Chapitre 18.
« Qu'est-ce que vous faites là ? demanda Hermione d'une voix basse et inquiète. »
Il était maudit.
Quelle était la probabilité pour qu'il tombe sur elle dans un endroit si désert ?! Lui qui pensait naïvement que ce passage n'était plus emprunté depuis belle lurette.
« Je fuyais Minerva. »
Hermione prit une inspiration avant de rire nerveusement. Elle n'était pas prête à lui refaire face, pas tout de suite. C'était trop tôt.
« Mais j'ignore si je préfère tomber sur elle ou vous, conclut-il d'une voix hésitante. »
Hermione ne répondit par rien d'autre qu'un geste de la main las. De nouveau, elle laissa couler son dos contre la pierre abimée du mur.
Soudain, Snape se sentit coupable.
Il ignorait pour quelle raison elle était là, mais tout ce qu'il savait, c'était que s'il n'avait rien fait, elle aurait assisté à son cours comme si de rien n'était. Alors, peut-être ne serait-elle pas en train de moisir ici en attendant que l'orage se calme.
« Vous pouvez rester, dit-elle d'un ton bas. La directrice va bien finir par sortir de ce périmètre. »
Snape expira le trop plein d'air qu'il avait retenu sans s'en rendre compte. Puis, il prit place à ses côtés, à même ce sol poussiéreux, tachant sans aucun doute sa cape qu'il avait revêtu. Pour la première fois depuis un moment, l'ambiance entre eux était pesante, teintée de gêne et de malaise.
« Je… commença-t-il, avant de réaliser qu'il ignorait par où commencer et terminer par un soupir. »
Hermione lui jeta un coup d'oeil un peu curieux. Il n'était pas dans ses habitudes de perdre ses mots.
« On n'est pas obligé d'en parler, lâcha-t-elle en fixant le mur devant elle.
_ Bien sûr qu'on le doit, lui glissa-t-il en secouant la tête. Tout est entièrement de ma faute.
_ Ne dites pas de bêtises, souffla Hermione. J'ai participé très activement à ce qu'on a fait tout à l'heure.
_ Je suis votre…
_ Je suis une adulte responsable, intervint Hermione d'un ton inflexible. Ne vous avisez pas de minimiser mon rôle ou prétendre que vous l'êtes plus que moi. »
Snape haussa les sourcils, tout en restant silencieux. Ses lèvres pincées l'empêchaient de dire ce qu'il pensait au fond de lui : qu'il était responsable, qu'il aurait du se taire, qu'il n'avait jamais su le faire de toute sa vie bien que les conséquences tombent toujours.
« Figurez-vous que j'étais même à deux doigts de venir interrompre votre cours pour vous supplier de continuer, marmonna-t-elle dans sa barbe. »
Cette fois, il se tourna vers elle avec un air ébahi. Elle devait plaisanter, n'est-ce pas ?
« Je rêve… jura-t-il en laissant tomber sa tête dans le vide.
_ Désolé mais vous avez mis la barre haute ! tenta-t-elle de se défendre avec maladresse.
_ Quoi ? coassa-t-il d'une voix suraiguë.
_ C'est peut-être une habitude pour vous, mais pas pour moi ce genre de… d'intimité ! »
Snape se mordit l'intérieur de la bouche. Il espérait qu'elle n'imagine pas qu'il puisse coucher à foison car ce n'était pas le cas. Pour autant, il ne s'estimait pas être un expert en la matière, loin de là. Il se jugerait au milieu d'une sorte de norme, mais c'était difficile à estimer étant donné la rareté de ces rapports.
Il était malheureusement, le genre d'homme à avoir besoin d'une relation émotionnelle avant d'envisager un quelconque élan physique.
« Miss Granger, soupira Snape.
_ Je vous défends de m'appeler Miss Granger après m'avoir vu à moitié nue !
_ Très bien, Hermione. Si vous insistez ! Figurez vous que non, je ne suis pas un dieu du sexe, que je suis loin d'être la coqueluche des bordels alentours alors maintenant, j'aimerai franchement savoir ce qui vous fait penser que je suis devenu soudain un expert en la matière car ça me dépasse.
