02/11/14 - 07/12/14

Et ben, ça a pas été de la tarte de trouver des moments pour écrire le dernier chapitre alors je vais essayer d'être efficace pour celui-ci, surtout qu'il s'y passe des petites choses ^^ (je vous préviens, j'ai laissé libre cours aux inspirations de nuit -")

En passant, je remercie tous ceux qui suivent cette histoire (depuis le début ou qui ont rejoint en cours) et ceux qui ont laissé une (voire plusieurs ;D) reviews, car en sortant de mon partiel le plus raté depuis mon entrée à la fac, j'ai passé deux heures à relire les reviews et à regarder mes stats avant de décider que non, je ne me pendrais qu'une fois cette histoire achevée ;D. Donc... MERCI ! (et n'hésitez pas à me laisser des commentaires, même si c'est juste pour me dire "continue comme ça, je suis ce que tu écris" ^^

Enfin bref, je m'y mets ;)
Et ça promet, chapitre quasi-EXCLUSIF Sirius, Lutha ^^
Bonne lectuuuuure !


- Tu ne devrais pas faire ça, Lucy... Tu te fais du mal, se moqua Jonathan en l'observant avec un sourire.

Le jeune fille haussa les épaules d'un air malheureux sans pour autant cesser.

- Vraiment, j'insiste, c'est un cas désespéré. Continuer à croire que ça pourrait marcher est totalement vain.

- Je sais... Mais j'ai tellement envie que ça marche ! S'exclama-t-elle d'une voix plaintive.

- Je serais toi, je laisserais tomber mes espoirs, intervint Lutha en relevant les yeux à son tour.

La joueuse d'échec jeta un coup d'œil à sa droite et poussa un gémissement. Elle n'avait quasiment pas avancé !

- Sérieusement, finit par reprendre John, je ne crois pas que recopier tes notes d'histoire de la magie t'apportera grand-chose. A part Elisabeth, je crois que personne ne peut espérer obtenir un optimal dans cette matière à Poudlard. Pourquoi tiens-tu tant à tout réussir parfaitement ? Tu n'as pas besoin de tout ça pour plus tard, non ?

- Mes parents voudraient que je sois parfaite dans tout afin d'avoir tous les choix possibles. Ils n'arrêtent pas de m'encourager dans leurs courriers et sont persuadés que je vais réussir.

- Bah, c'est mieux que mon père qui passe son temps à me dire de croire que je vais me planter comme ça, si c'est le cas, je ne serais pas déçu, commenta le grand blond avec un sourire résigné.

- Il est vraiment comme ça ?! S'écria Lucy, apparemment choquée.

- Oui, ça rend ma mère complètement dingue, mais bon... on s'y fait. Et puis ce n'est pas vraiment faux, même si c'est un peu spécial comme façon de voir les choses.

- Oui, mais tout de même... il devrait te soutenir un peu, non ?

- Et bien, je suppose que... Lutha ?! Qu'est-ce que tu fais ?!

Ils se tournèrent vers la jeune fille qui, une grimace concentrée sur le visage, fermait un œil en observant un carreau de chocolat qu'elle tenait à bout de bras en direction de la fenêtre. En voyant leur attention se cibler sur elle, elle ramena précipitamment sa main à elle et fourra le carreau dans sa bouche.

- Je tentai d'occulter la fenêtre grâce aux effets de perspective.

- Je croyais que tu avais prévu de t'entraîner aux sortilèges d'Apparition, se moqua Lucy avec un sourire amusé.

Elle fréquentait Lutha depuis des années mais toutes deux se connaissaient très mal. Cependant, elles étaient habituées aux comportements "compulsifs" de chacune. Lucy savait qu'elle n'en apprendrait probablement jamais plus sur son amie mais cela lui convenait ainsi. L'inverse était tout aussi vrai. Quant à Jonathan... c'était grâce à lui qu'elle se joignait à eux régulièrement. Pour elle ne savait quelle obscure raison, il avait décidé en première année qu'elle ferait partie de son entourage. Depuis, ils formaient cet étrange trio.

- En tout cas, même si tu ne t'entraînes pas, tu pourrais au moins faire semblant d'écouter la conversation, se moqua le garçon en tirant la langue à sa meilleure amie.

Lucy attendit en levant les yeux au ciel que la petite Grecque rétorquât que leurs menus soucis l'indifféraient au plus au point. A sa grande surprise, elle n'en fit rien, toutefois. Ses sourcils blancs se haussèrent bien haut sur son front et elle lâcha d'une voix âpre :

- Excusez-moi de ne pas vouloir vous écouter vous plaindre à propos de vos parents !

Avant que l'un d'entre eux n'eût pu ouvrir la bouche, elle sortit en claquant la porte. Ébahie, Lucy regarda le grand blond comme pour chercher une réponse. Celui-ci se frottait la barbe, un sourire incrédule naissant sur ses lèvres.

- Euh... pause ? Qu'est-ce qui lui arrive ?

Il se tourna vers elle, son sourire s'agrandissant.

- Je ne peux pas croire que Black soit en train de réussir... Finit-il par murmurer dans un gloussement amusé.

La joueuse d'échec n'était même pas sûre qu'il lui parlait. Elle ouvrit la bouche pour poser une autre question, mais elle se ravisa en haussant les épaules et se replongea dans son travail. A quoi bon demander ? En supposant qu'il acceptât de lui répondre, elle n'avait pas vraiment envie de connaître la réponse. Elle n'était pas amie avec ces deux-là pour partager ce genre de choses. Elle ne cherchait pas à ce que quelqu'un pût se reposer sur elle.
Elle ne voulait être là que pour une personne et cette personne n'était pas là. Elle l'imagina en esquissant un sourire attendri. Son petit frère n'avait pas de pouvoir magique. C'était un moldu, comme le reste de sa famille, mais, il ne voyait le monde de la même façon que les autres. Il était juste un peu différent dans sa façon d'appréhender les choses, mais les autres gens le traitaient de demeuré. Lucy savait que la seule chose dont son frère avait besoin, c'était tout l'amour qu'elle avait en réserve. Tout le monde avait quelqu'un sur qui compter. Lutha avait Jonathan. Sa mère avait son père. Elle les aimait mais seul son frère avait vraiment besoin d'elle.

- Tu sais, murmura John d'une voix douce en interrompant le fil de ses pensées, tu n'as pas à te justifier. Ni envers toi-même, ni envers les autres.

Elle leva les yeux avec surprise vers le jeune homme. Il souriait, de ce sourire mystérieux qu'il avait parfois lorsqu'il étudiait ceux qui l'entouraient.

- Elle t'apprécie et tu l'apprécies. Mais ni elle ni toi n'avaient jamais cherché plus. Tu n'as pas besoin d'une bonne raison pour ne pas chercher à la comprendre. Certaines personnes sont parfois simplement faites pour bien s'entendre, sans que cela n'aille plus loin. Toutes les formes d'amitié existent et il faut simplement comprendre laquelle est la bonne et l'accepter sans chercher à en faire moins ou plus.

Elle le considéra avec stupeur. Elle savait qu'il était intelligent comme elle savait qu'il étudiait la psychologie depuis des années mais comment avait-il deviné exactement ce qu'elle pensait ?!

