08/07/14 - 26/07/14

Rentrée de la plage, lessivée par le soleil, Lyloya décide d'allumer son ordi pour voir si elle peut profiter de quelques reviews déjantées. D'humeur toute folle (bien que pleine de sable et devant faire à manger (oui oui, mais ça peut attendre jusqu'à ce que son estomac se mette à hurler)), elle décide qu'elle va commencer ce nouveau chapitre (parce qu'elle a peur que ses lecteurs l'exterminent si elle met encore 3 mois à publier eavec cette fin... qui mérite une suite xD)

PS Oui, le soleil en surdose, c'est mauvais pour la santé de la petite Lyloya (qui préfère la neige du domicile parental, quoique la mer ne soit pas mal non plus, mais bref)

PPS INUTILE ça me perturbe, dans le chapitre 3 je comptais faire une note pour définir un amibe mais je l'ai oublié et je déteste voir mon petit numéro d'indication en me relisant... bouhouhou !

PPPS Sachez que j'achève ce chapitre avec mes dix doigts moins un mais que je le fais quand même parce que je suis super généreuse (j'adore m'envoyer des fleurs, vous avez remarqué ? ^^) Je me suis planté mes ciseaux à couture dans le doigt et sachez que c'est... douloureux

.

Bonne lectuuuuuuure ! =)


Lorsque, trente secondes plus tard, Layos sortit en trombe de sa salle commune pour foncer sur lui, Sirius se redressa d'un bond avec un sourire. Elle lui coupa d'avance l'envie de lui lancer la moindre réplique par un regard particulièrement menaçant.

- J'espère que c'est sérieux, Black, parce que sinon, il va y avoir du sang.

.

Le jeune homme garda son sourire en lui faisant signe de le suivre. De mauvaise grâce, elle s'exécuta.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? Il s'est blessé ? C'est lié à son... problème ?

- Non.

Lutha blêmit. Que pouvait-il être arrivé de dangereux au Gryffondor dans l'endroit sûr qu'était Poudlard ? Elle savait bien que c'était improbable, mais la peur que sa famille fût impliquée lui serrait le ventre.

- Alors c'est quoi, Black, b*** ?!

Il ne répondit rien, la forçant à suivre son pas de course de ses jambes bien plus courtes que les siennes. Il accepta enfin de s'arrêter lorsqu'il pila devant la bibliothèque. Avant même d'avoir pu songé à freiner, Lutha vit donc ses épaules se rapprocher à une vitesse alarmante et percuta son dos avec force. Elle se demanda en reculant s'il était en acier trempé et lui jeta le regard le plus noir possible lorsqu'il se retourna face à elle.

- Remus est là-dedans. Il est en train de se débrouiller tout seul, si ce n'est pas fini, avec Mary O'barton qui a avoué qu'elle voulait sortir avec lui. Fais quelque chose.

Lutha ouvrit de grands yeux pour fixer l'air parfaitement sérieux qu'il affichait. Puis elle eut une expression mauvaise.

- Tu te fous de moi, c'est ça ?

Il parut surpris.

- Mais non, absolument pas. C'est la vérité.

Alors que l'horrible réalité commençait à apparaître sous ses yeux, la petite Grecque sentit le stress retomber en même temps qu'un agacement profond la gagnait.

- Tu m'as fait venir pour ÇA ?!

- Bah... oui.

Incrédule, elle examina son visage avec attention. Ses yeux noirs la fixaient avec une attention impressionnante. Sa bouche était tordue en une moue inquiète que ses sourcils sombres trahissaient également. Mais elle n'allait pas se laisser attendrir par le sens de l'amitié de ce... de ce... ver de terre !

- Pourquoi moi ?! Tu es son ami ! Potter et Pettigrow sont ses amis ! Même John est plus qualifié pour ça !

Il secoua négativement la tête avec un air très convaincu.

- Non. Je suis sûr qu'une fille est plus adaptée pour ce genre de discussion.

- Bon sang, Black, tu as de l'encre à la place du cerveau ou quoi ?! Je n'y connais rien en relations sociales !

- Tu as un cerveau et tu sais t'en servir, puisque tu es à Serdaigle. De plus, tu es censée posséder toutes les hormones d'une fille, ce qui te donne un avantage injuste mais réel sur cette situation.

Lutha se demanda jusqu'à combien il lui faudrait compter pour que l'irrépressible envie de lui écraser sa paume sur sa joue disparût. Ce devait être très long de compter jusqu'à trois milliards cinq cents deux millions trois cents quarante-sept mille neuf cents vingt-et-un. Ce garçon avait un grain. Un grain très sérieux. Et sûrement incurable avec ça. Elle espérait juste que ce grain ne fût pas contagieux. Elle ouvrit donc la bouche pour lui dire d'aller se faire faire quelque chose de pas très poli, lorsqu'il lui coupa l'herbe sous le pied.

- Tu ne m'aimes pas, ok. Mais Remus est ton ami, alors fais un effort, parce qu'il arrive.

Il la poussa vers le loup-garou qui sortait en effet de la bibliothèque avec une expression complètement perdue. Elle voulut se retourner pour l'insulter mais il avait déjà disparu au bout du couloir.

- Maudit Black !

- Lutha ?

S'efforçant de ne pas prendre l'air d'une martyr s'avançant dans l'arène, la jeune fille pivota vers le loup-garou avec un sourire crispé.

- Remus, quelle bonne surprise ! Qu'est-ce que tu fais là ?

Il jeta un regard par dessus son épaule et poussa un très long soupir.

- C'est Sirius qui t'a amenée ici, n'est-ce pas ?

- Euh...

- Oh, ne t'inquiète pas, il s'est trahi tout seul en nous épiant depuis là-bas. Je m'étonne que tu l'ai écouté.

Elle haussa les épaules et lui adressa un petit sourire.

- Mon grand cœur et mon âme généreuse, que veux-tu... Envie d'en parler ?

Il ne put retenir un rire.

- Je doute que tu sois la personne la plus adaptée mais après tout... pourquoi pas. Viens, on va se trouver un coin plus tranquille.

A la fois soulagée de le voir réagir ainsi et horrifiée à l'idée qu'elle allait quand même être impliquée dans cette histoire, Lutha le suivit docilement d'une démarche traînante. Il l'entraîna inconsciemment vers la Grande Salle, ayant sans doute une petite faim. Elle pila net en le voyant se diriger vers sa table.

- Remus ! Je ne peux pas m'asseoir à la table des euh... braves abrutis.

Il esquissa un sourire à cette réflexion et répondit d'une voix moqueuse :

- Tu peux faire un petit effort pour aujourd'hui.

Elle le suivit donc en s'efforçant de se faire la plus petite possible. Une fois qu'ils furent assis face à face, il se servit copieusement et commença à s'empiffrer. Sans doute était-ce son moyen de se remonter le moral. Mal à l'aise, elle attendit les bras croisés qu'il se décide à parler. Ce qu'il fit sans trop tarder.

- J'avais bien compris avec toutes vos insinuations qu'elle était intéressée, mais je ne pensais pas que c'était sérieux. Plutôt le genre de petit béguin qu'ont parfois les filles pour les garçons qu'elle ne connaissent pas.

- Mmh... mmh...

- Toujours est-il qu'on est tombés sur Lily et elle au moment où elle se demandait à haute voix comment m'aborder. Je voyais déjà difficilement où trouver la solution de fuite, mais on peut dire que Sirius me l'a carrément enlevée en me laissant en tête à tête avec elle.

Lutha acquiesça à nouveau sans rien dire. Quoiqu'elle pensât de lui, elle trouvait que Black avait plutôt opté pour la solution la plus expéditive, ce qui était à son avis une bonne chose. Mieux valait régler ce genre d'affaire au plus vite pour en être débarrassé. Elle réalisa que pendant qu'elle réfléchissait, il s'était tu, hésitant sans doute à continuer.

