20/10/13 - 15/11/13

Bon, et bien on dirait que c'est reparti :)

Au ralenti entre les vacances et les partiels, SURTOUT LES PARTIELS, COMPATISSEZ, BANDE DE MECHANTS QUI REUSSISSEZ A ME FAIRE CULPABILISER DE PAS ECRIRE ALORS QUE JE RÉVISE xD

...mais on fait ce qu'on peut... Alors, James, Lily, Sirius, Lutha, Jonathan, Remus (et Peter)... allons-y pour un nouveau chapitre ! Hourrah ! xD

Bonne lecture ;)

PS = en plus je vous gâte, ce chapitre est looooong, alors si vous vous plaignez, je suicide un chat, na !

PPS = Merci merciiiiiiiiiiiiii pour les reviews, ça me fait plaisiiiiiiiiiiiir ! Réponses en fin de chapitre :)

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Nouvelle note = je vais peut-être enfin finir ce chapitre, que je me dis "je vais le finir" tous les jours de la semaine depuis lundi ^^'

Lisez bien :)


- Miss Layos !

Lutha sursauta en se redressant brusquement. Le professeur Spare se tenait juste devant son bureau, l'air assez mécontent.

- Passe encore que vous dormiez pendant les interrogations, mais ayez l'amabilité de le faire silencieusement, par égard pour vos camarades qui composent, et qui ne semblent pas aussi détendus que vous pendant un test.

La jeune fille se sentit rosir, ce qu'elle détestait par dessus tout. Tandis que Spare retournait patrouiller dans la salle de classe, elle croisa le regard plus que moqueur de son voisin. Un sourire narquois éclairait son visage, et il fit mine de dormir avec un filet de bave aux lèvres. Elle lui accorda son meilleur air méprisant et se mit à griffonner sur son brouillon pour rester éveillée. Bon sang ce qu'elle détestait se faire remarquer. Spare commençait franchement à devenir antipathique à ses yeux. Il avait été aimable ces dernières années, mais il prenait beaucoup trop d'assurance depuis peu. Elle se refusait cependant à en parler au professeur Flitwick, trop orgueilleuse pour avoir recours à son directeur de maison.
Elle jeta un coup d'œil sur la classe pour s'occuper. A côté d'elle, Black avait repris son contrôle d'un air plutôt serein. Au bureau d'à côté, Lily Evans et Mary O'barton composaient toutes deux sérieusement, le nez vissé sur leurs copies. Encore à côté, Potter avait la même attitude que Black, et Remus, son voisin, relisait ses réponses d'un air concentré. Il releva les yeux et croisa le regard de Lutha. Il lui adressa un bref sourire avant de replonger dans son travail. Elle passa sans s'y arrêter sur Natacha et Elisabeth, elles aussi concentrées sur leurs feuilles. Vérifiant que Spare était affairé ailleurs, elle pivota complètement et observa le bureau derrière elle. Lucy ne la vit même pas, et Jonathan, qui semblait avoir fini depuis un moment, lui fit un clin d'œil avant de bâiller ostensiblement.

Dix minutes plus tard, le professeur de défense contre les forces du mal retournait à son bureau.

- C'est terminé !

Sur un geste de sa baguette, les copies se retrouvèrent toutes sur son bureau en une seconde, et les élèves commencèrent à parler. Spare dut hausser la voix pour se faire entendre.

- Les dernières semaines avant les vacances, nous finissons sur les chats-garous, puis on attaquera la deuxième moitié du programme.

Dans un brouhaha monstrueux pour si peu d'élèves, Lutha s'éloigna d'un pas vif de Black, qui semblait prêt à lui parler, et fila vers Jonathan et Lucy qui commençaient à sortir. A sa grande surprise, elle se fit interpeller par Remus au passage, qui lui lança avec un sourire chaleureux :

- Je te remercie pour les révisions, ça m'a bien servi !

Elle lui sourit avec hésitation, encore un peu surprise qu'il soit si... amical, et ce, sans arrière-pensée ni hypocrisie. Elle nota le regard un peu perplexe de Black face à cette manifestation, mais elle n'y accorda aucune attention et suivit les Serdaigles vers la classe de métamorphoses, tandis que les Gryffondors bifurquaient pour se diriger vers l'étude des moldus, pour ceux qui suivaient ce cours.

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- Il y a un week-end à Pré-au-Lard, cette semaine, lâcha innocemment Jonathan tandis qu'ils s'installaient pour déjeuner, affamés par les exercices de McGonagall.

Lutha sourit avec amusement en levant les yeux au ciel. Chaque année, c'était le même manège qui recommençait. Elle était ultra frileuse, et John le savait. Pourtant, il continuait de la harceler pour qu'elle l'accompagne aux sorties de Pré-au-Lard situées entre novembre et mars, ce qu'elle refusait toujours catégoriquement. A moins d'avoir une raison absolument incontournable d'y aller, elle préférait mille fois se promener dans le château, faire la grasse matinée, ou mieux, rester assise au coin du feu avec un bon livre. Elle devait écrire à Zephyr, en plus.

- Certes. Quelle information intéressante...

- Un temps ensoleillé est prévu.

- Ça me paraît hautement compromis, si tu veux mon avis, annonça-t-elle en songeant à la pluie torrentielle qui s'abattait depuis le matin.

