Disclaimer : Magnificent Century Kösem est l'oeuvre de Yılmaz Şahin .
Résumé : Recueil d'OS en UA!Moderne sur Magnificent Century : Kösem et qui ne sont pas axés sur Osman et Meleksima.
Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances d'univers alternatif (24/50) + UA challenge 51 : Moderne!UA + Défi de Sarah et son cerveau n°58 : faire un UA!Modern + 1er juin - Journée mondiale des parents + Osman II + Osman et Kösem : O se confi propos de sa paternité future + Taureau : Kösem + Prénom 202 : Osman
Il était une fois
J'ai peur, tu sais
Ce n'est pas l'idéal, avoir un enfant quand on n'est pas encore tout à fait adulte soi-même. Et encore, Osman estime qu'il a énormément de chance : ses parents le soutiennent. Il faut dire que son père l'a eu assez jeune, puis avec Kösem il a eu Mehmed très vite après. Il a presque fini le lycée, sait déjà qu'il aura un chez lui pour ses études, que Papy et Mamie seront ravis d'aider, que l'argent ne sera pas un problème.
Pourtant, il l'avoue.
Il n'a pas peur.
Il est terrifié.
Alors que tout joue en sa faveur.
Même s'il veut ce bébé, qu'il le veut depuis le moment où il a su qu'il était là, qu'il était certain que Meleksima le gardait, qu'il l'aime déjà tant que cela lui en donne le vertige : aimer quelqu'un qui n'est même pas encore sur Terre !
Il a le sentiment d'avoir déçu ses parents : les enfants, ça aurait dû venir après les études ou en fin de course, pas avant. Il a seize ans, en aura peut-être dix-sept quand le petit sera là.
-Osman ? Ca ne va pas, mon trésor ?
Kösem s'assoit à ses côtés et caresse sa nuque. Elle le fait toujours quand il n'est pas bien.
-Meleksima a des soucis avec sa grossesse ?
-Non. A part quelques nausées, elle se sent bien.
-C'est tant mieux. Mais alors, que se passe-t-il ?
Ce n'est que quand une larme roule le long de sa joue qu'il réalise qu'il était en train d'avoir une crise d'angoisse. Aussitôt, sa mère adoptive l'enlace.
-Osman, que se passe-t-il ?
-J'ai peur, Maman…
Il n'a pas besoin d'en dire plus, elle a compris. Il a peur pour l'avenir malgré ce qu'il qualifie lui-même de chances. Il a peur de ne pas réussir à conjuguer études et parentalité : certes, en vérité, vu leur richesse et son héritage personnel, il pourrait vivre sans jamais devoir travailler, sauf qu'il a besoin d'agir et il aime apprendre. Il a peur de ne pas être à la hauteur : savoir gérer des frères et sœurs en bas-âge est une chose mais s'occuper de son propre enfant est différent. Il a peur d'être un mauvais père, de rendre malheureux son bébé, de rendre malheureuse Meleksima parce qu'il rendrait malheureux leur enfant.
-Etre parent, ça s'apprend. Ca s'apprend tous les jours. Tu sais, moi aussi, j'apprends encore. Ce qui compte, ce n'est pas la perfection, c'est l'amour.
-Mais on n'a pas le droit à l'erreur avec son enfant…
-Ton bébé ne se souviendra pas de la perfection. Il se souviendra de ton amour, de tes bras, de vos jeux. Rien que le fait que tu te demandes si tu seras un bon père est un signe que tu en seras un.
Elle sèche ses joues.
-Tu seras un bon père, Osman.
-Je vous ai déçus, Papa et toi…
-Déçus, non. Surpris, oui. Mais tu es notre digne fils. On ne va pas te reprocher ce qu'on a fait nous-mêmes. Et puis, c'est bien d'avoir des petits-enfants quand on est jeunes : on reste dans leurs vies plus longtemps !
Il rit malgré ses larmes.
-Ca va aller, mon Osman. Meleksima et toi n'êtes pas seuls. On vous aime tous les deux et on a hâte de serrer ce petit dans nos bras. Et il n'y a pas de mal à demander de l'aide : on n'arrête pas d'être un parent sous prétexte que son enfant en devient un à son tour.
Osman semble rassuré.
Et Kösem sait, tout au fond d'elle, que son fils sera un « papa qui déchire ».
FIN