- Qu'est-ce que tu lui as dit ?

Il s'immobilisa, la fourchette à mi-course entre son assiette et sa bouche. Puis il la reposa brusquement et enfouit son visage dans ses mains, rouge de honte. La chat-garou tendit lentement la main au-dessus de la table et la posa après une seconde d'hésitation sur l'épaule du Gryffondor.

- Bah, ça ne peut pas être si terrible, si ?

Il releva la tête vers elle, l'air au comble du supplice.

- Je lui ai dit que... je n'avais aucun sentiment pour elle.

- Et bien ça a le mérite d'être clair, non ?

- Si seulement ça s'arrêtait là...

Perplexe, la jeune fille attendit. Que pouvait donc bien avoir-t-il dit d'autre ?

- Elle m'a demandé si c'est parce qu'il y avait une autre fille. J'ai dit que je n'étais pas intéressé par les filles. Elle m'a demandé si... si j'étais gay.

Lutha ne put retenir un petit rire. Elle imaginait parfaitement la gêne qu'avait dû ressentir le loup-garou à ce moment de la conversation.

- Et tu as répondu ?

- Que non, bien sûr ! Je crois que j'ai dérapé à ce moment-là... Je lui ai dit que de toute façon je ne voulais pas du tout de ce genre de relation pour l'instant et qu'il fallait qu'elle l'accepte tel quel.

Il se tut, préférant retourner à son assiette, comme pour oublier ce qu'il venait de dire. La petite Grecque se mordait l'intérieur de la bouche avec force pour retenir le rire qui l'agitait intérieurement. Le sentiment d'être une amie indigne ne venait qu'après son irrépressible envie de rire de la situation, ce qui la rendait, à son avis, encore plus indigne. D'une voix que ses efforts rendaient tremblante, elle déclara :

- Regardons le côté positif des choses : elle ne te tournera plus autour et tu n'as pas été obligé de lui dire la vérité.

Il resta un long moment silencieux avant de relever soudainement les yeux vers elle, l'air intensément concentré.

- Qu'est-ce qui a bien pu passer par la tête de Sirius pour qu'il pense que tu serais la plus apte à me parler après ça ?

La Serdaigle haussa les épaules avec une expression fataliste.

- Figure-toi que je me pose la même question depuis un bon quart d'heure.

- Avoue : tu as envie de rire.

- Un tout petit peu.

Le loup-garou poussa un long soupir, donnant à la jeune fille l'impression d'être vraiment la mauvaise personne, sur le coup.

- Reconnais qu'avec du recul, c'est assez drôle.

Elle eut peur un instant qu'il n'appréciât pas du tout la plaisanterie, mais il finit par avoir un petit sourire mi-figue, mi-raisin.

- Je suppose que d'un certain angle, en effet, il y a de quoi rire. Tu ne peux pas faire mieux que ça ?

Elle le fixa quelques secondes d'un air ennuyé puis lui tourna le dos quelques secondes avant de lui faire face à nouveau, son visage ayant soudain adopté un air compatissant et un sourire encourageant.

- Tu sais, Remus, ce n'est pas si grave, ce n'est qu'un petit béguin de jeunesse et elle s'en remettra vite. Tu as bien agi parce que tu ne pouvais pas vraiment répondre à ses questions, et puis elle n'avait qu'à pas en poser autant, après tout. Tu ne dois pas t'en faire, ça nous arrive à tous un jour ou l'autre. C'est un petit moment désagréable à passer, mais c'est mieux que d'accepter une relation par charité pour empêcher à d'autres de souffrir, ce qui, entre nous soit dit, serait très malsain. Et crois-moi, tu n'es certainement pas le plus désagréable pour repousser une fille.

Elle laissa tomber son "masque" et lui adressa un véritable sourire en coin.

- C'est mieux comme ça ?

L'expression du jeune homme la laissait en douter, mais il finit par lui répondre, l'air déconcerté :

- On va dire que oui, sauf que c'était... tellement bizarre de te voir et de t'entendre comme ça que j'ai l'impression que ce n'était absolument pas sincère.

- Oh mais ça l'était, mais je l'ai juste dit avec les mots des autres et pas les miens pour que ça passe mieux. Sérieusement, ne te prends pas la tête avec ça. Demande donc à John comment lui s'en est tiré quand une fille l'a abordé. C'était à mourir de rire.

- Le fait qu'une fille lui ai demandé ou la manière dont il l'a repoussée ?

La question lui tira un sourire amusé.

- Me considéreras-tu définitivement comme une mauvaise amie si je réponds "les deux" ?

- Sans doute.

Elle rit avec lui et lui tapota l'épaule amicalement.

- Je vois que tu vas mieux. Tu ferais mieux de rejoindre tes amis, moi, je vais retourner fainéanter dans ma salle commune. Quand tu verras Black... pourrais-tu lui dire quelques petites choses de ma part ?

.

ooo

.

Le soir même, le pauvre loup-garou dut donc réitérer le récit de ce qui s'était passé à ses camarades de chambrée, qui, contrairement à la petite Serdaigle, n'eurent pas le bon goût de se retenir de rire. Il ne ressentit donc aucun remord en s'adressant au sang pur :

- Ah, Sirius, j'ai un message pour toi, de Lutha. Je l'ai écrit parce que c'était un peu long à retenir.

Les trois autres se turent, attentifs, tandis que Remus déroulait le petit parchemin sur lequel il avait inscrit le message de la chat-garou.

- Alors, je cite. Cher Black, quoique que tu n'aies rien que je puis qualifier de cher. Tu dois être une sorte de dégénéré pour qu'une idée aussi saugrenue t'ait traversé l'esprit. Essaye donc de te servir de cette passoire qui te sert de cervelle un peu plus souvent, l'humanité verrait sans doute sa moyenne intellectuelle cesser de chuter. Sur ce, ne réessaye pas ce genre d'approche et n'oublie pas ce que je t'ai dit devant l'infirmerie.

Lorsque le plus sage des maraudeurs se tut, les autres échangèrent des regards amusés. Sirius était plutôt déçu.

- C'est tout ? C'est court.

- Tu trouves ? Railla Peter. C'est déjà pas mal.

James adressa un sourire moqueur à son meilleur ami.

- T'inquiète, Peter. Patmol a de petites tendances masochistes, je crois. De plus en plus poussées ses tendances. Un de ces jours il va débarquer dans la salle commune des Serpentards en caleçon avec une pancarte "Frappez-moi !".

- Et ça aurait beaucoup de succès, à mon avis, commenta Remus dans un soupir.

Sirius les ignora royalement en poursuivant sur le message de Layos.

- Non mais c'est vrai, elle aurait pu en dire plus. Il faut qu'elle se laisse plus aller ! Là elle veut encore jouer la carte de la froideur condescendante. Je vais la faire craquer, vous allez voir.

James eut un petit ricanement moqueur.

- Rappelle-moi quel était ton but, au départ ?

- Je crois que c'était juste lui donner une petite leçon d'humiliation, répondit Queudver à sa place.

- Mais le véritable but était sans doute se venger de sa propre humiliation d'avoir été ignoré par une fille à qui il avait adressé un sourire, railla Remus à son tour.

- Peut-être que c'était simplement se distraire, continua Peter avec un sourire.

- Ou peut-être qu'il commence à s'attacher et qu'il ne peut plus s'arrêter, conclut l'attrapeur.

Le jeune homme les fixa un à un comme s'il avait affaire à des extraterrestres. Étaient-ils tous en train de devenir fous ? C'était vrai que ses objectifs avaient évolué par rapport à la jeune fille, mais il pensait que son but était aussi clair pour eux qu'il l'était pour lui. N'était-ce pas évident ? Il jugea nécessaire de leur exposer plus nettement la situation.