Foutu Royaume-Uni...

- La bièraubeurre réchauffe très bien, même les petits matous frileux.

- Sûrement... Je ne vois toujours pas où tu veux en venir.

- Allez, s'il-te-plaît, Luthaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ! Viens avec moi ce week-end ou je vais m'ennuyeeeeeeeeeeeeeeeer !

Plusieurs Serdaigles se retournèrent pour regarder avec curiosité le jeune homme, mais un regard froid de Lutha les dissuada vite de continuer à se mêler des affaires des autres.

- Tu ne t'ennuies jamais à Pré-au-Lard, dusses-tu prendre en filature des élèves pour tes délires de théorie sur la psychologie humaine.

- T'es méchaaaaaaaaaaaante.

Natacha arriva soudain comme une fleur et s'assit à côté de John avec un sourire.

- Jonathan, mon pauvre, je crois que Lucy a raison en disant que tu régresses.

Lutha et son ami échangèrent un regard ahuri. Personne, à part Lucy, parmi leurs camarades de classe, ne venait jamais s'installer près d'eux. Pour la bonne et simple raison qu'ils les ignoraient et qu'ils n'étaient pas les bienvenus, les contraignant à une attitude polie et plus ou moins dans la norme qu'ils détestaient feindre. Ils restèrent donc silencieux, semblant attendre une explication qui ne venait pas. La capillophile réalisa qu'ils patientaient, et elle se colora d'un joli rouge tomate. Elle jeta un regard embarrassé à le petite Grecque, comme si elle avait souhaité qu'elle ne fût pas là.

- En fait, je me demandais, vu que Lutha ne veut pas y aller, si tu voulais venir à Pré-au-Lard avec moi, Jonathan, lâcha-t-elle enfin d'une petite voix.

La bouche du Serdaigle s'ouvrit toute ronde, et il lança un regard désemparé à Lutha. Celle-si avait plongé dans son gobelet pour ne pas rigoler trop fort et vexer l'autre jeune fille. Ce n'était pas l'envie qui lui manquait, mais elle préférait ne pas se fâcher avec les filles de son dortoir. Question de tranquillité, sans doute. Et puis après tout, Natacha avait arrangé sa coiffure, il y a peu.

Jonathan finit par déclarer, d'une voix croassante, qu'il avait des tas de projets ennuyants prévus pour là-bas, et que, s'il n'était pas gêné d'y traîner son amie, Lutha, il ne voulait pas embarrasser Natacha avec ses bêtises. Et comme elle était intelligente, elle baissa les yeux et changea de place à table pour rejoindre ses amies, un peu déçue. Lutha ouvrit la bouche, mais il lui adressa un regard menaçant.

- Non. Pas. Un. Mot. Ou je vais te réduire en carpette.

Le sourire de la jeune fille s'élargit et elle continua à le dévisager avec cet air béat et stupide sur le visage. Il réussit à tenir deux minutes avant de se tourner vers elle d'un air déterminé.

- Ok, vas-y, balance, comme ça on en sera débarrassés !

Avec l'air d'une petite fille s'apprêtant à ouvrir ses cadeaux de Noël, elle susurra :

- Une fille s'intéresse à toiiiiiiii !

Il lui adressa un regard blasé par dessus la carafe de jus de citrouille.

- Donc ?

- Donc... tu as un potentiel attrait pour la gente féminiiiiiiine ! Tu ne peux plus prétendre au titre de plus exécrable ! Je te bats à plate couture, na ! Je suis plus méchante que toi ! Je suis plus méchante que toi ! Je suis la plus machiavélique, la plus diabolique et la plus agressive d'entre nous !

Un silence s'ensuivit. Un groupe de premières années assis non loin les fixait avec un air stupéfait. Dans une synchronisation parfaite, ils les fusillèrent du regard, et les plus jeunes retournèrent précipitamment à leur repas, honteux. Lutha et Jonathan se regardèrent à nouveau dans les yeux.

- Tu n'es pas la plus méchante d'entre nous.

- Moi je n'attire pas les garçons, annonça-t-elle avec fierté en tirant la langue.

- Moi non plus, sourit-il, amusé.

- Très drôle. Toi tu es un garçon, donc c'est normal.

Elle lui tira la langue avec satisfaction et il leva les yeux au ciel. Il savait qu'elle allait encore le charrier avec cette histoire jusqu'à la fin des temps, mais il avait d'autres priorités en tête.

- Alors, pour Pré-Au-Lard ?

Elle retrouva immédiatement son air aigri.

- Je t'ai déjà donné ma réponse. Hors de question de sortir au village dans ce pays de sauvages en cette saison.

- Amie indigne, grogna-t-il, affectant d'être on ne peut plus vexé.

- C'est ça, oui. J'y ai le droit souvent en ce moment. Tu sais que tu n'as pas d'autre amie ? je pourrais me vexer et tu serais tout seul, se moqua-t-elle.

- Tu es aussi seule que moi.

- Faux, je te rappelle que Lupin m'a imposé son amitié. Donc je peux parfaitement te laisser tomber, et donc... manger ton hibou, mouhahahaha !

La bouche pincée de mécontentement, il attendit qu'elle eût fini son délire avant de grommeler :

- C'est quoi le problème avec mon adorable volatile ?

