04/01/14 - 27/01/14

Enfin ! On y arrive ! Le chapitre que je veux écrire depuis un mois ! Hourrah ! Et encore hourrah ! Sur ce, sans transition ! Place au texte !

Transition ajoutée plus tard : Je m'excuse du temps que j'ai mis à l'écrire, vu le promesse que j'avais faite, mais de deux choses l'une : je ne m'attendais pas à avoir à boucler un projet et une soutenance en une semaine donc j'ai ait que travailler, et pour les jours suivants... je dois reconnaître que j'ai relu tout l'Héritage, ce qui m'a pris un petit bout de temps, et m'a donné de très bonnes idées pour ma fanfic Eragon ^^.

Bonne lecture !


La jeune Serdaigle prit une poignée de poudre et la lança dans le feu. Les poils de sa nuque hérissée, elle entra dans la cheminée et articula distinctement :

- Maison de Jonathan Float !

Tout tournoya autour d'elle et elle préféra fermer les yeux. Lorsqu'elle se fut stabilisée, elle toussa et s'écarta pour permettre à John d'arriver à son tour. Couverts de suie, ils émergèrent dans un salon meublé agréablement.

- Ah, vous voilà enfin ! On se demandait si on allait enfin pouvoir dîner.

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Surprise, Lutha ouvrit les yeux et observa la femme qui lui faisait face avec stupeur. Contrairement à son fils, qui semblait n'avoir été qu'étiré en hauteur depuis sa naissance, Mrs Float était de taille minuscule, plus petite même que la chat-garou, ce qui n'était pas chose aisée. En revanche, sur le plan de la largeur, elle se rattrapait de façon impressionnante. Elle donna immédiatement à la jeune fille l'impression d'être un ballon géant. La seule chose qu'elle avait en commun avec son fils était ses cheveux paille, noués dans un chignon désordonné, encadrant un visage rond et déjà ridé par les expressions qu'elles devaient afficher souvent.
Jonathan observa la réaction de son amie avec un sourire discret. Il savait que sa mère faisait toujours forte impression, à la fois par son obésité flagrante, mais aussi par son habitude des accueils chaleureux.

- Maman, je te présente Lutha Layos, ma meilleure amie. Lutha, je te présente ma mère.

Les deux femmes se serrèrent la main en s'étudiant.

- Quel dommage que vous ne soyez que son amie... Je crois que jamais je ne le verrai me présenter une fille autrement que comme une amie, parti comme il est.

Lutha sourit et envoya un clin d'œil moqueur au jeune homme, qui l'ignora superbement.

- Puisque vous êtes enfin là, va donc chercher ton père à la cave pour lui dire qu'on va dîner. Je vais appeler ta sœur.

- On va y aller dès que nos valises seront posées. Il bricole encore sur ces engins d'enfer ?

Mrs Float se contenta de lever les yeux au ciel, ce qu'il considéra comme une réponse positive. Il entraîna son amie à travers la maison et lui ouvrit la dernière porte du couloir. C'était une petite chambre meublée sobrement, les murs décorés d'armes blanches et de toutes sortes de reliques sorties d'autres époques. Un lit mezzanine occupait une large partie de l'espace, et un matelas avait été installé en dessous. Il le lui désigna :

- Tu dors là.

Elle hocha la tête et déposa sa valise sur le lit, puis, voyant qu'il se déchaussait, elle fit de même, laissant ses bottes de daim à côté de ses baskets déchirées. Il retraversa ensuite la maison en sens inverse tandis qu'elle le suivait, regardant curieusement autour d'elle. Alors c'était à ça que ressemblait une maison de sorciers ? Elle ne connaissait que l'univers des chats-garous, et tout lui semblait étrange. Contrairement à chez elle, il n'y avait aucune pièce qui fût envahie d'objets de dernier cri. Pas un seul robot électronique ne défigurait les étagères, et celles-ci étaient plutôt envahies par des tonnes de livres poussiéreux ou de larges disques vinyles. Des classiques à ce qu'elle pouvait voir.
Jonathan la précéda dans un escalier étroit à l'autre extrémité du long couloir qui traversait la maison de part en part. Il ouvrit une porte en jurant contre le mécanisme rouillé et entra. Lutha eut soudain la merveilleuse impression de se retrouver au paradis, et le jour où elle aurait son propre appartement, ce serait sans doute à cela qu'il ressemblerait.
Contrairement à beaucoup de pièces souterraines, il régnait dans celle-ci une chaleur bien douillette, voire même un peu trop. Un divan en cuir éventré duquel sortait des morceaux de mousse était appuyé contre un mur, entouré d'une brassée de vieux coussins tachés. Une ampoule nue pendait à son fil depuis un trou du plafond, éclairant les murs ornés de posters de groupes de rock, de photos de motos et de voitures de luxe. Un frigidaire était branché juste à côté du canapé, sur lequel trônait un tourne-disque on ne peux plus moldu, qui faisait tourner le dernier album des Stones. Une table basse se trouvait dans le même coin, sur laquelle étaient étalés des croquis de mécanismes compliqués, recouvert d'un pack de bièraubeurres entamé. Enfin, à côté de la table, un homme se tenait assis sur un tabouret, une clé à molette dans une main, sa baguette dans l'autre, examinant une somptueuse Harley qui semblait en avoir vu de belles.

Jonathan tapota l'épaule de l'homme en question, et celui-ci se redressa, déposant ses "outils" sur la table, avant d'essuyer ses mains pleines de graisse sur son jean, dévisageant ostensiblement Lutha, qui lui rendit la pareille sans honte. Plutôt grand et musclé, il avait dû autrefois être aussi maigre que son fils, mais la bière avait fait son œuvre. Il avait le même regard gris déconcertant que lui.