- J'essaye de sauver une âme qui peut encore l'être. Quand je vois la plupart des Serpentards, je me dis qu'il sont irrécupérables. Mais certains d'entre eux étaient comme moi et ils se sont laissé enfermer dans leur situation par lâcheté. Layos est pareille. Elle se cache derrière un masque et n'est pas elle-même parce que quelque chose lui fait peur. Elle cache quelque chose. J'ai décidé de la pousser à affronter ses démons. Tout le monde devrait être aidé pour ça tant qu'il en est encore temps, non ?

Il vit les trois autres échanger des regards étranges. A présent, étaient-ce eux qui le prenaient pour un fou ? Mais, à sa grande surprise, son meilleur ami s'approcha de lui d'un air solennel et pompeux.

- Patmol, je suis fier de toi. Tu es en train de mûrir.

Remus étouffa un ricanement.

- Ta technique laisse encore pas mal à désirer mais bon, après tout, ça part d'une bonne intention, même si je pense que tu vas droit au mur.

- Au pire, ce sera distrayant à observer, acheva Peter en tapotant l'épaule de Sirius.

- Je me sens soutenu, c'est dingue, grommela celui-ci. Vous êtes sûrs que vous n'avez pas appris le concept d'amitié avec Layos, vu comment elle s'est occupé de réconforter Mumus ?

Il sourit, sentant déjà venir la réponse du loup-garou. Celle-ci ne manqua pas.

- Premièrement, ne m'appelle pas comme ça. Deuxièmement... rappelle-moi le nom de mon imbécile d'ami qui est allé la chercher sous prétexte qu'en tant que fille, elle saurait mieux s'y prendre ?

- Je ne sais pas, je crois qu'il avait un nom en S, quelque chose comme ça. Sniffle, non ? Demanda innocemment Sirius.

- Je crois plutôt qu'il avait le nom d'une étoile... Se moqua Peter.

- Mais d'ailleurs, ce fameux ami pourrait nous éclaircir sur cet échange qu'il aurait eu avec une Serdaigle près de l'infirmerie, fit remarquer James.

- ...

- Oui, tiens, j'avais presque oublié, Sirius ? Sourit Remus.

- Vous savez quoi, les gars ? J'ai une furieuse envie d'aller aux toilettes.

.

ooo

.

- Attends attends, répète-moi ça ?

- Non. Je n'aurais jamais dû te dire ça.

Lutha observa d'un air stoïque le large sourire de Jonathan.

- Ose me dire, Lutha, que tu n'étais pas écroulée de rire quand il t'a raconté ça ? Avoue que Remus a des talents cachés de comique.

Elle leva les yeux au ciel pour camoufler sa honte.

- Je voudrais pouvoir répondre que non, mais je sais d'expérience qu'il vaut mieux ne pas te mentir.

- Sage décision, approuva-t-il, lui adressant un clin d'œil qui ne fit que l'agacer encore plus. C'est pour cette raison que tu ne veux plus qu'on parle de Black ? Tu refuses de me mentir en prétendant que tu es parfaitement indifférente ?

La jeune fille ferma les yeux. Elle se demandait encore pourquoi cet énergumène avait eu le droit de porter le titre de "meilleur ami" un jour. Sans doute parce qu'il était l'un des rares à être suffisamment intelligent pour tout percevoir et ne pas juger. Mais ce qu'il pouvait être chiant, parfois...

- Black ne me laisse pas indifférente, si ça peut te satisfaire.

Il la fixa d'un regard moqueur qui lui donnait envie de le planter là.

- Je sais.

- Non, pas indifférente, reprit-elle d'une voix forte pour l'empêcher de poursuivre. Sa connerie est telle qu'il me laisse dans une grande perplexité à son égard, que je pourrais qualifier de curiosité scientifique. J'admets également commencer à ressentir une certaine irritation à son égard, sans doute due à son acharnement sur ma personne. Cela dit, si tu ne cesses pas de me fixer avec ces yeux-là, cette irritation ne sera rien en comparaison de celle que j'éprouverai à ton égard.

Il laissa aussitôt tomber son sourire pour adopter une mine qui l'aurait fait embaucher tout de suite aux pompes funèbres.

- Très bien, changeons de sujet. Des nouvelles de Grèce ?

Elle se raidit. Elle avait ressenti l'envie de parler à John lorsqu'elle était chez lui, et cela lui avait fait un bien fou. Mais depuis la lettre d'Alexandre, elle se sentait paralysée et avait peur de lui faire d'autres confidences. Mais il le sentait. Ce surdoué hyper extrasensible savait toujours tout. C'est ce qui le rendait si incroyablement attachant et détestable en même temps. Elle se demanda jusqu'à quel point elle était capable de le mettre en danger avant de se sentir si coupable qu'elle n'en dormirait plus. Il lui jeta un regard perçant.

- Lutha, commença-t-il ensuite d'un ton extrêmement sérieux. Si tu commences à jouer les héroïnes de roman en te mettant à prendre des décisions pour les autres et en cherchant à protéger ceux que tu aimes, tu vas vraiment perdre tout ce qui fait ton charme. Tu sais de combien est mon QI ? Tu penses que je n'ai pas suffisamment réfléchi à la question de savoir si je veux prendre des risques pour toi ? Et bien si tu penses ça, je vais retourner à mon célibat d'amitié. La Lutha que je connais m'apprécie peut-être, mais je crois qu'elle m'estime assez pour me laisser faire mes choix tout seul.

La petite Grecque sentit le nœud qu'elle avait dans l'estomac se dénouer. Si elle avait été quelqu'un comme Lily Evans, sa culpabilité n'aurait en rien diminué, mais elle n'était pas quelqu'un comme la Gryffondor. Elle sourit à son ami.

- Toi, si je n'avais pas aucun sentiment pour toi, ça fait belle-lurette que je t'aurais embrassé.

Il eut soudain l'air très peiné et détourna la tête. La tension de la chat-garou remonta en flèche. Était-ce possible ? Avait-elle manqué de tact à ce point ?

- John... Lança-t-elle, hésitante.

Il pivota de nouveau face à elle, hilare.

- Ha ha ! Tu verrais ta tête ! Extraordinaire ! Tu t'es fait avoir comme une débutante ! Ne t'ai-je pas déjà dit que tu ne m'intéressais pas ?

Suffoquée, elle le regarda rire une bonne dizaine de secondes avant de rugir.

- JOHN ! Espèce de... ! Non mais je rêve ! Abruti ! Imbécile ! Débile mental ! Pomme de terre pourrie !

Il rit de plus belle en se tenant les côtes. Elle mit donc son orgueil de côté en attendant qu'il daignât se remettre. Au bout d'un bon quart d'heure - il repartait à chaque fois qu'il croisait son regard - il parvint enfin à se calmer un peu.

- Tu m'as déjà embrassé, ma petite, l'aurais-tu oublié ?

- Dis-moi, Jonathan, tu sais s'il existe des boutiques de meilleurs amis ?

- Je l'ignore, mais je sens que je ne devrais pas demander pourquoi.

- En effet.

- Pourquoi ?

- Parce que le mien doit avoir une défaillance, je devrais le ramener pour l'échanger. La partie qui est censée donner de l'estime de soi à ses amis est cassée.

Il eut un sourire moqueur.

- Tu n'as pas besoin d'estime de toi de ma part, tu en as suffisamment sur les côtés que je pourrais t'apporter.

Elle haussa un sourcil perplexe.

- L'estime de soi a des côtés ?

Il hocha vigoureusement la tête.

- Tu peux développer ?

- Un autre soir, refusa-t-il. Ce soir c'est un autre débat. Nous en étions aux nouvelles de Grèce.

