26/07/14 - 17/09/14
Motivée et folle que je suis, et toute enthousiasmée par la réaction de mon poisson rouge préféré face au chapitre que je viens d'écrire... A ce propos, elle m'a dit que vous pourriez avoir un doute... je n'ai pas de poisson rouge, hein... je ne parle pas toute seule devant un aquarium en leur lisant mon histoire... Mon poisson rouge c'est le surnom ma meilleure amie (pour sa mémoire... défaillante ^^) - fuis très loin de mon domicile pour quand elle lira ça.
BREF je commence direct le chapitre suivant !
PS Je viens de réaliser... COMMENT SE FAIT-IL QUE PERSONNE NE M'AIT TÉMOIGNÉ LA MOINDRE COMPASSION EN APPRENANT QUE JE VOUS ÉCRIVAIS UN CHAPITRE MALGRÉ MON DOIGT AFFREUSEMENT MUTILE PAR DES CISEAUX A COUTURE ?! (comment ça, j'exagère ? mais euuuuh!)
Bonne lectuuure ! :D
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Suis restée bloquée trois semaines à 5000 mots. Panne sèche d'inspiration -"
Et en plus, j'ai le droit de partir en vacances à un endroit où je n'ai pas de wifi. ... Comment ça, j'aurais dû écrire quand même ?! Mais euh !
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PPS VRAIMENT IMPORTANT ! Voilà il y a un concours de fanfictions sur Short Edition (pas de lien ici mais vous pouvez chercher sur google ^^) Si vous n'y participez pas, pour me faire vraiment plaisir, allez lire celle que j'ai publiée ("Il aurait dû s'attendre à tout", 2 pages) et si elle vous plaît... VOTEZ ! Promis, en retour je vais essayer de m'améliorer encore plus, de faire de longs chapitres avec pas plus d'un mois d'écart ! (genre, pas comme celui-là -_-)
Il était aux alentours de vingt-deux heures, et, curieusement, il n'y avait déjà plus personne dans la salle commune des Serdaigles. Sans doute était-ce dû au match du lendemain. Les élèves voulaient être en forme pour y aller. En revanche, Jonathan Float, lui, était assis dans son fauteuil habituel, plongé dans la rédaction de ses observations quotidiennes sur son petit carnet de psychologie. Lutha retint un juron en l'apercevant. Elle était redescendue discrètement une fois en chemise de nuit, espérant qu'il était, comme d'habitude, allé se coucher en même temps qu'elle. Elle traversa la salle commune sur la pointe des pieds, sous le regards perplexes des quelques tableaux encore éveillés. Heureusement, Jonathan se tournait toujours vers le feu pour écrire. Alors qu'elle passait derrière le dossier de son fauteuil, il l'interpella sans même se retourner.
- Lutha ? Je croyais que tu étais, je cite, fatiguée et que tu voulais dormir ? Où comptes-tu aller, comme ça ?
La jeune fille s'arrêta et il pivota alors pour l'observer. Elle surprit son regard la détailler de la tête aux pieds. Il haussa un sourcil et reprit avant qu'elle n'ait pu répondre.
- Ce n'est pas un peu court pour sortir de la tour, ça ? Déjà sortir en pyjama... mais là...
Elle lui adressa son fameux regard noir.
- On s'en fiche, je ne sors pas sous forme humaine, finit-elle par murmurer à contrecœur.
- Oh... tu vas te promener... tu n'irais pas chez les Gryffondors, par hasard ?
Avec la forte envie de lui tirer la langue, elle s'éloigna en lui lançant d'une voix ferme :
- Bonne nuit, John !
Elle partit sans plus de cérémonie sous son regard amusé. Dès qu'elle eut franchi la porte de la salle commune, elle vérifia qu'il n'y avait personne aux alentours, et, quelques secondes plus tard, c'est sous forme féline qu'elle avançait dans le couloir.
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- Il y a quelque chose qui gratte à la porte. Sirius, tu peux aller voir avant que James ne se réveille et ne nous refasse une crise parce qu'il a besoin de ses dix heures de sommeil la veille d'un match.
Le jeune homme poussa un soupir à fendre l'âme en se demandant une fois de plus par quelle malchance il avait hérité du lit le plus proche de la porte du dortoir. Lui aussi jouait pour le match le lendemain ! Il se leva donc pour aller ouvrir la porte et regarda d'un air mauvais la petite visiteuse. Remus eut l'air ravi, en revanche.
- Oh, mais je la reconnais. Si elle vient de plus en plus souvent, on devrait lui trouver un nom !
- Casse-pieds, ça lui irait bien, grommela Sirius en retournant se vautrer sur son lit avec son livre.
Le loup-garou leva les yeux au ciel.
- Tu pourrais faire un effort, tous les chats ne sont absolument pas des créatures affreuses. Et celle-ci a juste l'air de manquer de câlins. Peut-être que son maître la délaisse alors elle vient chercher de l'affection ailleurs.
L'animal le regarda d'un drôle d'air, la tête penchée, avec une expression comique, puis elle partit en direction des affaires de Patmol et s'installa dans sa valise ouverte au pied du lit. Le garçon la fixa avec circonspection pendant quelques instants, puis il marmonna :
- Tsss... quelle sans-gêne. Tu peux rester là. Mais tu t'approches de moi... et dehors le chaton.
Les deux autres rirent et James poussa un grognement dans son sommeil, les réduisant tous au silence. Avec l'ambiance entre Lily et lui ces jours-ci, aucun d'entre eux ne souhaitait le mettre de mauvaise humeur.
Une heure plus tard, Remus et Peter s'étaient couchés à leur tour et seul Sirius, habitué à des horaires tardifs, était encore debout. Il respirait paisiblement en lisant un roman policier. Les polars étaient son petit plaisir. Il adorait ce moment de la soirée où il se retrouvait tout seul avec ses pensées, et malgré tout entouré de ses amis les plus chers. C'était la meilleure partie de la journée. Il acheva sa lecture et décida qu'il était encore trop tôt pour se coucher. De toute façon, s'il éteignait maintenant, il allait penser au match du lendemain et n'allait pas s'endormir. Il avait le tome suivant dans sa valise. Il se leva donc et contourna son lit pour y aller avant de se figer. Il avait oublié la présence de l'intruse dans ses affaires.
Il n'aimait pas les chats et il ne les avait jamais aimés. Ils se croyaient maîtres du monde et s'installaient partout comme si tout leur appartenait. Il fallait leur ouvrir les portes et les nourrir dès qu'ils le réclamaient et ils ne se laissaient câliner que lorsqu'ils en avaient envie, le tout avec un air supérieur qu'il détestait. Sa mère avait un chat, une vraie teigne qui sortait les griffes dès que sa maîtresse avait le dos tourné. Elle passait la nuit à miauler pour entrer dans sa chambre et en ressortait après y avoir fait un tour. En plus, elle avait bien failli tuer le chiot d'un voisin qui, un jour, avait voulu jouer avec elle. Et Sirius avait toujours adoré les chiens. C'était doux, honnête et loyal. Et c'était son animal fétiche. Ce n'était pas pour rien que c'était cette forme qu'il adoptait en tant qu'animagus, ou que son patronus prenait.