- Papa, Lutha. Lutha, mon père, annonça simplement celui-ci en buvant tranquillement le reste de bièraubeurre de son paternel.

La petite Grecque tendit la main et serra celle de l'homme avec les yeux brillants, puis elle le contourna et demanda d'une voix vibrante d'émotion :

- Je peux ?

Il hocha la tête avec un sourire naissant, et, sans la moindre gêne, elle se laissa tomber à genoux devant la splendide moto, caressant ses courbes avec émerveillement.

- Toutes les pièces sont d'origine ?! Retapée magiquement j'imagine ! Elle est vraiment ma-gni-fi-que !

Complètement ahuri, Jonathan faillit sans décrocher la mâchoire, et son père éclata de rire en lui envoyant une claque dans l'épaule qui le fit vaciller.

- Je crois que ton amie et moi, on va bien s'entendre. Je suppose que ta mère veut qu'on passe à table ? Ne la faisons pas attendre, elle trouverait encore le moyen de dire que c'est de ma faute.

Ils remontèrent tous trois, prenant soin d'éteindre la lumière derrière eux. Dès qu'ils eurent pointé le nez en dehors de la cave, une sorte de petit lutin rose bondissant leur sauta dessus.

- Jonathaaaaaan ! Papaaaaaa ! Et tu dois être Luthaaaaa ! je suis super contente de te rencontrer, je suis Alice ! John, tu m'as manqué, c'est fou ça ! Je n'avais plus personne pour jouer au scrabble avec moiiiiiiii ! Vite faut qu'on se dépêche, maman a dit que c'est prêt, et ça se mange chaud ! Vous venez ?!

Lutha eut malgré elle un mouvement de recul et lança un regard alarmé à Jonathan, qui souriait.

- Ça se passe de commentaires, n'est-ce pas ?

La jeune fille aux cheveux blancs esquissa une grimace pour seule réponse et suivit les membres de la famille Float jusqu'à la salle à manger, où la matriarche les attendait, poings sur les hanches.

- Quand je dis qu'il est l'heure de dîner, il est l'heure de dîner, pas de faire un tennis, c'est clair ?

- Oui M'man, marmonna John d'une voix soumise qui sonnait horriblement faux.

- Oui Martha, répondit son père sur un ton identique.

- Chef oui chef ! S'exclama la petite dernière en bondissant sur sa chaise, quasiment au garde à vous.

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- Alors ? Verdict ?

Lutha observa les lattes du sommier de son ami, juste au-dessus d'elle.

- Et bien... si je devais définir ce que j'ai ressenti, c'est... comment dire... peu accueillant, mais génial. Je comprends d'où tu sors ton foutu caractère, maintenant.

Il rigola.

- Je ne doutais pas que tu allais bien t'entendre avec mon père, mais j'ignorais que tu étais calée en véhicules moldus. A ses yeux, ça équivaut à une lettre de recommandation du ministre de la magie, voire même plus.

- Tu es censé avoir appris en cours que les chats-garous sont à la pointe de la technologie. Pourquoi ne le serais-je pas aussi ? J'ai beau être une sorcière, je garde une double culture assez hétérogène. D'ailleurs, je n'aime pas une bonne partie des traditions archaïques des sorciers, même si, je reconnais que certaines ont leur charme. S'ils acceptaient d'ouvrir les yeux et de profiter de l'avancée technologique et scientifique des moldus...

- Moui, sûrement. En tout cas, je n'en reviens pas qu'il ait accepté de te laisser la conduire... Tout ça parce que tu as été capable de répondre à ses questions techniques sur le moteur sans faillir. Je n'aurais jamais cru ça de lui. Bien sûr, ce n'est pas celle qu'il conduit lui-même, mais tu l'entendrais en parler... Cette moto, il l'aime plus que ma sœur et moi réunis, je crois.

Elle sourit.

- C'est une bonne chose, ça nous fera un moyen de transport pratique pour se déplacer en ville. Je vais pouvoir te faire découvrir plein de trucs : je suis sûre que tu n'y connais rien en dehors de ce qui est non magique. Et dieu sait que Jonathan Float moins connaisseur que quelqu'un d'autre sur un quelconque sujet est un Jonathan Float frustré, agaçant, et nettement moins authentique.

- Je plaide coupaaaaable, bâilla-t-il longuement.

Ils eurent le même sourire silencieux avant de se mettre à lire chacun de leur côté.

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ooo

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Pétunia Evans fronça le nez d'un air de dégoût en voyant sa sœur entrer dans le salon. Elle s'abstint toutefois de toute remarque en la présence de ses parents. Ils avaient dîné dès l'arrivée de Lily, puis elle était allée défaire sa valise. Et maintenant, elle venait polluer son air. Avec un air triste et fatigué pour qu'on s'occupât d'elle. Bien sûr ! Comme si elle ne s'amusait pas dans son école de fous ! Là, elle fréquentait des gens de son espèce. Pétunia se demandait bien pourquoi elle rentrait encore à la maison et ne les laissait pas vivre en paix. Et ses parents qui ne voyaient rien ! Qui étaient ravis d'accueillir la cadette chez eux à chacun de ses retour, comme si elle était la fille parfaite, merveilleuse et prodige. Une vrai petite plaie, vraiment.

- Quelque chose ne va pas ma chérie ?