- Je crois que le côté "garder haut le moral de ses amis" a quelques problèmes également.

Il l'ignora et attendit patiemment. La Serdaigle soupira et finit par tirer de son sac la lettre imprimée que son frère lui avait envoyée. Elle la lui tendit. Il la parcourut rapidement et conclut en poussant un petit sifflement.

- Waouh, il sait faire autre chose que menacer et citer ton père tout le temps, ce gars ?

- Attends, laisse-moi réfléchir... Non, à la réflexion, je crois que je ne l'ai toujours entendu que faire ça. C'est dingue ce que tu me fais réaliser...

- Que veux-tu... je suis là pour ça.

Ils se sourirent et elle se sentit plus légère. En dix-sept années de railleries pour tenter de cesser de ressentir ce sentiment d'humiliation face au futur chef de famille, elle n'avait pas réussi à faire disparaître son impression d'infériorité par rapport à lui. En une phrase, Jonathan l'avait poussée directement sur le bon chemin. C'était vrai que, malgré ses ressemblances avec Teneös, Alexandre était le petit chien qui lui obéissait - il lui aurait mis une bonne raclée s'il avait su qu'elle ne faisait simplement que penser à lui comme élément de la race canine. L'aîné de la fratrie reprendrait sans doute bien le flambeau, mais pour le moment, il n'était rien d'autre qu'un sous-fifre, et, en ça, il était moins libre qu'elle, qui échappait à l'emprise de sa famille dix mois par an, et qui se rebellait constamment contre elle. Et réaliser ça, c'était bien plus agréable que de dire de lui qu'elle le trouvait barbant.
Elle croisa à nouveau le regard de son ami.

- Merci.

- Je suis là pour ça, répéta-t-il avec un sourire complice.

- Dire qu'on parlait de comment Remus avait rejeté O'barton, au début de cette conversation...

Il eut un rire bref.

- Tu t'étonnes encore du chemin que peuvent parcourir nos conversation ?

- Non, pas vraiment, mais je continue de m'en amuser. Tu crois qu'il pourrait avoir une relation avec une fille d'ici quelques temps ?

Le grand blond se frotta pensivement la barbe, comme toujours lorsqu'il réfléchissait sérieusement à une question. Il finit par secouer lentement la tête de gauche à droite avec un petit air triste.

- Pourquoi ça ? S'étonna-t-elle. Il peut bien tomber amoureux, non ?

- Oui, sûrement... Mais il n'est pas prêt à affronter ça. Essaye de te mettre à sa place. Même si les sentiments de la fille était réciproque, imagine les préjugés qu'elle aurait. Même si elle parvenait à vaincre ses préjugés, imagine ceux de sa famille, de ses amis ? Et si elle ne leur en parlait pas, elle devrait mentir à ceux qu'elle aime pour lui. Toute cette situation fait trop peur pour qu'il ressente la moindre petite envie de l'affronter, et le je le comprends très bien. Quant à avoir une relation avec une fille qui ignorerait la vérité, il en est bien incapable. Remus n'est pas le genre de personne qui a une relation avec quelqu'un qu'il n'aime pas profondément. Et ce n'est pas non plus le genre de personne capable de mentir à quelqu'un qu'il aime profondément. Donc à moins de subir une évolution psychologique brutale ou lente, il n'est pas prêt d'avoir de relation avec quelqu'un, même s'il en tombe amoureux.

Elle plissa les yeux.

- On est capable de résister à ce genre de sentiment ? Est-ce que tous les romans et tous les films ne racontent pas la même histoire ? Est-ce qu'on ne finit pas toujours par succomber et se laisser tenter ?

Jonathan sourit.

- La plupart des personnages de romans n'ont pas un dégoût d'eux-mêmes assez fort dans ce genre de situation. Si tu vis plus mal chaque instant avec une personne que tu ne le vivrais seul, le choix est vite fait.

- Mais comment savoir si on n'essaye pas ? On craque forcément...

- Toi... oui. Remus ne craquerait pas, lui.

Elle le regarda en biais. Son petit sourire en coin ne trompait pas sur la signification de sa dernière réplique. Il avait laissé entendre le "toi" général mais il savait comme elle qu'il ne s'agissait pas de ça. Elle ne put s'empêcher de sourire.

- Je viens de te trouver un point commun avec ce mollusque de Black.

- Je suis bien curieux de savoir lequel, s'étonna-t-il, l'œil pétillant.

Le regard tout aussi malicieux que lui, elle lui souffla la répons en se levant pour aller se coucher :

- Tu ne t'arrêtes jamais.

.

ooo

.

Il était rare de voir à Poudlard des élèves s'asseoir à d'autres tables que les leurs, mais ce n'était pourtant pas exceptionnel. Cependant, lorsque Remus Lupin se leva brusquement de la table des Gryffondors pour filer vers celle des Serdaigles, sa migration ne passa pas inaperçue. Il se laissa tomber avec un air harassé face à une Lutha et un Jonathan engagés dans un débat bien matinal autour des hiboux. Ils se turent en le dévisageant, échangèrent un regard, puis se penchèrent chacun d'un côté pour regarder derrière le loup-garou, vers la table qu'il venait de quitter. Enfin, toujours dans un bel ensemble, ils reprirent leurs positions initiales et l'interrogèrent :

- Qu'est-ce qu'ils ont ?

Le jeune homme les observa un à un. La petite Grecque engouffrait des quantités monstrueuses de bacon en attendant la réponse, tandis que le surdoué se gavait d'œufs brouillés.

- Première dispute de couple, finit-il par répondre, laconique. Ça dure depuis hier après-midi, d'où mon envie d'aller voir ailleurs.

- Sujet de la dispute ? Demanda John sur le même ton qu'aurait employé un policier enquêtant sur un meurtre.

Remus grimaça, son nœud dans la gorge se rappelant à lui.

- Officiellement, les amis. Réellement, moi. Ou Mary. Selon de quel point de vue on se place.

Ils lui adressèrent des grimaces compatissantes avant de lui demander de prendre parti dans leur précédente conversation.

.

Lorsque Sirius franchit le seuil de la grande salle, son regard se porta par habitude sur la table des Gryffondors. Sa table. Il ne tarda pas à y repérer son meilleur ami assis face à sa petite amie. Et au vu de leurs airs crispés, il ne doutait pas que la question qui les avait rendus irascibles la veille les agitait encore. Il jeta un œil sur le reste de la salle et il remarqua alors Lunard en compagnie de ses amis Serdaigles. Conscient que certaines personnes commençaient à le dévisager, se demandant sans doute pourquoi il restait ainsi si longtemps planté à l'entrée de la grande salle, le jeune homme prit une grande inspiration. Avant de se diriger d'un pas vif vers la table des Serdaigles. Sous les yeux médusés de ceux qui le voyaient, il s'assit à côté de Remus et entreprit de se servir, tâchant de ne pas regarder Layos et Float en face de lui. Il dut cependant s'y résigner lorsque la voix moqueuse du Serdaigle l'interpella :

- Tu ne t'es pas bien réveillé, Black ? Ou tu ne t'es pas trompé de table et tu es ici pour la même raison que notre ami, quoique tu n'ais pas d'aussi bonnes raisons que lui de te joindre à nous ?

Il releva donc les yeux pour croiser le regard gris amusé du grand blond et dériva sur son inévitable compagne. Elle se concentrait avec une attention tout à fait remarquable sur les tranches de bacon et les saucisses qui remplissaient son assiette. Elle avait un don pour fixer les objets ces derniers temps, c'était impressionnant.

- Je n'avais pas envie de les entendre encore, se justifia le Gryffondor en désignant d'un vague geste l'espace derrière dans lequel se trouvaient James et Lily. Ils s'aiment, je l'admets, mais quand ils s'engueulent, ils sont encore plus chiants que quand ils sont d'accord.