Il se pencha donc prudemment - il avait appris qu'il ne fallait jamais laisser ses yeux trop près des griffes d'un chat - vers sa valise. La petite visiteuse dormait tranquillement, roulée en boule sur son sweat-shirt ACDC. Il resta quelques secondes à l'observer avant de grommeler à contrecœur :
- Bon, je reconnais que c'est plutôt mignon, les chats, avec les oreilles pointus et le petit nez rose, mais il n'empêche que vous êtes des créatures pas sympas quand vous êtes réveillés.
Il la poussa doucement pour farfouiller dessous à la recherche de son livre et le félin ouvrit un œil pour le fixer.
- Et bien, Casse-Pieds se réveille ?
Elle fit mine de lui donner un coup de griffes mais ne le toucha pas. Il plissa les yeux. Il savait bien que les chats étaient intelligents, et il restait persuadé qu'ils comprenaient la plupart de ce que les humains disaient, quoi qu'en pensât Remus avec sa connaissance des animaux.
- Quoi, ça te plaît pas, comme nom ? Tu préfères Kitty ?
Elle pencha la tête en fermant à demi les paupières d'un air méprisant.
- Je sais pas, comment tu veux que je t'appelle...
Son regard tomba sur un morceau de plastique juste à côté de la chatte. Il l'attrapa. C'était le dernier paquet de noisettes qu'il avait vidé.
- Et bien maintenant tu t'appelles Noisette. T'as de la chance, c'est quelque chose que j'aime. Un chat ne mérite pas ce nom mais j'ai pas d'autre idée. Ça te va, Noisette ?
Elle se contenta de le regarder en ronronnant légèrement. Il eut un sourire moqueur.
- Vous comprenez tout, hein, mais vous pouvez pas parler ! Et bien tant mieux. Le ronronnement, c'est mieux comme bruit, ça fait penser aux moteurs des moldus. Par contre les miaulements, hein, c'est chiant plus qu'autre chose.
Pour toute réponse, elle poussa un petit miaulement timide. Il leva les yeux au ciel.
- Bon, d'accord, je reconnais que c'est mignon, mais à petite dose. Et ne le dis à personne, j'ai une réputation à tenir.
Il retourna sur son lit avec le livre qu'il avait déniché. Il se surprit à sourire dans le vide. Il faisait la conversation à un chat. Voilà, il perdait la boule. Heureusement, les autres maraudeurs n'avaient pas assisté à la scène. Il ouvrit son roman à la première page et vit du coin de l'œil l'animal s'avancer vers la porte. Il soupira, s'apprêtant à se lever pour lui ouvrir, mais elle bondit alors contre les battant, appuyant ses pattes de devant sur la poignée et la porte s'ouvrit toute seule. Après un dernier regard à son adresse, elle repoussa la porte et fila dans les ténèbres. Le Gryffondor eut un rire bref.
- Mouais. Bon. Peut-être que je t'aime bien. Mais qu'on se dise bien que les autres chats, j'aime toujours pas.
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Jonathan referma son dernier album d'Astérix. Pour parachever son éducation moldue, Lutha lui avait offert tous les albums parus de cette série, apparemment assez populaire. Et il devait reconnaître qu'il avait trouvé ça super. Il lui avait quant à lui offert le dernier disque des Beatles, sachant qu'elle adorait écouter de la musique. Elle était d'ailleurs encore en train d'essayer de trafiquer son walkman. Les ondes magiques de Poudlard empêchait les appareils électroniques de fonctionner dans son enceinte. Et malgré tous les sortilèges qu'elle avait essayé sur son petit gadget, elle n'avait pas réussi à le faire marcher. Elle s'acharnait actuellement sur la petite trappe qui permettait de loger les piles.
- Alors Lutha, c'était bien ta balade d'hier soir ?
Clack ! La trappe céda brusquement et les piles roulèrent sur le sol. La chat-garou soupira avant de se tourner face à lui. Il lui sourit. Il adorait voir cette expression exaspérée qu'elle affichait alors qu'en réalité, elle ne l'était jamais vraiment. Jamais contre lui, en tout cas.
- Merveilleux. J'ai croisé Mr Tique en revenant et j'ai dû lui filer un bon coup de griffes pour qu'il cesse de me suivre.
John fronça les sourcils, envieux. Il lui arrivait parfois de sortir après le couvre-feu, mais, pour tous les élèves, croiser Mr Tique était aussi dangereux que croiser Rusard. Le chat du concierge était un affreux matou qui miaulait fortement pour attirer son maître dès qu'il surprenait un élève dans les couloirs. Tout le monde avait eu envie au moins une fois de serrer les doigts sur le cou poilu de cet horrible animal. Mais bien sûr, Lutha n'avait jamais eu d'ennui avec lui et il savait maintenant pourquoi. La petite veinarde.
- Je parlais plus de la destination de ta balade que de l'aller-retour.
- Que veux-tu savoir ?
Il haussa les épaules. La réponse était évidente, elle aurait dû le savoir.
- Bah tout, combien de temps tu y es restée, qu'est-ce qu'ils ont dit, pourquoi tu y es allée, qu'est-ce que tu as fait, etc.
- On ne t'a jamais dit que la curiosité était un vilain défaut ?
Il hocha vigoureusement la tête. Oh que oui, il l'avait entendue cette phrase. Depuis le jour où il avait demandé, enfant, à son professeur d'escrime pourquoi il retirait son alliance dès que sa secrétaire était dans les parages, il n'avait cessé de se faire répéter cet adage par toutes les personnes auxquelles il s'était intéressé de trop prêt. A tel point qu'il avait fini par se faire observateur silencieux. Il aimait bien tout comprendre, et, pour ce faire, il fallait parfois être d'une curiosité un peu malsaine.
- Mais tu veux quand même une réponse, je suppose ?
- Evidemment.
- Bien, je t'autorise à ne poser qu'une seule de tes questions, à laquelle je répondrai, promis.
- Sans mentir ?
- Sans mentir. Je t'ai déjà dit que je ne te mentais jamais.
Il sourit. C'était trop facile de la piéger. Lutha avait beau être intelligente, il la connaissait trop bien et était capable de la déchiffrer comme un livre ouvert.
- Pourquoi tu es allée là-bas ? Demanda-t-il donc d'une voix suave.
Il nota sans peine le fait qu'elle levait les yeux au ciel, gardant malgré tout un sourire en coin.
- Tu sais que tu es pénible, John ?
- Tu me le dis souvent. Alors ?
- Tu connais déjà la réponse, de toute façon.
- Mais je pense que ça ne peut pas te faire de mal de le dire à haute voix.
Elle se passa une main dans les cheveux. Natacha les lui avait à nouveau raccourcis le matin même pour éviter qu'elle ne les eût tout le temps dans les yeux.
- J'avais envie d'espionner Black, finit-elle par marmonner d'un ton contraint.
- Et pourquoi ?
- Tu n'avais droit qu'à une question.
Il rit devant l'air de défi qu'elle lui adressait.
- De toute façon, je le sais déjà, la nargua-t-il donc avec un petit sourire. Tu as changé d'avis à propos des raisons que tu t'étais trouvées ?