- Comment... ?

- Tu es l'un de mes plus anciens sujets d'observation, sourit-il. Je sais déchiffrer tes expressions, tes postures et je connais beaucoup d'éléments de ta vie. Si on excepte Lutha, je n'interviens pas dans la vie des autres, je ne fais qu'observer. Mais je te connais tellement, maintenant, que c'était difficile de résister.

Il lui adressa un clin d'œil et pencha la tête vers ses livres de cours sans aucune transition. La jeune fille resta figée quelques instants et finit par se secouer un peu, comme pour s'éloigner de cette étrange et inconfortable sensation qu'il avait fait naître en elle. S'il réussissait un jour à développer ses capacités de façon à en faire son métier, sa carrière promettait d'être fascinante.

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Lutha s'engouffra dans une salle d'étude inutilisée et observa ses mains. Elles lui avaient toujours indiqué ce qu'elle ressentait quand elle l'ignorait elle-même.
Elles tremblaient violemment. Avec rage, elle les ferma en deux poings et frappa férocement le mur à côté d'elle. Ce genre d'allusion ne l'avait jamais atteinte. Elle avait accepté le comportement de sa famille depuis bien longtemps et l'avait enduré en se construisant son rempart. Son masque. Elle l'avait toujours affiché lorsque quelqu'un parlait de ses proches autour d'elle. Elle avait toujours ignoré ce genre de propos, préférant s'en moquer avec un cynisme à toute épreuve. Seul Zephyr avait jamais vu ce qu'elle cachait derrière la prétendue dureté et la satisfaction de n'avoir aucune bonne relation avec se famille. Elle-même avait presque réussi à se convaincre qu'elle n'en était que plus heureuse.

- Merde ! Pourquoi maintenant ?!

Elle courba la nuque en serrant les dents. Qu'est-ce qui avait fait sauter le bouchon derrière lequel était enfoui ce sentiment qu'elle croyait éradiqué ? Elle n'avait pas le droit de craquer maintenant !

Son père la terrifiait.
Elle avait autrefois pensé que si elle devenait suffisamment forte, il la reconnaîtrait à a juste valeur et l'accepterait telle qu'elle était.
Sa mère feignait d'ignorer son existence.
Combien de fois dans ses jeunes années n'avait-elle pas essayé de s'attirer un seul sourire de cette femme.
Ses aînés la méprisaient.
Elle se souvenait de toutes les fois où elle avait espéré qu'un, un seul d'entre eux prît son parti.
Ses frères et sœurs de portée tentaient d'effacer ses différence.
Elle avait essayé de ne pas créer de conflit avec eux. Elle avait tenté de leur montrer qui elle était en se disant à chaque fois qu'au moins Luthen comprendrait.
Elle avait eu tous ces espoirs. Elle avait voulu cette famille. Mais elle ne l'avait jamais eue.

Elle frappa à nouveau le mur, s'écorchant les doigts.

Elle faisait avec ! Elle avait toujours fait avec ! Elle avait Zephyr ! Il avait toujours su l'aider quand elle avait mal.
Mais Zephyr n'était pas là.

- Ressaisis-toi, Lutha ! Gronda-t-elle. Tu n'es pas une pleurnicharde ! Tout ça ne t'atteint pas ! Tu t'en fiches ! Tous t'indiffèrent ! Et tu les méprises parce qu'ils n'ont pas ta force ! Tu n'as pas à leur montrer !

Elle se força à respirer calmement et sentit son cœur rater un battement en entendant quelqu'un taper dans ses mains avec lenteur.

- Magnifique démonstration d'auto-persuasion.

Elle se raidit. Pourquoi fallait-il qu'il fût là à ce moment précis ?! Elle pivota sur elle-même et réalisa qu'il devait être ici depuis le début étant donné que ses affaires de cours étaient étalées sur un bureau dans un coin. Comment avait-elle pu ne pas le sentir ? Ni l'entendre ?
Sans lui laisser le temps de reprendre ses esprits, Sirius Black tendit l'index vers elle, l'air décisif.

- Je reconnais que ton caractère pourri, tes sarcasmes, et même le fait d'être volontairement désagréable font sans doute partie intégrante de ta vraie personnalité et c'est bien regrettable. Mais... insensible ? Indifférente aux opinions des autres ? Froide ? Snob et égoïste ? Tout ça c'est ton masque ! Et je viens d'en avoir une sacrée preuve !

Elle demeura pétrifiée. Elle ne savait plus quoi dire. Elle avait l'impression que l'intervention de Black avait complètement désactivé son cerveau. Une part d'elle préparait déjà tout un arsenal de répliques cinglantes pour répondre à la provocation. Une autre part souhaitait simplement reconnaître qu'il avait raison et s'abandonner à toutes ses émotions. Et la dernière part tentait de reprendre le contrôle de tout cela. Elle avait juste envie de ne plus y penser. Elle respira profondément plusieurs fois sous l'œil circonspect du Gryffondor avant de lâcher de sa voix la plus glaciale possible :

- Excuse-moi, je n'avais pas vu que cette salle était occupée.

Elle fit volte-face, mais elle n'avait pas fait un pas lorsqu'il s'exclama, moqueur :

- C'est ton ultime défense ? Tu jettes toutes tes forces dans la bataille ?

Elle ne répondit rien. Elle se savait incapable de continuer sur le même ton froid. Il avait gagné. Ils le savaient tous les deux.

- Je t'avais dit que je te laissais un jour de répit. Je t'en ai laissé deux ! Mais à présent, tu ne peux plus porter ton masque avec moi ! Et tu n'as même plus envie de continuer à le porter pour les autres ! Tu veux tellement être toi-même !

Elle se tourna à nouveau face à lui pour lui répondre vertement, s'apprêtant à tirer ses forces de l'expression de triomphe qu'il afficherait inévitablement. Elle recula alors d'un pas, déstabilisée. Il se contentait de la regarder avec un sourire presque émerveillé, semblant attendre et espérer. La stupéfaction devait se lire sur ses traits car il haussa les épaules et son sourire s'étira en coin.

- Je veux juste t'aider, en quoi ça t'étonne ? Ce n'est pas pour t'ennuyer. Je croyais que tu avais compris pourquoi je faisais tout ça ?

- Je pensais que... tu le faisais surtout pour toi, laissa-t-elle échapper dans un souffle avant d'avoir pu se retenir. Pour te prouver quelque chose.

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Sirius resta interdit un instant. C'était bien pour lui qu'il le faisait, mais elle restait la bénéficiaire dans cette histoire et il ne souhaitait pas obtenir uniquement sa propre satisfaction. Le croyait-elle à ce point égocentrique ? Il hésita un instant sur ce qu'il pouvait bien dire. Il s'étonnait que le hasard fît parfois si bien les choses. Elle lui était quasiment tombée dessus. Il s'était isolé pour travailler tranquillement lorsqu'elle avait fait irruption. Il ne savait pas ce qui avait pu la bouleverser à ce point mais il en avait eu la gorge nouée d'émotion. Elle n'était peut-être pas dans le bon état d'esprit pour qu'il assénât le coup final mais il avait senti que c'était le moment ou jamais. Il songea au Serpentard qu'il avait autrefois convaincu. Même s'il ressentait la situation différemment avec Layos, il pouvait s'inspirer de ce qui avait fonctionné avec celui-là.
Il prit la parole d'une voix douce :

- Le seul moyen pour être soi-même sans en souffrir, c'est de s'accepter et d'admettre ce qui nous fait de la peine. Il ne faut pas la rejeter mais la dépasser. On peut toujours compter sur ses amis pour nous soutenir lorsqu'elle devient trop forte. Je suis sûr que Float ferait tout pour t'aider.

