûrement un gadget moldu inutile qu'avait mentionné l'une de ses deux amies.

- Où est Lutha, au fait ?

- En haut. Elle a demandé à Natacha de l'aider avec ses cheveux. C'est vrai que sa nouvelle coupe était plutôt... bizarre. Tu sais où elle était pendant sa disparition ?

- Non, bien sûr. Tu sais comme elle est secrète...

- Moui... enfin, pour l'avoir vue en pyjama, je peux dire qu'elle était en piteux état en revenant de sa semaine d'absence. Je me demande à quoi elle est mêlée.

- Pas de quoi t'inquiéter, j'en suis sûr. C'est quoi ça ? Ajouta-t-il en désignant une lettre qui dépassait de sous le devoir.

- Oh, c'est rien ! Rougit-elle en tentant de la recouvrir précipitamment.

Il sourit avec un brin de condescendance. Elle était tellement transparente.

- Donc une lettre du ô combien beau et ténébreux Sirius Black, je présume... Quand es-tu devenue intime avec lui au point qu'il t'écrive ? Ça m'intéresse... Tu ne fais pas partie du genre de filles qu'il a fréquenté jusqu'à présent.

Elle soupira longuement en caressant la lettre à travers son travail.

- Si c'est pour me mettre en garde sur le fait qu'il cherche à atteindre Lutha par moi, je connais la situation... Mais c'est un adversaire sympa aux échecs, et rien ne m'empêche de passer un après-midi avec lui de temps en temps. Ce n'est pas comme si j'avais des informations à lui donner, et il le sait. Il doit donc apprécier ma compagnie. Peut-être qu'il en a fini avec les bimbos ?

Le jeune homme fut pris d'un élan de pitié, et il se morigéna aussitôt. Ce n'était pas son genre. Qu'elle se débrouille après tout.

- C'est ta vie. Mais méfie-toi tout de même, conclut-il donc en sortant un livre de son sac pour clore la discussion.

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ooo

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- Voilà ! J'ai fini ! S'exclama Natacha d'un ton ravi.

Lutha déposa son livre sur le meuble de salle de bain et leva les yeux vers le miroir. Sa bouche s'ouvrit de stupéfaction, pour le plus grand plaisir de la capillophile, comme Jonathan l'appelait. Elle avait encore raccourci ses cheveux, mais de peu, et les mèches blanches partaient dans tous les sens autour de son visage. C'était loin d'être une coiffure classique comme elle l'avait espéré, mais elle aurait du se douter que ses volontés ne seraient pas respectées.

- J'ai fait en sorte que ça mette bien ta forme de visage en valeur. En te brossant en tirant avec la brosse vers l'extérieur comme ça tous les matins, tu devrait réussir à avoir le même effet.

- Je... je suppose que je dois dire merci ?

- Et bien ce n'est pas aussi charmeur que tes boucles d'avant, mais ça te va mieux, je trouve, donc oui, tu peux me remercier.

- Merci alors, lâcha-t-elle d'une voix hésitante en se regardant toujours.

Elle était sceptique quant à la dernière affirmation de Natacha, mais de toutes manières, ses cheveux n'allaient pas repousser d'un coup, donc elle devrait se contenter de ça. Ce n'était pas si terrible, c'était même plutôt original, dans un sens positif, mais toute discrétion avait disparu, désormais, et le caractère hérissé de sa nouvelle coiffure rappelait aisément sa personnalité. Damnée Capillophile ! Maugréant un peu, elle enfila le pantacourt qu'elle mettait à la place de la jupe d'uniforme, caché sous la robe des Serdaigles. Elle reconnaissait aux chats-garous la praticité des vêtements qu'ils mettaient, contrairement à ces stupides uniformes. Ah, ces Britanniques ! Elle descendit ensuite dans la salle commune, où Natacha s'était déjà installée, près de Lucy et Jonathan. Le garçon la fixa d'un air étonné en la voyant arriver.

- Ce... ça te va... à la perfection, lança-t-il ensuite avant de lancer un regard scrutateur à Natacha, qui souriait de toutes ses dents. Tu as vraiment un très bon feeling pour ça.