Les raisons, elle ne les lui avait pas exposées clairement, mais il avait fini par toutes les comprendre avec le temps. La raison principale étant sans doute que Sirius Black était un sang-pur et que si la famille de Lutha l'apprenait, cela ne se passerait sans doute pas très bien. Il restait toutefois persuadé que c'était le tremplin qui pourrait permettre à son amie d'échapper à l'emprise de ladite famille.
- Non, les raisons sont toujours là.
- Mais ?
- J'ai décidé de suivre le conseil que tu m'as donné pendant les vacances. Profiter du temps qu'il me reste avant la fin de l'année. Et puis... comme j'ai entendu Natacha le dire un jour : "faire du lèche-vitrine et essayer, ce n'est pas acheter". Ne t'avise surtout pas de mal interpréter cette phrase.
Il lui adressa un large sourire. Elle aussi le connaissait trop bien. Quand on passait sept ans à ne rester qu'avec une seule personne pendant dix mois de l'année, on finissait forcément par connaître par cœur le comportement de l'autre.
- Donc, en résumé... tu veux fréquenter Black ? Lui demanda-t-il, réprimant une forte envie de rire en prévoyant sa réaction.
- T'es malade ?! Jamais de la vie ! Je répondrai juste à ses provocations si provocations il y a, parce que c'est amusant et que je vais pas me laisser faire par un imbécile !
- Ouiiiii, bien sûûûr... et puis tu iras passer du temps près de lui dans son dortoir sous forme de chat, parce que c'est innocent comme activité, bien sûûûr...
- Tu as dit deux fois bien sûr.
- Bien sûûûr...
- Jonathan, je crois que tu n'as jamais été aussi chiant que cette année. Tu dois avoir une maladie qui se développe parce que ça empire.
- Bien sûûûr...
- ... je crois que je vais faire des runes et arrêter de parler le temps que tu te remettes en marche, hein...
Le jeune homme ricana et attendit patiemment qu'elle eût ouvert son syllabaire runique avant de l'interrompre à nouveau.
- Lutha, tu ne m'as toujours pas raconté ta soirée.
Elle leva les yeux au ciel avec une lenteur exagérée.
- Excuse-moi, ça m'avait échappé. Mais vois-tu, je pensais que sur ton front, il y avait marqué "meilleur ami", pas "journal intime".
- Uh ? Ce n'est pas la même chose ? Demanda-t-il en se grattant la tête d'un air pensif.
- Bah, je commence à me dire qu'un journal intime a plus d'avantages, finalement. Pas de questions, pas de commentaires, pas de réflexions horripilantes...
Il posa une main sur son cœur, feignant d'être très peiné.
- Ça m'anéantit, ce que tu me dis là.
- Mais oui, mais oui...
- Non mais vraiment !
- C'est ça, c'est ça...
- Tu ne te soucies même pas de moi, hein ?
- Mmh mmh...
Il se tut quelques instants, réprimant à nouveau son envie de rire. Elle avait commencé à étudier un texte et sortait sa plume pour l'annoter.
- Je sais bien que tu lis pour m'ignorer, et que ça marche à la perfection, mais là, je pourrais faire un malaise cardiaque que tu ne t'en rendrais pas compte.
- Mmh...
- Tu ne m'écoutes pas du tout, hein ?
- Si si, répondit-elle d'un air absent.
Il sourit. Il adorait faire ça.
- Donc ça ne te choque pas si je te dis que hier soir, j'ai surpris McGonagall faire du gringue à Flitwick pendant que Slughorn tressait les poils de queue d'un d'éléphant rose ?
- Non non... Qu'est-ce que t'as dit ?!
Il se laissa tomber sur la table en frappant celle-ci du point, les larmes aux yeux. S'il avait une activité favorite en dehors de remplir ses petits carnets, c'était bien celle-là.
- Ah la la... ça marche à tous les coups.
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- Eh ! O'barton !
La jeune fille se retourna et haussa un sourcil de surprise en voyant qui l'avait interpellée.
- Black ? Sirius ?
- On peut se parler deux minutes ?
- Euh... oui oui.
Elle se planta face à lui, le regard perplexe. Que pouvait-il bien lui vouloir ? Il prit une grande inspiration avant de se lancer.
- Ecoute, je ne vais pas y aller par quatre chemins : pour James, si on met Evans de côté, nous sommes ce qu'il a de plus cher, et il n'a pas l'intention de nous voir moins. Je sais que c'est dur, mais il va falloir te faire une raison et arrêter de te plaindre à ta rouquine d'amie, parce que ça fout la merde entre eux, et vu le temps qu'ils ont mis avant que ça marche, je vais pas te laisser ruiner le moral de mon meilleur ami. Remus a été honnête avec toi et tu vas t'en remettre, mais c'est pas en faisant ça que ça passera. Crois-moi, avec un autre mec ça aurait pu être bien pire. Alors ne sème pas l'embrouille entre James et Lily.
Suffoquée, elle le dévisagea. Il avait l'air parfaitement sérieux et convaincu de son propos. Et de quoi il se mêlait d'abord ?! C'est sûr, lui, il n'avait jamais eu à se remettre d'un râteau ! Avec un physique pareil, c'était plutôt lui qui en infligeait souvent, alors de quel droit se permettait-il de lui faire la leçon ?! Lily était son amie la plus proche, elle avait bien le droit de compter sur un peu de soutien de sa part, non ?
- Non mais pour qui tu te prends ?! Tu crois que tu peux me dire ce que tu penses parce que t'es meilleur que moi ?! Mais va te faire f***, Black !
Elle tourna les talons et partit d'un pas rageur tandis qu'il criait dans son dos :
- Tu seras contente quand tu devras consoler Evans !
Ah l'enfoiré ! Et elle se priva pas de l'en informer avant de disparaître dans la salle commune des Gryffondors.
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Un petit rire se fit entendre derrière le jeune homme.
- Ma foi, Black, on pourrait presque croire que tu sais parler aux femmes...
Il se retourna pour affronter le regard rieur de Lutha Layos. Il devait lui reconnaître que, comme lui, elle savait exactement intervenir au moment où il avait le moins envie de la voir. Elle était assise sur le rebord d'une fenêtre, ses jambes se balançant dans le vide, et elle le scrutait avec intérêt. Il respira à pleins poumons deux ou trois fois avant de lui répondre.
- Dis-moi, pour quelqu'un qui ne voulait plus que je l'importune, tu me croises un peu trop facilement, lui lança-t-il en désignant le couloir d'accès à la tour des Gryffondors. Qu'est-ce que tu fais là ?
Elle fronça les sourcils. Apparemment, elle n'avait pas réfléchi à la réponse à cette question. Cela lui tira un sourire satisfait. Il savait bien qu'au fond, une part d'elle souhaitait laisser tomber le masque. D'ailleurs, Float lui avait donné carte blanche le jour du nouvel an, même s'il se serait de toute façon passé de cette "permission".
- Je me balade, finit-elle par répondre d'un ton neutre. C'est dimanche, la journée idéale pour explorer le château, non ? Enfin, toi, de toute évidence, tu préfères faire ça la nuit avec tes amis...
Il ignora la remarque et poussa un peu plus loin pour tester son humeur.