Elle baissa les yeux un instant et des mèches blanches lui cachèrent son expression. Il ne savait pas comment elle allait réagir mais il pressentait que ce ne serait pas aussi facile. Lorsqu'elle le fixa à nouveau, une lueur un peu folle brillait dans son regard, mélange étrange d'espoir et de désespoir, de colère et de chagrin, de révolte et de résignation.

- Oui, il m'aiderait. Mais ça ne changerait pas grand-chose.

Il fronça les sourcils. Qu'est-ce qui clochait chez elle ?

- Bien sûr que si ! Crois-moi, avec des amis, tu peux tout faire ! Tu as envie de le faire, je peux le voir ! Alors pourquoi tu ne le fais pas ?!

Il décela un éclat fureur dans le regard qu'elle lui lança et crut pendant un instant qu'elle allait l'attaquer. Il n'y avait plus aucune trace de mensonge sur son visage.

- Ce n'est pas aussi facile ! Se mit-elle à hurler, le faisant sursauter. Ce n'est pas comme pour toi ! Toi, ceux qui te soutiennent sont puissants et nombreux ! Ça ne peut pas fonctionner avec tout le monde ! Alors réalise-le avant d'offrir des solutions inexistantes ! J'aimerais bien, mais c'est impossible !

Il écarquilla les yeux, mesurant la peur qu'il fallait pour déclencher une rage aussi intense chez une personne comme elle. L'envie de la sortir de là était tellement forte qu'elle lui brûlait la poitrine.

- Personne ne peut t'obliger à prétendre que tu es quelqu'un d'autre, affirma-t-il fermement.

Elle éclata d'un rire hystérique et il recula d'un pas. Ses yeux étaient suffisamment brillants pour qu'il vît les larmes qu'elle retenait.

- Il faut croire que si, finit-elle par lâcher d'une voix que l'amertume faisait grincer, sa colère retombant si soudainement qu'il se demanda s'il n'était pas en train de rêver.

Un élan de compassion l'étreignit douloureusement et il s'exclama :

- Je pourrais t'aider, qui que soient tes adversaires !

Contre toute attente, elle esquissa un sourire sarcastique et il ne put s'empêcher de sourire à son tour en songeant qu'il avait visé juste en plaçant le sarcasme parmi les véritables traits de personnalité de la petite Serdaigle.

- J'en aurais presque envie de voir ça, mais non merci, Black. Je suis sûre que Potter tient trop à ta vie.

- Je lui en suis d'ailleurs très reconnaissant.

- Tu m'étonnes...

- Mais je crois que tu me sous-estimes.

Elle leva les yeux et la tête en respirant profondément.

- Je ne crois pas.

Il décida de passer outre. Il réalisait que la peur de la jeune fille était trop forte pour qu'il pût l'effacer en quelques minutes. En revanche, cette peur ne suffisait plus à contenir complètement son caractère. Cela pouvait-il suffire pour que tout finisse par se débloquer ?

- Je peux savoir à quoi m'attendre pour ce qui est de ton attitude ? Demanda-t-il donc.

Elle marqua une longue pause durant laquelle il tenta vainement de déchiffrer son expression insondable. Elle gardait les yeux fixés droit dans les siens sans ciller et il eut tout le loisir d'observer ses iris ambrés aux pupilles légèrement étirées.

- Tu avais raison, Black, finit-elle par annoncer avec une moue amusée.

Il hésita, perplexe. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle se montrât de bonne humeur après cette relance. Par dessus le marché, il ignorait complètement ce à quoi elle faisait allusion.

- A quel propos ?

- Tu es bien plus chiant que Jonathan, et ça, c'est un sacré exploit.

- Je me sens flatté.

- Il n'y a vraiment pas de quoi. Et lui, il a un caractère supportable, encore.

Elle se tut, continuant de le dévisager en silence, immobile, ne sachant sans doute pas quoi dire de plus. Elle n'avait toujours pas répondu à sa question. Il la regarda avec sérieux.

- Ecoute, Layos. Nous ne sommes pas vraiment faits pour nous apprécier mais je voudrais vraiment réussir à te sortir de cette situation. Quoi que ce soit, tu peux demander de l'aide à Dumbledore, avoir la protection d'autres sorciers. Bon, d'accord, il faudra être un peu plus sociable si tu veux les convaincre de t'aider mais je suis sûre que c'est dans les cordes d'une manipulatrice, non ? De quoi as-tu besoin pour t'en sortir ?

Elle soupira longuement avec un sourire désabusé.

- La seule chose qu'il me faut absolument, Black, c'est que tu cesses d'essayer de m'aider. Ça ne va pas plus loin.

Il encaissa difficilement. Il s'était senti si proche du but. Mais à chaque pas qu'il faisait vers elle, elle reculait de deux. Il se demandait vraiment quels pouvait être le contexte de ses problèmes pour que, malgré une envie aussi évidente, elle considérât comme impossible de réussir.

- Tu sais, maintenant, j'ai absolument envie de connaître tout de ta vie, soupira-t-il, frustré.

- Tiens, ça te reprend, rétorqua-t-elle d'un ton mordant, se raccrochant sans doute à cette occasion de le railler. Sérieusement, Black, tu devrais te trouver des passe-temps. Par exemple, chercher la meilleure manière de te suicider.

- Es-tu à ce point dépendante au sarcasme que même dans les situations de "crise", tu te sentes obligée d'en faire ?

- C'est ce qui fait la différence entre nous. Moi, j'ai assez de cervelle pour le pratiquer tout le temps. Toi, il faut que tu te concentres.

- Je vais considérer que c'est un oui. Tu devrais trouver un autre exutoire pour éliminer ton énergie. Celui-ci a une petite tendance à te mettre les gens à dos.

- Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est le but mais...

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Elle se tut. Bien qu'en surface, elle continuât à échanger des piques avec lui, elle n'arrivait plus à décider quel comportement adopter. Elle n'avait pas vraiment le choix, mais elle serait incapable de se cacher entièrement à Black, désormais. Et malheureusement, il était plutôt du genre à attirer l'attention sur lui, ainsi que son meilleur ami, et sur ceux qui les entouraient. Quelque chose qu'il lui fallait à tout prix éviter. A présent qu'il était capable de la voir telle qu'elle était vraiment, le plaisir procuré par les échanges qu'elles pourraient avoir avec lui serait décuplé, comme c'était le cas avec John et Zephyr, et même Remus quelques fois.
Elle se demandait toutefois. Si ce n'était pas seulement pour lui qu'il avait fait tout ça...

- Black, dis-moi... Pourquoi malgré mon vœu évident de ne pas être "aidée", tu t'obstines à vouloir le faire ?