Non ! Rien n'allait dès que cette... chose était dans la maison. Mais bien sûr, cette remarque ne s'adressait pas à elle. Pourquoi sa mère se serait-elle occupée d'elle alors que sa petite sorcière chérie était là ? Quand elle rentrait, Pétunia passait au second plan. Elle n'était que le bouche-trou de ses parents. Et quel trou à combler ! Sa sœur si merveilleuse ! Elle n'était pas à la hauteur, bien sûr. Non, elle ne savait pas changer une théière en grenouille, et non, elle ne savait pas non plus faire léviter le chat. Était-ce donc si génial que ça ?! Ne voyaient-ils pas sa vraie nature ?

- Oh c'est rien maman, répondit la rousse en jouant avec un des coussins du canapé.

- J'aimerais pouvoir me tromper, mais je crains que ce "rien" ne soit un garçon, grommela Andy Evans en levant les yeux de ses mots croisés.

- Que veux-tu, Andy, c'est l'âge, il faut bien que tu acceptes que ta petite puce devienne adulte, se moqua sa femme.

Un rougissement embarrassé s'étala sur les joues de Lily.

- Oh pitié, nous n'avons pas envie d'entendre tes histoires sur ceux de ton école, laissa échapper son aînée d'un ton irrité.

Les deux parents lui jetèrent un lourd regard de reproche.

- Pétunia ! Tu n'as pas honte de parler comme ça à ta sœur ? Tu n'es pas gentille devrais t'excuser !

Outrée, la jeune femme ouvrit la bouche, la referma, puis dressa son cou chevalin et monta dans sa chambre d'un air digne, prenant soin de claquer la porte assez fort pour que tous l'entendissent.

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- Je vais aller lui parler. De toute façon, vous serez mieux pour discuter sans moi, je pense, annonça Andy en partant à l'étage à la suite de sa fille avec un soupir attristé.

Sur ce, Julia se retourna vers la jolie rousse. Celle-ci était crispée et sur la défensive, comme toujours après une attaque gratuite de sa sœur. Celle-ci ne pouvait-elle pas se contenter de l'accepter ? Elle ne lui avait rien fait et elle aurait aimé que leurs relations fussent plus chaleureuses. Mais c'était peine perdue.

- Ne t'inquiète pas pour Pétunia. Je sais qu'en général vous ne vous entendez pas très bien, mais je suis sûre qu'elle t'aime, au fond.

- Ça doit être très très au fond alors...

- Arrête donc de prendre cette air abattu et dis-moi plutôt ce qui te préoccupe. Ton attitude abattue n'aurait pas pour cause un certain James Potter, à tout hasard ?

A ces mots, la Gryffondor enfouit son visage dans ses mains, gênée.

- Tu as passé tellement longtemps à dire toutes les horreurs sur lui depuis que tu es à Poudlard, rit sa mère. Ça ne pouvait être que lui. Il continue à te faire la cour ?

- Non, répondit-elle d'une petite voix.

- Aaah... C'est donc ça. Aurais-tu changé d'avis ?

Un pauvre sourire étira les lèvres de sa fille.

- Je suis pathétique, hein ?

- Tu ne l'es pas du tout, la contredit-elle avec un sourire amusé. Tu es juste incroyablement têtue et tu ne changes pas aisément d'avis. En l'occurrence, tu l'as fait un peu tard dans notre cas. Tu vois, ma puce, ça, c'est la preuve que tous les êtres ont leurs limites, mêmes les plus entêtés, les plus fous et... aussi les plus amoureux. Et à voir ta réaction, ça ne t'a certainement pas fait autant plaisir que tu le pensais lorsque tu souhaitais que ça arrive, je me trompe ?

Lily se contenta de secouer la tête misérablement de gauche à droite. Sa mère sourit avec compassion.

- Je me rappelle quand on était jeunes, ton père et moi... Malgré le fait qu'on sortît ensemble, je déclinais toutes les invitations à sortir juste tous les deux, parce que j'étais terrifiée à l'idée d'avancer dans cette relation. Il a fini par se lasser de m'inviter. Heureusement, j'avais une super sœur qui m'a dit de foncer et de prendre des initiatives. Je ne suis pas ta sœur, mais je vais te donner le même conseil. Si tu as vraiment envie d'essayer, de ne pas avoir de regret, même si après ça ne marche pas, c'est pas grave. Lance-toi. Parle-lui, dis-lui toute la vérité, tes doutes, tes espoirs. Je suis sûre que ce garçon est un garçon bien, d'après ce que m'en a dit Mary lorsque tu n'étais pas occupée à énumérer ses ô combien nombreux défauts. Alors n'hésite pas avant qu'il passe à autre chose, ce serait dommage et tu t'en voudrais longtemps. Il vaut mieux vivre une déception qu'avoir des regrets.

Ébahie, la jolie rouquine dévisagea sa mère.

- Waouh, maman ! Tu es la meilleure des mères qui puissent exister ! Avec un discours comme ça, tu convaincrais un chaton de déclarer sa flamme à un molosse.

Julia Evans éclata de rire, amusée d'observer sa fille réagir comme elle. Elle lui ressemblait tellement, elle ne voulait pas qu'elle manque le tournant.

- Promets-moi que ce James Potter va entendre une déclaration de la bouche de ma petite fille dès que tu seras rentrée à Poudlard. Et que cette déclaration fera paraître pâle toutes celles qu'il aurait pu te faire auparavant.

- Promis, je vais essayer ! Non ! Je vais le faire. Je vais le faire et tant pis si ça se passe mal !

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ooo

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- Allez ! Ouste ! Allez vous aérer, je ne veux plus vous voir dedans ! En dehors de mon chemin, marauds ! S'écria Jane Potter d'un ton menaçant que démentait son regard rieur.