_ Je n'ai jamais dis que vous l'étiez, mais que j'avais envie de continuer, le nargua-t-elle.
_ Vous ne m'aidez vraiment pas, soupira-t-il, déstabilisé par ses propos.
_ C'est juste que… »
Hermione oublia soudain son malaise, sa pudeur et tout le reste. Elle se positionna à genoux devant lui, histoire de capter son regard.
« Vous savez, la plupart des garçons que j'ai côtoyé ne s'entichaient pas de me faire grimper où que ce soit. Enfin, si, mais pas comme ça.
_ Dites-moi que vous me faites une vilaine farce.
_ J'ai rarement jouis avec quelqu'un. Vous savez… »
Snape leva les yeux au ciel. Définitivement, il se rendait compte que plus le temps avançait, plus ils étaient familiers l'un avec l'autre avec une facilité effrayante.
« Les hommes que j'ai connu et que des tas d'autres filles côtoient, se contentent de demander de les sucer ou de les branler en se disant que ça nous ferait mouiller comme par magie.
_ Miss Granger, l'interrompit Snape en secouant la tête.
_ Hermione, rectifia-t-elle. Puis, ils se disent que « merde ça a du mal à rentrer, peut-être que si je force un peu le passage ça va finir par le faire » et oui, il y a un instant où le corps se dit que ce serait peut-être une bonne idée de facilité le truc, ou alors on sort le lubrifiant.
_ Vous allez me rendre chèvre, marmonna-t-il entre ses mains.
_ Mais vous n'êtes pas ce genre d'homme. Et c'est très appréciable, croyez-moi, même si j'entends qu'à vos yeux, ce devrait être la base de préparer son partenaire à la suite, ou alors juste se contenter de lui faire plaisir sans quémander de retour. C'est rare. Ça ne devrait pas, mais ça l'est.
_ Mmmh, se contenta-t-il de meumeumer avec un son sourd, le visage caché derrière ses grandes paumes.
_ Ce que je veux dire, c'est que c'était frustrant d'en rester là, voilà tout et qu'il n'y a aucune faute là dedans. Je veux juste vous rassurer.
_ C'est bon, je suis rassuré ! Là, ça va ? »
Cette fois, ce fut à Hermione de lever les yeux d'agacement. Comment pouvait-il agir avec tant d'immaturité ?
« Au moins, on en a parlé, lui balança-t-elle avec espièglerie.
_ Et ça nous avance à quelque chose ? Parce que je commence à le regretter. »
Enfin, il trouva le courage de la regarder en face, le sarcasme l'y aidant.
« De savoir que j'ai envie de vous et que vous avez envie de moi ? osa-t-elle avouer.
_ Qui vous dit que j'ai envie de vous ?
_ Vous. C'est vous-même qui me l'avez dit.
_ Que j'en ai encore envie je veux dire, rectifia-t-il en balbutiant. »
Hermione lui jeta un regard entendu, qu'il soutint avant de soupirer.
« Bon. D'accord. Et donc ?
_ Et donc, vous n'êtes plus mon professeur. »
Snape plissa les yeux vers celle qui haussait lentement les sourcils avec un petit rictus bien trop malin.
« Je n'ai pas fais ça pour ça ! lui balança-t-il.
_ Je sais, j'émets juste un fait.
_ Et ce fait existe pour une raison qui est tout l'inverse de ce que vous insinuez.
_ Oh je vous en prie, râla-t-elle. »
Soudain, ils entendirent des éclats de rire et des conversations d'élèves passant tout près de la statue. L'un comme l'autre réalisèrent qu'ils feraient mieux de rester discrets car s'ils entendaient l'extérieur, l'inverse était tout aussi probable.
« Vous vous rendez compte que tout à l'heure, nous n'avions même pas pris la peine de fermer la porte de la salle de classe à clé, gronda-t-il tout bas. Imaginez si un de vos camarades l'avait ouverte, la bouche en coeur.