Il la regarda avec un sourire amusé, comme si sa question était idiote.

- Il suffit de voir comme tu es plus heureuse lorsque tu peux être toi-même avec Float, ou même Remus, pour que ça donne envie de te voir tout le temps comme ça. Les gens qui s'enferment dans des contraintes parce qu'ils le souhaitent et en sont heureux, je m'en fiche. Mais ceux, comme toi, qui sont dans une cage, en refusant d'ouvrir la porte, mais tendent le bras à travers les barreaux dès que l'occasion se présente... Je n'ai qu'une envie, c'est d'ouvrir la cage.

Elle resta silencieuse quelques secondes, gardant pour elle son attendrissement amusé.

- Et après tu oses te moquer de mes métaphores... Finit-elle par lâcher.

Elle avait senti dans sa voix la même intonation que lorsqu'elle les espionnait, lui et ses amis, parlant entre eux et se réconfortant avec affection.

- Je ne céderai pas, tu sais... Quelque puisse être ta perception de mon envie de le faire, ça reste impossible.

Il haussa les épaules avec fatalisme, un sourire au coin des lèvres.

- Alors je me contenterai d'être aussi naturel et charmant que d'ordinaire à chaque fois que je te croiserai afin de réveiller la vraie Layos pour être sûr que tu ne l'étouffes pas.

Maudissant l'agréable sensation de chaleur que venait de déclencher sa réponse, la chat-garou se contenta de secouer la tête en levant les yeux au ciel et recula lentement vers la sortie. Elle avait besoin de temps et de Jonathan pour réfléchir à tout ça. A sa grande surprise, Black s'élança à moitié vers elle alors qu'elle approchait de la porte et lui attrapa l'épaule, ajoutant le trouble physique à la tempête qui faisait rage dans son crâne. Il la regarda droit dans les yeux avec intensité.

- Tu sais, Layos, j'étais sérieux en te proposant mon aide. Même si je ne suffis pas, tu peux t'appuyer sur...

Il s'interrompit et l'examina attentivement en fronçant les sourcils. Avec horreur, elle réalisa qu'elle devait avoir rougi et que son cœur battait bien plus vite que nécessaire. Le Gryffondor ouvrit la bouche comme pour s'exclamer mais elle ne lui laissa rien le temps de dire, et, tâtonnant avec ses doigts dans son dos, elle trouva la poignée et détala dans le couloir.

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ooo

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Un désastre.
Cette journée était officiellement à classer dans la catégorie des désastres.
Elle s'était énervée devant Lucy.
Elle avait craqué en présence de Black.
Elle avait échoué à maintenir une quelconque façade en sa présence.
Elle avait rougi devant lui.
Elle avait fui, lui cédant incontestablement l'avantage.

Elle se frappa pour la dixième fois le front sur l'arbre qu'elle avait choisi.

- Tu sais, même en faisant ça un millier de fois, je doute que tu arrives à creuser un trou dans ce tronc. Mais tes efforts sont tout à fait louables.

Elle lança un regard noir à Jonathan qui l'observait, assis par terre, les bras chargés de gâteaux sortis d'elle ne savait trop où. Elle lui avait tout raconté, sans rien omettre. Il avait d'ailleurs paru enchanté de voir qu'elle admettait à présent entièrement avoir des sentiments pour Black. Elle avait parfois de très fortes envies de le frapper. Elle gémit en se laissant aller contre le végétal qui ne lui avait rien demandé.

- Je voudrais me pendre.

- Mais non. Allez, viens là, tu as besoin d'une séance "Jonathan est le meilleur meilleur ami du monde."

Elle sourit malgré elle et vint docilement s'asseoir à côté de lui. Il lui fourra dans les mains une énorme poignée de chocolats.

- Ecoute-moi bien. Tu es la seule qui peux décider quoi faire parce que tu es la seule à pouvoir estimer le danger que tu cours ou que d'autres courent si tu tournes le dos à ta famille. Mais laisse-moi mettre les choses à plat pour toi, puisque de toute évidence, tu n'es pas objective dans ta façon de voir les choses.

Elle hocha la tête et attendit la suite.

- Bien. Premièrement, il est clair que si ta peur de ton père obscurcit ton jugement. Je ne connais pas l'homme, et, même si je suis prêt à croire qu'il vaut mieux l'avoir dans son camp, relativisons. Il n'est pas au même niveau que... disons Tu-Sais-Qui.

Elle grimaça mais ne répondit rien.

- Ensuite, il faut que tu saches si tu as envie d'être toi-même tout le temps ou si c'est juste la présence de Black qui déclenche ça. Si c'est la cas, en l'évitant avec soin, tu as la possibilité de tenir jusqu'à la fin de l'année.

Elle haussa les épaules d'un air désabusé. Le Gryffondor n'avait pas seulement ouvert une vanne. Elle avait l'impression qu'il l'avait bloquée en position "ouverte".

- Troisièmement, je suis plutôt de son avis. Je te préfère heureuse et naturelle. Je tiens tout de même à préciser que je te préfère vivante et cynique à morte et intègre.

- Merci...

- Enfin, dernièrement... je t'aiderai quelque soit ta décision mais je ne peux pas la prendre à ta place. Réfléchis à ce dont tu es capable, aux risques, s'ils valent le coup, aux conséquences à long terme, enfin, tout ce qui suit, quoi...

Elle ne put retenir son sourire. Bien qu'il ne l'eût qu'un tout petit peu aidée, elle se sentait mieux de le savoir à ses côtés.

- Tu n'es franchement pas le meilleur, mais bon, je t'aime comme tu es, sourit-elle finalement en appuyant la tête sur son épaule.

Il lui rendit son sourire avec un air incrédule. Le fait qu'elle n'impose actuellement aucune barrière à ses manières d'agir influait sur des petits détails qu'il appréciait plutôt bien.

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Sirius sourit en regardant les deux Serdaigles assis au pied d'un arbre. Il se détourna de la fenêtre pour observer ses amis. James écoutait Lily lui expliquer pourquoi les instructions des livres de potion bridaient la créativité des préparateurs. Peter avait réussi à obtenir l'aide de Mary sur un travail de sortilèges et Remus lisait paisiblement dans son fauteuil. Il alla s'asseoir à côté de lui.

- Lunard ?

- Mmh ?

- Si tu savais pourquoi Layos se force à agir contrairement à ce qu'elle pense et su tu savais ce qui lui fait peur, tu me le dirais ?

Il connaissait déjà la réponse. Il n'ignorait qu'une chose. Remus jeta un coup d'œil derrière lui pour se donner le temps de réfléchir. Il avait un air embarrassé et un peu triste.

- Non. Je ne te le dirais pas, à moins qu'elle ne le souhaite.