Il fit le geste de prendre son carnet par réflexe, mais une grimace dépitée traversa son visage. Tant qu'il était entre les mains de Sirius Black, il ne pouvait pas noter ses observations.

Les Serdaigles discutèrent avec animation un moment, mais bientôt, Lutha et Jonathan furent les deux seuls à parler, et les deux filles finirent par les abandonner à leur poste de fainéantise. Dès qu'ils furent seuls, le jeune homme laissa un sourire carnassier envahir son visage et annonça d'une voix moqueuse :

- Sais-tu que ton charmant Gryffondor envoie des lettres à Lucy ? Apparemment il a ajouté des parties d'échecs occasionnelles avec elle à son emploi du temps. Comment ça a pu nous échapper, tu crois ?

- Tu es sérieux ? Et elle se doute qu'il l'utilise ?

- Je suppose, même si elle doit avoir l'espoir d'en profiter pour le séduire. Je serais toi, je ferais gaffe à ce qu'elle peut voir dans le dortoir, on ne sait jamais.

Lutha rit doucement.

- Il n'y a rien qu'elle puisse lui dire qu'il ne sache déjà.

- Tant mieux pour toi. Personne ne t'a posé de question à propos de ton état, d'ailleurs ?

- Pourquoi poser des questions auxquelles on sait que l'on n'aura pas de réponse ?

- Oui, c'est pas faux... Arrête de donner des réponses sensées, tu me donnes l'impression d'être aussi intelligente que moi, c'est irritant. On fait quoi aujourd'hui ? Balade dans le parc ? La forêt ? Glandage ? Lecture ? Récupération de carnet ?

Elle secoua la tête négativement.

- Le carnet je le récupère demain soir, c'est prévu ; j'ai envie de me dégourdir les pattes depuis quelque temps. Sortir... au mois de novembre, c'est hors de question. Ce n'est pas parce qu'il y a du soleil que la température est vivable. Donc j'opte pour le glandage, et la finition des devoirs à rendre, malheureusement. Enfin, une fois que j'aurais bouclé les runes, et ça ne saurait tarder, j'aurai mes samedis entiers disponibles.

- Je m'attendrais presque à te voir ronronner...

Elle eut un petit sourire matois.

- C'est une réaction naturelle chez le félin, mon cher.

Il leva l'index vers elle, souriant.

- J'ai du mal à m'habituer au nouvel humour que tu utilises avec moi.

- Je me rattrape de six ans d'intense frustration de ne pas pouvoir en faire de peur que tu découvres le pot aux roses. Si tu savais le nombre d'expression que les humains normaux ont sur les chats, c'est vraiment... rageant de se priver de les utiliser. D'ailleurs, de ce que j'ai pu entendre, les amis de Lupin ne se prive pas de lui faire des blagues de ce genre.

- Je ne voudrais pas présumer mais... il me semble que c'est tout de même plus agréable d'être un chat-garou qu'un loup-garou.

Lutha hausse les épaules d'un air indifférent.

- Ça n'a rien à voir. Je ne comprends même pas pourquoi on porte le même nom. Les chats-garous sont une espèce. Les loups-garous sont des sorciers mordus par un loup-garou. Les chats-garous se transforment à volonté, et les loups à la pleine lune, et plus en bête qu'en loup. Pourtant les humains nous ont donné le même nom. Non, vraiment, un chat-garou est plus proche d'un animagus chat que d'un lycanthrope.

- A tes souhaits.

L'air blasé de la jeune fille fut sa seule réponse.

- Utilise des mots que de simples mortels peuvent comprendre, miss grecque.

- Tu es le dernier à pouvoir me reprocher une attitude snob, monsieur british.

Elle avait lâché le dernier mot comme si c'était la pire des insultes, ce qui, dans sa classification des qualificatifs, n'était sans doute pas loin d'être le cas.

- Comment m'as-tu appelé ? S'offusqua-t-il ?

- British, répéta-t-elle en faisant rouler le r comme il était incapable de le faire avec sa langue maternelle.

- Et bien sache que je suis fier d'en être un. La Grande Bretagne, berceau de la magie en Europe, pays de culture, magnifique, splendide et...