- Et c'est vrai que le château est si petit que c'est une coïncidence peu surprenante que nous nous croisions pile devant l'endroit où je vis la plupart du temps.
Elle le fixa avec un petit sourire moqueur et il le lui rendit.
- Tu sais quel est ton problème, Black ? Tu es trop mégalo. Si tu penses que tu es le centre du monde quand tu t'adresses aux autres, comme à cette pauvre O'barton, à qui tu as clairement fait comprendre "Moi, je t'aurais jetée comme une malpropre alors estime-toi heureuse que Remus t'ai dit qu'il ne voulait pas de toi", je disais donc, si tu penses que tu es le centre du monde, ça ne donne pas envie aux gens d'écouter ce que tu as à leur dire. Tu devrais essayer l'empathie, ça te ferait le plus grand bien.
- Je croyais que tu n'y connaissais rien en relations sociales ?
Elle eut un geste du bras comme pour le désigner.
- C'est clair que je pensais être au niveau zéro, mais apparemment, toi, tu es au sous-sol.
- De toute évidence, tu as encore des progrès à faire, question métaphores... Et que me conseilles-tu donc, à part confronter directement la fautive principale, dans cette affaire ?
Il la vit hausser un sourcil amusé.
- Oh, c'est vrai que O'barton a sûrement fait exprès de tomber amoureuse de Remus puisqu'elle savait que ça rendrait la relation entre Potter et Evans plus compliquée. Après tout, ce n'est pas comme si elle en pinçait pour lui quasiment depuis la première année...
Sirius se sentit soudain ridicule avec le petit discours qu'il avait servi à la préfète quelques instants auparavant. C'était vrai qu'il n'avait pas vraiment envisagé la situation sous cet angle-là, sans y réfléchir comme si... et bien comme s'il n'était pas le centre du monde. Il se sentait encore plus ridicule de constater que Layos, avec son manque évident de compétences en matière de communication, avait parfaitement raison. Vexé, il réitéra donc sa question :
- Et donc, toi, puisque tu sembles si maligne, que ferais-tu ?
- Je dirais à Remus de passer plus de temps avec ses merveilleux amis Serdaigles.
- Donc tu es de leur avis ?! S'exclama-t-il, révulsé. Je pensais que tu soutiendrais Remus !
- Mais c'est ce que je fais, mollusque sans cervelle. Sauf que le discours que je pourrais faire à O'barton serait bien plus percutant que le tien. Elle apprécie Remus et Evans, dans tout ça, alors pour la toucher, il faut qu'elle voit que son comportement les blesse, eux. Tout ceci mis à part, à mon avis, même Potter préférerait de temps en temps avoir des moments d'intimité avec Evans, sans vous ni O'barton.
Le Gryffondor garda le silence quelques instants, réalisant que le raisonnement de la jeune Grecque à propos de la préfète n'était sans doute pas si incohérent que cela. Il avait toutefois plus de mal à s'imaginer lâcher son meilleur ami une seule seconde pour le laisser avec la rouquine.
- Et pourquoi me donnes-tu ce conseil ? Sourit-il finalement après avoir décidé d'adopter sa solution.
- Tu as vraiment les capacités de réflexion d'un poulpe, Black... Je tiens à aider Remus, même si je pense qu'éviter de vous fréquenter ferait vraiment du bien à ses aptitudes intellectuelles...
Le jeune homme sourit plus largement en observant la fausse expression de dédain qu'elle affichait. Il devait admettre qu'elle était très convaincante dans son rôle. Il avait d'ailleurs commencé par complètement se faire avoir avant de réaliser que tout cela n'était que comédie.
- Mais pourquoi me le donnes-tu à moi, et pas directement à Remus ?
Elle ouvrit la bouche pour répondre mais il ne lui en laissa pas l'occasion et enchaîna :
- En fait, tu commences à bien m'aimer, hein ? C'est parce que tu as de plus en plus de mal à garder ton masque avec moi ?
Il regarda avec une fascination malsaine les muscles de sa mâchoire se contracter et ses sourcils se froncer.
- Là, c'est le moment où tu vas me dire quelque chose de vraiment blessant sur ma famille, ou sur mes amis et tu vas ensuite partir sans me laisser l'occasion de répondre, frustrée que notre petit jeu n'ait pas duré plus longtemps, c'est ça ?
Elle serra les lèvres sans répondre, les yeux luisant de colère. Il ne put résister au plaisir de la narguer.
- J'ai bien compris comment tu fonctionnais, Layos. Et crois-moi, le bâton, je ne vais pas le rapporter pour que tu me frappes à nouveau avec. Assume un peu ton envie d'envoyer le monde se faire f*** et arrête de te cacher derrière cette façade de froideur digne d'un Serpentard. Float a été plus chiant que moi ? Tu ne sais pas jusqu'où je peux aller, mais sois sûre que je ne m'arrêterai pas tant que je n'aurais pas obtenu ce que je veux.
Il attendit sa réaction avec intérêt, se demandant si elle allait l'agresser verbalement, physiquement ou si elle allait tout simplement tourner les talons. Elle n'en fit rien.
- Et qu'est-ce que tu veux ? Demanda-t-elle d'une voix un peu tremblante.
Il réfléchit à la question, pris au dépourvu. Ce qu'il voulait, c'était qu'elle fût avec tout le monde comme elle était avec Float et Remus. Il voulait qu'elle n'hésite pas à faire à haute voix les réflexions qui, de toute évidence, lui traversaient l'esprit. Il voulait qu'elle pût s'affranchir de ses entraves, qu'elle se libère de la prison qui la forçait à agir ainsi. Il s'apprêtait à le lui annoncer lorsqu'elle lui coupa l'herbe sous le pied.
- Ne réponds pas, Black. Ce que tu veux, en fait, c'est faire ce que tu n'as pas réussi à faire pour ton petit frère, n'est-ce pas ? Et tout ça tombe sur moi parce que j'ai eu le malheur de ne pas te serrer la main dans le train le jour de la rentrée ? Je vais t'apprendre un petit truc : je suis réellement froide et désagréable, et tu t'acharnes contre un mur.
Elle fit volte-face et s'éloigna sans mot dire. Exactement comme il l'avait prédit. Sauf qu'elle frappait de plus en plus juste à chaque fois
- A la prochaine fois que tu auras envie de te sentir un peu libre ! Lui cria-t-il en la regardant s'éloigner.
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Lutha ignora la dernière réflexion du Gryffondor et s'engouffra dans la première salle déserte qu'elle trouva. Elle tendit ses mains devant elle. Ses doigts tremblaient. Elle n'était même pas en colère contre Black. Elle l'avait plus que largement sous-estimé. Incapable de se retenir, elle n'avait cessé de continuer à jouer avec lui. Et il avait parfaitement saisi le manège pour finir par lui imposer son propre rythme. Au fond, elle était plutôt impressionnée par la manière dont il avait retourné la situation. Il avait tout compris, comme il avait compris qu'elle finirait inévitablement par se laisser aller à lui répondre. A part éviter de commencer elle-même les discussions, comme elle l'avait aujourd'hui fait, obtenant ce brillant résultat, elle n'avait aucun moyen d'empêcher ça d'arriver.