Le batteur haussa les épaules comme pour lui dire qu'il trouvait ça normal. Il était surpris malgré tout. Il ne pensait pas que quiconque à part Jonathan Float connût aussi bien la petite Grecque. Que Remus connût son secret lui paraissait étrange. Il aurait donné n'importe quoi pour le connaître et comprendre ainsi la situation. Il se demandait cela jeune fille allait faire. Il avait besoin, presque autant qu'il l'avait désiré pour son frère, qu'elle cède. Il ne supporterait pas que ce ne soit pas le cas. Il voulait qu'elle accepte son aide et qu'elle reste elle-même. Moqueuse mais pas malveillante. Sarcastique, insupportable, mais incroyablement vivante et ne dédaignant pas les autres.
Il retourna à la fenêtre. Ils étaient toujours là, semblant discuter avec animation, et il se demanda s'ils parlaient de lui. Il préférait ne pas trop penser à ce qu'il croyait avoir perçu avant que Layos ne fuît, quelques heures auparavant. Il était lui-même exalté et dans un état inhabituel, aussi avait-il sans doute interprété le trouble de la Serdaigle. Il n'avait pas envie de se poser la question avant de savoir comment elle allait agir.
Allait-elle venir le lui annoncer ? Ou se contenterait-elle d'adopter un comportement en attendant qu'il le notifie ? Il avait l'impression de ne jamais s'être pris autant la tête pour quelqu'un. C'était à la fois excitant et terriblement frustrant.

Il se redressa soudain en se retournant vers ses amis. Il savait ce qui le détendrait ce soir ! Il s'approcha de James et, s'excusant d'un regard auprès de la jolie rouquine, lui chuchota quelque chose à l'oreille. Son meilleur ami lui répondit aussitôt par un sourire enthousiaste et désigna les deux autres, comme pour demander : "Juste nous deux ou eux aussi ?". Patmol fit le geste qui les montrait tous deux et l'attrapeur acquiesça sans un mot.

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ooo

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- Tu sors ?

Lutha hocha la tête d'un air las.

- Oui, l'air frais me fera du bien et changer de forme aussi. Je n'ai toujours pas réussi à décider ce que je veux faire.

Le grand blond lui sourit avec tendresse et lui adressa un signe de la main en la regardant sortir de la salle commune. Elle attendit d'être sûre que personne ne fût dans les parages et en une fraction de seconde, elle passa sous sa forme féline. En un rien de temps, elle avait traversé la moitié du château, évité tous les imbéciles qui voulaient câliner "ce chat trop mignon" et elle franchissait une fenêtre du premier étage pour sauter dans le parc. Elle songea avec sarcasme que, pour une fois, il ne pleuvait pas dans ce pays.

Laissant libre cours à son instinct, elle passa une bonne heure à pourchasser des oiseaux et des souris dans la forêt avant de se calmer pour se promener au bord du lac tout en réfléchissant. Elle n'arrivait toujours pas à choisir quelle ligne de conduite adopter. Elle aurait donné n'importe quoi pour avoir un petit coup de pouce, quelque chose qui pût l'aider à prendre une décision et à s'y tenir. Un signe, un avis, quoi que ce fût, quelque chose qui lui montrerait quelle direction devait être prise.

Elle s'arrêta soudain, interloquée. Elle avait l'habitude des créatures de la forêt - elle évitait d'ailleurs soigneusement l'endroit où vivaient les acromentules - mais jamais elle n'avait vu de cervidé dans les bois. Et pourtant, à quelques centaines de mètres, un cerf galopait à une allure folle au bord de l'eau. Elle songea à se rapprocher lorsque le vent tourna, lui apportant l'odeur de l'animal, accompagnée d'une seconde qui fit se dresser tous les poils de sa fourrure. Émergeant de sous les arbres, un énorme chien noir apparut, entre elle et le cerf. Le vent tourna à nouveau et le canidé tourna vivement la tête vers elle. Il hésita quelques secondes avant de se mettre à courir vers elle.
Bien que se sachant éventuellement capable de le battre, elle préféra ne pas tenter le diable et opta pour la fuite. Pivotant sur elle-même avec agilité, elle étira puissamment ses muscles et se mit à bondir hors de portée du chien. Elle courait plus vite que lui et elle se réfugia en quelques secondes dans les hauteurs d'un arbre inatteignable pour ce représentant de la race canine. Il s'arrêta au pied du tronc quelques instants plus tard et elle eut tout le loisir de l'observer, se demandant ce qu'un chien faisait à Poudlard. Les seuls animaux autorisés étaient les chats, les crapauds et les hiboux ou les chouettes. De plus, à sa connaissance, la forêt n'abritait comme canidés que de simples loups.

L'animal avait de grands yeux noirs joueurs et il bondissait sur le tronc, langue pendante en aboyant. Lutha regarda avec répugnance la bave au coin de ses babines. Elle n'aimait pas coller aux clichés, mais elle devait bien admettre que les chiens la dégoûtaient. Ils étaient sales, brutaux et stupides. Et celui-là n'allait jamais la lâcher. Il arrêta soudain de faire le fou et elle se pencha la tête en avant pour mieux le surveiller. Sous ses yeux ébahis, la silhouette de l'animal se troubla et changea dans un "pop" sonore.

- Ha ha ! Je me demandais pourquoi tu fuyais, mais j'avais oublié que tu ne pouvais pas me reconnaître. Noisette ?

Pétrifiée, Lutha resta parfaitement immobile tandis que Sirius Black émettait les petits bruits de bouche avec lesquels on appelait habituellement les chats. Elle était littéralement figée de stupeur. Comment était-ce possible ? Un bruit de sabots de fit entendre, suivis d'un deuxième "pop".

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Oh, j'ai croisé Noisette, alors j'ai voulu la rejoindre mais je crois que voir un chien essayer de lui sauter dessus lui a fait peur.

La voix de James Potter se transforma en rire.

- Tu m'étonnes. La pauvre. Elle a dû croire que tu voulais la bouffer. Bah. Laisse, elle finira bien par descendre quand sa frayeur sera passée. Il y a un endroit que je voudrais aller explorer, je t'attends.

Il s'éloigna et la chat-garou entendit un frottement étrange sur le tronc. Quelques secondes plus tard, la tête de Black apparut à côté d'elle, les cheveux complètement ébouriffés, un sourire hilare sur les lèvres.

- Désolée de t'avoir fait peur ! S'exclama-t-il, riant à moitié. J'espère que tu continueras quand même de venir nous voir. Je suis très gentil, même sous forme de chien.

Il se libéra une main pour lui gratter les oreilles et elle ne songea même pas à reculer. Il ne tint de toute façon pas plus d'une seconde avant de glisser et de s'écraser lamentablement sur le sol en riant éperdument.

Lutha attendit un long moment avant de réagir. Elle avait l'impression que tout ce qui venait de se passer était un rêve. La sensation que des dizaines de rouages se mettaient en place dans son crâne était enivrante. Elle comprenait enfin pourquoi les amis de Remus revenaient eux aussi épuisés d'une pleine lune. Elle comprenaient l'origine des surnoms qu'elle avait quelques fois entendus dans le dortoir. Elle comprenaient certaines allusions dans des discussions qu'elle n'avaient pas compris. Elle comprenait pourquoi le patronus de Black avait la forme d'un chien. Elle comprenait l'ampleur de l'amitié qui les liait pour qu'ils eussent pu faire une chose aussi illégale. Elle comprenait aussi qu'elle tenait sa seule chance. Elle tenait son signe. Elle savait où aller.