- Mmh... laisse-moi réfléchir...

- Bah je te conseille de réfléchir en marchant, lança Lucy en les interpellant en passant.

Jonathan jeta un coup d'œil à sa montre et approuva en hochant la tête, et ils sautèrent de leurs bancs pour suivre la jeune fille vers les cours de l'après-midi, avec un enthousiasme des plus feints.

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ooo

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- Ah, miss Evans ! Je vous en prie, venez donc vous installer à côté de moi. Vous m'avez impressionné hier, avec votre excellente idée de rajouter de la menthe à votre potion.

Lily adressa un sourire au professeur Slughorn mais ne vint toutefois pas le rejoindre. Curieuse, elle attendait l'arrivée de James Potter. Cependant, lorsque celui-ci entra, il était escorté par un Sirius Black à l'air extrêmement sérieux. La jolie rouquine haussa un sourcil en voyant le tombeur la fixer d'un œil noir en entraînant son meilleur ami de l'autre côté de la salle. Elle soupira avec lassitude. Elle ne savait pas ce qu'elle lui avait fait - à part peut-être mettre régulièrement le moral de son meilleur ami à zéro, lui souffla sa petite voix - mais elle supportait mal qu'il interférât sans cesse. Il lui était déjà difficile de faire des efforts, et il ne l'aidait pas.

- Evans.

Le ton neutre la fit se retourner sans surprise vers Jonathan Float, au bras duquel Lutha était suspendue, apparemment dans un état très loin de son flegme habituel. Elle était surexcitée et sautillait dans tous les sens sans que son ami ne bronchât.

- Qu'est-ce qui lui arrive ? Demanda poliment la jeune fille en désignant la Serdaigle.

- Oh, rien de grave, crise de folie infantile, ça devrait passer d'ici peu, je n'en doute pas. Ça devait bien finir par arriver, ça faisait longtemps que je n'avais pas eu droit à un bon pétage de plombs en bonne et due forme.

Lutha arrêta de gigoter un instant pour lancer un regard noir à son ami avant de se mettre à répéter d'une petite voix suraigüe et très agaçante :

- T'as vu, t'as vu t'as vu, t'as vu, t'as vu t'as vu, t'as vu, t'as vu t'as vu, t'as vu, t'as vu t'as vu, t'as vu, t'as vu t'as vu, t'as vu, t'as... ?

- Quoi donc ? Se décida-t-il enfin à l'interrompre, la voix d'un calme somptueux.

- Il y a des muffins au chocolaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaat ! S'exclama-t-elle en le lâchant pour continuer à sautiller en faisant un tour sur elle-même.

Il ne prit même pas la peine de répondre et fixa à nouveau la Gryffondor.

- Navré, Evans. Je crois que je vais aller l'asseoir, ça devrait la calmer un peu.

Sous son regard surpris, ils s'éloignèrent, lui toujours impassible, et elle, indifférente à ce qui l'entourait, continuant à dire n'importe quoi.

- Et bien, et bien, monsieur Float, miss Layos aurait-elle bu par inadvertance trop de potion euphorisante ?

- A ce stade, monsieur, je crois bien que ce n'est pas impossible, répondit-il de son ton le plus sérieux à Slughorn, qui considérait la jeune fille survoltée avec un certain amusement.

Il s'éloigna saluer d'autres de ses élèves favoris. Lutha éclata de rire, se coupant elle-même le souffle. Au bout de cinq minutes de ce fou rire incontrôlable, elle sembla enfin se calmer, inspira un grand coup et expira en poussant une exclamation de satisfaction. John s'autorisa un sourire moqueur.

- Et bien tu as été longue à revenir, cette fois. J'ai bien cru que je te perdais pour le reste de l'humanité. Je sais que les cours d'histoire te mettent toujours en joie, mais là, c'était à faire peur. Tu as accumulé beaucoup de tension, depuis quelque temps, non ?

Sans rien répondre, elle lui tira la langue et se dirigea d'un pas conquérant vers les délicieux muffins qu'elle avait aperçus auparavant, l'entraînant dans son sillage. Pendant qu'elle s'empiffrait comme jamais une personne civilisée n'aurait osé le faire, il dévisagea Black et Potter, debout à côté d'eux, et nota que le premier le regardait régulièrement d'une manière étrange. Il en fit part à son amie lorsqu'ils repartirent du buffet, chargés de gâteaux.

- Crois-tu que Black puisse être gay ? Demanda-t-il ensuite innocemment. Il me ferait presque peur.

La chat-garou se figea en pleine action, bouche ouverte, une bouchée prête à être engloutie à la main. Puis elle fronça les sourcils, apparemment mécontente et déclara d'un ton net :

- Non. Certainement pas !

- Et pourquoi ça, je te prie ?

- Parce que, parce que... regarde toutes ces pimbêches avec lesquelles...

- Il n'a jamais eu de relation sérieuse, acheva Jonathan à sa place. Elles lui courent après, certes, et il leur fait du charme, ce qui correspond à de la complaisance narcissique, certes. Il a même eu quelques relations éphémères, je te l'accorde, mais rien qui ne prouve qu'il soit complètement hétérosexuel. Lutha ? Pourquoi arbores-tu cet air horrifié ?