- Ça ne doit pourtant pas être évident, laissa échapper Layos dans un ricanement moqueur.

Il croisa son regard ambré qu'elle rebaissa immédiatement vers son petit déjeuner après lui avoir adressé une grimace hostile.

- Le dégénéré est de ton avis, ma petite Layos, commenta-t-il en souriant.

Remus réprima un sourire en même temps que Jonathan. Ils devaient tous deux savoir exactement ce qu'elle allait dire, comme elle l'avait dit toutes les dernières fois où il l'avait interpellée.

- Je ne suis pas "ta petite Layos", Black, rentre-le toi dans le crâne et n'oublie pas ce que je t'ai dit.

Il fronça les sourcils. Pas une seule des fois où il avait tenté de lui adresser la parole elle n'avait manqué de lui rappeler sa menace. Cela ne l'empêchait pas de persévérer mais ça commençait à lui peser. Il se garda cependant de lui faire remarquer. Le but était qu'elle craque, pas lui. La fille qu'il avait abordée en début d'année pour obtenir des informations sur la Serdaigle entra soudain dans la grande salle et s'approcha d'eux avec un sourire. A son grand dam, il ne se rappelait plus de son nom. Il avait pourtant joué quelques parties avec elle et ils avaient échangé deux ou trois lettres mais dès qu'il avait voulu l'écarter, il l'avait fait sans même plus y penser.

- Lutha, John, Lupin, salut ! S'exclama-t-elle d'un ton joyeux en s'asseyant. Qu'est-ce qu'il fait là ? Ajouta-t-elle ensuite en le désignant.

Le Gryffondor observa leurs réactions. Remus et Float n'avaient pas l'air surpris. Quant à Layos, il la vit cacher un sourire en buvant son jus de citrouille. Visiblement, le retournement de situation l'amusait. Voyant que personne ne lui répondait, la joueuse d'échecs se tourna directement vers lui.

- Dis-moi, Black... jusqu'où es-tu prêt à aller pour parvenir à tes fins ? Ça ne te dérange pas d'utiliser les gens ? Tu ne te sens pas un peu Serpentard ?

Il digéra difficilement l'agression. Visiblement, il l'avait blessée plus qu'il ne le pensait et se l'était aliénée pour un bon moment. Et elle frappait juste.

- Excuse-moi, sourit-il poliment. Comment t'appelles-tu, déjà ?

La seule chose qu'il n'avait pas prévu comme conséquence de sa remarque mesquine était le fait qu'il finirait douché au jus de citrouille. Alors que le loup-garou fronçait les sourcils, désapprouvant son attitude, et que Float se contentait d'écouter d'un air stoïque comme s'il comptait les points, Layos, elle, venait d'éclater de rire dans son verre, s'étranglant à moitié. Son meilleur ami lui tapota doucement le dos comme si c'était courant et observa les deux Gryffondors éponger les tâches sur leurs robes. L'autre fille ne semblait pas du tout avoir bien pris la chose, en revanche.

- Tout va bien, Lutha ? Demanda-t-elle d'un air mauvais.

La petite Grecque perdit son sourire pour adopter un air très légèrement contrit.

- Excuse-moi Lucy, ce n'était pas contre toi. C'est euh... comment dire... les problèmes de mémoire de Black qui m'ont fait rire.

- Tu souffres de graves troubles de la mémoire, Black ? Fréquemment ? Intervint alors Float avec un air très professionnel.

Son amie pinça les lèvres une seconde avant de repartir dans son fou rire. Lucy elle-même ne put s'empêcher de sourire. De toute évidence, le jeune Serdaigle savait aisément détendre une situation. Sirius ressentit soudain l'envie de comprendre comment ce garçon et l'hostile Serdaigle avaient pu devenir amis. Il décida donc de consacrer les deux heures de DCFM du jeudi après-midi à interroger Layos à ce sujet. Mais pour l'heure, il devait répondre à une question.

- Seulement pour les prénoms de fille. Ils sont trop différents, vous ne trouvez pas ?

Personne ne fit suite à sa remarque.

- Nous devrions aller en cours, réalisa Remus en jetant un coup d'œil à sa montre.

Les deux Gryffondors se levèrent et s'éloignèrent, surpris de voir les trois Serdaigles rester à leur place en discutant. Sans doute n'avaient-ils pas cours dès la première heure. Ils rejoignirent la tour où le professeur Voidouble enseignait la divination. L'homme était un peu fou mais diablement distrayant. James et Peter les attendaient déjà sur place.

- Où étiez-vous ? Râla l'attrapeur en les voyant arriver en même temps.

- Là où on ne pouvait pas t'entendre te disputer avec miss piment rouge, rétorqua Sirius du tac au tac.

- Ne l'appelle pas comme ça, protesta son meilleur ami.

Patmol haussa les épaules. Il avait commencé à supporter la petite amie de Cornedrue et faisait des efforts, mais, avec cette histoire d'amitié, elle envenimait très nettement ses sentiments à son égards. Selon elle, James ne devrait pas être tout le temps collé à ses amis, parce que Mary déprimait et ne voulait pas voir Remus outre-mesure. Et elle-même avait envie de rester avec Mary. Donc c'était au garçon de faire des sacrifices parce que cette idiote de préfète n'arrivait pas à digérer le fait de devoir remballer ses fantasmes. Et par dessus tout, le loup-garou avait reconnu que les propos de Lily n'étaient pas si insensés que ça. Pas si insensés ?! Il n'y était pour rien, il n'avait pas à se justifier de ne pas éprouver de sentiments pour elle. James partageait bien sûr l'opinion de Sirius, mais il n'arrivait pas à s'entendre avec Evans pour ça. Et si le sang pur les entendait encore une seule fois en discuter, il irait voir lui-même O'barton pour lui faire valoir son point de vue. Pour le moment, Remus et Peter avaient réussi à le dissuader de mettre sa menace à exécution.

.

ooo

.

A la fin de leur premier cours de la journée, Jonathan et Lutha laissèrent Lucy en compagnie de Natacha, ce qui était de plus en plus fréquent cette année étant donnés les nombreuses conversations qu'ils avaient tous les deux. Le jeudi était leur journée de pause dans la semaine. Ils n'avaient en effet qu'un cours d'histoire de la magie simple le matin et le double cours de défense contre les forces du mal l'après-midi. Dès qu'ils se furent installés confortablement dans leur petit coin du château personnel, ils abordèrent naturellement le sujet qui leur trottait dans la tête depuis le matin.

- Que comptes-tu faire pour Remus ?

Lutha haussa un sourcil blanc.

- Pourquoi moi ? Toi aussi, tu es ami avec lui, maintenant.

- En tant qu'observateur psychologique, je ne dois pas intervenir. Tu es mon élément d'immersion dans le monde des sentiments, ma très chère.

Elle le fixa avec un petit sourire.

- En clair, ça veut dire que c'est plus marrant de me voir me démerder toute seule ?

- Absolument, tu as tout compris.

- J'ai droit à des conseils, tout de même ?

Il esquissa une moue moqueuse.

- N'intervient pas auprès de James et Lily directement si tu tiens à la vie. C'est le seul conseil que je peux te donner.

- Tu me prends pour une idiote ? Qu'ils lavent leur linge sale en famille, je n'ai aucune envie d'intervenir entre eux. Tu as vu quelle caricature du couple ils donnent ?! A croire qu'ils s'inspirent des magazines people dès qu'ils prévoient de faire quelque chose !

Ils échangèrent un long regard pensif et il se frotta la barbe tandis qu'elle passait une main dans ses cheveux.

- C'est peut-être ce qu'il font, finit-il par conclure d'un ton sérieux.

