Disclaimer : Magnificent Century Kösem est l'oeuvre de Yılmaz Şahin .

Résumé : Le temps et l'espace se distendent face à un amour si pur. [Recueil d'UA sur le couple Osman/Meleksima - Magnificent Century : Kösem]

Note de l'auteur: Ceci est un recueil d'Univers Alternatif ! N'hésitez pas à m'en suggérer pour la gloire du ship !

Note de l'auteur : Cet écrit a été réalisé dans le cadre de l'atelier d'écriture du Discord «La Fabrique à Plumes» du 07/10/2022. Fluff et SmutN°4 : A rentre dans la chambre de B par la fenêtre

Liste des dettes des « Défis Galactiques » : 50 nuances d'UA (35/50) + Osman II + Prénom 202 : Osman + Lion : Meleksima (Magnificent Century: Kösem) + Meleksima (Magnificent Century: Kösem)

Un immense merci à DramaNantha pour l'idée de recueil et à Leia Favaz pour le titre !

Nos âmes sont liées à travers le temps

UA!Raiponce

Dans la tour au cœur de la forêt vit un jeune homme. Selon les rumeurs. Un jeune homme aux yeux couleur nuit, au nez des dieux et aux cheveux d'ébène. La légende dit que la reine Halime, pour assurer la montée sur le trône de son fils Mustafa après la mort de son frère, a voulu faire exécuter tous les petits princes... même celui dans le ventre maternel.

Meleksima vit non loin de l'endroit que personne n'ose approcher. Non pas qu'il y ait des gardes, à dire vrai, il n'y en a plus. Plus personne ne vient... et une idée horrible lui traverse l'esprit.

Si quelqu'un vit là-bas et qu'il n'y a plus personne qui s'y rend... alors, il va mourir de faim ! La soif, passe encore, il y a l'eau de pluie, mais la faim ! Alors, dans un baluchon, elle emporte des vivres et décide de gravir cette immense bâtisse. La porte est sans doute fermée. Elle trouve un point avec une brique saillante et elle entame sa montée, se force à ne pas regarder en bas pour ne pas se décourager, se faire peur ou se donner le vertige. L'ascension est ardue : les briques s'effritent, l'immeuble est vétuste. Puis enfin, la fenêtre. Elle parvient à la pousser sans peine. Quand elle constate sa hauteur, elle se dit qu'elle a eu tort : comment redescendre ? Mais ce qu'elle découvre l'intrigue trop pour s'en soucier davantage : l'endroit est habité.

Clairement habité.

Si c'est un peu poussiéreux, il n'y a pas assez de mouton pour justifier d'un abandon de longue date.

Il y a des meubles, le plafond est peint, plein d'art qui évolue des dessins d'enfants à un style actuel. Il y a les vêtements d'une femme, une bougie près d'un tableau amateur, une bougie... elle est probablement morte et l'habitant honore sa mémoire ainsi à défaut de se rendre sur une tombe. Il règne en ces lieux une atmosphère de tristesse, de deuil, et elle a le sentiment de ne pas être à sa place, de déranger un sanctuaire. La jeune fille continue à explorer et soudain, elle se fige :

Il y a quelqu'un !

Elle entend quelque chose tout du moins !

Elle se rapproche peu à peu et pénètre dans ce qui semble être une toute petite chambre...

Et sur le lit, une forme recroquevillée sur elle-même.

C'est bel et bien un adolescent, à la chevelure noire, au nez roman, mais à la peau terne, au teint cireux, aux joues émaciées. Il tremble mais son front est perlé de sueur. Sur sa table de chevet, elle voit bien un pichet, des restes de restes...

La légende disait vrai : la reine Halime a cherché à se débarrasser des prétendants au trône. Les princes Mehmed, Murad, Ibrahim, Bayezid et Kasim sont sans doute morts. L'enfant encore dans le ventre de sa mère est né ici, en captivité, a vécu avec sa maman jusqu'à la mort de cette dernière, seul depuis...

Et aujourd'hui, il y a dans cette tour un adolescent que l'on a abandonné, comptant sur la faim, la soif ou la maladie pour le tuer.

Sait-il qui il est ?

Rien n'est moins sûr.

Meleksima trouve un linge, l'humidifie et le pose sur les tempes de l'alité. Sa respiration siffle, il tousse parfois...

-Akile pourrait m'aider...

Elle laisse les vivres ici, si jamais il se réveillait, et elle court vers les escaliers. La porte est ouverte... Halime est bien perfide. Tout le monde a cru au mythe, que personne n'était là, et celui qui vit ici, habitué à la captivité, n'a jamais pensé à descendre pour tenter sa chance après le départ des soldats... La peste soit de cette horrible femme !


Elle revient avec Akile. L'adolescent n'a pas bougé. Il n'en a pas la force. S'est-il réveillé entre temps ? En tout cas, il ne reste pas là : personne ne les surveille, Halime le pense mort, autant l'emmener. Le duo réunit ses affaires et le transporte comme il peut.

Au pied de la tour, cachée pour que le fils ne la voit pas depuis son unique fenêtre, la tombe de Mahfiruze se cache dans les herbes et la mousse.


Il se réveille chez Meleksima. C'est elle qui le veille : Akile doit aider son père avec ses sermons, mais elle passe régulièrement. Et quand il aperçoit sa sauveuse, ses yeux la détaillent de haut en bas. Il observe ce qui l'entoure, réalise qu'il n'est plus chez lui.

-Je suis mort, c'est ça ?

Sa voix est éraillée.

-Non. Je m'appelle Meleksima. Je vous ai trouvé dans la tour.

-Vous êtes entrée ? Comment ?

-Par la fenêtre. Puis par la porte. Elle était ouverte.

Il baisse le regard, se tait, fixe ses doigts et elle n'ose pas imaginer ce qu'il se passe dans sa tête.

-Savez-vous qui vous êtes ?

Il relève la tête et dans ses pupilles noires, il y a un éclat qu'elle n'a jamais vu et surtout, une aura qui ne trompe personne.

-Je suis le prince Osman.


Une nouvelle légende est née. La tour est vide mais il n'y a pas de corps. Halime a pris peur et très vite, l'histoire d'Osman s'est répandue, car il l'a racontée à quiconque voulait l'entendre. Meleksima et Akile ont servi de témoins.

Sa mère a été enfermée.

Il est né dans cette tour.

Puis, sa maman est morte de maladie et depuis, il était seul.

La reine a un jour décidé de ne plus jamais lui envoyer de quoi vivre. Le fils d'Halime, lui, est malheureusement malade. Il entend des voix, aperçoit des fantômes. Elle est détestée de base, encore plus quand les gens découvrent ce qu'elle a fait à un innocent et il ressemble tant à Ahmed que la vérité est difficile à cacher.

C'est un coup d'état sans heurt, sans effusion de sang, sauf celui de l'usurpatrice.

Le prince de la tour devient le roi du pays.

Mustafa est épargné : il n'y est pour rien.

Akile est remerciée avec des terres, des titres.

La tour est démolie.

Mahfiruze rejoint le panthéon.

Mais surtout, Meleksima est reine.

Parce qu'Osman est tombé amoureux d'elle. Elle de lui. Ils se sont mariés avant même qu'il ne retrouve sa véritable place. Et aujourd'hui, devant la cour et le peuple, ils présentent le renouveau, l'avenir, le symbole d'un amour né de la curiosité et de la gentillesse les plus pures.

Aujourd'hui, ils présentent au monde leur petit Ömer.

Le prince de la Tour a de nouveau une famille.

FIN