- Je... Il... Tu...

- Ce n'est pas tout à fait dans l'ordre, il faut revoir tes bases d'Anglais, ma chère petite.

Elle parvint enfin à se reprendre, encore un peu désemparée par les réflexions saugrenues de son ami. Quelle drôle d'idée ! Black ? Gay ? Autant dire que McGonagall aimait le disco. Ou Slughorn la misère. Ou Spare l'humilité. Ou... enfin bref, l'idée était là.

- Je ne crois pas qu'il le soit, c'est tout. Cela dit, je m'en contrefiche comme de l'an mille, et il peut aller filer le parfait amour avec n'importe lequel des lombrics qui lui tiennent lieu d'amis, si ça lui chante. Exception faite de Lup... Remus ! Ce n'est pas un lombric, mais un scarabée.

Malgré lui détourné du sujet initial, le grand blond se gratta la barbe pensivement.

- Tu estimes donc le scarabée supérieur au lombric ? Mais par quoi ce jugement est-il motivé ? Tu ne serais pas en train de t'attarder sur l'esthétique de la bête, des fois ? Un pur et simple délit de sale gueule ? Voilà qui ne te ressemble pas. Toi qui m'avait habitué à considérer tout le monde avec le même traitement... tous des abrutis.

- C'est toujours le cas, que je sache. Tu peux même dire triples abrutis dotés de cerveaux de paramécie... c'est-à-dire, aucun, rétorqua-t-elle en recommençant à se goinfrer, satisfaite qu'il eût cessé ses réflexions étranges.

- Je préfère le terme de tænias croisés d'asticots avec quarante pourcents de sang troll et le reste fait d'alcool de prune. Périmées, les prunes.

- De combien de jours ?

- Quand on commence à distinguer les poils de moisissures, que ça forme un petit duvet, tout doux, tout blanc, avec une odeur proche de celle d'une charogne en décomposition.

- Depuis combien de jours, réitéra-t-elle avec un sourire.

- Depuis deux mois. Lorsque les premiers parasites ont éclot et dévorent le corps de l'intérieur.

Lutha s'apprêtait à signaler ô combien elle trouvait cette description alléchante pendant qu'elle dévorait ses derniers gâteaux, lorsque Slughorn réapparut près d'eux.

- Ah ! Les deux Serdaigles les plus sérieux que je connaisse ! Je m'ennuie de vous, monsieur Float, maintenant que vous avez abandonné les potions, et miss Layos manque d'entrain, bien que ses potions soient toujours parfaites.

Ils échangèrent un discret regard amusé.

- J'aurais continué avec plaisir, professeur, mentit avec aplomb le Serdaigle intelligent et sérieux en question, mais hélas, avec les ASPICs à préparer et les cours que je suis en plus sur la gestion magique, je n'avais pas le temps pour tout. J'ai donc du procéder à des sacrifices cruels.

Une hésitation se dessina sur le visage joufflu de l'enseignant, mais il parut décider que la formulation un peu sanguinaire de l'élève était accidentelle.

- Enfin, heureusement, votre chère amie vous amène toujours à ces petites fêtes que j'ai plaisir à donner ! Et maintenant, venez tous vous asseoir devant l'estrade, je vous ai réservé une petite surprise !

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- Tu es sûr de ça, James ? Chuchota Sirius, baissant brusquement le volume en voyant le silence se faire et l'estrade s'éclairer.

Celui-ci soupira avec amusement.

- Oui, Patmol, je suis sûr. Tu m'as demandé si à mon avis il existait un seul moment où tu ne risquais pas de voir débarquer ta chère Layos à l'improviste pour perturber ton plan, et je te réponds ce que je tiens de Remus. Dès que novembre arrive, elle ne sort du château que si c'est nécessaire à sa survie. Tu n'as donc aucune chance qu'elle vienne à Pré-au-Lard demain, je te le garant...

Il s'interrompit, le regard étrange. Son meilleur ami se retourna pour voir Lily Evans s'avancer vers eux. Discrètement, afin de ne pas déranger l'animation - il n'avait absolument aucune idée de ce dont il s'agissait, et aucune envie de le savoir - elle leur passa devant et s'assit sur le siège voisin de celui de James. Si Sirius ne fulminait pas autant, il aurait pu constater qu'elle rougissait de son audace, mais il ne vit rien, trop occuper à lui lancer dans sa tête les pires maléfices qu'il connaissait. Elle avait réussi à mettre Cornedrue dans un grand état de trouble, complètement indécis sur la conduite à tenir. Ses résolutions étaient basées sur la conviction qu'il avait de l'inintérêt de la jolie rousse à son égard. Si cela était mis en doute à son tour... Il se tint toutefois tranquille, respectant les conseils de Remus. Tant qu'à s'approcher à nouveau du bord, il préférait y aller prudemment, et vérifier la présence de ses ailes avant de sauter.

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ooo

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- Tu ne viens pas ?! S'exclama James en arborant la mine la plus déconfite qu'il pouvait produire.

Le loup-garou sourit devant cette excellente prestation et hocha la tête en signe de dénégation.