- Oui, la question est à creuser, renchérit-elle avec la même expression que lui.

Un petit silence suivit. Puis le grand blond reprit :

- Tu sais, je me demande parfois si nous sommes capable d'avoir des conversations normales.

- Tu veux dire, commença-t-elle en levant les doigts de sa main pour énumérer, des conversations autres que la domination du monde, les sentiments des pauvres mortels avec un ton supérieur, des débats sans fin philosophiques sur la stupidité de l'humanité et nos duels pour savoir qui est la plus cinglé de nous deux ? On peut peut-être considérer que quand on parle de nourriture, c'est des conversations normales, non ?

- Tu trouves que quand tu parles de manger trois kilos de chocolat ou que je te propose de manger des radis à la chantilly (((NdA = franchement, c'est délicieux, juré !))), ce sont des conversations normales ?

La jeune fille hésita un instant.

- Et bien... maintenant que tu le dis, c'est vrai que je commence à en douter. Mes conversations avec Zephyr ont plus de sens que celles avec toi... ce qui devrait me faire peur étant donné le niveau d'hystérie que je peux atteindre avec lui.

Son ami sourit avec envie.

- Je donnerais beaucoup pour le rencontrer un jour, celui-là. Il a l'air très sympathique.

La chat-garou ricana en imaginant déjà la scène.

- Je vous imagine très bien, tous les deux, en train de voir lequel est le plus chiant.

Elle se lança alors dans une explication du caractère de son frère de cœur pour un Jonathan très attentif qui prenait des notes dans son petit carnet.

.

ooo

.

- Alors, Layos, je t'ai manqué depuis ce matin ? Lança Sirius en tirant sa chaise avec un sourire.

Sa voisine lui adressa à peine un regard indifférent.

- Ça te décevra beaucoup si je te réponds que c'est le contraire, Black ?

- Atrocement, tu vois, j'en suis tout chamboulé, répliqua-t-il avec un rictus moqueur.

Il croisa les mains devant lui sans sortir ses affaires, prêt à "l'attaque". Il avait gardé en tête son idée du petit déjeuner et comptait bien ressortir de ce cours en ayant appris comment le très particulier Jonathan Float avait réussi à sympathiser avec la très peu sociable Lutha Layos. Elle s'était déjà détournée de lui, faisant semblant de relire ses notes de cours de la fois précédente, ce qui aurait presque pu paraître crédible si les notes de cours en questions n'étaient pas un parchemin couverts de petits dessins de paysages paradisiaques.

- Si mes renseignements sont exacts, Layos, tu es ami avec Float depuis quasiment la fin de la première année, c'est ça ?

Elle releva les yeux de ses gribouillis et tourna la tête vers lui avec un air plutôt hostile.

- Je croyais que tu avais fini par saisir le sens de l'expression "se mêler de ses affaires", Black ?

- Et moi je pensais que tu avais fini par comprendre le sens du mot "déterminé", rétorqua-t-il sans perdre son sourire.

- A ce stade, je dirais plutôt que tu cherches à me démontrer le sens du mot borné, obstiné, voire même plus têtu qu'une mule.

Il retint un sourire. Elle était de bonne humeur. Avec un peu de chance, il réussirait à lui soutirer quelques réponses.

- Un peu tout ça à la fois, en fait. Mais tu ne m'as pas confirmé mes renseignements, je te ferais remarquer.

A peine avait-il achevé sa phrase que Spare entrait dans la salle en sifflotant, apparemment lui aussi de fort bonne humeur. Le silence se fit dans la salle et Sirius se trouva contraint de prêter une oreille attentive à l'enseignant.

- Aujourd'hui, nous allons aborder le sujet des détraqueurs. Qui peut me dire quelque chose sur les détraqueurs ? Oui, miss Denver ?

Elisabeth Denver, une Serdaigle qui avait toujours la bonne réponse, se fit un plaisir de prendre la parole.

- Les détraqueurs sont les actuels gardiens de la prison d'Azkaban. ce sont des créatures magiques terribles qui font remonter en nous les pires souvenirs que nous avons. Ils se nourrissent de la peur qu'ils suscitent et elle leur permet de se multiplier.

- Excellent ! Dix points pour Serdaigle. Quels sont les moyens de les combattre ? Miss Evans, oui ?

- Il faut se remémorer des souvenirs heureux, les plus heureux possibles, et utiliser le sortilège du patronus.

- Bien ! Cinq points pour Gryffondor. Pendant la première heure, nous allons nous contenter de parler des détraqueurs, puis ensuite nous nous exercerons à ce fameux sortilège. J'aurais aimé avoir un véritable détraqueur pour que vous puissiez réellement savoir ce que c'est que d'en affronter un, mais, chaque année, le professeur Dumbledore refuse de me laisser en utiliser un pour ce cours. Nous devrons donc nous en passer. Ouvrez vos manuels page trois-cents quatre.

Malgré son intention de ne pas lâcher Layos de tout le cours, Sirius mit ce projet de côté en attendant la partie pratique du cours, préférant pour une fois s'intéresser à ce que racontait Spare. Il remarqua en revanche que sa voisine reprenait ses griffonnages d'un air morose sans vraiment prêter une oreille attentive à ce que racontait l'enseignant.

- BIEN ! Réveillez-vous un peu, nous allons maintenant passer à la pratique ! Mettez-vous par équipe de deux ! Non, Black, Potter ira très bien sans vous, restez donc avec miss Layos, sa compagnie vous mettra peut-être un peu de plomb dans la cervelle. Et vous, monsieur Pettigrow, je vois que miss O'barton est seule, et je vous fais la même remarque qu'à votre camarade. Bon ! Chacun à votre tour, vous allez tenter de vous remémorer vos meilleurs souvenirs et ensuite vous jetterez le sort en prononçant distinctement : Spero Patronum !

Il accompagna son discours d'une petite démonstration et une monstrueuse araignée blanchâtre jaillit de sa baguette, tirant des hurlements effrayés à plusieurs de ses élèves. Sirius réalisa avec surprise que Layos avait bondi derrière lui en poussant un espèce de cri bizarre et elle s'était accrochée à ses épaules.

- Du calme, du calme, sourit Spare, amusé. L'araignée est mon animal fétiche, en quelque sorte. Il n'y a aucune crainte à avoir, un patronus est bienveillant

Aussitôt après, la petite Serdaigle le lâcha, l'air horrifié d'avoir réagi comme ça. Le jeune homme souriait de toutes ses dents

- Et bien, et bien, on dirait que tu n'aimes pas vraiment les araignées... très courageux, ta réaction.

Elle serra les dents sans répondre et se contenta de sortir sa baguette.

- Tu veux commencer ? Lui proposa-t-il galamment.

- Je t'en prie, déclina-t-elle d'une voix légèrement tremblante.

- Dans ce cas, tu pourrais réfléchir à ma question de tout à l'heure, pendant que je m'y mets.

Elle lui adressa un regard noir et il plongea dans sa mémoire, cherchant quel pourrait bien être le souvenir le plus heureux et efficace qu'il pouvait trouver. Ce n'était pas la peine de chercher du côté des souvenirs familiaux, aussi s'intéressa-t-il directement aux bons moments passés avec les maraudeurs. La solution lui parut soudain évidente, et, visualisant sans peine le moment où ils avaient montré à Remus qu'ils étaient devenus des animagi pour être avec lui pendant les pleines lunes, il agita sa baguette en murmurant :

- Spero patronum !

- Et bien ! On dirait que monsieur Black est le deuxième petit prodige de cette classe ! Dix points de plus pour Gryffondor ! S'exclama Spare.