Après avoir longuement réfléchi à comment elle allait procéder, elle finit par sauter avec souplesse sur le sol et regagna le château tranquillement. Elle restait impressionnée. Des animagi. Black et ses amis étaient des animagi.

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- Par chance, la pleine lune est dans deux jours, ce qui me fournira le moment parfait pour prétendre l'avoir découvert sans qu'ils ne puissent penser songer à "Noisette".

Jonathan se frotta la barbe, cherchant une faille qu'il ne trouva pas.

- Je dois admettre que ce plan me semble irréprochable. Tu as tout organisé, je suis impressionné.

- Merci.

- Je suppose que tu ne changeras plus d'avis maintenant ?

- Non.

Il haussa les épaules avec un sourire amusé.

- C'est ta vie, c'est toi qui choisis comment la vivre.

- Si on peut dire...

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- Salut, miss Sarcasme !

Lutha ne chercha pas à cacher son sourire. Il ne servait à rien de le faire alors qu'il pouvait le faire réapparaître en quelques mots.

- Dois-je déduire en voyant ce sourire que tu as décidé de ne même plus essayer de mettre ton masque avec moi ? C'est une excellente chose. Et bien dans ce cas il ne reste plus qu'avec les autres.

La chat-garou ne répondit rien et désigna simplement d'un signe de tête Spare qui venait d'entrer dans la salle de classe. L'enseignant s'avança jusqu'à son bureau d'une démarche incertaine, l'air fatigué, et commença son cours d'une voix morne digne du professeur Binns. Evidemment, il n'en fallait pas plus à Black pour se désintéresser de lui.

- Pourrais-je savoir ce que tu vas faire, désormais ? Chuchota-t-il à sa voisine.

- Apparemment tu n'as pas perdu l'habitude de te mêler des affaires des autres, rétorqua-t-elle d'une voix mordante sans même le regarder.

- Jamais. C'est un trait de naissance.

- Chacun ses défauts...

- Je veux simplement savoir si l'effort de guerre est terminé ou si tu as seulement reculé jusqu'à la muraille intérieure.

- Sérieusement, Black, arrête les métaphores. Les miennes sont bien mieux, quoi que tu puisses en dire.

- Quand tu auras fini de changer de sujet, tu pourras peut-être envisager de prendre ma question en considération ?

- C'est fait, sourit-elle.

- Et ?

- Et je n'ai pas encore décidé. J'aimerais que tu me foutes la paix au moins quelques jours parce que je ne vais jamais pouvoir me concentrer sur moi si je dois sans cesse surveiller le mollusque que tu es. Ça prend du temps, ce genre de choses.

Il lui sourit avec sincérité et elle sentit mollir.

- Oui, je me doute. Pour le plaisir d'une dernière métaphore, je ne veux juste pas laisser retomber la mayonnaise.

Lutha pouffa derrière ses mains avant même d'avoir pu songé à se retenir.

- Tu te rappelles ce que je t'ai dit quand j'ai surpris ta conversation avec O'barton, Black ?

- Euh...

- Que tu ne savais pas parler aux filles.

- Ah oui. Toi et l'art d'être agréable. C'est un trait de ta personnalité récurent.

- Et bien... tu n'as clairement pas fait de progrès, rétorqua-t-elle sans relever. Me comparer à une mayonnaise... Non mais j'espère que tu n'as jamais sorti ça à une de ces bimbos blondes que tu aimes avoir à ton bras.

Il fronça les sourcils.

-Tu sais quoi ?

- Je suppose que je suis obligée d'entendre ce que tu vas dire ensuite ?

- Je crois bien que si. Je l'ai déjà dit une fois.

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ooo

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- C'était quoi, ce matin ? Un dernier plaisir avant la fin ?

La chat-garou croisa le regard gris insondable de son meilleur ami et devina sans peine ce à quoi il faisait allusion.

- On peut dire ça, oui. Quelle heure est-il ?

Lucy consulta sa montre avant Jonathan.

- Bientôt l'heure d'aller se coucher. Il est vingt-deux heures.

- On finit la partie, tout de même ?

- Evidemment.

Lutha regardait d'un œil distrait les deux autres Serdaigles ordonner à leurs pièces d'aller taillader celles d'en face. Elle se sentit à la fois étrangement calme et incroyablement agitée et avait hâte que la nuit se termine. Au bout d'une demi-heure, Lucy monta se coucher, mais Jonathan resta avec elle jusqu'à quatre heures du matin pour discuter. Puis il finit par se lever à son tour.

- Je suppose que je n'ai plus qu'à te souhaiter bonne chance et à demain ? Sourit-il en la regardant enfiler un pull-over noir sur sa chemise d'uniforme.

- J'imagine. A demain, John. Et merci.

- Tu sais bien que je suis là pour ça.

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- Ah, je suis épuisé, chuchota Peter en se glissant derrière James dans les couloirs déserts du château. Dire qu'on ne va pouvoir dormir que deux heures...

- Au moins, Remus était content, sourit celui-ci en vérifiant sur la Carte que personne ne risquait de les surprendre dans les parages.

Alors qu'ils approchaient de la salle commune des Gryffondors, son regard tomba soudain sur un point immobile près du portrait de la Grosse Dame.

- Euh... Sirius ? Je pense qu'il y a quelqu'un pour toi là-bas.

Il rangea la Carte et ils se rapprochèrent en plissant les yeux à travers la cape. Ils ne voyaient personne. Pourtant la Carte ne se trompait jamais. Alors qu'ils commençaient sérieusement à remettre cette affirmation en question, une petite silhouette sombre émergea de l'obscurité.

- Black ? Sors de sous cette cape, je dois te parler.

Le ton était sans appel et il se demanda ce qui avait bien pu piquer la Serdaigle. Le sang-pur fit signe à ses amis de rentrer sans lui et redevint visible pour faire face à Lutha Layos. Elle attendit que les autres eussent disparu avant de lui faire signe de la suivre. Ils s'isolèrent dans la même salle où il lui avait demandé au début de l'année si elle avait des sentiments pour Remus.
Ils restèrent debout face à face, les mêmes cernes sous les yeux.

- Est-ce vraiment urgent ? Bâilla Sirius, l'esprit embrumé. Il est tard. Que la nouvelle soit bonne ou mauvaise, je suis sûr que je peux attendre demain.

Il plissa les yeux en s'habituant à l'obscurité et ce qu'il vit le réveilla tout à fait. Elle le fixait d'un air calculateur qui ne lui plaisait pas du tout. Elle fit un pas vers lui, franchissant très légèrement la distance qui lui permettait de se sentir à l'aise. Elle l'avait prévenu par le passé, après tout. Elle était manipulatrice. D'une voix suave qu'il détesta à la seconde même où il l'entendit, elle murmura :

- Que les choses soient bien claires, Black. Je t'ai averti plusieurs fois. A partir de maintenant, laisse-moi en paix.

Il allait l'interrompre, mais elle haussa la voix pour l'en empêcher.

- Tu ne me parleras plus, tu ne me provoqueras plus, tu ne feras plus rien qui puisse entrer en contact direct ou indirect avec moi. Tu arrêteras de me suivre et tu n'essaieras pas de découvrir ce que je pourrais cacher.