Par les neufs morts ! Elle détestait cette situation en même temps qu'elle l'adorait. Il l'avait parfaitement perçu : le frisson de liberté qu'agir ainsi faisait courir sur sa fourrure valait largement le risque. Sauf que pour Black, tout ça ne restait qu'un jeu, au mieux, l'expression de sa frustration pour ne pas avoir été capable d'aider son cadet, comme elle le lui avait si aimablement fait remarquer.
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- Où étais-tu ? J'avais un besoin crucial de ton avis sur la culture des artich... Lutha ? Tu vas bien ?
Elle hocha la tête et Jonathan la dévisagea, peu convaincu.
- Laisse-moi deviner, c'est Black ?
Il la vit sans surprise acquiescer à nouveau d'un air las. Elle avait le regard un peu absent. Il ne savait pas vraiment quoi lui dire, alors il se contenta d'attendre. Au bout de cinq minutes à fixer le vide, elle finit par le regarder avec un petit air soucieux.
- Il faut absolument que je trouve un moyen de pression sur Black. Zephyr et toi, vous aviez raison, comme d'habitude... je ne peux pas résister à la tentation. Mais je ne dois surtout pas continuer. Le pire, c'est que j'ai déjà envie de m'énerver à nouveau contre lui...
Elle s'écroula sur la table avec une expression malheureuse. Son meilleur ami hésita ; il ne l'avait jamais vue comme ça. Il finit par lui pincer la joue en prenant l'air tout aussi malheureux qu'elle.
- Et les concours de répartie avec moi, ça ne vaut plus rien, à côté ? Tu me relègues à la poubelle ? Tout ça parce que lui, il a une belle crinière brune ?
Elle ne put retenir son sourire.
- John... Je t'ai déjà dit que franchement, comme meilleur ami, tu es le meilleur ?
Il quitta aussitôt son attitude peinée pour lui adresser un clin d'œil enjoué.
- J'ai trois réponses pour cette question, laquelle veux-tu entendre ?
- La bonne ? Tenta-t-elle en se redressant légèrement.
- Les trois le sont. Je suis incapable de ne serait-ce qu'élaborer la pensée d'une mauvaise réponse qui ne vaut pas le coup.
- Ton orgueil ne faiblit pas. Je t'écoute.
- Premièrement... Tu ne me le dis pas assez souvent. Deuxièmement... Je sais, merci de le reconnaître. Troisièmement... Honnêtement, je crois que c'est la première fois que tu me le dis.
Il la vit le regarder d'un air parfaitement blasé et sourit, satisfait.
- Je devrais arrêter de te demander de me répondre. Je ne sais pas pourquoi je m'entête encore à le faire, lâcha-t-elle en lui tirant la langue.
- Moi non plus.
- Enfin... en attendant de trouver quelque chose, je vais essayer de rattraper le coup avec O'barton. Black a vraiment fait de la merde sur ce coup-là. Et je tiens à ce que mon implication dans la vie d'autres personnes ne devienne pas un travail gâché par ce lombric décérébré.
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Le lendemain, lorsque Lutha et Remus arrivèrent en runes, ils se laissèrent tomber côte à côté avec un identique soupir. Le Gryffondor ne put retenir un sourire et interrogea son amie :
- Et toi, qu'est-ce qui te fait pousser ce long soupir à fendre l'âme ?
Elle ferma les yeux et marmonna :
- Oh, rien de très très grave.
- Pourtant, ça a l'air de drôlement t'ennuyer.
Elle leva les yeux au ciel en lui adressant un sourire en coin.
- J'y survivrai, c'est l'essentiel. C'est plutôt pour toi que je m'inquiète. Tu sais, tu es le bienvenu avec John et moi si tu as besoin d'un moment sans être le sujet d'une mésentente. Crois-moi, ça passera vite.
Il soupira à nouveau. Il aurait bien aimé la croire, mais, en voyant le regard furieux de Mary le matin même, il avait du mal à penser que ce serait vite oublié. Il regarda la petite Grecque avec attention. Elle se mordillait les lèvres comme pour se retenir de dire quelque chose, mais elle prit finalement une grande inspiration avant de lâcher d'une traite.
- Fais-moi confiance, ça va s'arranger, et rien de tout ça n'est ta faute.
Elle frissonna sous son regard surpris.
- Tu te sens bien, Lutha ? S'inquiéta-t-il.
Elle lui sourit.
- Oh, très bien, j'essaye de m'habituer à dire des choses aimables sans rajouter une énorme vacherie derrière. C'est beaucoup plus dur qu'il n'y paraît, tu sais ?
Il éclata de rire avant d'avoir pu se retenir au moment même où le professeur de runes anciennes entrait dans la classe. Elle jeta un regard un peu sévère au duo et s'installa pour commencer son cours en leur jetant de petits coups d'œil suspicieux régulièrement, les empêchant de continuer à bavarder.
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Lily laissa échapper un long soupir an observant d'un air morne ses notes d'arithmancie. Depuis deux semaines, l'ambiance était insupportable. Et évidemment, la faute semblait lui revenir. Mais était-ce sa faute si elle ne voulait pas que sa meilleure amie déprime ? Pour cette raison, elle se prenait la tête avec son petit ami. Était-ce sa faute si elle voulait passer du temps avec ledit petit ami ? Pour cette raison, elle se prenait la tête avec sa meilleure amie. A part menacer Remus Lupin pour qu'il acceptât de sortir avec Mary, elle n'avait encore trouvé aucune solution miracle pour arrêter de se disputer avec ces deux-là. Et, en plus, depuis une semaine, Mary était vraiment d'une humeur exécrable. Si Lily ne lui avait pas toujours parlé avec toute la diplomatie qu'elle avait en réserve, elle aurait cru qu'elle avait jeté de l'huile sur le feu sans le faire exprès. Heureusement que Remus agissait intelligemment dans toute cette histoire. Il évitait la plupart du temps la compagnie des Gryffondors, préférant attendre que la tempête se calme en passant du temps avec Lutha Layos et Jonathan Float. Mais cette situation ne pourrait sans doute pas durer éternellement.
- Tu t'en sors ?
Elle leva les yeux avec un sourire en reconnaissant la voix. James était debout à côté d'elle, arborant le même air impressionné qu'il avait toujours lorsqu'il la voyait étudier avec autant d'acharnement. Enfin, pour l'instant, avec tout ce qu'elle avait en tête, elle n'avait qu'une vague idée du contenu des cours qu'elle avait sous les yeux. Elle se secoua pour se remettre les idées en place.
- A peu près. Je n'ai pas tellement envie de travailler, en fait.
Il rit, apparemment parfaitement de son avis.
- Que dirais-tu de laisser de côté nos emmerdants amis pour ce soir et d'aller faire une petite balade rien que tous les deux au clair de lune ? Avec la cape ?
Elle hésita, tentée. Depuis qu'elle avait découvert l'existence de la cape d'invisibilité de James, elle avait non seulement compris comment lui et ses amis avaient toujours échappé aux sanctions, mais elle avait aussi profité de ses avantages pour quelques sorties tranquilles avec l'attrapeur de Gryffondor. Elle avait très envie d'accepter la proposition du jeune homme afin de passer une soirée agréable. Elle finit pourtant par grimacer d'un air désolé.