- Arrosé. Acheva-t-elle à sa place en désignant la pluie qui battait les carreaux. Les sorciers savent à peu près cuisiner, et encore, mais c'est franchement pas le pays de la bonne nourriture. Il fait moche la plupart du temps, et il fait froid. Les gens sont... British, et puis... et puis... je n'aime pas, voilà ! Regarde comme ils sont maniaques, avec des trucs comme leur pelouse !

- Tu caricatures beaucoup, je trouve. Pour un pays où tu passes la majorité de ton temps, tu craches un peu dans la soupe.

- Au point où on en est, ça ne pourrait que lui donner meilleur goût.

Il ignora sa réponse en levant les yeux au ciel, et elle jeta un coup d'œil à l'horloge qui trônait au-dessus de la cheminée, et du buste de la belle et austère Rowena Serdaigle.

- Il va falloir qu'on y aille si on veut être à l'heure pour la métamorphose. Je vois mal McGonagall accepter comme excuse "on glandait dans la salle commune et on n'a pas vu le temps passer", qu'en dis-tu ?

- J'en dis que ça vaudrait le coup d'essayer rien que pour voir sa tête, mais notre vieux credo étant de passer inaperçus quelles que soient les circonstances, on s'abstiendra.

- C'est Slughorn le vieux crado, sourit Lutha avec satisfaction.

- Quelle finesse d'esprit... J'en reste baba.

- Ose me contredire, peut-être ?

- Là n'est pas la question.

- Alors quelle est la question ? Sourit-elle.

- Etre ou ne pas être... déclara-t-il d'un ton solennel avant de se pencher pour ramasser son sac.

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- Ah ! Enfin sortis ! J'ai cru qu'on en finirait jamais de ces teclonogies moldues bizarres ! S'exclama James en s'étirant, se récoltant un regard désabusé de l'enseignante.

- On dit technologies, Cornedrue, et c'était passionnant ! Rétorqua Sirius, l'esprit encore plein de moteurs et de machines qui faisaient aller plus vite qu'un balai volant.

Ils retrouvèrent Remus et Peter pas très loin de la grande salle, comme convenu.

- J'ai une faim de loup ! Clama le premier avec un large sourire. Je pourrai manger un cerf tout entier.

L'attrapeur lui lança un regard amusé.

- Ne vends pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué... ou du cerf, en l'occurrence.

- Quel humour, Jamesie, on dirait que t'as avalé un poisson clown, releva Queudver.

- Ne confonds pas tout, Pet', c'est une araignée que James a au plafond, intervint Sirius.

Le loup-garou souriait, amusé, et, regardant le couloir autour de lui, il annonça d'une voix claire :

- Je ne voudrais pas en rajouter, mais... il n'y a pas un chat, ici. Ah, euh... si, en fait, se reprit-il en entendant des pas approcher.

Ils se tournèrent tous dans la même direction, et Peter glissa une dernière remarque à voix basse :

- Ils ne savent pas qu'ils vont se jeter dans la gueule du loup.

Ils virent alors quatre personnes apparaître devant eux, et ces quatre personnes s'arrêtèrent, prises au dépourvu. Il s'agissait de Lily et Mary, qu'accompagnaient tranquillement Lutha Layos et son compère, Jonathan Float. La jolie rousse avait l'air embarrassé, et le jeune homme gardait un air neutre, mais la préfète comme la petite Serdaigle arboraient un large sourire narquois. La première donna une petite tape sur l'épaule de sa meilleure amie, et celle-ci fit un pas en avant.

- Hem... Salut, Remus. Black, Pettigrow... Potter, ajouta-t-elle, incapable d'empêcher sa voix de dérailler légèrement au dernier nom.

Sirius fronça les sourcils en examinant son ami. Celui-ci semblait parfaitement normal, mais il voyait bien qu'il avait la mâchoire crispée, et qu'il faisait des efforts pour se concentrer sur autre chose. Il décida donc de prendre la situation en main.

- Salut les filles, et salut à toi, euuh Float. Nous sommes un peu pressés, si vous voulez bien nous excuser.

Il commença à éloigner James, suivi par les deux autres, et se retourna une dernière fois pour adresser un regard moqueur à la petite Grecque.