_ Personne ne vient en cours de potions la bouche en coeur.
_ Putain Hermione, ça devient gonflant à la longue ! »
La jeune femme leva les sourcils. Oui, c'était définitivement de pire en pire en terme de familiarité.
« Même si personne n'avait ouvert, reprit-il en chuchotant, ils vous auraient entendu et je crois que ça aurait été pire.
_ Vous avez sans doute raison, marmonna-t-elle.
_ Merci.
_ On va devoir être plus vigilants à l'avenir. »
Il avait envie de se fracasser le crâne.
« Ce n'est pas ce que je voulais dire !
_ Très bien, siffla-t-elle. Alors on ne le fera jamais, ça vous va comme ça ? »
Oui. Ça lui allait parfaitement.
« Vous ne saurez jamais ce que ça fait de m'avoir nue contre vous, entièrement. »
Pour lui répondre, il se contenta de grogner.
« Sans compter sur la possibilité de vous toucher, de sentir mes propres mains sur votre corps.
_ J'arriverais à m'en remettre.
_ Vous avez l'air d'oublier cette fois où on s'est embrassé, lui glissa-t-elle avant de s'approcher de son oreille. Sur la rambarde. »
Cette fois, il ferma les paupières.
Vile sorcière.
« Vous vous souvenez ? Lorsque vous m'avez dit que j'étais prête à me donner corps et âme pour vous.
_ J'ai dis ça ? chuchota-t-il d'un ton peu convaincu suivi d'une grimace. »
Hermione se contenta d'acquiescer lentement. Avec une impulsivité nouvelle, elle s'approcha plus près encore et ses lèvres vinrent caresser le coin de sa bouche. Elle le sentit aspirer son air un peu plus et sourit.
Elle ne pouvait s'en empêcher. Elle avait prit cette décision sans chercher à réfléchir, fatiguée de cogiter.
Snape la voulait, il avait pris la décision de ne plus être son professeur car il ne pouvait plus se contrôler, il lui avait offert un orgasme du tonnerre et bon sang, elle avait envie de lui.
« Juste une fois, lui glissa-t-elle.
_ On sait tous les deux que n'arrivera pas qu'une fois. »
Hermione prit sa main et la glissa sous son chemisier, pour la poser sur sa poitrine.
« Dans ce cas, dites-moi que vous ne voulez plus de moi, lui ordonna-t-elle.
_ Ça n'est pas si simple.
_ Dites-le. »
Snape se saisit de sa brassière pour l'amener brutalement contre lui et se jeter sur sa bouche. Puis, il le stoppa en restant à quelques millimètres d'elle, essoufflée de désir.
« Je ne peux pas. »
Elle le regarda et il l'embrassa une fois encore, avec tant de fougue. Ses mains encerclèrent son visage, et quelques boucles se perdirent dans ses doigts.
« J'ai envie de toi, ça me bouffe depuis que je t'ai vu sur ce bateau. »
Hermione gémit alors qu'elle sentit sa bouche parcourir avec frénésie sa gorge. Elle se retrouva assise sur lui, ses jambes encerclant d'ores et déjà ses hanches alors qu'ils se frottaient l'un contre l'autre.
« On ne devrait pas rester ici, n'importe qui pourrait, murmura-t-elle. »
Snape ne se défit pas de ses attentions alors qu'il sortait sa baguette. Il lança un sort de désillusion puis retourna à ses affaires, mais elle l'éloigna un peu de sa main, ce qui le fit froncer les sourcils.
Hermione le fixa, puis ôta avec lenteur le col blanc de son cou cachant cette vilaine cicatrice héritée de Naguini. Le coeur de Snape se mit à battre un peu plus fort.
Il avait envie de l'éloigner et la sommer d'arrêter. Il tenta d'ailleurs de le faire, l'arrêtant d'un geste en posant sa main sur la sienne pendant qu'elle retirait chaque bouton de son pardessus.