- Pas ce soir, désolée. J'ai dit à Mary qu'on pourrait se faire un truc toutes les deux, aujourd'hui.
Elle se maudit en voyant l'expression gamine et déçue de James. Il n'insista toutefois pas et reprit vite du poil de la bête, comme toujours.
- Bah, ce n'est pas grave, je suis sûr que Sirius aura de bonnes idées pour nous occuper ! S'exclama-t-il avec un clin d'œil malicieux.
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- Ecoute, je préfère que tu t'amuses plutôt que de passer la soirée à te morfondre avec moi, alors vas-y.
- Merci ! Tu es géniale !
Lily s'élança hors du dortoir pour rejoindre son petit ami tandis que la préfète se laissait tomber allongée sur son lit avec un début de migraine. Les accusations de Black lui tournaient en tête mais elle ne pouvait s'empêcher de se demander pourquoi elle n'aurait pas droit à un peu de temps pour elle pour digérer son chagrin d'amour. Comme si Black ou Potter y connaissaient quelque chose en déceptions amoureuses.
Maugréant, elle décida d'aller prendre l'air en prétextant qu'elle faisait une ronde dans les couloirs. Ceux-ci commençaient d'ailleurs à se vider et elle menaça d'une retenue les retardataires qu'elles voyaient peu pressés de rentrer dans leurs salles communes. Elle croisa l'autre préfet-en-chef, un garçon plutôt populaire de Poufsouffle, président du club d'échecs. Ils échangèrent quelques mots et elle continua sa promenade.
- Tiens, O'barton, salut !
Elle se retourna, s'apprêtant à réprimander l'élève qui était dehors si tard. Jonathan Float lui fit face, levant les mains en signe d'innocence.
- J'allais rentrer mais je voulais rendre un livre à la bibliothèque ce soir. Tu tombes bien, Je crois que Lutha voulait te parler.
La jeune Gryffondor haussa les sourcils.
- Et de quoi veut-elle discuter ? Elle a bien souligné le fait que nous n'étions pas amies lors de notre dernière discussion.
Le grand blond leva les yeux au ciel avec un sourire amusé.
- Oui, ça lui ressemble bien. Ce n'est pas parce qu'elle n'est pas sociable qu'elle n'a pas de temps en temps envie de communiquer des propos intéressants à ses connaissances. A mon avis, tu devrais venir, au moins juste pour entendre ce qu'elle a à dire, ça pourrait être intéressant.
- Et où est-elle ?
- Dans notre salle commune. Si tu m'accompagnes, je la préviendrai que tu es là.
Ne pouvant s'empêcher d'être intriguée, elle acquiesça. Que pouvait bien lui vouloir la petite Grecque. Elles n'avaient jamais échangé plus de quelques phrases, souvent lorsque Lily était là, ou bien c'était à son sujet. L'une comme l'autre ne cherchait pas à se faire plus d'amis, même si, à son avis, Mary était plus aimable que la Serdaigle. Ce qui, de toute façon, n'était pas bien difficile étant donné que Layos ne parlait amicalement qu'avec Float ou Remus. Le reste de la population de Poudlard avait droit à son ignorance et son mépris, de ce que pouvait en juger la préfète.
Elle réalisa que pendant qu'elle réfléchissait, ils étaient arrivés.
- Attends là, je vais la chercher.
Elle observa l'intellectuel répondre prestement à l'énigme de l'aigle qui gardait sa salle commune et attendit quelques instants. Au bout de deux minutes, elle vit Lutha Layos sortir, enroulée dans une très épaisse robe de chambre violet foncé.
- Tu voulais me parler ? Attaqua-t-elle directement, ayant compris qu'il était inutile de se répandre en politesses avec elle.
La petite Serdaigle la jaugea d'un air sérieux avant de l'entraîner quelques mètres plus loin.
- A vrai dire, je ne comptais pas te parler dans un couloir à cette heure-ci, mais John ne m'a pas trop laissé le choix. Ce que j'ai à te dire est un peu délicat et je ne voudrais pas que tu le prennes mal.
Mary la regarda avec surprise. La jeune fille avait un ton très doux et une voix aimable qui, en plus d'être surprenants de sa part, contredisaient l'expression indifférente de son visage.
- Je t'écoute.
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Lutha observa encore un instant les traits attentifs de la préfète avant de se lancer. Elle mesurait sa voix exactement comme il le fallait, enrobant dans un emballage subtil ce qu'elle avait à dire.
- C'est à propos de Remus. Je sais que ce doit être difficile pour toi de le voir tous les jours lorsque tu veux passer du temps avec Evans, mais lui aussi le vit mal. Il évite ses propres meilleurs amis parce qu'il ne veut pas te mettre, toi, ainsi que Lily et James, dans une position inconfortable. Mais je vois bien que quand il passe du temps avec nous, il a l'air malheureux.
Mary commença à rougir un peu et s'apprêta à répondre. La Serdaigle enchaîna aussitôt, feignant à la perfection un mélange de compassion et de contrition.
- Je ne te demande pas de tout encaisser sans broncher. Je comprends bien que tu ais besoin du soutien d'Evans. Mais elle est plutôt fine, et tu lui as fait comprendre ton point de vue. Je suis sûre qu'elle saura partager son temps pour que tu ne te sentes pas abandonnée. Et puis Remus n'ose plus rester avec ses amis. Si tu lui glissais juste quelques mots, je pense que cela le libérerait, même si lui aussi est assez intelligent pour ne pas t'imposer constamment sa présence.
Avec une intense satisfaction, Lutha vit une expression de culpabilité envahir le visage de la Gryffondor. Celle-ci était rouge de gêne.
- Je... je n'avais pas réfléchi aux choses de ce point de vue là.
Décidant d'asséner la petite touche finale à sa comédie, Lutha répondit :
- C'est normal, tu es parfaitement en droit de ne pas voir les choses clairement dans cette situation. Tu es la principale victime, après tout.
Elle l'observa hocher la tête lentement.
- Je vais réfléchir à tout ça tranquillement.
Elle commença à s'éloigner avec un air perturbé, puis elle s'arrêta et se retourna vers la Serdaigle.
- Je suis contente de voir qu'en dehors de ses idiots de copains, Remus peut compter sur quelqu'un comme toi parmi ses amis. Je ne pensas pas que tu étais si... sensible.
Puis elle partit définitivement, ce qui lui évita heureusement de voir l'horrible grimace qu'avait esquissé la chat-garou au qualificatif de "sensible". Elle enchaîna toutefois sur un sourire. Si sa famille avait su qu'elle utilisait ses talents de comédienne non pas pour satisfaire son ambition mais simplement pour aider un ami, un sorcier qui plus est, elle se serait pris une petite rouste. Elle rentra dans la salle commune en sifflotant, trouvant sans surprise son meilleur ami qui attendait qu'elle lui raconte ce qui venait de se passer, prêt à noter ses commentaires dans son carnet.