Sirius ouvrit les yeux et observa le chien argenté qui gambadait autour de lui. A ses côtés, un cerf majestueux caracolait et il en devina sans peine l'origine. Il échangea un regard complice avec James avant de réaliser qu'ils étaient les seuls à avoir produit ce que le professeur avait appelé plus tôt un patronus corporel. Certains avaient réussi à faire apparaître une sorte de brume argentée, mais, à part lui et son meilleur ami, aucun n'était parvenu à ce résultat. Il croisa alors le regard de Lutha Layos. Elle le fixait avec un air dégoûté.

- Un chien, marmonna-t-elle enfin entre ses dents. J'aurais dû m'en douter.

.

Le Gryffondor fit disparaître son patronus en lui lançant un regard perplexe et elle haussa les épaules en se détournant. Elle échangea un regard avec Jonathan, qui, comme par hasard, s'était arrangé pour que lui et Lucy se placent juste à côté d'eux. Son meilleur ami semblait trouver hilarante la forme qu'avait pris le patronus de son partenaire. Elle le vit articuler silencieusement à son intention quelques mots qu'elle n'eut aucun mal à deviner : "comme chiens et chats". Elle lui tourna le dos avec un air souverainement dédaigneux.

- Alors, Layos, à toi ?

Elle hocha la tête et réfléchit à un souvenir vraiment heureux. Elle opta finalement pour le premier Noël qu'elle avait pu passer avec Zephyr et non avec sa famille. Justre avant de lancer le sortilège, elle interpella Black :

- A propos de ta question, mollusque sans cervelle, oui, je suis bien amie avec Jonathan depuis la fin de la première année. Si ça peut t'aider à mieux dormir ce soir...

Elle se concentra et prononça la formule. Une faible fumée sortit de sa baguette mais elle se dissipa aussitôt. Elle fronça les sourcils. La pratique lui demandait toujours un peu d'entraînement en raison du rejet de la magie par son corps, mais elle obtenait tout de même d'assez bons résultats. Elle réessaya sans guère plus de succès.

- Si je peux me permettre, Layos, intervint Black en haussant un sourcil curieux, peut-être n'as-tu pas choisi un souvenir assez heureux ? Tu devrais essayer avec un autre.

- Et tu me conseilles quoi, rétorqua-t-elle avec sarcasme, le moment où tu as décidé de me pourrir la vie ou les moments où tu le fais ?

Il eut un petit rire.

- Float est masochiste pour avoir autant insisté auprès de toi pour être ton ami, ou c'est juste que tu étais plus agréable en première année, ce qui ne me paraît pas difficile ?

Elle lui retourna son sourire narquois.

- Tu as peut-être raison, Black, je ne pense peut-être pas à un truc assez heureux. T'imaginer mort devrait être assez puissant.

- Sauf que ce n'est pas un souvenir.

- Pas encore... mais je sens que ça pourrait bien le devenir.

Elle nota qu'il paraissait ravi de leur petit échange et ne put que constater qu'elle aussi s'amusait follement. Il n'y avait rien à faire, elle aimait trop se chamailler avec lui pour être capable de se retenir, John avait raison, comme toujours. En parlant de John... peut-être qu'un souvenir avec lui serait plus efficace. Elle choisit le moment où ils avaient échangé leurs cadeaux de Noël respectifs quelques semaines auparavant.

- Spero patronum ! Lança-t-elle avec conviction.

Cette fois, le nuage argenté qu'elle produisit perdura pendant une dizaine de secondes avant de s'évaporer. D'autres élèves avaient réussi à faire apparaître des formes animales pendant quelques secondes.

- C'est mieux, à quoi tu as pensé ? Commenta Black avec un sourire en coin.

- Au moment où je t'ai vu t'étouffer avec du chocolat, rétorqua-t-elle aussitôt.

- Tu as raison, alors, me voir mort t'aiderait peut-être à produire un patronus digne de ce nom, se moqua-t-il pour se venger.

- Ne me tente pas, le mit-elle en garde en lui exposant ses petites canines dans un sourire.

Il ne put retenir un rire.

- Alors, Float, il a réussi comment à te faire sortir de ta tour d'ivoire ?

- P***, Black, tu es chiant ! Laissa-t-elle échapper avant d'avoir pu se retenir.

Elle réalisa trop tard qu'elle n'aurait pas dû dire ça. Avec un large sourire, il la nargua :

- Tu m'as de nouveau insulté ! J'ai réussi !

Le rire contenu de Jonathan un peu plus loin fit fermer les yeux à la chat-garou. Elle se pinça le nez comme elle le faisait toujours lorsqu'elle s'astreignait à rester calme. ce que Sirius Black était chiant, ce que Sirius Black était chiant, ce que Sirius Black était chiant...

- Spero patronum !

Un chat entièrement blanc bondit soudain de sa baguette pour venir se frotter contre ses jambes. Un sentiment de félicité l'envahit et elle eut presque envie de caresser la fourrure du félin immatériel. Elle remarqua alors que Black la fixait avec un air mi-dégoûté, mi-amusé.

- Bien sûr, ton patronus est un chat, j'aurais dû m'en douter.

Le chat en question s'évapora.

- Donc, Float ?

Elle ne retint pas son sourire, cette fois. Elle était horripilée par l'entêtement de cet énergumène, et elle adorait ça.

- Jonathan a réussi l'exploit d'être encore plus chiant que toi, Black. Sur ce...

Elle laissa sa phrase en suspens et il allait lui demander la suite lorsque le professeur Spare la donna à sa place.

- Le cours est terminé ! Nous recommencerons la prochaine fois !

ooooo

ooo

ooooo

Pfiou, plus long que d'habitude mais sur la fin, j'arrivais plus à m'arrêter ! :D J'espère que ça vous a plu ! Et comme mon poisson rouge préféré m'a promis (je lui avais demandé, folle que je suis) de me brûler les oreilles si je publiais pas ce soir, et bien je vais sans tarder passer aux réponses aux reviews. Vous pouvez noter que pour une fois, je ne publie PAS à 4h du matin.

.

.

Dedellia - Merci de m'avoir prévenue pour les parenthèses, même si je les ai lues quand même (je suis une warrior !) je n'ai pas eu le courage de vérifier si tu avais déjà commencé une review par "Allo", ne m'en veux pas :D. Et je vais bien, pour répondre à ta question... certains se posent parfois des questions sur ma santé mentale, mais niveau physique et moral, ça roule ! Oui, le Serdaigle messager c'était con mais j'ai passé cinq minutes à rigoler toute seule après l'avoir écrit... -_- Sa famille, bah oui, c'est l'intrigue principale, tout de même ^^. Ne plains pas Mary, elle s'en remettra (j'espère). Merci beaucoup pour tes commentaires en tout cas, (et tes parenthèses m'on bien fait rire (même si je me suis demandé un peu leur utilité (un tout petit peu, hein...))) :D A bientôt !

.

Morgana Serpentard - Ah ! je pourrais commencer ma réponse par "tu fais partie de ceux qui lisent sans commenter !" mais franchement, je fais souvent pareil, quand on est dans l'histoire, on a pas forcément la tête à laisser une review xD. Je suis très contente que tu me suives assidûment, comme tu dis :D. La plus indiquée pour aider Remus... c'est une façon de voir les choses... Mais Sirius est un détraqué, ne l'oublions pas ! Merci en tout cas pour la review et je note la promesse d'en avoir une autre *_*

.