Les deux garçons la taquinèrent encore un moment avant d'obéir. Enfilant blousons et gants, ils sortirent dans l'air glacé et humide qui régnait en hiver au bord de la mer. Les Potter avaient toujours été d'avis que les vacances étaient faites pour en profiter au maximum, particulièrement en des temps si sombres. Ils avaient donc emmené leurs deux adolescents turbulents à la mer, dans une ville dont les sorciers étaient quasiment absents, et sortaient quant à eux visiter tous les anciens monuments environnants, Luke Potter étant un passionné d'histoire, et sa femme se laissant volontiers aller à la découverte de culture.
Les Gryffondors avaient donc tout le loisir d'observer les habitudes des moldus, d'émettre des théories plus farfelues les unes que les autres sur leurs activités et de s'adonner à leurs passe-temps favoris. Sirius, qui, à l'époque où il l'avait fait, avait choisi l'étude des moldus uniquement pour faire enrager ses parents, prenait à présent un immense plaisir à détailler et expliquer à James tout ce qu'ils voyaient.

Alors qu'ils passaient devant une station essence, Sirius s'arrêta pour regarder avec envie les voitures qui y étaient arrêtées. James sourit. Il savait que son ami adorait ces mécanismes et rêvait d'en avoir une, ou une moto, un jour. Un moteur rugit soudain, et une moto leur fila à toute vitesse devant le nez. Patmol la suivit des yeux, rêveur. De toute évidence, c'était une jeune femme qui conduisait cet engin d'enfer. Il la désigna à Cornedrue tandis qu'elle disparaissait à un carrefour.

- Tu vois, Jamesie... Je suis peut-être pas si difficile que ça au fond. S'il y avait des filles comme ça à Poudlard, mes aventures pourraient durer plus d'une semaine.

L'attrapeur leva les yeux au ciel avec amusement.

- Tu n'as qu'à te trouver une charmante moldue ayant le permis de conduire. Je suis sûr que tes parents adoreront apprendre la nouvelle. Je donnerais tout pour voir leur têtes.

Ils éclatèrent de rire. James était bien la seule personne qui avait le droit de plaisanter au sujet des Black.

- Bah, ma mère trouverait sûrement un moyen de porter l'affaire devant la justice magique.

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ooo

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- Tu as fait le plein ?

- Oui.

- Et tu es sûre que ça fonctionne ?

- Oui.

- Il n'y a aucun risque à monter là-dessus, tu sais vraiment conduire ?

- Oui, pour l'amour du ciel, John, cesse de faire le poule mouillée, mets ce casque et grimpe sur cette moto. Elle est en excellent état, ton père a même fait quelques ajouts magiques à son fonctionnement, et c'est le moyen le plus rapide qu'il y ait chez toi pour aller au centre-ville étant donné qu'aucun de nous n'a le permis de transplanage. Il ne nous arrivera rien, je conduis très bien, je te le jure. Même chez moi, je suis considérée comme une motarde émérite.

- Et pourquoi tu veux sortir, d'abord ? D'habitude en hiver tu restes calfeutrée à l'intérieur, ronchonna-t-il en enfonçant soigneusement le casque sur ses cheveux.

- Tu vas comprendre quand je te montrerai tous les trucs cools qu'on peut faire quand on associe la magie aux technologies des moldues, sourit-elle avant de serrer la main sur l'accélérateur.

Le moteur rugit et elle démarra en trombe tandis que Jonathan virait à un gris très prononcé.

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- Ok, j'admets que ça a un certain charme, mais franchement, je ne comprends toujours pas comment ils font pour se passer carrément de magie.

- Crois-moi, mais quand tu grandis sans, tu es persuadé que ça n'existe pas, donc elle n'est pas nécessaire.

Jonathan se frotta sa pseudo-barbe en rentrant dans la crêperie.

- A la réflexion, je me déçois profondément. Je n'avais jamais imaginé quel choc des cultures devaient subir ceux qui viennent d'une famille de moldus et doivent s'intégrer dans l'univers de Poudlard... Quand je pense que je suis passé à côté de ça alors que j'ai étudié soigneusement le cas de chaque élève de Poudlard contemporain de notre scolarité...

La jeune fille sourit avec amusement en s'asseyant à une table tout près d'un radiateur.

- Tu parles comme un petit vieux qui a déjà vécu quatre-vingt ans et qui ressasse ses erreurs. Pourtant, je n'ai cessé de faire l'effort de t'instruire sur les objets, les habitudes et les expressions moldues depuis que je te connais et que j'ai accepté de te supporter. Tu devrais être un expert en ce qui les concerne.

Il lui tira royalement la langue et commanda une crêpe monstrueusement chargée en garniture. Avec un fin sourire, elle l'imita sous le regard surpris de la serveuse. Quelques minutes plus tard, ils dévoraient leur repas comme des ogres.

- Noël se fête en effectif restreint chez moi, annonça Jonathan. Tu ne verras donc que ceux que tu vois déjà. Par contre, le nouvel an...

Un air de désespoir se peignit sur son visage.

- Oh si je pouvais, j'y échapperais chaque année. Ma grand-mère paternelle est déjà un cas, mais supporter ma grand-mère maternelle, là, voilà qui tient du miracle. Je ne connais personne qu'on puisse endurer moins longtemps qu'elle.

- Oh oh ! Même... Black ?

- Black n'est exaspérant que pour toi, ma chère amie. Moi je le trouve plutôt divertissant, en réalité.

- C'est une question de point de vue, j'imagine. C'est comme les gens qui aiment regarder un abruti faire des discours à la télé, chacun ses goûts.

- La télé ?

- Un truc moldu, comme le cinéma mais en plus petit et...

- Le cinéma ?

- C'est une salle où on projette des films.

- Des films ?

- Euh... comment dire, c'est euh...