Depuis qu'elle avait vu ce carnet pour la première fois - enfin, le premier de ces carnets, puisqu'il ne mettait guère longtemps à les remplir - elle avait été fasciné par le temps que pouvait passer Jonathan à simplement observer les autres pour comprendre comment ils agissaient et fonctionnaient. On aurait dit que rien ne l'intéressait plus que la pensée humaine et les raisons pour lesquelles les gens agissaient comme ils agissaient. Il lui avait avoué être fascinée par la discipline moldue que constituait la psychologie et son ambition était de développer la branche magique de ce métier, persuadé qu'il y avait de grandes découvertes à faire. Les seuls ouvrages moldus qu'il avait chez lui étaient d'ailleurs quasiment tous des livres de théories psychologiques. Enfin... chacun avait ses passe-temps...
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La chaise voisine racla lentement et longuement le sol de telle façon que Lutha ne pouvait feindre de ne pas avoir vu son voisin arriver. Elle leva un regard mauvais vers Sirius Black. Ils ne s'étaient pas reparlé depuis leur dernière altercation mais elle était retournée une fois dans son dortoir pour observer ce à quoi il occupait ses soirées.
- Salut, lança-t-il d'une voix étrangement neutre.
Elle ne répondit pas, pour ne pas changer ses bonnes habitudes. Il s'assit et planta son regard droit dans le sien.
- Je suis très curieux de savoir comment tu t'y es prise pour qu'O'barton s'excuse auprès de Remus, James et Evans.
Elle haussa les épaules en jetant un coup d'œil à la préfète-en-chef, incapable de retenir un léger sourire satisfait. Lorsqu'elle reporta son attention sur le Gryffondor, il la fixait toujours avec les yeux plissés. Son air scrutateur ne lui plaisait pas du tout. C'était un angle d'approche nouveau qui lui rappelait un peu trop Jonathan.
- J'ai sous-estimé tes capacités en relations sociales, en tout cas. Ou alors c'était un coup de chance ?
Elle répliqua avant d'avoir pu se retenir.
- Je n'ai aucune compétence dans ce domaine. Par contre, pour ce qui est de la manipulation, je reconnais que je ne suis pas mauvaise.
Contrairement à elle, il n'avait pas le moindre sourire.
- Tout ça commence à faire beaucoup de qualités appréciées à Serpentard. Alors pourquoi n'y es-tu pas ?
Elle détourna le regard, mal à l'aise par le sérieux étrange du jeune homme. Elle savait parfaitement pourquoi le choixpeau avait préféré l'envoyer à Serdaigle après avoir reconnu à haute voix qu'elle avait des atouts de Serpentard. Une chat-garou n'avait pas sa place dans la maison d'un sorcier qui en avait tué un nombre impressionnant lors d'une des plus meurtrières guerres entre les deux communautés.
Elle respira profondément et croisa le regard interrogateur et soucieux de son meilleur ami. Elle le rassura d'un clin d'œil et se composa un sourire avant de faire face à Black.
- Ce doit être mon manque d'ambition. Si j'en avais plus, ça fait longtemps que tu ne m'adresserais plus la parole. En voulant de la reconnaissance, j'aurais rendu à l'humanité le service de te rendre définitivement muet. Hélas, ma seule ambition est qu'on me fiche la paix. Cela dit, on va peut-être finir par aboutir au même résultat puisque tu n'arrives toujours pas à te mêler de tes affaires.
Il perdit enfin son air si sérieux qui ne lui allait pas du tout pour sourire avec amusement. Lui non plus ne semblait pas apte à résister à une petite joute orale comme celles qu'ils échangeaient depuis le début de l'année. Mais il ne répondit toutefois pas à sa pique et son sourire se transforma en un air reconnaissant.
- En tout cas, merci.
Elle haussa un sourcil perplexe, se demandant quand il avait - une fois de plus - perdu la raison. Son expression changea encore pour devenir moqueuse.
- Merci pour Remus, l'éclaira-t-il. Merci d'être si naturelle et de refuser de porter ton masque de froideur afin d'aider ceux qui comptent pour toi.
Il se retourna alors vers le professeur Spare qui s'apprêtait à commencer son cours tandis qu'une étrange sensation contractait avec force le ventre de la chat-garou. Pour la première fois de sa vie, elle sentit ses joues se mettre à chauffer pour une autre raison que la colère et dut heureuse que personne ne la regardât à ce moment-là. Poussant un bref soupir amusé, elle griffonna sur une boulette de parchemin avant de l'envoyer au travers de la classe.
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Jonathan se retourna avec surprise en sentant une petite sphère entrer en collision avec sa nuque. Il avait pour habitude de ne communiquer de cette façon avec personne. Il croisa alors le regard de Lutha, mélange d'amusement et de résignation et il se retourna vers son pupitre pour ouvrir le message. Deux uniques mots y étaient inscrits de l'écriture minuscule de sa meilleure amie. Deux mots qui lui tirèrent un sourire mais ne provoquèrent aucune surprise.
"Trop tard."
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Un peu plus court que les derniers mais m'arrêter là semblait juste :)
J'espère que vous avez aimé et je m'excuse platement de mon retard avant de répondre aux reviews =D (courtes, mais je fais de mon mieux, j'ai cours tôt demain)
J'essaye la suite d'ici fin septembre, voire mi-octobre selon la quantité de cours.
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Erza Robin - Coucou ! Merci, j'aime beaucoup aussi le ch.21, je crois que c'est mon préféré de ceux que j'ai écrits. Lily... oui et non, je suis d'accord, mais j'ai essayé de faire comprendre pourquoi dans celui-là. J'espère que la suite t'a plu, du coup. A plus =D
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CFLM angel - Merci, ça me fait toujours plaisir :) J'essaye d'être fidèle au caractère de Lutha tout en montrant à la fois les différences de ce qu'elle montre ou pas et sans faire de changement radical dans son caractère.
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The Fanne - ^^ Comme chiens et chats ça faisait un sacré moment que je voulais la caser alors j'ai pas résisté, évidemment :D Merci pour tes reviews, ça me fait très plaisir =)
Oui, John est bizarre et sadique, mais je l'adore ^^ (inspiré de mon vrai meilleur ami, avec mon côté qui aime la psychologie, parce que lui, question tact, c'est pas encore ça ^^)
Pressée mais pas trop vite... AAAH ! Faudrait savoir ce que tu veux ! xD
Oui, tu me le dis à chaque fois, mais je ne me lasse pas de le lire :). Donc voilà la suite et j'espère qu'elle te plaît !
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Morgana Serpentard - Ha ha, merci pour le non-oubli ! Un "j'aime beaucoup" c'est déjà super, même si c'est vrai que je préfère les gros pâtés rigolos à lire ^^
J'aime bien ta vision des choses pour la raison pour laquelle Lutha est plus indiquée, elle me plaît bien. Même si elle, elle pense que Sirius est juste tombé sur la tête (au moins quinze fois quand il était petit ^^). Oui, pour le patronus corporel c'est venu tout seul quand j'écrivais, ce n'était même pas prémédité, mais c'était trop beau pour ne pas le laisser. Elle réalise progressivement où ça la mène, je suppose, après tout, elle a un meilleur ami extra fort en psychologie qui l'a bien formée :D
Oui, les contraires s'attirent, mais il faut des similitudes (qu'ils ont d'ailleurs) sinon c'est trop usant ^^
PS oui, tout le charme de Sirius détraqué... miam miam miam, vive Siriuuuuuus *_*
A pluche !