Il ne sut que répondre. Pourquoi ferai-t-il une telle chose ? N'avait-il pas été clair quant à ses intentions ? Elle devait savoir ce à quoi il pensait car elle enchaîna :

- Et tu feras tout ça... parce que je connais ton petit secret. Je sais exactement où toi et tes amis étiez ce soir. Et si tu veux que je reste la seule à le savoir, tu respecteras mes conditions.

Il la dévisagea avec stupeur. Bien qu'il fît nuit, il distinguait ses traits grâce à la lueur de la pleine lune. Son expression était parfaitement contrôlée, tout comme sa voix et sa posture. Il n'y avait strictement plus rien de spontané en face de lui. Seulement du mensonge. Il avait l'impression d'avoir fait un retour à la case départ. Un élan de rage l'envahit. Il avait été si proche du but et elle gâchait toutes ses chances ! Il avait envie de l'attraper par les épaules et de la secouer violemment pour lui dire de se réveiller. Elle n'avait qu'une vie ! Il fallait qu'elle la vive ! Il ne savait pas pourquoi il se sentait aussi personnellement atteint mais si elle l'avait frappé, la sensation n'aurait pas pu être aussi douloureuse. Il avait cru pouvoir réussir et elle lui claquait au nez la porte qu'il venait d'ouvrir en prenant soin de la verrouiller.

Il lui était arrivé d'être irrité, de répondre d'une voix sèche, voire même d'aboyer après les autres, mais cela faisait des années que sa voix n'avait pas été aussi rageuse. Il se fichait même que quelqu'un l'entendît.

- Sérieusement, Layos ! C'est quoi ton problème ?! Je t'ai vue avant-hier ! Je t'ai vue ce matin ! Tu as apprécié chaque seconde d'empoignade orale que nous avons eue depuis le début de l'année ! Tu étais bien contente que quelqu'un cherche à voir ce que tu vaux vraiment sans s'arrêter à la surface que tu affiches ! Tu ne vas pas me dire que tu tires juste un trait sur tout ça ?!

Il la vit respirer profondément avant de répondre. Elle comme lui étaient conscients qu'elle faisait ça pour empêcher sa voix de la trahir. Et pourtant elle le faisait quand même !

- Exactement, Black. Je tire un trait. Tu disparais de ma vie, puisque tu n'aurais jamais dû y apparaître.

- Sinon, tu révèles à tout le monde ce que tu sais sur moi ? Gronda-t-il d'une voix sourde.

- Pas seulement sur toi, Black, sinon la menace n'aura pas autant d'influence que je le voudrais. Si tu enfreins mes conditions, toute l'école saura comment Potter, Pettigrow et toi vous êtes crus au-dessus des lois et êtes devenus des animagi.

Il brûlait d'envie de la gifler. Elle s'en prenait à James et Peter en sachant qu'il serait pieds et poings liés puisqu'il ferait tout pour les protéger ! Il se sentait trahi. C'était incroyablement douloureux. Il avait cru un petit instant qu'elle l'appréciait, qu'elle le remerciait malgré elle pour l'aide qu'il voulait lui apporter. Mais au lieu de cela, elle l'attaquait en retour !

- Accorde-moi le plaisir d'être encore sincère quelques instants, grogna-t-il en réduisant à son tour la distance entre eux, jusqu'à être à une trentaine de centimètres d'elle.

Il pouvait sentir la chaleur qui émanait d'elle et entendre les battements de son cœur s'affoler. Ou étaient-ce les siens ? Le sang palpitait si vite dans ses tempes qu'il ne savait plus très bien ce qu'il entendait. Il savait juste que tout ce qu'il voulait était qu'elle changeât d'avis.

- Tu as envie que ça se passe comme ça ?

Elle baissa les yeux, augmentant encore sa fureur si c'était possible. Mais elle les releva bien vite d'un air de défi.

- J'ai envie que tout le monde reste en vie.

Elle recula d'un pas pour se mettre hors de sa portée.

- Tu es prévenu, Black, l'avertit-elle d'une voix encore tremblante.

Elle se passa une main dans les cheveux pour se donner une contenance. Il se retint d'interrompre son geste avec violence. Il ne savait pas très bien ce qu'il voulait faire, la rage et la fatigue lui brouillant l'esprit. Indifférente à son état, elle asséna, implacable :

- Demain, mon marché prend effet. Souviens-t'en.

Elle se retourna et il bondit en avant pour lui saisir le poignet d'un geste impulsif. Il allait... Il croisa son regard soudain menaçant et frissonna en la lâchant.

Quelques secondes plus tard, il était seul dans la pièce avec ses pensées. Il était trop surpris pour pouvoir réagir et il avait besoin de dormir. Mais le regard agressif qu'elle lui avait lancé au dernier moment, comme un avertissement, avait été effrayant.
Comme un zombie, il regagna sa salle commune puis son dortoir et se laissa tomber tout habillé dans ses draps. Il se sentait incapable de penser à tout ça tant qu'il n'aurait pas un peu dormi.

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Bon, chapitre un peu court mais je ne pouvais pas commencer le suivant, ça devait couper ici, je pense que ça paraît évident à tout le monde ^^
J'espère que ça vous a plu ! :)
Il est tard et je suis fatiguée donc je passe sans attendre aux réponses aux reviews.

Et désolée du retard mais je croule sous le travail en ce moment alors c'est difficile de tout caser ^^' J'essaye de publier le prochain chapitre avant le nouvel an en tout cas.

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Erza Robin - Bah je n'ai qu'à te dire de continuer à me faire des reviews comme ça alors xD (pleaaaaase !). J'adore Lutha également, c'est de plus en plus marrant et difficile de manier son personnage mais c'est grisant. Quant à Sirius... il me fera toujours craquer moi aussi *_*
Tchou ! ;)

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Karo1215 - Chalut ! Merci de ta review, tout d'abord ^^. Si c'était tendu entre ces deux-là au dernier chapitre, dans celui-là, c'est la corde qui lâche :D. Je suis contente d'avoir illuminé ta soirée et j'espère en illuminer d'autres, même si je sais que c'est dur d'attendre chaque chapitre ! A bientôt ? :D

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Arwinia - Ha ha ! Merci, ça me fait plaisir, comme d'hab ! xD Je pense qu'en s'en rendant compte, il serait amusé, oui, mais surtout exaspéré ^^. Pas de happy end dans ce chapitre, mais la véritable fin de l'histoire est encore loin, même si je ne promets rien en ce qui concerne le caractère joyeux ou non de cette fin (je n'aime pas spoiler :D). Merci pour le câlin et à pluche ! ;)

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Pepoune - Les 23 d'un coup ?! Bah tu dois avoir mal aux yeux ^^. Merci en tout cas, ça me fait plaisir de susciter autant d'enthousiasme ! L'amitié de Lutha et John est vraiment bien, oui, c'est un mélange de mes relations avec ma bande d'amis, en gardant que le positif ^^ (ça fait de John le meilleur des amis possibles xD). Sirius, un masque ? Intéressant, mais je dirais plutôt qu'il a des œillères :D. J'espère que tu as réussi à attendre ! Et la physique c'est génial, c'est trop cool et c'est un des rares trucs qui m'apporte autant de plaisir que l'écriture, na :p ! xD J'espère que tu la verras un jour sous un œil plus clément ! En tout cas, encore merci et à bientôt ? ^^