Elle observa son regard rieur et fronça les sourcils.

- John ?

- Oui ?

- Arrête de te foutre de moi, tu sais parfaitement ce qu'est un cinéma, n'est-ce pas ?

- En théorie, oui, sourit-il, moqueur.

- Et ça t'amuse ?

- Beaucoup.

- Grmph !

- Sans doute, sans doute. En tout cas, pour en revenir au sujet initial, ne t'attends pas à apprécier ma grand-mère, ça c'est une certitude. Et si tu as une idée valable pour ne pas y aller, je t'écoute, je serai même prêt à reconnaître que je te supporte.

- Mmh l'enjeu est tentant... Prétendre qu'on a des amis qui nous ont invités ?

- Mes parents savent que tu es ma seule amie, malheureusement.

Elle réprima un sourire.

- Tu es vraiment un cas désespéré si ta seule amie est une fille comme moi.

- Bah ! Il n'y a bien que toi qui sois capable de me supporter.

- Il n'y a pas de quoi s'en vanter, John, je crois qu'il faut que tu en prennes conscience.

Il lui tira la langue, lui offrant un répugnant aperçu de ce qu'il mâchait. Elle grimaça de dégoût et préféra jeter un œil à travers la baie vitrée pour vérifier que la moto était toujours là.

- Tu n'es jamais allé au cinéma en vrai ?

Il hocha négativement la tête.

- Mon père y va de temps en temps, mais il n'a jamais proposé de nous amener. je crois qu'il profite de ces moments pour être tranquille en oubliant qu'il a une famille.

Elle sourit.

- Il y a un film que j'aimerais aller voir, je suis sûre que ça va te plaire, ça te dit ?

- Je ne sais pas du tout à quoi m'attendre, mais on va dire que je te fais confiance. Comment ça s'appelle ?

- La Guerre des Étoiles. Zephyr me l'a vivement conseillé. J'ai regardé les séances sur le journal moldu, on peut y aller cet après-midi, si tu veux, ça nous évitera de devoir goûter toutes les expériences culinaires que ta petite sœur se sent obligée de réaliser pendant les vacances.

Ils échangèrent une grimace au souvenir du dernier gâteau qu'elle était venue leur proposer.

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Les lumières s'éteignirent d'un coup ans la salle de cinéma et un murmure appréciateur monta parmi les rangées. Lutha jeta un œil à Jonathan dont un sourcil s'était haussé de curiosité. Puis la projection et la musique commencèrent. Le Serdaigle tenta de repérer en vain la cause de ce qu'il voyait, mais, ne trouvant pas, il se renfrogna et se concentra sur ce qui se passait à l'écran.

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- C'était extraordinaire ! Comment ils font ça ?! Je veux le revoir !

La jeune Serdaigle éclata de rire. Elle n'avait jamais vu John dans un tel état d'excitation. Il parlait d'une voix fiévreuse en agitant les mains. Le film leur avait plu, bien sûr, mais lui était encore plus ravi de l'expérience qu'il avait découverte, au point de laisser transparaître sa joie de façon aussi franche. Amusée, elle le conduisit à l'opposé de la sortie et frappa à une petite porte à l'arrière de la salle. Un homme d'une cinquantaine d'années leur ouvrit d'un air revêche.

- Bonjour, le salua-t-elle avec un sourire charmant que son ami ne lui connaissait pas. Mon ami découvre le cinéma et il aimerait beaucoup voir comment ça fonctionne. Pouvez-vous juste nous montrer les machines ?

Le regard de l'homme s'adoucit et il les dévisagea un par un avant d'esquisser un bref sourire.

- Bien sûr. J'ai tout mon temps. Il n'y a pas de séance avant un moment.

Ils entrèrent donc et Jonathan se montra insatiable de curiosité. A peine l'homme répondait à ses questions qu'il en posait d'autres. Lutha n'intervint pas, bien qu'elle connût également la plupart des réponses. Ils ressortirent une demi-heure plus tard.

- Je n'aurais jamais pensé que les moldus étaient si ingénieux ! S'exclama John. J'ai tout plein d'idées et envie de découvrir des tonnes d'autres choses maintenant.

- Je savais bien qu'il suffisait d'éveiller ta curiosité, sourit-elle en retour. Ça te fera une occupation pour quand tu ne pourras plus te distraire en me pourrissant la vie.

Il eut un sourire songeur.

- Avec ce qu'il m'a dit sur les photos, j'ai envie d'en savoir plus. Tu connais le genre d'endroits où je pourrais en apprendre d'avantage ?

- Suis-moi, c'est parti pour Jonathan Float à la découverte des moldus !

Ils enfourchèrent la Harley et le garçon ne protesta même pas lorsque son amie démarra en trombe.

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- Regarde, il y a eu de nouvelles attaques, annonça James d'un air soucieux en regardant la une de la Gazette.

Sirius se pencha pour voir de quoi il s'agissait.

- La famille d'un auror ? Tu crois qu'il s'agissait de représailles ?

- Je n'en sais rien, mais en tout cas, ils ont mis Fol Œil sur le coup. Mes parents ont l'air inquiets. Je crois qu'ils se demandent s'ils ne vont pas rentrer à Londres. Ils ne supportent pas de ne rien pouvoir faire, mais apparemment, Dumbledore ne veut pas qu'ils reviennent tout de suite. D'après lui, ils en font trop. Je l'ai entendu dire la dernière fois que s'épuiser ne les aiderait pas à mieux lutter. Je crois que même lui est préoccupé, Sirius, et ça, ça ne me rassure pas du tout.

Ils échangèrent un regard inquiet.

- Et toi, tu comptes faire quoi, quand tu sortiras ? Tu vas les rejoindre ? Sourit Sirius.