D'un regard, elle tenta de le convaincre de la laisser faire. Snape hésita un instant avant de délaisser sa poigne. Alors, Hermione approcha son visage, puis embrassa sa gorge.
Snape devait avouer qu'il n'avait sans doute jamais ressenti d'émotions si contradictoires, tiraillé entre le réflexe de chercher à l'éloigner et celui de la prendre comme un force né. Il n'était pas coutumier de ce genre d'attention.
Pire encore, ces cicatrices le narguaient chaque jour dans le miroir, lui rappelant ce qu'il avait du faire pour être marqué de la sorte.
Pourtant, alors que ses lèvres passaient sur chacune d'entre elles, il ne pouvait que soupirer d'aise.
Hermione descendit ainsi sa bouche sur son torse aussi imberbe que marqué, toujours plus bas avant de jouer avec les fermetures de son pantalon. Un renflement léger lui indiqua qu'elle ne le rendait définitivement pas indifférent ce qui la fit sourire contre le tissu de son pantalon.
« Merlin, c'est de la torture.
_ Chut, lui glissa-t-elle alors qu'elle venait s'ouvrir les boutons de sa braguette. On peut encore nous entendre.
_ Et en plus je dois rester silencieux, soupira-t-il. Vous m'aurez tout fait. »
Hermione ne put s'empêcher de pouffer un peu, ce qui lui fit ouvrir les yeux et admirer enfin ce magnifique tableau. Sous son regard, cette jeune femme si belle avec ces pupilles pétillantes, cet air espiègle et heureux juste entre ses jambes. Bon sang, c'était presque trop.
Soudain, un duo de deux greluches gloussant comme des idiotes se mit à courir vers eux et passa à quelques mètres sans les voir pour se diriger en direction de Pré-Au-Lard.
Par réflexe, ils s'étaient figés avant de se tourner l'un vers l'autre d'un regard rond.
« Vous avez vu leur tête ou pas ? demanda-t-il. Histoire que je leur tombe dessus quand on aura fini. »
Hermione leva les yeux au ciel avant de se lever et de retirer sa chemise entièrement. Puis, elle se pencha vers son visage et dévia sa bouche contre son oreille.
« On se concentre professeur. »
Snape ne répondit rien, mais pressa son bras autour de sa taille et elle retomba contre lui en une expiration contenue.
« Je ne suis plus ton professeur, grogna-t-il. »
Sans la laisser répliquer, il l'embrassa avec passion.
Hermione suivit le mouvement, un sourire bête planté sur le visage, sa main se perdant dans ses cheveux. Puis, elle la glissa vers son entrejambe et, pour la première fois, sentit vraiment son érection. Jusqu'alors, elle n'avait pu que la deviner.
Sa voix gronda dans sa bouche alors qu'elle entama de lentes et profondes caresses. Vite, la respiration du sorcier devint trop haletante pour maintenir un baiser et elle se mordit la lèvre en le sentant perdre le contrôle. Le voir dans cet état l'excitait tant que ses hanches remuèrent à la même cadence que sa main.
Elle se souvint de son intention claire avant d'être interrompue et décida de se baisser rapidement pour poser sa bouche au dessus du tissu noir de son caleçon.
Snape retint un juron et serra sa main dans ses cheveux, assez fort pour contenir ce qui voulait sortir de sa gorge. Hermione décida ainsi de ne pas le faire languir plus longtemps et baissa son vêtement, tout juste suffisamment pour en sortir sa bite.
Sa taille était tout à fait dans les normes, mais elle pouvait tout de même affirmer qu'elle n'avait sans doute jamais vu d'érection aussi forte. Quelque part, elle se sentait flattée de l'avoir provoquée et le prit dans sa bouche sans attendre. Sa langue courut sur toute sa longueur avant de s'attarder sur l'extrémité, et elle suivit le rythme qu'il imposait à travers sa main sur sa tête.
Snape laissa tomber la sienne dans le vide, concentré à ne pas gémir son prénom et tout un tas d'autres choses, ce qui le mettait dans un état indescriptible.
