Je ne possède aucun des personnages du film
Alors que Napoléon Solo s'apprête à passer une soirée tranquille chez lui, l'arrivée impromptue de Gaby et Illya risque de changer toute sa vie.
En espérant que cela vous plaise !
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
CREER UNE FAMILLE
Chapitre 3 : Une journée à la plage
Le soleil brillait de mille feux sur la côte méditerranéenne, ses rayons dansant sur les vagues cristallines qui venaient lécher le sable doré. C'était une journée parfaite pour une sortie à la plage, et les trois agents de U.N.C.L.E. avaient bien l'intention d'en profiter pleinement.
Illya Kuryakin, le géant russe au tempérament de feu, était inhabituellement détendu alors qu'il déchargeait le coffre de leur voiture de location. Vêtu d'un simple short de bain bleu marine et d'un t-shirt blanc, il semblait presque vulnérable sans son habituel col roulé noir et sa casquette. À ses côtés, Gaby Teller, ravissante dans son maillot de bain une pièce rouge, ajustait un chapeau de paille sur sa tête tout en berçant doucement un petit paquet enveloppé dans une serviette.
- Cowboy, tu comptes nous aider ou tu préfères rester planté là à te faire admirer ? Lança Illya à Napoléon Solo, qui observait la scène avec un sourire en coin, ses lunettes de soleil perchées sur son nez.
- Voyons, Péril, ne sois pas si dur, répondit Napoléon en s'approchant nonchalamment. Je supervisais, c'est tout.
Gaby leva les yeux au ciel, amusée par leurs chamailleries habituelles.
- Les garçons, si vous pouviez arrêter de vous chamailler deux minutes et m'aider à installer le petit Napoléon, ce serait parfait.
À la mention de son filleul, le visage de Napoléon s'illumina. Il s'approcha de Gaby et jeta un coup d'œil au bébé endormi dans ses bras.
- Comment va mon petit homonyme aujourd'hui ?
- Il a hâte de découvrir la plage, répondit Gaby en souriant tendrement. N'est-ce pas, mon trésor ?
Le bébé Napoléon, âgé de six mois, ouvrit ses grands yeux bleus hérités de son père et gazouilla joyeusement. Ses petites mains potelées s'agitèrent dans l'air, comme pour approuver les paroles de sa mère. Illya, qui avait fini de décharger la voiture, s'approcha de sa petite famille. Son visage habituellement stoïque s'adoucit considérablement lorsqu'il posa les yeux sur son fils.
- Il a l'air prêt pour l'aventure, dit-il en caressant doucement la joue du bébé.
Le groupe se dirigea vers un coin tranquille de la plage, légèrement à l'écart des autres vacanciers. Napoléon Solo, fidèle à son rôle de parrain attentionné, insista pour porter le sac contenant toutes les affaires du bébé. Une fois installés, Illya entreprit de monter le parasol pendant que Gaby étalait une grande couverture sur le sable. Napoléon, quant à lui, sortit les jouets de plage du petit Napoléon et commença à construire un château de sable élaboré.
- Tu sais, Cowboy, dit Illya en observant son ami s'affairer, ce n'est pas un concours d'architecture.
Napoléon leva les yeux de son œuvre, un sourire espiègle aux lèvres.
- Tout est un concours, Péril, et je compte bien apprendre à mon filleul l'art de l'excellence dès son plus jeune âge.
Gaby rit doucement tout en appliquant de la crème solaire sur les petits bras et les petites jambes de bébé Napoléon.
- Ne l'écoute pas, mon chéri. Ton oncle Napoléon est juste un grand enfant qui aime jouer dans le sable.
Le bébé gazouilla de nouveau, ses yeux fixés sur le château en construction. Illya s'assit à côté de Gaby, passant un bras protecteur autour de ses épaules.
- Il a l'air fasciné, remarqua-t-il.
- Bien sûr qu'il l'est, répondit Napoléon avec fierté. Il reconnaît le génie quand il le voit.
Illya leva les yeux au ciel. Son ami était incorrigible !
OoooO
Les heures suivantes passèrent dans une atmosphère de détente et de joie pure. Le petit Napoléon, protégé du soleil par un adorable chapeau et badigeonné de crème solaire, explorait le sable avec curiosité, ses petites mains plongeant dans les grains dorés sous le regard attentif de ses parents.
Illya, malgré sa réticence initiale à l'idée de s'exposer au soleil : "Je suis Russe, Gaby, nous ne sommes pas faits pour ce genre de chaleur", finit par se détendre complètement. Il passa un long moment à jouer avec son fils, l'aidant à construire de petits monticules de sable et riant doucement chaque fois que le bébé les détruisait avec enthousiasme.
Gaby observait la scène avec un mélange d'amour et d'émerveillement. Voir Illya, l'imposant agent russe connu pour sa force brute et son tempérament explosif, se comporter avec une telle douceur et une telle patience envers leur fils lui réchauffait le cœur. C'était dans ces moments-là qu'elle réalisait à quel point leur vie avait changé depuis la naissance de leur petit garçon.