- Bien sûr. Tu en doutais ?

- Non. Je cois que j'en serai aussi, s'ils veulent bien de moi.

- Pourquoi ne voudraient-ils pas de toi ? On n'est jamais assez de bras.

- Mes origines ne jouent pas en ma faveur, se contenta-t-il de répondre d'une voix sombre.

L'attrapeur frappa du poing sur la table, faisant sursauter son ami.

- Tu n'as rien à voir avec ta famille, et tu le sais ! Tu n'es pas le seul à le savoir, d'ailleurs. Je le sais, comme Remus et Peter. Mes parents le savent, les profs le savent. Tu es borné, pénible, gamin, immature, dragueur et pas toujours très sympa avec les filles, mais tu es quelqu'un d'exceptionnel, et ne me force pas à redire ça une deuxième fois, parce que je le ferai.

- Je ne sais pas si je dois le prendre comme un blâme ou une louange, commenta Patmol dans l'ombre d'un sourire. On croirait entendre Remus pour la première partie, et je trouve que c'est Sainte-Mangouste qui se fout de Secours Sorcier, vu que tu partages avec moi la plupart de ces caractéristiques.

- A moindre degré, j'ose l'espérer, rétorqua Cornedrue.

- Tu peux rêver, tu es pire.

- Salut les garçons, ça va ? Lança Luke Potter d'une voix pâteuse en entrant dans la cuisine.

- On dirait que tu ne t'es pas remis du champagne de noël, comment tu vas faire pour le réveillon du nouvel an ? Sourit James en suivant son père d'un regard amusé.

- Petit démon, si tu crois que c'est un peu d'alcool qui va empêcher ton père de faire la fête...

- Et bien il a raison, tu as trop bu hier, commenta Jane en arrivant à son tour. A propos, vous ne m'avez toujours pas dit qui on invitait en plus de Remus au nouvel an. Réfléchissez-y et dites-le moi avant ce soir. Vous sortez aujourd'hui ?

- Oui.

- Soyez prudents.

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ooo

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- Tes parents ne se lèvent pas ? Bâilla Lutha en regardant le cadran horaire.

- Pas avant dix-sept heures un lendemain de fête. Pourquoi ? Quelle heure est-il ?

- Midi et demi. Il faudrait qu'on se lève si tu veux toujours qu'on aille à la patinoire.

- Je me demande pourquoi je sens une certaine réticence dans ta voix, persiffla-t-il. Est-ce parce que les chats n'aiment pas le froid, ou as-tu vécu des expériences malheureuses sur la glace ?

Elle émit un bruit proche du feulement qui le fit sursauter.

- Les coussinets n'adhèrent pas. Quelle drôle d'idée de se déplacer sur une surface impossible à appréhender.

- Ce n'est pas impossible, ma chère petite, c'est juste que tu n'est absolument pas douée pour ça. Il faut admettre ses faiblesses, dans la vie.

Elle ne répondit rien et il sourit, imaginant parfaitement la grimace frustrée qu'elle devait adresser au dessous de son sommier. Un léger bruit mat et doux ainsi qu'un mouvement à l'extrême de son champ visuel le fit se redresser d'un coup. Il se cogna la tête dans la poutre du plafond. Assis près de son bras, un chat aux longs poils noirs le fixait avec intensité. Le bout de ses pattes était blanc et des petites touffes surmontaient ses oreilles, quasiment comme celles d'un lynx. Impressionné, John observa les pupilles ambre fendues du félin et bredouilla :

- Lu... Lutha ?

Le chat se contenta d'agiter paresseusement la queue et cligna des paupières.

- Oh ben merde alors, souffla le surdoué d'une voix blanche. J'ai beau le savoir, je suis... ça fait un sacré choc de savoir que c'est toi, mais sous une autre forme.

Elle pencha la tête et il crut déchiffrer de l'amusement. Il tendit doucement la main, curieux et l'interrogea du regard. Elle se contenta de continuer à le fixer avec la même expression semi-comique, semi-paresseuse. Il finit donc son avancée et lui gratta les oreilles. Elle émit un puissant ronronnement et il sourit, amusé.

- Je t'aime bien comme ça, tu es mignonne et tu ne peux pas me faire de commentaire désagréable toutes les cinq minutes. Alors que moi, je peux. Aïeuh !

Il ramena sa main vers lui et pressa les deux petites marques sanglantes contre sa bouche. Il eut l'impression qu'elle exprimait une profonde satisfaction.

- Méchante !

Le véritable chat de la maison, Felix, passa soudain la porte de la chambre, les poils hérissés. Lutha aplatit les oreilles et balança doucement sa queue en l'observant approcher. Felix cracha dans sa direction. Elle se releva alors et poussa un profond grondement en ébouriffant sa fourrure. Jamais John n'avait entendu u chat émettre un son pareil et il supposa que c'était une spécialité des chats-garous. Son impression fut confirmée par la posture de soumission qu'adopta immédiatement son chat après cela. Puis la chat noir sauta au sol et, lorsqu'il se pencha, il put observer son amie qui le fixait, les bras croisés, un sourire narquois sur les lèvres.

- Alors, tu te lèves ?

- Bien sûr !

Et il se leva, heureux de voir que leur amitié avait largement dépassé la simple appréciation de leurs compagnies réciproques. Il savait qu'il pouvait lui faire confiance, et il se sentait enfin nécessaire depuis qu'elle se confiait entièrement à lui.

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- Je n'y remettrai plus jamais les pieds, gronda Lutha en ouvrant d'un geste sec et impatient l'antivol de la moto.

Pris d'un nouveau fou rire, John du s'arrêter une fois de plus, plié en deux sous son regard furieux.