Hermione s'arrêta soudain de le sucer et remplaça ses aspirations par sa main. Alors, Snape ouvrit de nouveau les paupières pour l'admirer.
« Vous imaginez… murmura-t-elle.
_ Quoi ? gronda-t-il.
_ Si on nous surprenait… »
Elle allait le rendre complètement barjot.
D'un geste, il se baissa et l'obligea à s'asseoir sur lui, puis l'embrassa. Ce baiser-ci n'avait rien à voir avec le reste.
Il aurait pu la manger toute entière s'il en avait le pouvoir et elle se sentait déjà totalement possédée par lui, pantelante comme une poupée de chiffon.
C'était comme si elle pouvait lire dans ses fantasmes comme dans un livre ouvert.
Snape se redressa d'un geste, baissant en même temps son pantalon avant de se pencher vers elle et de la soulever par les bras.
Il n'y avait plus rien de doux ni de délicat, elle le sentait. Alors, aussi impatiente que lui, elle se défit de son jean avec des gestes précipités. Le bruit de sa braguette contrasta avec le silence des lieux, seul témoin de leurs états.
Ce n'était plus seulement une envie. A ce stade, c'était un besoin vital.
Snape la retourna en un geste fougueux, et Hermione se retrouva la poitrine collée contre un des murs, avec la possibilité de tourner à peine sa tête pour le regarder.
Son entrejambe était moite de désir, et elle sentait sa chatte pulser d'impatience. S'il attendait encore une seule seconde, elle jurerait qu'elle le supplierait de la prendre par tous les moyens possibles.
Mais il n'était pas de l'ordre de Snape de laisser languir qui que ce soit dans un instant pareil. Il se glissa ainsi dans son dos et sa main caressa sa chute de reins avant qu'il ne frotte son engin tout prés de son entrée. Hermione se mordit la lèvre, cette fois à sang et se cambra plus encore vers lui. C'était sa façon à elle de le supplier, sans le faire avec les mots.
Et il comprit le message lorsqu'il s'insinua en elle avec lenteur. Hermione sentit ses yeux rouler dans ses orbites alors que ceux de son amant venait de se fermer. Il entama ainsi sa lente possession qui se termina une fois entièrement en elle.
Leurs respirations hachées remplaçaient leurs complaintes. Snape resta figé, pour la laisser s'habituer à son intrusion comme pour se concentrer, histoire de ne pas jouir comme un adolescent. Il passa sa main sur son dos avant de caresser son bras, toujours planté en elle.
Hermione ferma les yeux de délice lorsqu'il enlaça ses doigts entre ses siens et qu'elle les serra, témoins de son envie toujours aussi dévorante. Ce n'est qu'à cet instant qu'il recula un peu pour revenir, doucement d'abord.
Mais ce simple geste la fit haleter et elle tira sur sa main pour saisir son bras. Elle y cacha sa bouche et il n'en fallut pas plus au maître des potions pour commencer à la baiser. Chaque coup de reins faisait monter son plaisir en flèche. Il observait avec envie sa hampe aller et venir en elle, et elle ne faisait que mouiller encore et encore. Bien vite, la douceur laissa place à l'empressement, et il se retint de toutes ses forces de ne pas claquer ses fesses comme il en crevait d'envie de le faire.
Chaque mouvement était presque calculé pour amoindrir le bruit, mais il sentit bien vite sa voix s'étouffer contre son bras alors qu'il s'enfonçait en elle avec plus de profondeur au fil des secondes.
Hermione tenait difficilement sur la pointe des pieds, et ses jambes flageolaient de plaisir. C'était comme si elle pouvait s'écrouler à n'importe quel moment, mais que seul son goût pour sa chair l'en empêchait.
Il aurait aimé changer de position, voire lui proposer carrément un lit quelque part, mais c'était bien trop bon pour arrêter quoique ce soit maintenant. C'était même, pire que bon.