- Au plaisir, Layos !

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Lily sembla décontenancée par ce départ soudain, et elle adressa un regard de détresse à Mary, qui ne sut pas quoi lui dire. En désespoir de cause, elle fit face aux Serdaigles, même si elle avait déjà eu l'occasion de constater que les paroles de Lutha n'étaient pas toujours des plus agréables à entendre.

- Je t'avais prévenue, Evans, lança celle-ci d'un ton impassible. Il va falloir que tu fasses la démarche de ton côté entièrement maintenant, si tu veux avoir une chance. parce qu'il va reculer au fur et à mesure, et si ce n'est pas lui, c'est Black qui le fera pour lui. Il faut lui reconnaître la qualité de vouloir protéger son ami. Sans discernement, mais bon... ça lui en fait une, au moins.

Jonathan haussa un sourcil. Il se doutait bien qu'il y avait anguille sous roche et que Lutha se mêlait de cette affaire, mais ses motivations restaient un mystère pour lui. Il faudrait qu'il recherche un peu de ce côté-là. Attrapant le bras de son amie, il suivit le chemin qu'avaient pris les Gryffondors en direction de la grande salle et du repas salutaire.

- On vous laisse, vous avez sûrement à réfléchir et des stratégies à élaborer !

La chat-garou se laissa entraîner sans résister, et le suivit jusqu'à la table des Serdaigles, où ils se laissèrent tomber face à face. Le jeune homme pointa une cuillère vers elle.

- Tu m'expliques ?

- Quoi donc ?

- Ça.

- Ça quoi ? Sourit-elle, amusée.

- Ton intervention dans l'histoire Evans Potter ?

- Oh... Fit-elle semblant d'être surprise. Ça me distrait, c'est tout.

- Tu mens.

- Je fais ça pour pourrir la vie de Black, confia-t-elle avec un sourire de connivence.

Il sourit à son tour, et elle parut satisfaite, jusqu'à ce qu'il enchaîne :

- Bien trouvé, mais c'est encore faux. Je veux ta véritable et unique raison.

Elle détourna les yeux, embarrassée, et il frémit d'impatience : ça allait sûrement être extra pour qu'elle cachât aussi mal sa gêne sur le sujet. Elle finit par lâcher d'une voix qu'elle essaya de rendre la plus dédaigneuse possible :

- Potter me faisait pitié, voilà tout ! Et Evans m'agaçait à dire l'inverse de ce qu'elle voulait.

Il observa un silence lourd de sens en la dévisageant avec un air goguenard. Feignant de l'ignorer, elle tranchait son steak avec un acharnement qui allait bientôt le réduire en charpie. Elle finit par redresser la tête brusquement et le fixa, sur la défensive.

- Et alors ?

- Alors, entama-t-il en se délectant de ce qu'il disait. Alors tu es en train d'aider des personnes alors que ça ne t'apporte rien. Alors l'une de ces personnes est même quelqu'un que tu méprises depuis fort longtemps, et l'autre t'est à peu près aussi proche qu'un chou fleur.

- Je n'aime pas le chou fleur, le contredit-elle par réflexe.

- Qu'une pomme de terre, alors, se corrigea-t-il très sérieusement.

Elle leva les yeux au ciel.

- Je ne vois pas pourquoi ça t'amuse autant.

Il sourit.

- Tu te prétends égoïste, solitaire et associable... Mais en fait, tu aimes les gens ! De loin, certes, mais tu les aimes et tu veux les aider !

- Tu as été bercé trop près du mur, mon pauvre John.

- Point du tout, point du tout, ma chère petite Lutha. Admets-le et je te laisserai tranquille. Tu ne fais pas ça dans le même but observateur que moi. Tu es une philanthrope misanthrope, et tu ne t'assumes pas. Enfin... pas la première partie.

Elle haussa un sourcil blanc comme neige et le dévisagea avec un scepticisme évident.

- Philanthrope misanthrope ? Ça ne veut strictement rien dire, ça. C'est un mot et son contraire.

Il lui sourit avec humour.