- Allez, ne sois pas de si mauvaise humeur, on s'est bien amusé, non ?

Le regard qu'elle lui lançait le dissuada d'attendre une réponse.

- Je t'offre une gaufre pour me faire pardonner, mais s'il-te-plaît, ne fais pas cette tête ou je vais m'étouffer.

- Ça me fera des vacances, assena-t-elle en détournant la tête d'un air digne.

Il serra les lèvres pour étouffer son rire naissant et grimpa derrière elle sur la moto. Elle n'avait pas menti. Elle était vraiment catastrophique sur des patins à glace, perdant tout son sens de l'équilibre, pourtant inné. Elle se laissait dériver désespérément lorsqu'elle n'était pas en train d'essayer d'éviter une chute. Sans grand succès, d'ailleurs. Après avoir beaucoup ri, il avait commencé à lui enseigner comment s'y prendre, pur découvrir qu'elle était une élève bornée et insupportable. Ils étaient néanmoins arrivés à quelque chose et elle avait commencé à s'amuser. S'il n'y avait pas eu...
Il éclata de rire à nouveau et il sentit Lutha se tendre de colère devant lui.
Un homme bedonnant d'une trentaine d'années qui sentait l'alcool à plein nez les avait abordés en semblant tout particulièrement s'intéresser à la chat-garou. Elle avait tenté de l'éviter en reculant de plus en plus sur John, et ils avaient fini par s'écrouler tous les trois dans une chute monumentale, dans laquelle elle avait gagné une vilaine coupure l'avant-bras gauche. D'où sa colère. Si être blessée ne la gênait pas outre mesure, il venait d'apprendre qu'être blessée pour une raison stupide la mettait dans une rage extraordinaire.

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- Hey ! Regarde-moi ça !

James leva les yeux, perplexe. Quelques minutes auparavant, il était encore perdu dans des pensées tourmentées.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Notre banc d'observation habituel, regarde à côté !

La voix de Sirius trahissait une excitation gamine qui poussa son ami à observer la direction indiquée. Pour qu'aussitôt, un sourire à la fois amusé et blasé vînt s'étaler sur ses lèvres. Une moto était arrêtée à côté de "leur" banc, sur laquelle deux personnes se tenaient, observant la vue sur la mer.

- Ce ne serait pas ta moldue de l'autre jour ? Je crois que tu n'as pas de chance, Patmol, elle est déjà accompagnée.

- Ce n'est pas "ma" moldue, protesta Sirius avec sérieux. C'est juste qu'une jeune femme conductrice de moto correspond à mon archétype de la femme parfaite. Je préfère ça à une rouq... à une intello.

Ils observèrent un léger silence embarrassé en observant le couple en question arrêter le moteur et descendre du véhicule en ôtant leurs casques. L'éclat de rire de James résonna haut et fort.

- La bonne nouvelle avec ta femme parfaite, c'est qu'on sait qu'elle n'est pas en couple. La mauvaise nouvelle... c'est qu'il s'agit de Lutha Layos !

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Finito ! J'espère que ça vous aura plu, et je dois remercier tout le monde pour les super reviews que j'ai reçues en quantité pour pallier à mon manque chronique, et maintenant, je vais devoir y répondre xD Mais hésitez surtout pas à m'en remettre ;D

PS ne me maudissez pa,s je pensais couper le chapitre un peu plus loin, mais ça m'a paru une fin appropriée, mais je vais essayer de pas traîner pour la suite :)

PS je viens de réaliser en relisant une review que je n'avais pas parlé de Remus et pour la peine, je ferai tout plein de lui dans le prochain chapitre, mwahaha

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Floeli : Merci ça me va droit au cœur :) Pour être honnête, je ne sais pas du tout à combien de chapitre ça ira, mais je pense qu'il faut encore compter entre une bonne moitié de la quantité déjà écrite, voire le total en plus ^^ Le scénario est là mais les chapitres sont improvisés au fur et à mesure :) Mais j'espère la finir d'ici la fin de l'été, sinon au moins d'ici fin 2014 :) J'espère que la suite te plaira tout autant !

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betouni : merci :) Même si j'estime les petits détails pas suffisants xD En tout cas, le prochain chapitre promet d'être, si ce n'est l'un des plus drôles, mais l'un des plus intéressants pour l'histoire :) Jonathan muggle ne lira jamais cette description, il trouverait que je le décris trop gentiment. PS j'ai essayé le coup de l'épingle, mais... ça marche pas ! A la prochaine ;)

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PoissonRouge n1 : Ah la la ma chère petite, ça m'a fait aussi plaisir de les retrouver, même si j'avoue qu'Ima, Ambre, Murt et Eragon ont bien tenté de leur voler la vedette (j'aurais d'ailleurs un texte à t'envoyer, faut que je le scanne ^^) Je reçois tes ondes positives et te signale que ça va évoluer en Sac de Nœuds :D Bisous ;D

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Dedellia : Non non, je n'ai pas abandonné l'histoire, et je ne compte pa sle faire (ce sera sans doute la première de ma vie que je réussirai à finir, wouhou !) je vais essayer de me surpasser pour Lutha et Sirius :) En tout cas merci de ta review et peut-être à bientôt :D

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Growser : merci de cette review, car je sens comme un effort d'en avoir laissé une vu le manque d'idée exprimé dedans ^^ Tout le monde aime Jonathan, et j'avoue que c'est un personnage très amusant à utiliser. je te remercie du courage envoyé et espère que ton impatience n'aura pas été trop dure :)

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tomoe-chi : Merci :) Et oui, comment va-t-il réagir, c'est une bonne question (et je dois avouer que va falloir que j'y réponde avant d'écrire la suite xD)