Jamais il n'avait senti quelqu'un avoir une telle soif pour lui. Lui, Severus Snape, l'antipode même de la convoitise. Dire que le corps entier de cette femme qu'il désirait plus que tout le faisait en retour ? C'était bien trop fou, et son envie à elle était d'une contagion effrayante.
Il avait l'impression de s'être retenu toute sa vie pour ce moment, et quelque part, c'était peut-être un peu le cas.
Hermione cria de nouveau dans son bras, totalement hors de contrôle alors qu'il accélérait le mouvement.
« Arrête ou je vais jouir, supplia-t-il de sa voix grave, sans réfléchir à l'éventualité qu'on les entende. »
Hermione lança sa tête en avant sous le coup de la sensation qu'il lui provoqua. Elle ressemblait à une plongeuse restée trop longtemps en apnée alors que son corps transpirait de toute part et que son coeur menaçait de sortir de sa poitrine.
Elle sentit son pouce commencer à caresser un de ses tétons et son autre main presser une de ses fesses. Puis, il dévia entre ses jambes et caressa son bouton alors qu'il lui imposait déjà un rythme effréné.
A cet instant, elle arrivait de moins en moins à se taire. Sa voix et son corps entier réclamait cet appel.
Alors que sa respiration était de plus en plus bruyante et que lui aussi, se sentait au bord d'exprimer ce trop plein de plaisir qu'ils s'accordaient, Snape la retourna et la porta. Machinalement, Hermione enroula ses jambes autour de lui et il la pénétra de nouveau sans aucune cérémonie. Et sans réfléchir, il l'embrassa.
Cette fois, c'était leurs deux voix mélangées qui se percutaient dans leurs gorges et elle ne tint plus. Il serra ses cheveux avec force, l'obligeant à hurler dans sa bouche alors que d'un ou deux derniers coup de reins, elle explosa. Lorsqu'il sentit sa chatte vibrer contre lui, l'enserrant dans un étau étroit, il grogna plus fort, et la plaqua contre le mur avant de se déverser en elle.
Hermione interrompit son baiser, avide d'air alors qu'il ne put contenir un ultime gémissement, sentant les dernières gouttes sortir de lui autant que les ultimes réminiscence de son orgasme en quelques spasmes.
Ils étaient si en nage qu'ils avaient l'impression d'être collé l'un à l'autre, et Hermione passa par réflexe une main sur ses cheveux pour les éloigner de son front et de sa bouche.
Elle ne s'était jamais sentie aussi soulagée.
C'était comme s'il avait évacué d'elle une trop grande pression, comme s'il avait enfin répondu à une attente insoutenable. Snape se retira lentement, mais n'avait toujours pas repris son souffle. Il posa son front contre le sien, toujours aussi ébranlé par la force du plaisir qui l'avait envahi. Il avait l'impression qu'il pouvait encore sentir sa jouissance pulser dans ses cellules.
« C'était… murmura-t-elle, les yeux fermés.
_ Je sais. »
Bon, incroyable, fou, divin, grisant. Chaque adjectif semblait réduire l'importance de ce qu'il venait de vivre.
C'était juste indescriptible, tant qu'il l'avait coupé pour qu'elle n'en dise plus et qu'elle l'avait embrassé une nouvelle fois.
Alors qu'ils approfondissaient ce baiser avec un peu moins d'hardiesse, Hermione courrait ses mains sur son torse, ses épaules, comme pour s'assurer qu'elle ne rêvait pas, qu'il était bel et bien en chair et en os, devant elle.
Pour le lui prouver, il la serra avec une force telle qu'il aurait pu l'étouffer et elle rit de cela contre sa bouche. Snape continua de baiser chaque parcelle de sa peau, s'amusant à gouter sa peau salé sur son cou, sa poitrine, ses seins qui lui envoyèrent de petits courants électriques et ses bras.
Il la voulait, encore et encore, comme si une puissance divine lui dictait ses actions. Lorsque Hermione songea que son odeur collait à sa peau, un sourire pensif plana sur son visage.
Elle rêvait de garder ce parfum pour toujours.