- J'ai du travail à rattraper, je sais que vous allez me ramener tellement de cochonneries à manger que je n'aurai pas besoin d'y aller moi-même, et Sirius n'a pas l'air de regretter ma présence, étant donné qu'il a l'air de préparer un mauvais coup. Dont je vous soupçonne tous les deux d'être complices.

Queudver et Cornedrue feignirent la surprise. Ils avaient en effet planifié quelques petites distractions à mettre en œuvre au village, mais Patmol avait une bêtise qu'il effectuerait tout seul.

Ils partirent donc d'un pas décisif et réveillé pour une heure pareille, laissant Remus profiter d'une journée de répit pour lire, rattraper ses devoirs, et paresser à la bibliothèque. Ce que, étant malgré tout un maraudeur, il plaça en tête de ses activités de la journée. Il avait beau savoir que la pleine lune approchait et qu'il lui fallait travailler, il n'avait pas envie de s'y mettre de si bon matin, et il se retrouva donc à errer dans les rayonnages de défense contre les forces du mal.
Cette matière était sa préférée quasiment depuis son entrée à Poudlard, ce qui aurait pu sembler contradictoire vis-à-vis de sa nature, mais il considérait plutôt que s'il voulait pouvoir éviter à d'autres enfants de subir un sort semblable à celui qu'il avait connu, c'était la meilleure matière. Être capable de se défendre et défendre les plus faibles, voilà ce qui le motivait.
Il attrapa un épais volume sur une étagère assez haute et l'ouvrit au hasard, le feuilletant distraitement. Il frémit. Les illustrations étaient... vraiment sanglantes. Étonné qu'un tel livre figurât dans la bibliothèque, il s'apprêta à le reposer lorsqu'une voix féménine l'interpella :

- Alors, les trois champignons qui te servent d'amis t'ont laissé tombé pour aujourd'hui ? Ou est-ce simplement que Pré-au-Lard ne te tentait pas ?

Avec un sourire amusé, il se retourna :

- Je te remercie de l'opinion positive que tu apportes sur mes relations, Lutha.

La jeune fille eut un sourire en coin. Elle se tenait non loin de lui, appuyée sur une étagère, enveloppée dans un pull de laine qui devait faire au moins deux centimètres d'épaisseur.

- Pour répondre à ta question, j'ai du travail, et James, Sirius et Peter ne sont pas les candidats idéaux pour rester avec moi quand c'est le cas.

- Ça, je ne sais pas pourquoi, mais je m'en serais douté. J'ai aussi quelques trucs à faire ; on peut bosser ensemble, si tu veux.

Il accepta, un peu surpris qu'elle le lui eût elle-même proposé. Elle avait jusqu'à présent été plutôt réfractaire à toutes ses approches.

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- Lutha ?

- Mmh ?

- Pourquoi tu ne vas jamais à pré-au-Lard pendant l'hiver ?

La petite Serdaigle releva les yeux pour jeter un coup d'œil absent à Remus.

- Si un jour tu découvres le climat en Grèce, qui a bercé mon enfance, tu comprendras. Là-bas, il fait chaud, et le temps n'est pas excessivement humide. Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est l'exact opposé de la météo ici, mais... ça n'en est pas loin. Je préfère rester au chaud dans l'atmosphère bien douillette d'un château abondamment chauffé au feu de bois.

Le loup-garou sourit devant cette explication, avant de demander, curieux :

- C'est vrai qu'il y a très peu de sorciers en Grèce ? C'est pour ça que tu étudies ici ? Il n'y pas d'autres élève Grec à Poudlard, je crois.

- Oui, c'est vrai. Du coup il n'y a pas d'école là-bas. Ce serait beaucoup trop de frais. En général, il n'y a même pas une dizaine de sorciers par génération, et ils se répartissent plutôt en Bulgarie à Durmstrang et à Beauxbâtons, en France. Je suis ici parce que Poudlard est réputée pour être la meilleure école de sorcellerie, et, après tout, le Royaume-Uni est le berceau de la sorcellerie. Les meilleures écoles sont ici.

- Tes parents voulaient que tu ailles dans une école prestigieuse ?

Elle eut un drôle de sourire, qui tenait presque de la grimace.

- Oui, on peut dire ça comme ça.

Il ne poussa pas plus loin, sentant qu'elle n'avait pas envie de s'étendre sur le sujet, et ils dévièrent sur une passionnante conversation sur les potions utilisées par l'infirmière et les exploits qu'on pouvait réaliser en soin à l'aide d'une simple mixture, avant de se replonger dans leurs activités respectives.

Lutha observait Relus en train de recopier minutieusement ses notes au propre sur des fiches de révisions, et elle baissa la tête pour observer ce qu'elle avait elle-même sous les yeux. Elle sourit avec amusement en constatant que sa lettre ne contenait toujours que deux mots et prit sa plume pour en rajouter un peu.