- Avec toi, cette périphrase prend tout son sens, au contraire, puisque tu es, semble-t-il, toi-même, une chose et son inverse.

Un léger silence s'ensuivit.

- Jonathan ?

- Oui ?

- A quel moment tu as perdu la raison ?

Il se gratta la barbe, pensif.

- Un matin comme ça... Je me suis réveillé et je me suis rendu compte que je m'aimais, et que je savais pourquoi, ça te va ?

Il obtint pour seul réponse une expression affligée et des yeux ambrés étonnés, et ils retournèrent à l'une de leur conversation plus habituelle, la domination du monde.

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- Euh... Black ?

Il planta rageusement ma fourchette dans un haricot qui n'avait sans doute rien fait d'assez sombre dans toute sa misérable existence pour mériter un tel sort. Maudite Evans avec ses cheveux carotte et ses yeux crapauds ! Oser ainsi saluer poliment James après tout ce qu'elle lui avait fait ! Et oser le faire douter, alors que sa décision était si fragile et si difficile à tenir ! Une véritable tortionnaire ! Elle ne méritait pas qu'un type comme James réfléchisse des heures à ce qu'il éprouvait pour elle !

- Sirius ! S'exclama Remus en lui agitant soudain la main devant le nez, qu'il releva aussitôt. Il y a quelqu'un qui veut te parler !

Patmol fixa d'un œil mauvais la personne en question. Il s'agissait d'une petite Gryffondor, sûrement en cinquième année. Elle avait les mains croisées dans son dos et dansait d'un pied sur l'autre, les joues rouges. Alors qu'elle ouvrait la bouche, soulagée d'avoir enfin son attention, il lâcha plutôt grossièrement :

- Non, tu ne m'intéresses pas. Maintenant, dégage. Et trouve-toi quelqu'un de mieux que moi ! Ajouta-t-il ensuite précipitamment en croisant le regard assassin de son ami préfet.

Même Cornedrue et Queudver semblaient surpris par ce qu'il venait de lancer, mais le premier détourna habilement la conversation pour sauver son ami des reproches qui risquaient de lui pleuvoir dessus :

- Tu as vu que ta chère petite Grecque a une coupe... explosive ?

Sirius sourit, moqueur.

- Tu pourrais peut-être lui demander si c'est naturel, pour qu'elle t'envoie encore dans les roses.

- Aucun risque. Je te laisse te frotter directement à elle et te piquer toi. Je ne suis que le spectateur émerveillé de tes efforts, et l'animal sournois qui te chuchote les bonnes, ou plutôt les mauvaises idées à l'oreille.

- Je ne l'aurais pas formulé comme ça, ricana Peter. Et puis... tu as toi-même d'autres occupations peu saines de ton côté, n'est-ce pas, James ?

- Mes intentions sont parfaitement louables, il n'y a rien de méchant volontairement dans aucune de mes actions, déclara celui-ci d'un ton angélique.

- J'ai peur de ne pas pouvoir te croire, soupira Lunard avec toutefois un léger sourire. Et puisqu'on parle de choses... plus ou moins réglementaires, je vous propose de passer aux cuisines avant de monter. Notre stock est en chute libre.

James et Sirius sautèrent sur leurs pieds, levant les mains en signe d'innocence.

- Nous ne l'avons pas jeté par la fenêtre cette fois-ci, pourtant, c'est juré !

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Après un détour aux cuisines plus que fructueux, les quatre maraudeurs revinrent à la tour de Gryffondor, les sacs chargés de victuailles non périssables. Traversant la salle commune en ignorant tous les autres élèves, ils filèrent vers leur repère en plaisantant. Leur dortoir, porte fermée, ressemblait à tous les autres. Toutefois, dès qu'on passait cette porte, pour qui les connaissait, il était impossible de ne pas savoir qui y logeait.

Remus, en tête, s'arrêta, perplexe, en voyant la porte entrouverte. Ils s'arrangeaient toujours pour qu'elle soit fermée, afin que personne n'ait la curiosité de jeter un œil inopportun. Ils échangèrent un regard ennuyé? Bien que rangées, certaines de leurs affaires leur apporteraient des ennuis si elles venaient à être découvertes. James entra le premier, et éclata de rire.

