Disclaimer : Magnificent Century Kösem est l'oeuvre de Yılmaz Şahin .
Résumé : Le temps et l'espace se distendent face à un amour si pur. [Recueil d'UA sur le couple Osman/Meleksima - Magnificent Century : Kösem]
Note de l'auteur: Ceci est un recueil d'Univers Alternatif ! N'hésitez pas à m'en suggérer pour la gloire du ship !
Liste des dettes des « Défis Galactiques » : 50 nuances d'UA (23/50) + Scorpion : Osman II + Osman II + Préjugé 199 : Les SDF sont des hommes. + UA Challenge 11 : UA!SDF + 1er juillet - Journée mondiale du bandeau blanc contre la pauvreté
Un immense merci à DramaNantha pour l'idée de recueil et à Leia Favaz pour le titre !
Nos âmes sont liées à travers le temps
UA!SDF
Ce n'est pas la première fois qu'Osman voit des miséreux à la rue. Des jeunes, des vieux, des mourants, des malades, par Allah des enfants… et la scène lui brise le cœur à chaque fois. Il se désespère. Il a beau exiger que l'on fasse des projets, des lois, pour aider les nécessiteux, il a la sensation que rien ne bouge, qu'ils sont de plus en plus nombreux. Alors certes, il y a des institutions, comme celles de son aïeule la sultane Hürrem, qui offre un toit, de la nourriture, des soins, ce qui est déjà merveilleux.
Sauf que ce n'est pas assez.
Cela ne leur rend pas la dignité d'avoir un toit, un endroit où rentrer, où être en sécurité…
Et aujourd'hui, déambulant dans les rues incognito, le sultan croise le chemin d'une autre vagabonde…. qui a son âge. C'est peut-être cela qui le marque le plus : cette jeune femme, ça aurait pu être lui, s'il était né sous une autre étoile. Elle ne doit pas avoir plus de dix-sept ans. Il devine à son air que cela fait quelques temps qu'elle subit les aléas de la vie dehors, pourtant, contrairement à beaucoup, elle ose le regarder dans les yeux… et il sent son cœur battre plus rapidement. Il se demande si c'est bien sain, comme réaction, de sentir cette attraction immédiate envers une inconnue, surtout qu'il y a entre eux une sacrée différence de statut, de hiérarchie, même si on retire le fait qu'il est le padichah du monde. Il remarque, coincé discrètement entre ses cuisses, un morceau de sa jupe qui est tâchée de sang, un sang qui a l'air encore frais.
Les femmes à la rue, en plus de devoir faire face à la rudesse de cette existence, doivent aussi composer avec la régularité des menstruations…
-Quel est ton nom ? Lui demande-t-il
-Angela, Monsieur.
Elle parle très bien le turc, même s'il devine un accent russe.
-Comment t'es-tu retrouvée ici ?
-J'ai fui un marchand d'esclaves. Il m'avait capturée chez moi. Il nous traitait mal : on passait des jours sans eau ou nourriture. Un soir, j'ai profité de son inattention et j'ai couru aussi vite que je le pouvais.
La rue plutôt que la maltraitance… Osman n'aime pas l'esclavage, mais il sait très bien qu'il n'arrivera pas à la faire abolir sans risquer de se faire lapider en place publique. Ce serait trop brusque, trop tôt. Une autre problématique à régler : si esclaves il doit y avoir, en attendant que ce ne soit plus qu'un mauvais souvenir, il faut adoucir leurs vies, leur permettre d'être traités en êtres humains.
-C'est pour ça que tu erres ? Pour ne pas qu'il te retrouve ?
-Oui.
Le jeune homme lui tend la main.
-Je peux te protéger. T'emmener au palais. Là, personne ne pourra venir te chercher.
-Je ne comprends pas…
Le professeur d'Osman, devenu l'un de ses ministres, explique sobrement qu'elle est en présente du sultan Osman, deuxième du nom, de la dynastie ottomane. Très vite, Angela se confond en excuse : a-t-elle été impolie ? Et elle n'est pas dupe : ce qu'il lui propose, c'est une autre forme de servitude, en tant que kalfa ou concubine pour son harem.
Sauf qu'il s'est arrêté.
Il lui a parlé.
Il s'est soucié d'elle.
Et de ce qu'elle a pu entendre sur lui, l'empereur de trois continents essaye d'aider les plus pauvres, à l'instar de sa mère adoptive, la sultane validé Kösem.
Elle ignore encore qu'il va lui rendre bien plus que sa dignité :
Sous peu, il fera d'elle sa favorite, la mère de ses enfants, son épouse légale, l'haseki principale, bref une presque reine, et leur amour transcendera le temps, exactement comme celui qui avait lié Soliman le Magnifique et Alexandra La Rosa en son temps.
FIN