Cher Zephyr,

Oui, mon cher petit Zeph', je vais bien, je me porte extrêmement bien, si on exclue le fait que je suis dans un pays de SAUVAGES ! Où la météo est vraiment vraiment POURRIE ! Enfin... Je suppose que tu commences à le savoir, étant donné que tu as, à chacune de mes charmantes missives, un commentaire sur le ô combien superbe temps j'endure ici.
Les cours sont toujours intéressants, il faudra d'ailleurs que je te montre quelques trucs. Le cours de défense contre les forces du mal m'ennuie à mourir, cependant, j'ai trouvé un certain intérêt dans la pratique, je te laisse le soin de deviner pourquoi.
Jonathan va bien aussi, il continue de m'enquiquiner, mais je le lui rends bien,, donc tout baigne de ce côté-là. Comme je sais qu'il n'y aucun moyen que l'information soit divulguée avec toi, je ne peux pas résister à la tentation de t'annoncer la super nouvelle : je vais passer les vacances de Noël chez lui. Ce vieux fou d'Albus Dumbledore a dit qu'il protègerait sa famille ! Je suis super excitée à l'idée de découvrir le quotidien d'une famille de sorciers, aussi atypique dusse-t-elle être (quand on regarde John, on se pose quelques questions), mais enfin...
Je n'ai toujours pas résolu mon... problème, mais ta solution me tente un peu plus de jour en jour :D. Il faut dire que ce crétin mono-neuronal a de l'imagination et est très créatif lorsqu'il s'agit d'emmerder les autres.
Par contre, j'ai un nouvel ami ! Remus Lupin le charmant loup-garou a fait du forcing, et je dois dire que c'est pas plus mal, il me change un peu mon quotidien !
J'espère que tu vas passer de bonnes fêtes de Noël, et j'aimerais beaucoup être avec toi, mais tu sais que si je peux l'éviter, je ne rentre pas au village. Pas que mes frères et sœurs ne me pas outre-mesure, mais si je peux me passer de leur présence, c'est avec joie.
Écris-moi vite pour me donner de tes nouvelles.

Avec tout mon amour de petite sœur horripilante,

Lutha

La jeune fille sourit en se relisant. Il y avait de quoi le faire rire et c'était le but. Elle mit la lettre de côté après avoir collé un timbre sur l'enveloppe. Elle la donnerait comme d'habitude au hibou de son meilleur ami, qui la porterait à la poste des sorciers de Pré-au-Lard. Là, elle serait acheminée par hibou jusqu'à Londres, puis par portoloin jusqu'à Athènes, où elle serait ensuite distribuée de manière classique par la poste moldue de Grèce. Un véritable parcours du combattant. Et tout ça pour que la lettre arrivât avec deux semaines de retard. Enfin... dès que Jonathan rentrerait, elle lui sauterait dessus pour lui quémander son satané volatile.

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ooo

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- Qu'est-ce que je te sers, mon garçon, lança la jolie et pimpante tenancière des Trois Balais en voyant le grand blond s'approcher du bar.

- Une bièraubeurre.

Il paya et alla s'asseoir à une table où siégeait un Poufsouffle de cinquième année, plongé sérieusement dans ses cours. Celui-ci leva sur lui une paire d'yeux gris indifférents.

- John.

- Harry.

Ils n'échangèrent pas un mot de plus, ce qui convenait fort bien à Jonathan. Harry Float, son cousin germain, était la parfaite excuse pour ne pas être abordé, et il ne s'occupait pas de lui, l'ignorant et le laissant vaquer à ses activités dans la tranquillité la plus complète. Du moins, ça, c'était ce que le brillant Serdaigle pensait jusqu'à ce jour. Au bout d'une heure de petites annotations comiques accompagnées de dessins, concernant les clients du pub, sur son petit carnet, un personnage indésirable vint se planter face à lui.

Sirius posa sa bouteille avec plus de brusquerie que nécessaire sur la table. Deux regards gris se fixèrent aussitôt sur lui, impassibles. Il jeta un œil agacé au plus jeune et lança d'un ton sans appel :

- Dégage, toi.

Les deux garçons échangèrent un regard, et Jonathan hocha doucement la tête. Le deuxième s'en alla en haussant les épaules. L'attention du Serdaigle se reporta sur Sirius pour l'observer tandis qu'il s'asseyait.

- Black, constata-t-il ensuite d'une voix neutre. Ton joujou n'est pas là, tu peux t'en aller.

Le Gryffondor eut un large sourire et ne bougea pas d'un pouce, apparemment très satisfait de son petit effet. L'autre le jaugea un court instant et finit par s'appuyer sur le dossier de sa chaise en croisant les bras.

- Allons bon... Que me veux-tu ?

- Juste discuter un peu, Float.

Un sourire un peu moqueur s'étala sur le visage de Jonathan.

- Tu as réalisé que la source d'infos facile que tu pensais avoir dégotée avec Lucy ne fonctionnait pas ? Tu penses que je suis autant intéressé par toi qu'elle et que tu vas pouvoir me donner autant envie qu'à elle de répondre à toutes tes questions indiscrètes ?

D'abord désarçonné, Sirius se reprit vite et demanda d'un ton charmeur :

- Pourquoi ? C'est le cas ?

- Tu n'as qu'à essayer de m'approcher, tu verras si tu te prends un maléfice incurable au visage ou non, sourit-il en retour, mi-figue, mi-raisin.

Jonathan prit note intérieurement que Sirius Black n'était donc pas gay, et qu'il allait pouvoir annoncer la nouvelle à son amie rien que pour le plaisir d'observer sa réaction. Lucy aussi, elle, devrait être intéressée par cette conclusion, elle qui fondait de grands espoirs sur le "beau et ténébreux Gryffondor". Elle aurait plus de chance en déclarant sa flamme à son jeu d'échec, à l'humble avis du "petit prodige de psychologie", comme le raillait souvent Lutha.