- Rien à craindre de cette mignonne boule de poils. Il doit savoir ouvrir les portes, ou on l'avait mal fermée.

Les autres le suivirent, pour découvrir un chat à poils longs, entièrement noir, exceptées le bout de ses pattes. L'animal les fixait avec méfiance, ne s'étant apparemment pas attendu à avoir de la visite. Il était assis au milieu des affaires éparpillées de Sirius et semblait attendre la suite des évènements. Lorsque celui-ci le vit, il eut une grimace horrifiée.

- Enlevez cette sale bête de mon lit ! Je ne m'approcherai pas de lui ! C'est fourbe et idiot !

Le chat le fixa d'un regard ambré en balançant sa queue avec irritation.

- Ne crie pas, fit remarquer Remus. Tu vas le rendre nerveux.

Il s'approcha sans aucune réticence et le prit à pleine main pour le soulever devant ses yeux.

- Ou plutôt la rendre nerveuse. Elle est très mignonne.

Il la laissa monter sur ses épaules et lui gratouilla le cou sous le regard noir de son ami.

- Qu'est-ce qu'elle fiche ici ? Gronda ce dernier. Je ne veux pas d'elle près de mes affaires.

- On dirait que tu n'aimes pas les chats, Patmol. Voilà qui est... surprenant, glissa James avec un large sourire moqueur.

Les deux autres eurent bientôt le même, et l'observèrent avec amusement alors qu'il contournait largement Remus et son fardeau.

- Je pense qu'elle soit être à un autre Gryffondor et elle est venue explorer par ici. On ne l'a jamais vue avant, elle doit être à un première année.

- Moi j'ai déjà vue sa sale tête chez les Serdaigles, affirma Sirius en la gratifiant d'un regard dégoûté.

Elle feula dans sa direction avec mécontentement, et Peter frémit.

- Vous croyez qu'elle comprend ce qu'on dit ? Je suis pas très à l'aise avec les chats, c'est trop intelligent.

James et Remus échangèrent un regard et se sourirent. Rat comme chien n'étaient pas les amis des félins. En revanche, eux trouvaient la petite adorable. Elle sauta au sol avec grâce et se dirigea vers la porte, apparemment lassée de leur présence.

- C'est ça, va-t'en ! Lança Sirius en se retenant de balancer un objet sur l'animal.

Elle se tourna vers lui avec le suprême mépris que seuls les chats illustraient à la perfection, et franchit la porte du dortoir, que Queudver referma soigneusement derrière elle.

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Jonathan abattit sa dernière carte sur la table avec force, mauvais joueur jusqu'au bout des ongles. Avec un large sourire, Lucy déposa la sienne et remporta les deux.

- On dirait que c'est pas de chance pour toi aujourd'hui...

Boudeur, il n'émit qu'un grognement et se rencogna dans son fauteuil. La porte de la salle commune s'ouvrit, laissant passer trois premières années à l'air embarrassé, et Lutha. Il songea qu'elle avait du leur donner la réponse de l'énigme posée par l'aigle. Les débutants avaient toujours du mal lorsque leur esprit n'étaient pas habitués à l'amusante façon de penser de la statue. Mais chacun finissait par se débrouiller, et ils développaient la fierté d'appartenir à une maison où il ne suffisait pas d'apprendre bêtement par cœur un banal mot de passe pour entrer. Lutha se débrouillait très bien avec ces enigmes, quoiqu'elle pût rarement l'égaler en rapidité, et comme elle sortait fréquemment, elle aidait tout aussi souvent les plus jeunes à entrer dans leur somptueuse salle commune.

Avec un léger sourire, elle se dirigea vers eux, et il nota que sa nouvelle coiffure lui donnait un charme, qu'il soupçonna d'être associé à sa nature de chat-garou. Sa mère aurait adoré qu'il lui présentât un jour une jeune fille comme ça. Quel dommage pour elle, songea-t-il en souriant avec amusement.

- John ? L'interpella son amie en approchant.

- Hm ?

- Voilà ton cher carnet. Il était bien là où nous pensions.

