Disclaimer : les personnages appartiennent à Haruichi Furudate

Auteur : LilaCookies

Titre : Liaisons professionnelles, Chap. 7 "Le patron de l'année."

Genre : UA, romance, humour, yaoi

Rating : T

Commentaires : Je sais, vous n'êtes pas habitués à ça… deux chapitres dans la même semaine !

Voici donc la suite directe du chapitre 5. J'aurais pu garder cette partie au chaud pour plus tard mais j'avais vraiment envie de la partager avec vous.

Nous retrouvons donc Daichi et Koushi là où nous les avons laissés : face à face dans le parking à la suite d'un aveu lâché comme une bombe.

Bonne lecture !


Koushi tente de rentrer dans sa voiture mais le PDG arrive enfin à sa hauteur et ferme doucement la porte. Le DRH se retrouve le dos collé à sa voiture, le nez à trente centimètres de son interlocuteur. Daichi est un peu plus grand que Koushi et ses yeux bruns essaient tant bien que mal de sonder deux yeux chocolat qui cherchent à s'échapper.

- Tu n'arrives même pas à me regarder, que se passe-t-il ?

Silence radio… Le plus petit des deux est blanc comme un linge.

- Koushi, parle-moi. Je t'ai engagé il y a un an parce que j'ai apprécié ta franchise et ton naturel. Je me suis trompé ?

Une lueur de défi s'allume chez le directeur des ressources humaines. Cette situation n'est pas tenable :

- Tu veux de la franchise ?

Ce changement de comportement surprend un peu Daichi, il hoche lentement mais fermement la tête.

- Tu me plais.

- Hein ?

Suga soupire, rosit légèrement et plante ses yeux dans ceux de son patron avec audace :

- Tu me plais !

.

Sawamura redresse son torse et sa tête, visiblement surpris. Il fronce légèrement ses sourcils noirs et fins comme face à une énigme :

- Hein ? Tu es sûr ?

Il semble que son cerveau se soit fait la malle : écran bleu, error, bug général.

Koushi un brin décontenancé passe sa main dans ses cheveux châtain clair et tente de comprendre la réaction de son chef :

- C'est le troisième « Hein » en moins d'une minute… Tu doutes que tu puisses me plaire ?

« Il ne se regarde jamais dans la glace, ou quoi ?! ».

Le PDG met ses mains dans ses poches, ne sachant tout à coup plus quoi en faire, et répond dérouté :

- Et bien, je ne sais pas trop, c'est la première fois qu'un homme me dit ça.

Son chef n'a pas l'air fâché, ni dégouté, il semble juste sincèrement désemparé.

Koushi regrette son soudain aveu, ça lui a paru naturel de dire cela à un autre homme, ça ne semble pas le cas pour Daichi.

- Je vois. Je suis désolé de te mettre mal à l'aise.

- C'est la première fois que ce genre de chose m'arrive, je n'ai pas été très lucide sur ce coup-là ! Pour être honnête, j'étais loin de m'imaginer que je pouvais te plaire. Ou à qui que ce soit d'ailleurs…

Cet aveu détend le DRH :

- Hein ? Tu ne te fais jamais draguer ?

Cette situation génère clairement un certain nombre de « hein ». De l'extérieur ils doivent vraiment ressembler à un couple d'ahuris à discuter à coup de « hein » sur un parking sombre un vendredi soir…

- Pas vraiment. J'avais dix-neuf ans lorsque j'ai rencontré Kiyoko et on s'est marié dès la sortie de l'école de commerce, j'ai monté ma boîte, on a eu une fille… J'apprends tout juste à être célibataire depuis le divorce…

- Ah ?

Suga est un peu sonné que son chef se confie si facilement à lui. Il se rend compte qu'il sait peu de choses personnelles sur Daichi. Il a au moins réglé définitivement la question : est-il divorcé ? La réponse lui fait involontairement plaisir.

En même temps il a passé une année à éviter la moindre promiscuité entre eux…

- Donc j'avoue : je suis surpris, je pensais que tu ne me supportais pas ou quelque chose dans ce goût…

Le DRH croise les bras avec un sourire taquin :

- C'est tout l'inverse. Tu t'es bien planté !

Le brun lui rend son sourire :

- Tu es sûr ?

- Je suis sûr. C'est bien tout le problème.

- Je ne serai sans doute pas le patron de l'année, même si -à ma décharge- ton attitude était des plus contradictoire.

Une fois la gêne glaçante de l'aveu passée, Koushi doit bien admettre qu'il se sent mieux. Comme libéré d'un poids. Une barrière est tombée et il répond en toute franchise :

- Je ne voulais pas tu me plaises. Ce n'est pas du tout professionnel. J'ai pensé qu'en limitant nos interactions ça me passerait.

- Et ça n'a pas fonctionné ?

- Faut croire que non puisqu'on en est là !

Daichi semble s'être remis de la « bombe », l'unité centrale a redémarré. En revanche ses sourcils sont toujours froncés :

- Et maintenant ?

- C'est toi qui m'as poussé à bout, je pourrais décider de ne pas être sympa et te laisser te démerder avec cet aveu.

Le PDG sourit :

- J'ai ouvert la boîte de Pandore on dirait…

- Toutefois, je vois bien que tu es un débutant alors je vais t'énoncer les différentes options qui s'offrent à nous.