- Oh, Float, tu m'écoutes ?

- Hein ?

Le jeune homme réalisa qu'il n'avait pas écouté un traître mot de ce que le Gryffondor venait de lui dire.

- Pardon, tu disais ?

- Je te faisais aimablement remarquer que, au vu de ton aide plus que plausible pour le petit coup mesquin de Layos à la soirée de Slughorn, j'estimais avoir un petit quelque chose à te faire payer.

John resta de marbre, attendant la suite. Sirius Black ne pouvait être à sa table que pour une seule raison, et cette raison était Lutha. Le maraudeur en était complètement obsédé, comme il l'avait été par les Serpentards ces dernières années. Il avait juste reporté son obsession sur un autre objet, attiré par la perspective de changement et de nouveauté que la petite Grecque apportait.

- Une autre ? Lui demanda soudain Black en désignant sa bouteille vide.

Une expression alliant une grande perplexité et un profond scepticisme se peignit sur le visage du Serdaigle.

- Seigneur, suis-je donc si égoïste pour que tu ne me croies pas capable de rendre service ? Se lamenta l'autre avant de partir vers le comptoir pour ramener deux bouteilles pleines.

Par mesure de prudence, Jonathan renifla sa boisson avant de décider qu'elle sentait parfaitement bon et qu'il était sans doute en effet un peu trop paranoïaque. Il réalisa qu'il aurait dû l'être un peu plus en sentant malgré lui son esprit s'embrumer et en voyant Black se pencher un peu plus sur la table. Il ne savait pas ce que c'était, mais à son humble avis, rien qui ne pût être positif.

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- Es-tu vraiment le confident et seul ami de Layos ?

- On peut dire ça.

Sirius fronça les sourcils. Bien que le Serdaigle eût la voix un peu hésitante et semblât moins alerte, il restait une lueur dans ses yeux qui indiquait que la potion n'avait pas complètement fait effet. Il devrait se contenter de cela. James et Peter l'attendraient dans vingt minutes afin de faire leur dernier tour pour rentrer.

- Pourquoi est-elle aussi snob ?

- Le monde est trop... trop con pour elle. C'est le triste lot des gens intelligents. Moi, vois-tu, je pense que l'humanité est un cas désespéré et que le meilleur moyen serait de...

Interloqué, il faillit se laisser prendre à l'écouter déblatérer ainsi, mais il se reprit et l'interrompit fermement :

- Et pourquoi est-elle désagréable avec les inconnus ?

- Elle n'est pas... désagréable avec les inconnus.

- Et moi alors ?

- Je cite : "un playboy qui se pavane et pense être le centre du monde" n'est pas un inconnu à ses yeux. C'est une tare de la société à éviter.

Furieux de cette réponse, Sirius se força à enchaîner. Mieux il en saurait sur cette petite prétentieuse, plus vite il pourrait lui rabattre le clapet et lui faire ravaler son regard arrogant.

- Pourquoi est-elle revenue de Grèce dans cet état ?

Il nota que son interlocuteur luttait visiblement pour ne pas répondre. Mais il était forcé de dire une vérité, tel était l'effet de la potion. Moins efficace que du Veritaserum, elle n'en était pas moins redoutable pour qui n'y était pas préparé.

- Elle a eu... un petit différend avec son frère.

Sirius sursauta. Un frère pouvait-il blesser sa sœur à ce point ? Il repensa à sa propre famille et révisa son jugement. Oui, bien sûr, dans des circonstances extrêmes, tout était envisageable.

- Elle t'a dit avoir des problèmes avec sa famille ?

- Non, répondit John avec un semblant de satisfaction.

- Est-ce qu'elle a peur des mauvais coups que je pourrais lui faire ?

Sourire.

- Certainement pas.

- Est-ce qu'elle me déteste ?

Haussement de sourcil.

- Non.

- Je l'indiffère ? S'indigna-t-il.

Le Serdaigle hésita.

- Je n'en sais rien.

- Tu es conscient des informations que tu me donnes, et du fait que tu les donnes de manière contrainte ?

Il le fixa comme s'il était demeuré.

- Oui, évidemment.

Impressionné malgré lui, le maraudeur sourit.

- Comment va-t-elle réagir lorsque tu lui apprendras ?

- Ce sera sûrement... amusant à regarder.

- C'est quoi ce qu'elle cache ? Quand on est aussi secret, c'est qu'on a quelque chose à cacher, affirma Sirius, ayant gardé cette question imprévue pour la fin, escomptant que l'autre n'ait pas le temps de trouver une réponse adéquate autre que la vérité.

- Elle... ca... che... je...

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Se creusant la tête le plus vite possible pour éviter de dire ce qui était bloqué dans sa gorge, le Serdaigle sursauta soudain en entendant son nom.

- JONATHAN ! Salut, comment tu vas ?!