Il sourit. Il se demandait à quoi pouvait bien ressembler le fameux dortoir des maraudeurs. Il ne pouvait s'empêcher d'imaginer un capharnaüm sans nom, et il avait hâte de l'interroger à ce sujet. L'habitat d'une personne en révélait souvent bien plus sur elle que la siple observation de cette personne, et lui, son truc, c'était justement observer et commenter les comportements des gens "normaux". C'était sans doute la seule chose qui l'intéressait un tant soit peu, histoire mise à part. Et Lutha n'était pas dans ce panier, ce qui lui permettait sans doute d'être ami avec elle. Elle n'était pas l'un de ses objets d'étude, et il se permettait donc d'influer sur le cours de sa vie. le jour où il lui avait vaguement expliqué cela, elle avait secoué la tête d'un air désespéré mais n'avait rien dit. Ils appréciaient tous deux cette relation. Ils n'avaient rien à attendre l'un de l'autre, ils se comprenaient, et pouvaient de presque tout avec un même intérêt culturel et intellectuel.

- Merci. J'ai des tas de choses à y rajouter.

- Qu'est-ce que c'est ? L'interrogea Lucy avec curiosité.

Aucun des deux ne lui répondirent, se contentant d'échanger un sourire, et elle soupira, agacée. Il était impossible d'être amie avec ces deux-là. Elle rangea ses affaires et alla rejoindre les autres Serdaigles en septième année.

- Alors ?

- Alors Black déteste les chats.

- C'est peut-être l'explication de tous tes ennuis, rigola-t-il.

- Peut-être, rit-elle à son tour. Je vais tout te raconter, mais avant, je sors mon dossier de runes pour penser à le finir demain. Lupin a annulé, mais je compte quand même le boucler ce week-end.

Elle partit chercher son gros sac d'affaire et le planqua dans un recoin derrière la cheminée, sous une table qu'eux seuls utilisaient pour travailler. Puis elle revint s'asseoir, et, sous l'air avide de Jonathan, elle se lança dans la description qu'il attendait.

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Voilà pour ce chapitre =)

J'ai casé moins de choses que je pensais dedans, donc la suite des évènements sera dans le suivant.

Avant que je réponde à mes petites reviews, vous m'en laissez d'autres ? Siouplaîîîîîîîîîîîîît ! J'ai été sage, promis ! :D

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Bref, je me lance dans l'écriture du prochain dimanche soir, en espérant vous faire moins poireauter cette fois-ci.

Merci de m'avoir lue =)

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A Miss Lestrange - Merci merci, ça me fait plaisir =) Après tout, j'écris pour être lue ^^. Oui sa famille est flippante, mais c'est le but, ça fait partie de l'intrigue. Quant aux blagues... je suis pour l'égalité, donc il n'est pas impossible que Sirius triomphe quelques fois, (mais pas trop, faut pas rêver xD). j'espère que tu liras la suite, même si elle est parfois longue à venir -"

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scpotter - Merci, moi aussi (dit-elle sans modestie). Au plaisir que tu continues à me lire.

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Edenalfath - Ni bonjour ni bonsoir, ou plutôt les deux xD (une review aussi copieuse donne envie de la relire pour se remotiver ^^). Ton enthousiasme me fait chaud au coeur, et soutient celui de ma meilleure amie, qui me harcèle pour que j'écrive plus vite (non, j'exagère, mais presque pas xD). J'adore Sirius aussi, mais Jonathan est inspiré d'un mix de mes véritables meilleurs amis, donc c'ets vrai qu'il est attachant et génial (j'espère que jamais mes amis ne liront ça, ou ma réputation est finie). Spare... Non, je ne le tuerai pas, mais il ne devrait plus trop faire d'histoire, sauf scénario supllémentaire imprévu. Les chats-garous continueront de révéler leur intérêt au long de l'histoire, mais je ne vais pas gâcher le plaisir de l'histoire, donc tu découvriras par toi-même. Je n'ai pas réussi à poster avant la rentrée, tu vois, mais je vais faire des efforts, promis ! :D J'espère que la suite te plaira tout autant =)

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Voilà voilà, j'ai fini, et je poste ENFIN ce chapitre avant de filer en cours ^^

Au prochain !