Napoléon, quant à lui, alternait entre la construction de son château, qui prenait des proportions impressionnantes, et des séances de chatouilles avec son filleul. À un moment donné, il prit le bébé dans ses bras et l'emmena au bord de l'eau, le tenant fermement alors que les petites vagues venaient lécher leurs pieds.
- Regarde, petit Napoléon, dit-il en pointant l'horizon. Un jour, toi et moi, nous explorerons le monde entier. Je t'apprendrai tout ce que je sais sur l'art, la gastronomie et... sur comment charmer les dames.
- Solo ! S'exclama Gaby, mi-amusée, mi-exaspérée. Il n'a que six mois !
- On n'est jamais trop jeune pour apprendre les choses importantes de la vie, répondit Napoléon avec un clin d'œil.
Illya grogna légèrement.
- Mon fils n'a pas besoin d'apprendre tes techniques de séduction, Cowboy. Il aura bien assez de réussite grâce à la transmission de mon charme naturel.
Cette remarque déclencha un fou rire chez Gaby et Napoléon, tandis qu'Illya les regardait avec un air faussement offensé.
OooooO
Alors que l'après-midi avançait, le petit Napoléon commença à montrer des signes de fatigue. Gaby le prit dans ses bras et commença à le bercer doucement, fredonnant une berceuse allemande. Illya s'allongea à côté d'eux, sa main protectrice reposant sur le petit ventre de son fils.
Napoléon, voyant que la petite famille avait besoin d'un moment d'intimité, décida d'aller faire un tour le long de la plage. Lorsqu'il revint une demi-heure plus tard, il trouva Illya et Gaby endormis, leur fils niché entre eux deux. Le spectacle le fit sourire tendrement. Silencieusement, il ajusta le parasol pour s'assurer qu'ils soient bien protégés du soleil, puis s'assit à côté d'eux, montant la garde sur cette petite famille qui était devenue la sienne.
OoooO
Alors que le soleil commençait à décliner, teintant le ciel de nuances orangées et rosées, le petit groupe se réveilla doucement. Le bébé Napoléon fut le premier à ouvrir les yeux, babillant joyeusement et réveillant ses parents par la même occasion.
- Je crois que quelqu'un a faim, dit Gaby en se redressant, les cheveux légèrement ébouriffés par le sable.
Illya s'étira, son regard s'adoucissant immédiatement lorsqu'il se posa sur son fils.
- Je vais préparer son biberon, dit-il en se levant.
Pendant qu'Illya s'occupait du repas du bébé, Napoléon proposa d'aller chercher des glaces pour les adultes.
- Après tout, ce n'est pas tous les jours qu'on a l'occasion de profiter d'une telle vue, dit-il en désignant le coucher de soleil qui commençait à peindre l'horizon.
Quelques minutes plus tard, ils étaient tous installés confortablement, savourant leurs glaces tandis que le petit Napoléon tétait son biberon avec enthousiasme dans les bras de son père.
- Vous savez, commença Napoléon, son ton inhabituellement sérieux attirant l'attention de ses amis, je n'aurais jamais imaginé que notre vie prendrait ce tournant quand nous avons commencé à travailler ensemble.
Gaby sourit doucement, posant sa tête sur l'épaule d'Illya.
- Moi non plus, mais je ne changerais ça pour rien au monde.
Illya hocha la tête, son regard passant de son fils à ses deux meilleurs amis.
- Nous sommes une famille maintenant, dit-il simplement, mais avec une conviction qui fit chaud au cœur de Napoléon et Gaby.
- Une famille peu conventionnelle, certes, ajouta Napoléon avec un sourire en coin, mais définitivement la meilleure qui soit.
Le petit Napoléon, comme s'il comprenait l'importance du moment, lâcha son biberon et tendit ses petits bras vers son parrain. Napoléon le prit délicatement, le calant contre sa poitrine avec une aisance qui trahissait l'habitude.
- Et toi, mon petit, murmura-t-il au bébé, tu es le meilleur de nous tous. Tu as le meilleur de chacun de nous : la force de ton père, l'intelligence de ta mère, et bien sûr, mon charme irrésistible.
Illya leva les yeux au ciel, mais ne put s'empêcher de sourire.
- N'en fais pas trop, Cowboy.
OoooO
Alors que le soleil disparaissait à l'horizon, baignant la plage dans une lueur dorée, les quatre membres de cette famille atypique restèrent assis en silence, profitant simplement de la présence les uns des autres. Demain, ils retourneraient peut-être à leur vie d'espions internationaux, affrontant le danger et sauvant le monde, mais pour l'instant, sur cette plage tranquille, ils n'étaient rien d'autre qu'une famille, unie par l'amour et l'affection qu'ils se portaient mutuellement.