Les yeux exorbités de surprise, le Serdaigle se retourna pour apercevoir Lucy et Natacha, qui se tenaient curieusement par le bras et avançaient vers sa table avec de grands sourires. Ce genre de chose n'arrivait absolument jamais dans son monde. Premièrement, personne ne criait son nom, à part sa mère, sa sœur, et Lutha. Secundo, des groupes de personnes ne s'avançaient jamais vers lui, et tertio, lorsque malheureusement c'était le cas, ils n'arrivaient jamais au moment opportun. Enfin, il ne connaissait pas le terme italien pour quatrièmement, mais jamais Lucy ne se promenait en s'accrochant au bras d'une autre fille.

- Je vais bien, merci.

Il jeta un coup d'œil à Black. Celui-ci semblait extrêmement frustré. Natacha, qui n'avait aucune sorte d'attrait pour Black - puisque de toute évidence, c'est Jonathan qui l'intéressait - n'hésita pas à lâcher d'un ton moqueur :

- Je comprends pourquoi tu as voulu m'épargner de t'accompagner en voyant qui est avec toi. Tu n'as pas l'air dans ton assiette, et on s'est dit que tu avais sûrement envie de rentrer, n'est-ce pas, Lucy ?

- Mmh...

- Bien, alors tu nous excuseras, Black, mais on va le ramener à Poudlard, dans notre salle commune. Je ne suis pas sûre que ta présence lui soit très bénéfique.

Et, avant que le Gryffondor eût pu prononcé un mot, la capillophile empoigna le bras de John, qui la fixait avec une admiration respectueuse, et les trois s'éloignèrent vivement.

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- Et... fini ! S'exclama Lutha en abattant sur la table sa dernière carte avec un large sourire.

Remus soupira, amusé, et la félicita. Il s'apprêtait à redonner lorsque l'entrée bruyante de trois Serdaigles l'interrompit. Lutha bondit aussitôt sur ses pieds et se précipita vers Jonathan pour prendre la place des deux autres filles, qui le soutenaient.

- Qu'est-ce qui lui arrive ?

- On ne sait pas trop, mais ça commence à aller mieux, répondit Lucy en haussant les épaules. Je pense qu'il faudrait le mettre au lit.

- Hey ! Pas sans manger, protesta-t-il avec ardeur.

- Je me charge de lui. Merci les filles. Désolé, Remus, mais on remettra ta revanche à la prochaine fois, je pense.

- Aucun problème. Je crois que j'ai un ami à aller voir, conclut-il d'un ton ennuyé.

Jonathan sourit, satisfait. Au moins, Black passerait un sale quart d'heure pour avoir essayé de le rouler, lui, Jonathan Float.

ooooo

ooo

ooooo

Ouuf ! Pfiou pfiou pfiou, ce fut duuuuuuur de le boucler celui-là, et encore, je suis déçue, j'ai pas réussi à le faire aussi bien que je le voulais ^^

M'enfin si ça vous plaît, ou que vous avez d'autres commentaires, d'ailleurs, hésitez pas, la petite case "review" est la pour ça :D

Merci de m'avoir lue !

Et maintenant... Place aux réponses !

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PoissonRougeN1 - Oui je sais je te réponds ici alors que je peux le faire en direct, mais nananère ! (ça fait croire que j'ai plein de monde à qui répondre ^^). Je ne crois pas avoir fait des efforts en joutes verbales, mais deux super-sessions sont prévues pour le prochain, avec au programme un Luth vs. John et Luth vs. Sirius xD (tu me diras quoi t'en penses). Bisous bisous !

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Chloris - Merci de ta review, comme je le dis toujours ^^ Pour la suiiiiiiiiiiite, je fais ce que je peux, c'est vrai de vrai, promis juré craché, même si parfois mon oreiller, ce traître, m'empêche d'écrire !

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casimirette53 - Mais de rien, c'est normal, en plus, cette scène m'a amusée (et apparemment pas que moi, donc merci à toi ^^). Avec Sirius, la vengeance ne se mange peut-être pas, finalement, elle se boit ^^ Et oui, ce serait génial de pouvoir espionner en mode "chat" !

PS pour ta deuxième review (que j'avais pas vue), j'ai dû le voir il y a longtemps, mais je m'en rappelle plus du tout ^^

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betouni - Carrément ?! Voilà qui me flatte un peu trop, ma tête va plus passer les murs, si ma fanfiction fait des victimes du cœur ^^ Merci pour ta review, en tout cas, et en espérant que ladite suite soit à ton goût :)

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Moi - Je dois t'avouer... que ce soit le pseudo, l'au revoir "ornithorynque" ou le fait de manger beaucoup, j'ai cru un instant que tu étais mon meilleur ami (celui dont est fortement inspiré Jonathan d'ailleurs). Sérieusement, ça m'a fait très bizarre cette similitude d'actes, à ceci près qu'il ne lit point de fanfictions. Cependant, avec cette ressemblance, je ne peux que t'aimer et te remercier de ton commentaire ^^
Je prévois TOUJOURS un autre chapitre, je ne prévois en revanche jamais quand entre deux jours d'écart et deux mois entre deux chapitres, mais je m'efforce de tendre vers un écart de deux semaines :D
Recommence à respirer si tu es toujours en vie, et puis sinon bah... Sainte-Mangouste a une place réservée pour toi, je m'en suis chargée pour t'épargner cette peine. Donc re-merci et au plaisir de relire un commentaire amusant de ta part ;)

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A bientôt pour le prochain chapiiiiitre !