Chloris - je suis d'accord, faut que t'arrêtes avec ces reviews coupées en deux, parce qu'après je crois que j'ai deux fans alors qu'il n'y a que toi... NOOOON, ne sors pas le bazooka ! Il n'y avait rien de péjoratif dans "que toi" ! Argh ! Passons. Fais gaffe, cette fois c'est tes chevilles à toi qui enflent, miss hyperbole :p. je pourrais accepter ton marché si je ne faisais pas des études scientifiques qui me permettent d'exécuter des calculs corrects... :D C'est joli Pirlouit... James a en effet gagné le concours, mais ça, le lycanthrope l'avait prédit ^^ Si j'avais mis la réponse de Remus à John, ça n'aurait pas été aussi drôle ^^
Oui, Lutha a sauté les 4 mètres, mais elle a l'habitude de sauter par la fenêtre pour sortir de chez elle depuis qu'elle a quatre ans. Les premières fois, ça la sonnait, mais elle a pris l'habitude. Elle est moitié chat, ne l'oublions pas. C'est vrai que c'est bizarre Lutha amoureuse, mais d'un autre côté, c'est marrant à écrire, tu verras au prochain chapitre, mouhahahahaha ! Et oui... j'étais obligée de finir comme ça, sadique que je suis, gniark !
Sans commentaire pour les rédactions et l'énigme :D. Non, je n'ai pas écouté boum boum boum, mais je vais de ce pas le faire à la fin du chapitre.
PS : j'ai mis moins d'un mois à publier ! Wouhou ! A pluche !

.

Lisou Aure - mais arrêtez de me traiter de sadique, euh ! Je suis sûre que ça vous fait marrer les fins comme ça, na ! Ce n'est jamais une bonne idée de lire des fanfics quand on est censé ne pas faire de bruit, j'ai déjà testé :D. OUI, UNE minute, c'est un DETOUR, na ! Tu verras bien ce que notre petite Lutha fera à la fin de l'année, je ne vais pas tout raconter, hein ^^. Vive John ! Sache que ton "qui est Lucy" est ce qui a inspiré, tu devineras sans doute laquelle, une scène ci-dessus xD. Problème de compatibilité... il m'arrive de le penser en regardant mes amis, avant de me dire qu'ils sont aussi tarés que moi :D. Toujours sans commentaire pour les couples potentiels ^^ (mais avec tout de même un "Remus est fait pour Tonks") xD. Oui, elle a bien imaginé un Remus battu à mort... oui, j'ai lu la fic miroir, les bulles et les autres textes liés à leur univers. Moi aussi je rejoindrai ce culte s'ils la reprennent un jour, car je veux voir Anyka et Kyanna repartiiiiir !
Et... tu as tout à fait saisi le caractère explosif qu'aurait une relation Sirius/Lutha... mais James lui offrirait un cerf avant que quiconque n'ait pu intervenir ^^
J'espère que la suite t'a plu, et à bientôt ! :D

.

TheFanne - Ouah, ça faisait longtemps que je n'avais pas eu de com sur les premiers chapitres, en général les nouveaux fans se contentent de me laisser une review à la fin ^^ merci en tout cas pour tes plusieurs reviews et juste le précision au cas où tu n'aurais pas trouvé, Zephyr est son ami d'enfance, le seul chat-garou avec qui elle s'entend vraiment, puisqu'il est comme elle :D
Le dénouement, euh... doucement, hein, c'est encore dans quelques chapitres xD. Ton enthousiasme me fait super plaisir, en tout cas et j'espère que tu continueras d'aimer autant jusqu'à la fin ! Tchou !

.

Elara Perry - J'essaye en général de mettre moins d'un mois entre mes chapitres, et si je n'y arrive pas, je me fais rappeler à l'ordre, ne t'inquiète pas. cette fic aura une fin, dusse-je l'écrire sous la torture. Tu n'es pas la seule à préférer John, même si j'aime mieux Lutha, moi (bah oui, c'est mon bébé ^^), et encore plus Sirius, mais ça c'est du fanatisme XD. Voilà le prochain chapitre, j'espère qu'il te plaît ! merci pour te review en tout cas ;)

.

Celia123 - merci ! Ça me fait toujours super plaisir quand on me dit ça parce que je sais ce que je ressens quand ça m'arrive ! Ne t'inquiète pas pour ta famille, au bout d'un moment, ils arrêteront de se poser des questions (je parle d'expérience xD). personne n'aime Peter, même si je me force à essayer de ne pas trop le rendre inexistant dans ce que j'écris, mais c'est dur ^^'. Merci pour ce super commentaire qui m'a donné un large sourire (je commence à avoir mal aux joue, d'ailleurs). A bientôt ? :D

.

MlleClara - De la BOMBE ? Ouah ! carrément ?! *_* ça me fait très plaisir ! C'est moi qui aie inventé ça dans un grand moment de délire et je ne suis (presque) pas sadique ! :D cette idée ? Elle m'est venue... je sais même plus d'où elle m'est venue, mais, une fois en tête, je devais l'écrire xD. C'est vrai que j'adore manier ce Sirius Black là à l'écrit, il est très attachant :).
Lily et James se devaient d'être le premier couple ^^. Quant aux autres... bah tu verras bien ce qu'il advient ! A très bientôt ! :D

.

betouni - Merci ! j'essaye d'être à la hauteur ! et pour les dialogues... je remercierai mes amis de ta part, c'est grâce à eux que j'ai de l'entraînement xD. Je glisserais bien ton message au réel Float mais l'une de nos meilleures amies communes a déjà réservé, et, comme diraient James et Sirius... Que ne ferait-on pas pour ses amis ? :D
Merci pour tes compliments, en tout cas, ça me fait plaisir et je vais essayer de continuer encore à m'améliorer ! A peluche !

.

AnkaaBlack - Rien que l'avatar devrait faire que je t'aime, fan de viria13 que je suis :D. Revieweuse ? Pourquoi pas, ça sonne bien ^^. Je suis contente de voir que, même avec une idée plutôt négative au début, tu aies réussi à accrocher :D (c'est vrai que quand je relis mes premiers chapitres, j'ai parfois envie de les changer ^^). Transformer mes chapitre en drogue ? Une bonne formation en physique chimie, garanti ! :D (ça me touche, en tout cas !)
Pour le plan de l'histoire... comment dire... je sais comment ça se finit et quels sont les grands éléments directeurs de l'histoire avec les scènes inévitables, mais le reste c'est de l'impro. En général je travaille plusieurs fois mes textes (comme pour la fanfic plus sérieuse que je travaille avant de la publier une fois finie ^^), mais là, c'est du "j'écris et je publie". Du coup parfois c'est du grand n'importe quoi, et ça explique mes petites fautes de frappe ou parfois d'orthographe. Donc j'écris au fur et à mesure mais ça avance lentement mais sûrement vers ce que je vise depuis le début.
Oui, Lutha est chiante, mais pas plus que moi, elle a juste peur des autres et est un peu snob, il faut le lui reconnaître ^^
John... rejoins le fan club, et je ne dirais rien de plus en ce qui le concerne, tu découvriras en lisant :D
Mary et Remus... bah je sais pas, moi j'ai de l'antipathie pou Mary, et pourtant c'est moi qui l'ai créée, hein...
James et Lily... je ne suis pas vraiment Lutha et je les adore, mais dans la réalité, je me ficherais plutôt de leur tête gentiment :D
Et non, elle ne se meure pas d'amour pour lui, pas encore, et même si elle était amoureuse, elle aurait plus souvent envie de lui coller des baffes que de l'embrasser xD. Tu pourras donc profiter de cette magistralité (oui, je sais que ça n'existe pas :p) par la suite ^^.
Merci pour le courage et la review et j'espère que j'aurais le plaisir d'en lire d'autres :D
PS = dans toutes les fanfictions, oui, on a un Sirius aux yeux gris, il les a même dans mon autre fanfic (non publiée pour l'instant) mais en réalité, il les a NOIRS d'après JKR ^^ (juré craché, tu peux vérifier ^^)
A pluche !

.

Guest - Merci ! :D pas de souci pour continuer ! ^^

.

.

Et voilàààààà ! A bientôt pour la suite !