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- Nan... sérieusement... ce nom de compte... bah c'est juste "toi" xD. Et javais compris tout de suite, entre parenthèses ^^. Je te pardonne pour ton oubli de review mais c'est bien parce que je suis magnanime (et j'exige un cadeau de 5 kg de chocolat pour Noël !). Ma mémoire n'est nullement déficiente, à part quand il s'agit d'oublier son parapluie, ses clés, sa carte depiscine, son repas, sa soupe dans son sac, et... ok, elle est déficiente. C'est quoi le nom du beau médicomage ? En tant que médicomage spécialisée dans les métamorphoses, je l'ai peut-être déjà croisé. Monnayant quelques petits services, je pourrais te fournir son nom xD. Contente que ça te plaise, j'essaye de tout faire évoluer à un rythme correct et avec humour ! :D Et relâche Sirius tout de suite, c'est MON MIEN ! Je confirme pour le "long, éreintant" de répondre à une review longue, mais... c'est tellement agréable de les lire (et même d'y répondre d'ailleurs) que ça compense largement !
Contente que "Il aurait dû s'attendre à tout" t'ait plu :). L'histoire est sortie de ma tête comme ça, je devais l'écrire ^^.
A pluche ? :p Non je plaisante ^^. ORNITHORYNQUE !

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MMSSR - Désolée, la carapace a bien explosé, mais c'était temporaire ^^. Pas trop déçue ? (oui, je suis sadique, et je l'admets). J'avoue que je saisis bien le personnage de Peter et que je le comprends très bien mais j'arrive juste pas à arrêter de le détester vu comme il a ruiné la vie de Sirius. Après, l'un de mes défis pour le futur est d'écrire un OS de son point de vue racontant le pourquoi de sorte à ce qu'on compatisse pour lui ^^. J'espère que ce chapitre t'aura plu, du coup ! A la prochaine ! (ou plutôt au prochain chapitre ^^)

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TheFanne - Merci de me le dire à chaque fois xD. Bah pour mon boulot de toute façon, vous avez pas le choix :p. C'est vrai que le ventre c'est drôle (c'est dû au fait que j'adore les ventres des mecs, y poser la tête est divin, donc il y aura sûrement plein d'autres vues du sublime ventre de Sirius *_*. Des trucs cons, ok, mais ça viendra plus pour le prochain chapitre, celui-là était trop intense pour en coller trop, dsl ^^. Et la suite, la voilà ! :D Tchou !

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Sunshine - :D Merci beaucoup pour ta review ! Contente que ça te plaise et en espérant que ça continuera à te plaire ;D. Voilà donc la suite ! Une auteur accro xD

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BNCocaZero - On peut dire que dans ceux qui commentent de façon bizarre, tu (je crois que je vais dire vous, ce sera plus mieux) avez obtenu un classement élevé tout de suite ;D. J'adhère et j'adopte ! Merci pour cette review en tout cas ! Je suis contente que ça vous plaise. Jonathan est extra, je le reconnais, je pense que je l'adorerais si je le rencontrais ! :D En relisant Eragon l'an dernier, je me suis rendu compte que mes chats-garous étaient très différents, mais bon... ^^. Pour info pour BN... je n'aime pas les chats plus que ça, désolée, c'est juste que je supporte pas les griffes et que je suis super chatouilleuse donc si l'un d'eux m'approche, je suis morte de rire pendant 1/4 d'heure :D. J'espère donc que la suite vous a plu et ne tuez pas ce pauvre chat ;D. A bientôt ! :)

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BibiCool360 - Merci de cette review brève mais que du positif ! Ça me fait toujours plaisir ! Peut-être à un de ces quatre chapitres ^^

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Chloris - Nan mais... sérieusement... si tu continues, les réponses, rien qu'à tes reviews seront plus longues que le chapitre lui-même xD. Comme je suis fatiguée, ne m'en veux pas de ne pas répondre à tous les points de ces reviews (je dois me lever tôt pour bosser demain et je veux publier avant de me coucher ^^)
Non, la famille de Sirius est pas top, mais j'ai bien aimé l'écrire comme ça. J'adore écrire ce que ressent le petit Sirius et là c'était l'occasion rêvée ! :D
Merci pour le cierge, oui, brûles-en un pour toi. Et c'est normal qu'elle fasse ça pour lui, elle se rend bien compte qu'elle l'apprécie un peu trop xD
Lutha est pas si compliquée à comprendre, c'est juste que je fais exprès de pas dire tout clairement pour que ce soit pas trop évident :p. Oui, d'habitude, je fais plutôt un Sirius qui méprise ceux qui n'ont pas choisi la même voie que lui, mais là, le coup de "sauver les autres" m'a paru naturel et ça lui va à merveille, je trouve.
Qu'il ne lui fasse pas cette promesse et qu'ils restent potes toute leur vie ? Oui c'était niais, mais je comprends xD. Je ne te dirai rien et je ne peux rien promettre mais tu finiras bien par tout savoir et tout comprendre au fil des chapitres :D.
Vive les artichauts !
Sirius a un don pour être chiant, c'est ce qui le rend si attachant *_*. Non, Zephyr n'a pas eu une enfance tendre, encore moins que Lutha par certains côtés, mais mieux par d'autres ^^. J'adore écrire de la répartie et va pour le velours ! Non, elle aurait du mal à écrire à son père, je pense ^^. Bah Lutha aimable c'est comme Rogue avec les cheveux soyeux... (oui, je suis horrible, mais soyons réalistes ^^)
La salle miroir je la voyais vraiment dans ta tête, et je suis contente que tu me dises que ça rende bien, les changements de point de vue, parce que j'ai vraiment essayé de les faire fluides :).
Jonathan prend en effet trop de place avec ses 1m83 mais niveau largeur, on fait mieux que ce squelette ^^. Non, je serais eux, j'éviterais de discuter sous le nez de McGo, mais bon...
Je pense en effet que c'est parce que la review était trop longue xD. Omondieu ! mais tu es moi ?! Alors... je suis toi ?! Nooooooon ! C'est impossible !
C'est vrai que j'ai mis un moment à le publier mais j'ai beaucoup de boulot, donc je m'en excuse mais je peux pas faire autrement en ce moment ^^.
J'ai lu cette fanfic, en Français, parce que je n'ai jamais fait d'Espagnol, et je l'adore, avec une adoration littérale pour la conversation Kate/Lily/Sirius dans la diligence au début.
J'en suis aux 2/3 oui, grosso modo. J'au un plan dans ma tête et c'est assez précis à certains endroits mais il reste pas mal de flou. Ce qui est sûr, c'est que la fin est déjà établie depuis l'écriture du 3ème chapitre :D.
J'ai qq images qui ressemblent à ce qu'elle serait mais je dessine trop mal pour la faire moi ^^. Navrée :D.
Je te laisse sur ce, désolée de ne pas avoir répondu à tout mais mon oreiller est en train de me faire une déclaration d'amour, je dois lui répondre !
A très bientôt pour le prochain chapitre ! ;D