Le brun hoche fermement la tête, l'air concentré, presque prêt à prendre des notes :

- Plusieurs options, très bien, ça me va !

Koushi prend un air, lui aussi, très concentré et il commence à présenter leurs options, comme il le ferait dans une réunion importante :

- Tu peux me dire tout net que cette attirance n'est pas réciproque, qu'il ne se passera jamais rien, que tu es 100% hétéro et bla bla bla… Bref le genre de chose qui puisse bien tuer tous mes espoirs. C'est, je dois l'admettre, mon hypothèse la plus probable.

- Et que se passerait-il ensuite ?

- Je digère, je vis dans la honte quelques temps, je perds quelques kilos… Si j'arrive à passer outre on deviendra peut-être des collègues avec une relation normale et basique sinon, je serai obligé de démissionner.

Daichi fait une grimace d'insatisfaction à la mention d'une « démission » et conclut avec ironie :

- Très bien. Réjouissant. La suite ?

Sans se départir de son ton professionnel, le châtain poursuit :

- Deuxième option, l'inverse de la première : je te plais aussi, on couche ensemble, ça le fait pas et je passe facilement à autre chose.

Le patron avale sa salive de travers décapé par la franchise de son vis-à-vis.

- Hum, ok. Et si ça se passe bien ?

- Ce serait potentiellement très ennuyeux. Etre le gars qui couche avec son patron, ça ne me fait pas rêver.

Le PDG hoche à nouveau la tête. Le sujet est surréaliste mais les deux hommes échangent avec une certaine forme de sérieux, ils rationnalisent, ça évite de ressentir et ça les met étrangement à l'aise.

- Et puis s'il se trouve que suite à cette attirance je décide que tu es l'amour de ma vie ça pourrait être intéressant mais si ce n'est pas le cas et que ça se termine mal, je serai grillé comme un marron. Je suis DRH je ne peux pas me permettre ce genre de casserole.

Sawamura sort ses mains de ses poches et les croise :

- Si tu décides que je suis l'amour de ta vie ?! Voilà une façon étrange de voir les choses : j'ai toujours pensé que l'amour ne se commandait pas.

- Tu as tout faux, jeune apprenti ! Tomber amoureux c'est une décision qui se prend rationnellement, sinon on finit par faire des conneries. Du genre : coucher avec son patron…

Conciliant le brun le laisse poursuivre son raisonnement :

- Admettons. A-t-on une troisième option ?

- Dernière option : tu trouves que je suis vraiment tordu ou que toute cette histoire est vraiment trop compliquée et tu te dis que tu ne pourras plus jamais travailler avec moi et tu me vires. Ça fait écho à la première option, sauf que là, c'est toi qui ne pourrais pas passer outre…

- Et toi, qu'est-ce que tu en penses ?

Koushi sursaute, le ton de spécialiste qu'il vient de prendre le protégeait d'exprimer le moindre sentiment, il n'a pas tellement envie de s'aventurer sur ce terrain et répond avec humour :

- Je suis soulagé de te l'avoir dit. Ça demande beaucoup d'efforts de t'éviter toute la journée ! Tu es très collant.

- Et comment voudrais-tu que la situation de déroule ?

- Je ne sais pas, je suis terrifié à l'idée de te répondre.

Le châtain est en réalité à deux doigts de démissionner depuis des semaines. IL a juste dû mal à s'y résoudre.

- Voilà une réponse que je n'entends pas souvent dans ta bouche. Pour être honnête je suis très déstabilisé. Je ne sais qu'une chose : mon entreprise bénéficie grandement de ta présence et je ne souhaite pas te voir partir. Par ailleurs, j'apprécie de travailler à tes côtés. Quant au reste, accepterais-tu que je prenne un moment pour y réfléchir ?

« Il veut y réfléchir ? » Koushi ne s'attendait pas à cette réponse, les pensées se bousculent dans sa tête : est-ce une façon polie de me repousser ?

- Je ne suis pas du genre à vivre dans l'incertitude.

- Non, tu es du genre à lâcher des bombes en mode « démerdez-vous avec » !

- Je suis désolé.

- Ne le sois pas. Aucune des options que tu m'as proposées n'est sans risques. Mais, maintenant que les choses sont plus claires, on va pouvoir avancer.

- Avancer vers où ?

- Peut-être pourrais-tu déjà arrêter de me fuir et ainsi nous pourrions apprendre à mieux nous connaître ?

Suga prend une grande inspiration et taquine son interlocuteur :

- Je ne suis pas sûr de pouvoir rester sage…

Tant qu'à apprendre à se connaître, autant se dragouiller.

- C'est-à-dire ?

- Tu es très sexy, c'est dur de te résister.

- Et bien, j'essaierai d'être moins désirable ?

- Commence par arrêter de porter des chemises blanches ajustées.

- Très bien, avons-nous un deal ?

Daichi tend solennellement sa main à Koushi.

- Deal !


Aviez-vous imaginé que la conversation se déroulerait de cette façon ou vous étiez-vous fait une autre idée ?

En tout cas, voilà qui conclut gentiment cet afterwork. On ne peut pas vraiment parler d'OS concernant les trois derniers chapitres, ils se suivent un peu trop pour les lire séparément.

Merci d'être passé par ici, n'hésitez pas à repasser par là ! (je sais c'est nul…)