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MMSSR - Salut ! Merci beaucoup pour cette review qui me fait très plaisir ! :D Je retrouve souvent les mêmes avis ces temps-ci ^^ (début mouais, amélioration, répartie=drogue) ça me fait bien rire. Je jure que je ne fais que coucher mon esprit siphonné sur le papier pour que les chapitres soient addictifs, mais en tout cas je suis contente que ça marche :D. J'espère que tu aimeras tout autant la suite ! Au plaisir de lire une autre review de toi ^^
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Celia123 - Je te confirme, même si je dois admettre que c'est étrange, que les radis à la chantilly sont délicieux (maison et pas trop sucrée, la chantilly, hein).
Merci de voir que tu suis avec plaisir ma fanfic et que tu me demandes la suite... trois fois (quatre si on compte la parenthèse xD). Je sais que je suis pas toujours très rapide mais là avec la rentrée, ce fut dur, mais je fais des efforts, promis ^^. Pour l'évolution, j'espère que ça te plaira :). A bientôt ;D
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Lisou Aure - Chalichalachalut ! J'entame direct, hein ^^
Oui, mais si elle s'était écouté pour la réaction violente, Sirius serait mort et je ne pourrais pas écrire la fin de cette fanfiction, donc elle a été raisonnable, brave petite. Promis, je n'abîmerai (plus trop) Remus, enfin, je vais essayer xD. Mais tu auras le droit de le consoler, sinon.
Lutha ne mangera jamais autant que moi je mange ^^ (bah oui, je me suis inspirée de moi pour son estomac élastique xD). A tel point que mon meilleur ami a depuis longtemps classifié cet estomac comme estomac masculin mais bref, passons sur cette info inutile :D
Un renard pour John ? ça pourrait, mais je n'y ai pas encore rélféchi, je le ferai, promis. Oui, il est un maître dans l'art d'être chiant, mais en plus, il le fait exactement au bon moment et y ajoute une bonne touche de subtilité que, si Sirius l'a, il n'applique clairement pas ^^.
Mais euh, je ne suis pas si sadique ! (va pleurer...) et puis moi ça me fait rire d'abord... hum... bon ok, je suis une sadique finie :D
Moi j'aime Tonks, na ! Mais bon, elle est trop jeune pour apparaître dans cette fic (ça ferait de Remus un pédophile alors bon... on va éviter)
Le truc en moins de la fic miroir par rapport à la première... c'est Anyka ! C'est elle qui me fait mourir de rire à chaque chapitre xD.
James=cerf, Remus=nounours, Lily=tigre, on est d'accord (de même que Sirius et Lutha en train de détruire leurs peluches en combat singulier :D). John je le vois plus regardant le bébé en train de se demander comment ça fonctionne ^^
Sur ce, à très bientôt j'espère :D (et mille pardons pour le retard, je le referai plus, promiessai ! - ça veut dire que je vais essayer -")
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Eli Serpentard - Salut ! merci pour tes trois reviews, ça me fait toujours plaisir :D
J'aime bien James, je trouve qu'il y a beaucoup à exploiter dans le personnage avec ce que nous a laissé JKR, même si c'est vrai qu'il n'a pas que de bons côtés. Quant à Peter... nan, désolée, même en faisant des efforts, j'aime trop Sirius pour arriver à apprécier Peter, pourtant j'ai essayé ^^
Je vais continuer en tout cas, promis, et j'espère que ça continue de te plaire ;)
Tchou !
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Moi - J'avoue que quand j'ai lu tes deux reviews, ma première pensée a été... "elle était droguée quand elle a écrit ça ou quoi ?" et puis après j'ai lu que tu étais fatiguée et j'ai compris, donc je vais répondre à tout ce qui est pertinent (et peut-être un peu plus :D)
Sans wifi pour lire des fanfictions ? Je compatis, ça mérite un chocolat, dommage que je n'en ai plus :p
Pour l'expression, je vais essayer de ne pas te la piquer, mais pour l'alphabet, j'ai essayé, c'est trop long, puis personne comprenait rien, alors je vais continuer à utiliser tes lettres, hein. Sans rancune ? ^^ (mais lire la partie là-dessus m'a bien fait rire, je dois dire)
Le sable me réussit ? Oui... il réussit à faie que le soir je crève tellement de chaud que j'écrivais en tenant l'ordi à bout de bras pour pas me chauffer les pattes ^^ (mais oui, j'étais très fière de ce chapitre - mon préféré).
Rêvé de ma fic ? Je serais curieuse que tu me racontes le rêve :D (mais oui, ça peut être flippant, mais on va juste dire que ça me fait plaisir que tu l'aimes assez pour en rêver ^^)
C'est dingue comme la vision de fraises au chocolat m'a donné faim d'un coup... donc sache que je t'exècre pour ça ^^
Du coup... au plaisir pour le prochain chapitre ? :D
Ne perdons pas les bonnes habitudes : Ornithorynque ! Mouhahahaha !
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betouni - Une parfaite inconnue que je ne peux toutefois qu'apprécier puisqu'elle dit du bien de mes écrits ;D
Merci pour ton commentaire, comme toujours ! J'étais très fière de mon chapitre, donc contente que tu l'ai aimé. J'espère que celui-là te plaît aussi :).
Mon poisson rouge m'a dit qu'elle avait toujours son chalumeau pour les futurs chapitres, donc sois rassurée pour ce qui est de la durée d'attente (enfin, pas trop inquiète en tout cas :D)
A peluche !
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AnkaaBlack - Pour te citer... "La seule pensée qui m'est venue à l'esprit quand j'ai lu" ta review, c'est... Oh que cette fille est folle... oh que j'aime cette fille ! J'adore ta théorie, même si je n'ai absolument pas envisagé les choses sous cet angle en écrivant. par contre, le fait que penser à Sirius marche alors que pas avec John et Zephyr était voulu. Mais en tout cas j'ai bien ri en lisant ton interprétation du coup ! Attendre plusieurs jours ? oO je ne résiste jamais autant pour les fics que je suis. Cinq minutes tout au plus ^^ (mais oui, même effet que le magnum, je suis d'accord)
Je te laisse John sans problème... pour Sirius, va y avoir conflit d'intérêt par contre... je suis pas partageuse :D (MON Sirius, grrrrrrr, gnom gnom gnom !)
Tout le monde me met la pression avec Sirius tel que je l'écrit, alors maintenant j'ai peur de le rater -" (et oui, j'adore Viria, avec ma préférée, son dessin de Sirius avec le Tshirt ACDC *_*)
je crois qu'Ankaachtarbée et PetiteVoixIntérieuredeLyloya (PVIL) vont très bien s'entendre ^^
Désolée pour l'attente du chapitre du coup et merci de tout tes compliments et tout sur ma fic (grand sourire stupide collé sur mon visage)
A très bientôt ? :)
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Neiflheim - Ce serait pas drôle si il comprenait tout de suite... mais bon, il va bien finir par faire le lien un de ces quatre :D. Merci pour ta review ^^