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Marina2604 : Tu n'es pas la première à me faire ce commentaire sur l'intérêt croissant de l'histoire et je le reconnais, et je suis contente, comme pour les autres qui me l'ont signifié, qu'elle t'ait ensuite accrochée :) Je ne vais pas répondre à ta question, ou plutôt de façon incomplète ^^ Sois sûre que même si Lutha était la fille la plus amoureuse de la terre, jamais elle ne serait énamourée, elle a trop d'amour propre pour ça, et puis elle a été élevée à la dure, ça laisse des traces. je dois reconnaître que j'avais pas d'autre idée pour Remus et je voulais éviter de m'éterniser et que ça risque de virer au grotesque. On verra peut-être pour le mélo plus tard ^^ Merci encore et au plaisir que tu apprécies la suite !

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glagla60800 : je ne dirai qu'une chose, il va te falloir lire la suite pour connaître la réponse à cette question un de ces quatre chapitres ^^

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Chloris : Personnellement, pour m'être vue, je suis heureuse que personne d'autre ne m'ait vue :D Au vu de ce chapitre, peut-être n'attendras-tu pas la rentrée pour la grosse engueulade (sadique, va). Le séjour chez John est fun, enfin en tout cas je m'amuse à l'écrire ! J'en n'ai pas rêvé la nuit, mais presque :D J'espère que la suite te plaira, à bientôt !

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Ellana McKellan : ... Waouh ! Nan mais WAOUH ! Franchement, ta review est juste... à croquer, et je te remercie de compatir et de remédier au mal dont je souffrais par celle-ci xD
Donc pour y répondre... Eh oui, Remus est au courant, mais bon, ce n'est pas lui qui trahira Lutha ^^
Remus naïf ? Disons que j'aurais aussi tendance à dire non, sauf pour certains points, mais sans doute suis-je influencée par d'autres fanfics que j'ai lues... Disons en tout cas que l'autruche lui sied bien dans certaines situations.
Des conversations stupides et drôles ? Moi ? Nooooooon ! Contente qu'elles te plaisent, je passe des heures à me casser la tête pour essayer d'être au maximum idiote et spirituelle à la fois :D
Sirius... Je suis d'accord que ça ne lui va pas parfaitement, mais c'était un challenge de le faire, et c'est sa carapace face aux épreuves vécues dans ce cas. Quant au fait de Remus Lutha, c'était uniquement à but de faire réagir Sirius, mais au fond pas si incohérent que ça si on considère l'absence de toute relation hormis John de Lutha avant ça.
Mary Lily... Pour bientôt ? ^^
Lutha est terrorisée par son père, même si elle s'affiche comme étant très sûre d'elle, mais c'est vrai, elle devra bien lui faire face un jour si elle veut une vie à elle. La comparaison chats-garous sangs-purs est très appropriée et voulue :)
Quant à John, je ne répondrai de rien sur lui cela dit j'approuve ta prof ^^
Bonne année en retard aussi, et répondre à ta review fut quasiment aussi long que de réfléchir à une phrase de dialogue xD
Au plaisir de pouvoir encore en lire des comme ça, même si je peux me contenter de plus courtes (promis, j'essaierai de pas me suicider si la prochaine fait une ligne de moins xD)

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zuutt : Eh ! Mes doigts, euh ! C'est pas zentil :p Mais heureusement ils sont encore là, prêts pour la frappe de chapitre :D A bientôt !

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re-Moi : manque de succès ? Je ne dirais pas ça ^^ (j'en ai assez pour que ça me comble) mais plutôt que tarder dans mes chapitres rend les lecteurs moins enthousiastes et moins chauds pour me flatter et me dire que je suis géniale, et ça me manque xD
Je n'exige pas de reviews, et les tiennes sont suffisamment bien pour que je survive avec une tous les 2 chapitres ^^ mais cela dit ça me fait plaisir :)
Y a intérêt pour les insultes :p
Lutha ne devient pas gentille... elle... comment dire... si elle devient gentille, mais ne t'inquiète pas, elle va se rattraper, niark niark !
Fous rires nerveux devant l'ordi toute seule ? Je connais bien ^^
Ornithorynque à toi aussi, et à très vite, j'espère :D

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Arwinia : Merci merci :) La bande d'amis, c'est pas pour tout de suite, ça ferait peur à Lutha et John de devenir sociables d'un coup mais j'y travaille :D La famille de Lutha... oui, ce serait trop lui demander, je crois, mais bon, elle a un rôle trop important pour que je la mette au placard, alors va falloir les supporter encore un peu ^^ Je ne spoilerai rien, même sous la torture (non, pas les doigts de pieeeeeeeeeeeds !). J'espère que le suite te plaira autant =)

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Guest : Je dois me reconnaître surprise et mon orgueil légèrement froissé, mais cependant pas assez pour que je ne considère pas la justesse de la remarque. Non, ce n'est pas le but, j'essaye de rendre Lutha telle qu'elle est, avec ses défauts, elle n'a rien de particulier dans son physique ni rien de charmant dans son caractère, mais sans doute ça ne transparaît pas vraiment. Je vais m'efforcer de rester dans la ligne de son personnage et de ne pas la faire changer d'attitude, en tout cas ^^. merci de ta review en tout cas, et j'essaierai d'être attentive à ça pour la suite ;)

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Fiouuuuuuu ! Ça m'a fait super plaisir, mais je crois que je prendrai plus jamais un ton aussi suppliant pour des reviews, sinon je vais plus avoir de doigts du tout ^^
Merci à tous/toutes encore, et à bientôt pour le prochain chapitre ! :D